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Decembre 2017
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2017 DAC 694 - Approbation du règlement 2017 du fonds de soutien aux projets transmédia et signature d’une convention avec chaque société de production bénéficiant d'une aide à l’écriture et au développement de projets transmédia.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2017


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Nous passons au projet de délibération DAC 694. Approbation du règlement 2017 du fonds de soutien aux projets transmédia, et signature d'une convention avec chaque société de production bénéficiant d'une aide à l'écriture et au développement de projets transmédia.

Mme MÉHAL est inscrite.

Mme Fadila MÉHAL. - Madame la Maire, chers collègues, il s'agit en effet, vous l'avez rappelé, de voter le règlement en soutien aux projets transmédia. Vous savez, c'est un projet qui nous tient particulièrement à c?ur dans notre groupe, puisqu'à l'époque j'avais proposé, par un v?u, que les nouvelles écritures soient davantage soutenues.

Il s'agit, je le rappelle, de nouvelles formes de narration qui se caractérisent par l'usage combiné de plusieurs médias, pour aboutir à un résultat cohérent, quels qu'en soient le genre, la forme ou le support.

Ces nouvelles écritures allient à la fois le son, l'image, la photo, et même la "web TV" appuyées par la force du numérique. Je me réjouis que la Ville prenne en compte ces écritures nouvelles, novatrices à bien des égards et tournées vers la création et le digital.

Pour notre groupe Démocrates et Progressistes, il n'y a pas de hiérarchie entre les arts, entre ceux d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Pour nous, la culture tire sa force dans son renouvellement, et sa vitalité est portée par sa grande diversité. C'est par ce biais qu'elle touche chacun d'entre nous. En effet, l'art se déploie sous toutes ses formes, même s'il peut s'adresser à des publics différents, comme on le voit avec les transmédias. Les ?uvres transmédias en sont un parfait exemple. Il faut les soutenir fortement, car elles sont en plein développement. C'est vrai que Paris s'est engagée dans l'accompagnement de ces projets, comme le montre la Mission cinéma en 2006 ou le projet "Cinéma de cité" créé en 2013. N'oublions pas, non plus, de citer les autres acteurs qui participent à ce domaine. Je pense notamment au C.N.C., à la D.R.A.C. Ile-de-France, et tant d'autres.

Il y a, bien sûr, les collectivités et les grandes institutions qui sont impliquées. Et c'est vrai, il s'est créé, maintenant, un véritable écosystème : les incubateurs parisiens spécialisés dans ce domaine - je pense au "Labo de l'édition", "Le Cargo", le "LUMA" et bien d'autres -, La Gaieté Lyrique, les manifestations et festivals culturels, "Cross Vidéo", "I Love Transmédia". En effet, les acteurs de terrain investissent ce champ et, à cet effet, vous avez bien voulu mettre en place ces objectifs et je les partage précisément.

Après cette introduction très positive, subsistent quand même quelques points d'interrogation.

Monsieur le Maire, pouvez-vous nous préciser davantage les critères qui permettent au comité de professionnels qui examinent les projets au regard de l'enveloppe, dont je rappelle qu'elle est fixée à 140.000 euros ? Plusieurs critères, en effet, sont évoqués : dimension cinématographique, audiovisuelle, technologique et même dimension parisienne. Est-ce que vous pouvez nous en dire davantage ?

Et puis, une question importante en termes de démocratisation. Pouvons-nous envisager que les Parisiens, sensibles à ces nouvelles écritures, puissent un jour intégrer ce jury puisque les ?uvres se veulent à la fois sensorielles, sensibles et qu'elles touchent en premier lieu les individus et que, d'une certaine façon, le public puisse être partie prenante de ce jury ?

Il me paraît très important, en effet, qu'on mette l'accent sur les nouvelles technologies parce que c'est important, mais elles ne sont qu'un vecteur, parce que ces médias sont véritablement des objets culturels en tant que tels.

Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci, Madame MÉHAL.

Pour vous répondre, la parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Oui, merci, Madame la Maire.

Merci à Fadila MÉHAL pour son intervention. J'en profite, d'ailleurs, à nouveau, pour remercier et féliciter Fadila MÉHAL pour la qualité et l'excellence de sa présidence de deuxième commission et saluer l'élection à l'unanimité de Mme LECOUTURIER comme nouvelle présidente de la deuxième commission.

Fadila MÉHAL a beaucoup soutenu l?émergence de ce fonds de soutien aux projets transmédias. Il fait suite au fonds de soutien aux courts métrages qui est cofinancé par le C.N.C., que la Ville de Paris a créé en 2006. Il fait suite, mais il s'additionne, il se conjugue avec le fonds de soutien aux courts métrages qui continue, bien évidemment, d'exister et qui fonctionne même très bien puisque, chaque année, ce sont environ 20 courts métrages qui sont réalisés grâce à ce soutien pour un montant d'environ 300.000 euros. Et parce que c?est une forme privilégiée par les jeunes cinéastes, nous faisons émerger de nouveaux talents et nous sommes particulièrement fiers du trajet parcouru par les courts métrages soutenus qui, d'ailleurs, reçoivent très régulièrement des prix prestigieux, dont le César du meilleur court métrage il y a trois ans.

En 2015, inspirés de cette réussite, nous avons donc créé un second fonds de soutien, aux projets transmédias cette fois, pour compléter et valoriser l'écosystème parisien autour de la création numérique, audiovisuelle et cinématographique, avec 140.000 euros par an attribués, également en cofinancement avec le C.N.C. qui est un partenaire fidèle.

Nous soutenons, avec ce fonds, les écritures nouvelles, celles se déployant sur plusieurs écrans et proposant une expérience interactive, mais aussi le web documentaire, de plus en plus prisé par de jeunes réalisateurs, jeunes ou moins jeunes, d'ailleurs, ou encore les web-séries qui rencontrent un public grandissant. Comme pour le fonds de soutien aux courts métrages, un appel à projets permet de récolter les candidatures, qui sont ensuite examinées par un comité d'experts reconnus dans ce secteur du transmédia. Concernant les critères, ils sont, année après année, affinés par les membres eux-mêmes du jury. Je propose qu'en ce qui concerne les critères définis par les membres du jury actuel, nous puissions revenir vers vous sur le détail de chacun de ces critères.

Nous avons fixé les grandes lignes, que vous avez rappelées. Appartient ensuite à des professionnels, plus que nous, de définir le détail de ces critères pour l'évaluation de chacun des projets retenus. Ce fonds s'inscrit plus globalement dans une politique de soutien à l'écosystème des industries créatives et culturelles, avec des manifestations, tel que "I Love Transmédia", à La Gaîté lyrique, ou encore des incubateurs comme "Le Cargo", qui est spécifiquement dédié.

Vous l'avez dit, c'est un écosystème vertueux puisque des événements, tel que "I Love Transmédia", soutenus par la Ville, diffusent souvent les projets qui sont soutenus par notre fonds de soutien et, demain, j'espère que ces projets pourront aussi trouver un véritable accueil et des pistes de développement au Forum des Images.

Je conclus en disant que les débuts de ce fonds de soutien sont prometteurs puisque 30 projets ont été soutenus et, récemment, deux de ces projets ont été sélectionnés à un magnifique festival de films, le "Tribeca Film Festival" à New York, ce qui est très encourageant pour nous tous.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 694.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2017, DAC 694).

Merci.