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Decembre 2017
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Vœu déposé par le groupe PCF-FG relatif au mouvement social des personnels de la DPE.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2017


 

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Nous examinons désormais le v?u nº 210 relatif au mouvement social des personnels de la DPE. La parole est à Nicolas BONNET-OULALDJ, pour 2 minutes, s'il vous plaît.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Madame la Maire, mes chers collègues, cher Christophe GIRARD, Monsieur le Maire adjoint, le 4 décembre dernier a débuté un mouvement social des personnels, éboueurs, égoutiers, fossoyeurs, conducteurs, adjoints techniques, T.S.O, maîtrises, de la Direction de la Propreté et de l'Eau, dans 10 arrondissements où la collecte est en régie.

Ces agents de la Ville revendiquaient notamment le reclassement indiciaire, la revalorisation du déroulement des carrières, l'augmentation du ratio des promotions pour un ratio promus/promouvables atteignant 100 %, le refus de la mise en place de la réforme des primes avec la mise en place du mérite.

Pour se faire entendre, les agents ont occupé leur lieu de travail, les garages à bennes. Pour la première fois, de manière inédite, les forces de l'ordre sont venues, pour finalement déloger ces agents de leur lieu de travail, en utilisant la force, les gaz lacrymogènes, les matraques.

Evidemment, nous considérons que c'est inadmissible, et que la priorité, mon cher Christophe GIRARD, c'est la négociation et le dialogue social, et non la répression.

Considérant aussi que nous sommes au cours d'une mission d'information et d'évaluation sur la propreté qui pose notamment la question des effectifs et la revalorisation des métiers dans le service de propreté, il nous a paru important, la semaine dernière, au moment de la première commission, de déposer ce v?u sur le droit de grève des agents à négocier leur rémunération et leurs conditions de travail, mais aussi que sans attendre et plutôt que d'utiliser les forces de l'ordre, des négociations soient ouvertes. Depuis le dépôt de ce v?u, les agents ont arrêté la grève, et il semble que vous ayez repris le dialogue.

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Je vous remercie.

Pour vous répondre, la parole est à Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Merci, Monsieur BONNET-OULALDJ, d'avoir en effet dit l'essentiel, c'est-à-dire que le dialogue social n'est jamais interrompu, sauf quand il y a en effet coup de force, je vais y revenir.

A l'appel d'une organisation syndicale, un mouvement social s'est en effet déroulé à la Direction de la Propreté et de l'Eau. Je vous prie de bien vouloir excuser Mao PENINOU avec lequel j'ai partagé ce projet de délibération, mais il était absent pour le présenter, lundi 4 et mardi 5 décembre derniers.

Comme vous le soulignez dans votre v?u, le préavis portait sur des revendications liées aux ressources humaines, ratio promus/promouvables à 100 %, reclassement indiciaire, création d'emplois fonctionnels pour chaque corps, ou encore refus de la mise en place du R.I.F.S.E.E.P., cet acronyme un peu barbare mais très important pour l'évolution des carrières, pour l'ensemble du personnel, décidé par l'Etat.

Comme vous le savez, la Ville de Paris est pleinement respectueuse du droit de grève de ses agents, et d'ailleurs de tous les citoyens, et nous sommes très attachés au dialogue social, vous le savez, je tente d'en faire ma marque, concrètement, par les actes, depuis le 6 octobre dernier. Dès la réception du préavis de grève, nous avons proposé de réunir, autour de la table, l'ensemble des syndicats représentatifs de la Direction de la propreté et de l'environnement pour échanger sur ces revendications. Mais cette démarche n'a pas trouvé d'écho favorable auprès de l'organisation syndicale, malheureusement, et le mouvement a été maintenu.

Lors de cette grève, des garages à bennes de la Ville et des centres de traitement des déchets du SYCTOM ont été bloqués par des grévistes, vieille méthode, empêchant ainsi à la fois des agents d'aller travailler, et notamment des bennes de vider les déchets et de rentrer au garage.

De la même manière, la Direction des Ressources humaines, rue de Lobau, a été bloquée le mardi, empêchant les agents d'accéder à leur bureau, et l'agent de sécurité, qui était à la porte, a été violenté, malmené, blessé et a donc dû porter plainte. Je lui rendais d'ailleurs visite il y a une heure avant de revenir au Conseil de Paris.

Je sais que vous ne partagez pas ces méthodes et je sais que vous les désapprouvez. Pour toutes ces raisons, si vous acceptiez de retirer le v?u, je serai obligé sans cela de donner un avis défavorable.

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Je vous remercie.

Je donne la parole, pour une minute, à M. Jérôme GLEIZES pour une explication de vote, s'il vous plaît.

M. Jérôme GLEIZES. - Sauf si le v?u est retiré, je ne peux pas parler.

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Est-ce que vous retirez votre v?u ?

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Cela dépend de l'explication de vote de M. GLEIZES.

M. Jérôme GLEIZES. - Je vais faire l'explication de vote sur une abstention. Une chose importante, je peux certifier que Christophe GIRARD a donné beaucoup de son temps dans la négociation puisque j'étais avec lui à une réunion très tardive, ici à l'Hôtel de Ville. Il a dû accélérer la réunion, mais elle n'a pas été accélérée, donc il est parti très tard de cette réunion de négociation. C'était un lundi ou mardi soir de la semaine dernière.

Je pense que, de la part de Christophe GIRARD, le droit de grève est respecté, le droit de la revendication est aussi respecté. Par ailleurs aussi, comme je siège au Conseil supérieur de l'administration parisienne, le sujet vient souvent.

En l'occurrence, nous allons nous abstenir parce que je pense que ce serait faire un mauvais procès à Christophe GIRARD sur ce sujet, c'est-à-dire de prendre prétexte de ce combat pour dire qu'il y a un non-respect du droit de la grève à l'Hôtel de Ville.

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Maintenez-vous votre v?u ?

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - D'abord, je vais dire à Christophe GIRARD que je vais rester jusqu'au bout de cette séance, je ne vais pas me retirer. J'entends le témoignage de Jérôme GLEIZES qui confie que le dialogue social a été mis en ?uvre par Christophe GIRARD et, d'ailleurs les agents nous ont dit que le dialogue a repris.

Cela dit, je m'étonne de la manière dont on a délogé aussi avec la violence. Vous avez raison, je ne partage pas les violences physiques vis-à-vis d'autres agents de la Ville. Cela dit, pour la première fois, et pourtant Christophe GIRARD a eu des mouvements de grève à la DPE récurrents, l'ordre a été utilisé, la police. La violence a été utilisée contre les syndicalistes dans les garages à bennes. Il me semblait important de dénoncer cela, et que cela ne se reproduise pas.

Donc, je retire mon v?u au profit de la confiance que j'ai en vous pour mener le dialogue social.

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Je vous remercie. Le v?u n° 210 est donc retiré.

Est-ce que vous voulez revenir, Monsieur GIRARD ?

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je reviens.

Mme Olivia POLSKI, adjointe, présidente. - Très bien. On refait le switch.

(M. Christophe GIRARD, adjoint, remplace Mme Olivia POLSKI au fauteuil de la présidence).

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Je suis revenu.

Merci beaucoup, Madame POLSKI. Merci, Monsieur BONNET-OULALDJ également.