Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Decembre 2017
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

Vœu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif aux perturbateurs endocriniens.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2017


 

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Et nous passons à l'examen de v?ux non rattachés.

Nous examinons le v?u référencé n° 83 relatif aux perturbateurs endocriniens.

La parole est à M. Yves CONTASSOT, pour le groupe Ecologiste de Paris.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Monsieur le Maire.

Très rapidement, parce que le v?u dit tout d'une certaine manière. Vous savez que les perturbateurs endocriniens deviennent un véritable problème international, on peut dire, de santé publique et, ce qu?on souhaite, c?est que la Ville prenne cette question à bras-le-corps. On sait qu'elle a commencé, notamment à travers le Plan parisien de Santé environnementale, mais on voudrait que, maintenant, il y ait une étude pour voir dans quelles mesures, quels moyens, quelles conditions, on pourrait faire un audit sur la présence de perturbateurs endocriniens dans tous les établissements sous la responsabilité de la Ville et qui accueillent les publics fragiles, que ce soit des enfants ou des personnes âgées, etc., et, d'autre part, que la Ville adhère à la charte "Villes et territoires sans perturbateurs endocriniens" de l'association "Réseau Environnement Santé". Merci.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Yves CONTASSOT.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Anne SOUYRIS.

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - Merci pour ce v?u qui rappelle l'urgente nécessité d'agir qui pourrait bien être l?une des plus grandes crises sanitaires de notre siècle. Nous devons prendre toute la mesure de la nocivité de ces substances pour la santé humaine, présentes un peu partout dans notre environnement.

J'aimerais rappeler que Paris fut pionnière en 2010, en bannissant, sous l'impulsion de Christophe NAJDOVSKI, le bisphénol A des biberons dans les crèches et, à l'instar d'autres grandes capitales européennes, comme Stockholm ou Madrid, Paris s'inscrirait une fois de plus à l?avant-garde, en devenant ainsi la première ville de France qui s'engage à signer cette charte.

C'est un symbole fort qui montre notre volonté de faire de la santé environnementale une priorité politique de la mandature. En 2014, un v?u de l?Exécutif porté par mon prédécesseur, Bernard JOMIER, confirmait déjà l'orientation volontariste de la Ville de Paris pour réduire l'exposition des Parisiens et des Parisiennes aux polluants et substances néfastes pour la santé, dont les perturbateurs endocriniens.

C'est l'une des priorités du Plan parisien de Santé environnementale adopté en 2015 et dont nous entendons poursuivre la mise en ?uvre concrète. Nous avons, vous le savez, entre nos mains, un levier puissant : celui de la commande et des achats publics. En 2016, près de 57 % des marchés passés par la DFA comportait au moins une clause d'exécution et/ou un critère de jugement des offres à caractère environnemental. Tout fournisseur doit respecter a minima REACH, mais l'objectif est d'aller au-delà, en commençant par travailler sur les achats à destination des populations les plus fragiles : les bébés et les enfants.

Un travail d'identification des marchés concernés dans les programmations est en cours sur ce sujet. Un réseau de référents pourrait être prochainement mis en place afin d'associer les directions de la collectivité parisienne prescriptives de ces achats, afin d'en évincer les substances nocives et notamment les perturbateurs endocriniens. Nous nous sommes également fixés pour objectif un niveau de 50 % d'aliments "bio" d'ici 2020.

La conférence annuelle de santé environnementale nous permettra d'informer le public des avancées de la Ville sur le sujet des perturbateurs. Sur l'audit, enfin, notre laboratoire des polluants chimiques est en train de s'approprier des méthodes de prélèvement et d'analyse adéquates pour rechercher la présence des perturbateurs endocriniens dans les environnements. Se pose, au-delà de la question du coût, celle des choix méthodologiques à faire. Allons-nous chercher dans l'air, dans les poussières, dans l'alimentation, dans tous les établissements ou privilégier un échantillonnage de cette molécule, et quelle surveillance ? C?est un travail qui devra se faire en concertation avec les directions, les élus, le service parisien environnemental et les associations. Nous devons donc en étudier la faisabilité.

Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Anne SOUYRIS.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée à l'unanimité. (2017, V. 352).