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Fevrier 2018
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2018 DGRI 2 - Subvention (1.633.000 euros) et avenant n° 1 à la convention triennale avec l’Association internationale des maires francophones. - A.I.M.F. (1er).

Débat/ Conseil municipal/ Février 2018


 

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DGRI 2 : subvention et avenant à la convention triennale avec l'A.I.M.F.

La parole est à M. Alexandre VESPERINI.

M. Alexandre VESPERINI. - Merci, Monsieur le Maire.

M. GLEIZES s'est retiré ? Il faut que je retrouve mes notes. Ecoutez, je ne les retrouve pas, mais je vais quand même parler.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Oui. Dites-nous quelque chose, le compteur tourne.

M. Alexandre VESPERINI. - Mais je vais vous dire quelque chose en français. C?est la francophonie, donc je vais le dire en français. Voilà. Bien, alors : je vous aime, je vous adore.

Merci, Monsieur le Maire et chers collègues, sur ce projet de délibération, que, naturellement, le groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants approuvera. Je voudrais rappeler quelques points, d'abord des points positifs.

D?abord, dire que l'A.I.M.F. est probablement l?un des instruments d'influence pour la francophonie les plus importants qui soient à la main, en tout cas à la disposition de la Ville de Paris. C'est une association qui marche bien puisqu'elle a été créée en 1979, qu'aujourd'hui, elle compte 272 membres et qu?elle en avait 200 en 2009, je crois, et 100 en 2001, ce qui montre que c'est une association particulièrement dynamique. Le nombre d'adhérents augmente et je crois aussi qu?on peut parler, pour l'A.I.M.F., d'un instrument de lobbying. C'est donc en parlant de lobbying que je voudrais faire transition et que je voudrais maintenant parler de points, probablement, à améliorer.

D'abord, premièrement, puisque cela doit aussi être un instrument de lobbying, je pense que nous devrions, par exemple, davantage mieux connaître et mieux faire connaître l'action de l'A.I.M.F. auprès des élus parisiens et auprès des élus francophones et français d'une manière générale. Nos amis anglo-saxons et anglophones ne se gênent pas pour le faire. Ils utilisent ce type d'association institutionnelle comme un véritable outil d'influence, comme un véritable outil de lobbying - je le disais -, notamment par le biais de programmes d'échange, par le biais de programmes de partenariat. On peut parler du "Young Leadership", mais je pense ce n'est pas initialement le rôle de l?A.I.M.F. de le faire. Mais il faudra, à un moment donné, probablement interroger un certain nombre d'outils institutionnels pour favoriser cette influence francophone et vous savez à quel point, entre les anglophones et les francophones, il y a aussi une émulation saine, pour ne pas dire une compétition. Je crois que l'A.I.M.F., avec les moyens importants qui lui sont délivrés par la Ville de Paris, devrait actionner une réflexion sur le sujet.

Par ailleurs - je terminerai par là sur les points à améliorer -, je crois que nous devrions quand même avoir ici, dans cette Assemblée, davantage d'informations. C'est une subvention que nous voterons sans réserve, mais c?est une subvention qui est également importante. Il est regrettable que nous n'ayons pas davantage d'éléments. Je trouve que ce projet de délibération n'est pas suffisamment documenté. Nous avons l'A.I.M.F. qui diffuse un rapport annuel. Nous ne recevons pas ce rapport annuel. Il a fallu que j'aille sur le site Internet pour le trouver. Il existe, il est fourni, il est intéressant, mais, ces rapports-là, il faut les diffuser aux élus parisiens. Il faut que nous ayons davantage de contacts avec l'Association internationale des maires francophones. Il faut, en gros, que le Conseil de Paris et, d'une manière générale, l?institution, les élus, les réseaux - puisque nous sommes tous acteurs, nous sommes tous, évidemment, capteurs, nous diffusons aussi de l'influence -, il faut que nous participions davantage aux actions, encore une fois, de promotion de la francophonie et des valeurs de la francophonie qu?encore une fois, l'A.I.M.F. défend et promeut avec beaucoup de dynamisme.

Voilà ce que je voulais vous dire sur ce projet de délibération.

Puisqu'il me reste encore quelques instants, je crois quand même, aussi, pour conclure, je voudrais simplement dire qu'il faudra probablement, en guise d'ouverture, à un moment donné, qu'on y voie plus clair dans tous les engagements internationaux de la Ville de Paris parce que la Maire de Paris est très engagée sur l'international. Elle est présidente du C40. Elle est également engagée sur beaucoup d?associations, d'institutions de démarches internationales sur l?environnement et le développement durable. Il faudra qu?à un moment donné, dans ce Conseil de Paris, nous puissions y voir un peu clair et pour qu?on puisse éventuellement débattre dans le cadre d?une communication - je lance cette idée-là un peu à la volée -, mais qu'on puisse y voir un peu plus clair sur la stratégie d'influence à l?international de la Ville de Paris qui me paraît, encore une fois, très positive et sur laquelle on aurait probablement, peut-être, des efforts de rationalisation et d'évaluation à mener.

Merci.

M. Emanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Pour vous répondre, Patrick KLUGMAN.

M. Patrick KLUGMAN, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Merci à M. VESPERINI d'attirer l'attention de notre Conseil sur l'A.I.M.F., l'Association internationale des maires francophones, mais je suis quand même obligé, pour commencer mon propos, de récuser le sien : ni outil d'influence, ni à la main de la Ville de Paris, bien sûr.

L'A.I.M.F., c?est surtout un merveilleux outil de coopération. C'est l'association qui a un lien organique en matière de coopération décentralisée avec l'O.I.F. et ce lien est évidemment très précieux. Mais sachez que sur 7,7 millions d'euros de budget, 6,3 millions sont dédiés à des actions de coopération dans des villes membres du réseau. Ce ratio est absolument exceptionnel.

Par ailleurs, vous noterez que notre soutien est en retrait, ce qui est évidemment logique compte tenu de l'évolution du budget de la Ville de Paris. Il est passé de 2 millions d'euros il y a quelques années, pour s'établir, dans la subvention que nous proposons, à 1,633 million d'euros. Mais, dans le même temps, le budget de l'A.I.M.F., lui, croît, et je crois que c'est un excellent signe de bonne gestion puisque le budget global a cru de 10 % sur les 5 dernières années et avec l'arrivée de bailleurs internationaux extrêmement importants, comme la Commission européenne ou la Fondation Bill-et-Melinda-Gates sur des actions de santé sur des territoires que l'on connaît bien, notamment en Afrique subsaharienne.

Voilà l'excellent bilan de l'A.I.M.F., dont la Maire de Paris est la présidente, mais qui est une association, encore une fois, essentielle dans le domaine de la coopération décentralisée, notamment en matière de santé. Je voulais le rappeler ici. Je pense, par ailleurs, que nous sommes un peu au bout de la décrue de notre soutien, si nous voulons permettre à l'A.I.M.F. de continuer à aller chercher d'autres bailleurs internationaux pour renforcer son autonomie financière. Il me semble que nous sommes maintenant à une juste proportion dans le budget général de l'association. Voilà ce qui m'incite à demander au Conseil de voter la subvention proposée.

M. Emmanuel GRÉGOIRE, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGRI 2.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DGRI 2).