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Fevrier 2018
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Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif aux agents A.S.E.M. et A.T.E.M. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2018


 

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Nous examinons les v?ux joints nos 37 et 37 bis, relatifs aux agents A.S.E.M. et A.T.E.M.

Je donne la parole à Mme Danielle SIMONNET, pour deux minutes maximum.

Mme Danielle SIMONNET. - Merci.

Comme vous le savez, les A.S.E.M. et les A.T.E.M. - les agents spécialisés des écoles maternelles et les agents territoriaux des écoles maternelles - jouent un rôle essentiel pour le bon déroulement du temps scolaire, comme du temps relevant des aménagements des rythmes éducatifs.

Néanmoins, ces agents souffrent d?un manque de reconnaissance de leur travail éducatif et semi-pédagogique et d?un manque de reconnaissance de leur contribution, de fait, à la socialisation des enfants.

Ces agents, ce sont majoritairement des femmes qui souffrent bien souvent de n?être considérées que comme des femmes de service. Du fait de l?insuffisance des effectifs, notamment l?absence d?agents chargés du remplacement, elles servent souvent de bouche-trous, en fonction des aléas de service.

Il y a vraiment une nécessité de permettre aux A.T.E.M., par ailleurs, de bénéficier de temps complet. Il serait temps que cessent les temps partiels imposés, que l?on puisse avoir le même travail vis-à-vis d?elles que le travail qui a pu être engagé vis-à-vis des personnes qui s?occupent du nettoyage au niveau de la Ville de Paris, où il y a eu un gros travail accompli pour permettre à un grand nombre d?accéder au temps complet.

La semaine dernière, il y avait, de nouveau, des mobilisations des A.S.E.M. et des A.T.E.M., qui exigent le respect de leurs horaires et la revalorisation de leur prime indemnitaire.

A travers ce v?u, je relaye leur appel : que la Ville de Paris s?engage enfin à instaurer une A.S.E.M. par classe, pour l?instant, vous savez qu?il n?y a qu?une A.S.E.M. par classe pour les petites sections de maternelle, or il y a ce besoin dans les autres sections, crée, pour ce faire, des postes d?A.S.E.M. et d?A.T.E.M. en nombre suffisant et engage sans plus tarder des négociations avec les représentants syndicaux des A.S.E.M. et A.T.E.M. sur l?ensemble de leurs revendications.

Je vous remercie.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à M. Patrick BLOCHE.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - J?ai bien entendu ce que vient de dire Danielle SIMONNET et j?ai bien lu le v?u qu?elle nous propose.

Je souhaiterais, dans cet hémicycle, que l?on ne dise pas des A.S.E.M., de ces agents qui sont, effectivement, majoritairement des femmes, que ce sont des "bouche-trous" ou des femmes de service. C?est un tableau bien sombre qui ne prend pas en compte le rôle des A.S.E.M. aujourd?hui dans les écoles, avec une reconnaissance incontestable de leur rôle, qui s?est traduite par un certain nombre de mesures concrètes prises par la Ville ces dernières années : revalorisation de leur fonction en permettant à celles qui le souhaitent d?animer des ateliers périscolaires ; réduction du temps de ménage en compensation ; mesure indemnitaire de 500 euros ; création d?un débouché dans le corps des techniciens des services opérationnels en catégorie B en tant que chargé de coordination ; embauche de 400 A.S.E.M. depuis 2013 ; embauches de 216 agents techniques des écoles, dits A.T.E.M., afin de prendre en charge les questions d?entretien et d?hygiène, en remplacement des A.S.E.M. déchargés, du fait de leurs nouvelles activités ; création du barème d?une A.S.E.M. par classe dans les écoles maternelles jusqu?à quatre classes et une A.S.E.M. de moins que le nombre de classes au-delà de cinq classes.

Le résultat, c?est qu?aujourd?hui le nombre moyen d?A.S.E.M. par classe est passé de 0,7 en 2012 à près de 0,9 à la rentrée 2017. L?évolution des effectifs scolaires à Paris aura pour conséquence de faire encore évoluer favorablement ce chiffre.

Je vous passe le fait que la Ville de Paris développe évidemment des actions pour améliorer les conditions de travail au travers de différents plans. Il y a un dialogue social extrêmement fécond. J?ai reçu toutes les organisations syndicales avec lesquelles nous avons évoqué évidemment l?évolution des conditions de travail des A.S.E.M.

C?est la raison pour laquelle, et pour marquer l?intérêt de notre Assemblée au sort des A.S.E.M., je suis amené à demander à Danielle SIMONNET de retirer son v?u, sinon ce sera un avis défavorable, mais je vous propose de voter le v?u de l?Exécutif qui vous a été transmis.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Explication de vote du groupe Communiste - Front de Gauche.

La parole est donc à M. BONNET-OULALDJ.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Merci, Monsieur le Maire.

Je me félicite que ce débat ait lieu, puisque j?ai reçu les représentants syndicaux sur ce sujet, le jour de la mobilisation. Avec le groupe Communiste, on a passé une heure avec ces personnes.

Ce qu?ils nous ont dit, c?est surtout la question de la valorisation de leur travail pédagogique dans les classes et après la classe.

Ce qu?ils nous ont dit, c?est la volonté d?être dans l?école que vous avez ouvert : l?école pour les agent-es d?animation, d?éducation et autres.

Ce qu?ils nous ont dit, c?est leur préoccupation sur la valorisation en termes de salaire de leur métier.

Et la question d?une personne par classe était secondaire - et M. BLOCHE l?a bien dit, par rapport aux moyennes. En revanche, il faut bien le respecter, notamment dans les petites sections : c?est cela la priorité.

Donc, moi, je me retrouve bien dans le v?u de l?Exécutif, mais nous resterons très vigilants : quand une personne est malade ou une personne est en formation, il faut absolument qu?elle soit remplacée. Il faut absolument une présence et j?insiste sur les petites sections. Ce n?est pas forcément valable dans toutes les classes, notamment dans les grandes sections.

C?est pour cela que le calcul de un par classe, en plus, vous nous dites une moyenne de 0,9, on est déjà presque à 1?

Je termine.

La problématique, c?est le remplacement, la valorisation, la question de la formation et la question du salaire.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci.

Madame SIMONNET, maintenez-vous votre v?u ?

Mme Danielle SIMONNET. - Oui, parce que la question justement du salaire et du remplacement n?est pas plus présente dans le v?u de l?Exécutif.

Je maintiens mon v?u mais je voterai également celui de l?Exécutif.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Très bien.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 37 avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u n° 37 est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 37 bis de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2018, V. 14).