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Decembre 2017
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif aux salariés de McDonald’s.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2017


 

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du v?u non rattaché n° 162 relatif aux salariés de McDonald?s.

Madame SIMONNET, vous le présentez ?

Pour 2 minutes, je vous remercie.

Mme Danielle SIMONNET. - C?est le v?u sur les salariés McDonald?s ?

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Oui, si vous avez bien écouté, le v?u n° 162.

Mme Danielle SIMONNET. - Oui, j?ai bien écouté, Monsieur le Maire, mais comme vous le savez, il y a une volonté avec ma collègue Raphaëlle PRIMET de nous simplifier le déroulé de la séance sur les autres projets de délibération qui suivent.

Concernant ce v?u, il s?agit d?une lutte extrêmement importante des travailleurs de la restauration rapide, et notamment de McDonald?s. Un comité de soutien a été constitué de solidarité avec les travailleurs et travailleuses de la restauration rapide qui subissent une précarité importante.

Le problème spécifique qui est soulevé à travers ce v?u est le suivant : c?est celui de la franchise. Car vous savez, McDonald?s est un énorme groupe, une énorme marque. Sur Paris, nous avons nombre de McDonald?s. La société McDonald?s Paris Nord exploite 13 restaurants dans Paris et sa proche banlieue, avec un effectif de près de 1.000 salariés mais il vient de passer en franchise, le 1er décembre dernier, trois d?entre eux : Provence, Wagram et Champs-Elysées, qui est tout de même le plus grand McDonald?s du monde.

Or, quand vous êtes franchisé, la situation n?est plus du tout la même pour les salariés. Ces restaurants vont être maintenant exploités par une société différente qui est détenue à 50 % par M. Michel PARMENTIER, qui possède déjà 18 restaurants de l?enseigne sur le même périmètre. Il y a une remise en cause du coup de la représentation du personnel qui est consécutive à la baisse de l?effectif du fait de la franchisation, mais aussi une baisse à venir en moyenne de 23 % de la rémunération des salariés et une détérioration de leurs conditions de travail et de sécurité.

Dans ce v?u, nous demandons que le Conseil de Paris, que la Maire de Paris interpelle la compagnie McDonald?s et son nouvel exploitant, afin que les intérêts du personnel soient bien respectés dans le cadre de cette opération et qu?en aucun cas les salariés ne subissent cela. On voit aussi le lien qu?il y a avec les ordonnances travail sur les conditions des travailleurs de McDonald?s.

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Je vous remercie.

La parole est à Mme Afaf GABELOTAUD pour vous répondre.

Mme Afaf GABELOTAUD, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Madame SIMONNET, votre v?u met en lumière la problématique très spécifique de la franchise qui est assez généralisée à Paris, et bien au-delà d?ailleurs. En effet, je vous donne raison, il est vrai que cette pratique qu?est la franchise, assez courante, contraint économiquement l?exploitant qui passe par la franchise à travers le versement de différentes taxes - frais d?exploitation, reversements, redevances, pourcentage sur le chiffre d?affaires - et il faut effectivement aller chercher les marges là où il y en a, puisque les prix sont fixes sur les produits ; on sait que tous les sandwiches ont à peu près le même prix dans tous les McDonald?s et autres franchises de restauration rapide. La tentation est grande effectivement d?aller sur les marges des salariés, donc sur la réorganisation du travail, mais également les salaires, les horaires de travail, et cela impacte directement le personnel.

Or, les salariés ne peuvent être toujours la variable d?ajustement des décisions d?organisation ou de réorganisation des entreprises. Si les exploitants subissent une pression importante de la part des sociétés mères, cette pression n?a pas à rejaillir, effectivement comme vous le précisez très bien.

Vous prenez le cas particulier de la société "McDonald?s" et de cette franchise spécifique à Paris Nord, du moins à cette cession à une personnalité que vous avez citée. Nous devons, nous, tout faire pour faire entendre cette préoccupation que nous avons vis-à-vis des salariés et ce redimensionnage qui impacte également les représentations des salariés, etc.

Je vous suis totalement sur cet aspect. Nous devons ensemble solliciter les entreprises mais les sensibiliser quant aux bonnes pratiques, quelle que soit la formule choisie, franchise ou pas franchise, et se rapprocher de ce que l?on fait au niveau du maire pour pouvoir accompagner et mieux aider. Je soutiens votre v?u dans sa globalité et sa portée. Je souhaite cependant qu?il soit légèrement amendé en supprimant la référence au nom du propriétaire de l?entreprise car, comme vous l?avez dit, effectivement c?est un sujet qui concerne beaucoup plus d?établissements que cela et l?idée de pointer une personne en particulier, je ne trouve pas cela très pertinent. Si on peut juste ne pas apporter ce nom au débat, j?émettrais un avis plutôt favorable.

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Madame SIMONNET, concernant la franchise nord-américaine qui vend des hamburgers partout dans le monde ? Etes-vous d?accord avec cet amendement ?

Mme Danielle SIMONNET. - L?amendement est accepté.

Je vous remercie.

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Très bien.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 162 amendé relatif aux salariés d?une franchise nord-américaine qui vend du hamburger.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u amendé est adopté. (2017, V. 383).