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Fevrier 2018
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Vœu déposé par le groupe Ecologiste de Paris relatif au dispositif des vacances "Arc-en-ciel''. Vœu déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche relatif au dispositif des vacances "Arc-en-ciel". Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif au dispositif des vacances "Arc-en-ciel". Vœu déposé par le groupe UDI-MODEM relatif au dispositif des vacances "Arc-en-ciel". Vœu déposé par le groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants relatif au dispositif des vacances "Arc-en-ciel''. Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif au dispositif des vacances "Arc-en-ciel". Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2018


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen de v?ux non-rattachés.

Les v?ux nos 29, 30, 31, 32, 33, 34, et 34 bis sont relatifs au dispositif "Vacances Arc-en-ciel", je vais donc donner la parole successivement à Fatoumata KONÉ, Nicolas BONNET-OULALDJ, Jean-Baptiste MENGUY Anne TACHÈNE et Danielle SIMONNET. Fatoumata KONÉ.

Mme Fatoumata KONÉ. - Merci.

Les colonies de vacances municipales, dites "Vacances Arc-en-ciel", profitaient à toutes les familles parisiennes, quel que soit leur niveau socio-économique.

Elles s'inscrivaient dans cette longue filiation de l'éducation populaire portant l'idéal du droit aux vacances et aux loisirs pour toutes et tous, de l'éducation au vivre-ensemble par l'expérience du collectif, en dehors de la famille, de la sensibilisation à la nature, l'éducation à l'environnement, absolument déterminants pour construire la génération des citoyens de demain, ambassadeurs de la transition écologique, de l'ouverture sur le monde et de la découverte de l'autre dans le voyage contre la mécanique d'assignation à résidence des enfants des classes populaires.

Tout ceci à travers une vraie mixité sociale, avec une participation financière familiale en fonction des ressources permettant l'inscription de 30 % de familles orientées par les services sociaux.

Ainsi, ces séjours n'avaient aucune équivalence dans l'offre de la Ville. Ni "Paris-Plages", ni les centres de loisirs, ni l'offre des caisses des écoles ne sont actuellement en mesure de s'y substituer.

L'absence de communication sur cette suppression a provoqué la colère des familles. Une pétition demandant leur rétablissement ayant recueilli plus de 120.000 signatures.

Je me réjouis donc que la Ville fasse son possible pour les conserver pour l'été 2018 et assure les reprendre pour 2019.

Car l'offre des caisses des écoles est insuffisante et surtout inégale selon les arrondissements et ne peut donc constituer une alternative.

Pour finir, je tiens à souligner que le dispositif des vacances "Arc-en-ciel" était perfectible et que certains aspects nécessitent une rénovation telle que le système d'inscription par tirage au sort qui ne permettait pas une réelle équité entre les familles. Merci.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - C'est donc Jean-Noël AQUA qui prend la parole.

M. Jean-Noël AQUA. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, vous le savez, le libre développement de chacun est un présupposé incontournable pour ma famille politique. Il suppose des conditions matérielles favorables mais aussi l'accès à une culture émancipatrice, au temps libre et aux vacances.

Les colonies de vacances permettent aux jeunes de découvrir tant de nouvelles expériences qu'un apprentissage unique du collectif. La mixité sociale des colonies est à ce titre extrêmement importante, car la promouvoir, c'est en semer les graines pour demain. Ce n'est donc pas par hasard que les colonies de vacances ont été développées par le Front populaire.

Vous comprendrez ainsi notre intérêt pour les colonies "Arc-en-ciel" supprimées en ce début d'année. C'est une erreur que nous n'approuvions et n'approuvons toujours pas. Nous n'étions pas fermés par principe à une évolution du dispositif, mais on ne ferme pas un dispositif sans trouver une alternative. Pensons à ces 4, 5, 6.000 enfants issus de classes populaires ou moyennes qui pensaient pouvoir en bénéficier. Pensons aussi à ces emplois qui pourraient être supprimés dans les villes d'accueil.

Nous avons toujours défendu le dispositif "Arc-en-ciel" et ce n'est pas nouveau. Nous avions gagné sur un amendement de notre groupe un arbitrage budgétaire de 500.000 euros en 2015 en leur faveur. A l'époque, nous nous sentions un peu seuls. Nous qui croyions stupidement que le silence des autres groupes sur le sujet traduisait une négligence du sujet, nous sommes ravis de voir que notre position a désormais fait école.

Aujourd'hui, la forte mobilisation des familles en faveur du dispositif souligne son importance. Nous voyons dans le v?u de l'Exécutif, le rétablissement des vacances "Arc-en-ciel" pour 2019 et des efforts pour 2018. Le verre est pour nous à deux tiers plein. Nous nous en félicitons. Mais les obstacles pour maintenir le dispositif en 2018 ne nous semblent pas insurmontables pour une ville comme Paris. Nous maintiendrons donc notre v?u si nous n'avons pas un engagement pour 2018. Il peut être annoncé par l'Exécutif, car nous ne cherchons pas la paternité, mais avant tout ici de garantir des colonies, dès cette année, pour tous les enfants parisiens. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Jean-Baptiste MENGUY.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Monsieur le Maire.

Cette affaire de suppression des séjours "Arc-en-ciel", c'est au mieux un couac et au pire une vraie faute politique et assez injuste socialement.

Sans informer quiconque, c'est-à-dire ni les élus, ni les familles qui sont nombreuses à bénéficier de ce dispositif, vous avez mis les parents devant le fait accompli en ne leur permettant pas d'inscrire leurs enfants pour les séjours "Arc-en-ciel" pour l'été prochain.

Cela a été dit précédemment, ce sont des séjours qui ont une vraie vocation sociale, de justice, d'humanité aussi et qui permettent aux enfants, souvent issus des familles les plus dans le besoin, de partir en vacances à la mer, à la campagne ou à la montagne, et pas comme je l'ai lu dans la déclaration d'un élu ou dans la presse, de pouvoir être compensés en allant passer des vacances à "Paris-Plages" ou dans les centres de loisirs.

Ces déclarations, excusez-moi, sont inacceptables venant d'un élu de Paris.

Alors, nous nous sommes mobilisés sur tous les bancs de cette Assemblée, dans nos mairies d'arrondissement, pour proposer de revenir en arrière et de rétablir les vacances "Arc-en-ciel" dès 2018. Malheureusement, l'adjoint au Maire en 6e Commission nous a expliqué que ce couac était impossible à réparer pour 2018, que la Ville ne pouvait plus revenir en arrière, tout simplement parce que le budget n'existait plus, et que les 8 agents qui étaient dédiés aux séjours "Arc-en-ciel" avaient été remerciés.

C'est dire jusqu'où on va dans cette impréparation et cette incapacité à organiser des dispositifs qui coûtent 2 à 3 millions d'euros, vous en conviendrez, sur le budget de la Ville ce n'est pas grand-chose.

Nous regrettons également que comble du comble, la Ville se défausse sur les caisses des écoles alors que, et Florence BERTHOUT qui s'est beaucoup battue pour défendre les caisses des écoles pourra le confirmer, l'année dernière vous vouliez encore supprimer les caisses des écoles. C'est un peu facile d'autant plus que les budgets ont déjà été votés, que les séjours "Arc-en-ciel" font l'objet d'une mise en concurrence et qu'il est impossible de revenir en arrière.

Résultat des courses : vous vous êtes "plantés", j'espère que ce n'était pas pour pénaliser les familles, l'avenir nous le dira.

Notre v?u demande juste que vous rétablissiez rapidement un dispositif équivalent, mais qui garde la vocation des séjours "Arc-en-ciel".

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Anne TACHÈNE ?

Mme Anne TACHÈNE. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, c'est donc par la presse que nous avons appris la suppression prochaine du dispositif des vacances "Arc-en-ciel" suscitant par là même une levée de boucliers qui m'amène ce soir à deux interpellations à votre endroit.

Tout d'abord, sur la forme, à longueur de communications vous prônez la consultation citoyenne, le débat participatif, la co-construction. Pour un dispositif concernant environ 5.000 enfants, des jeunes Parisiens, vous décidez d'une suppression purement et simplement sans aucune concertation, ni avec les familles - cela a été dit -, ni avec les organismes de séjour concernés, ni bien sûr avec les élus.

Par ailleurs, il s'avère que l'organisation de séjour de vacances est soumise à un marché public, avec des attributions qui ne se traitent pas à la légère, et compte tenu des différents couacs sur ces questions, ce serait une nouvelle bévue que nous ne laisserions pas passer.

Enfin, sur le fond, on vient d'examiner le projet de délibération DASCO 11 G pour créer l'Observatoire de la mixité sociale. S'il reste bien un élément de mixité pour les vacances, c'est bien celui de ces séjours proposés sur des thématiques diverses mélangeant l'ensemble des enfants, incluant les enfants en situation de handicap par exemple, venant de tout horizon social puisque le concours des parents est fonction du quotient familial. En fait, vous faites à nouveau des ségrégations là où il n'y en a pas. Vous nous proposerez sans doute bientôt de faire un Observatoire de la mixité sociale des vacances.

Alors que vous venez d'exclure des agents de la Ville et leurs enfants des séjours auxquels ils avaient droit, c'est un nouveau coup de boutoir que vous donnez aux familles des classes moyennes à Paris et par la même aux familles modestes. Par notre v?u, le groupe UDI-MODEM vous demande d'éclaircir votre position, de renoncer à la suppression du dispositif et de pérenniser les modes de financement. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Alexandre VESPERINI.

M. Alexandre VESPERINI. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, je ne vais pas être trop long, je ne veux pas allonger cette séance qui a déjà beaucoup duré, mais évidemment j?adhère, au nom du groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants à tout ce qui a été dit sur l'ensemble de ces bancs.

Bien sûr, les colonies de vacances, c'est l'évasion et l'évasion c'est aussi la rencontre avec d'autres types de publics, que ce soient des publics parisiens ou des publics des villes qui accueillent tous ces enfants, ces 4.000 enfants, mais c'est aussi à travers toutes ces rencontres le meilleur levier de l?égalité des chances, et parce que dans ce groupe PPCI nous croyons à l'égalité des chances, bien évidemment nous maintiendrons notre v?u.

Je voudrais dire autre chose d?un peu plus personnel. Naturellement, les colonies de vacances peuvent aider les familles très modestes, qui ont parfois ou pendant des années de très grosses difficultés ; il faut bien sûr aider ces familles. Mais il y a d'autres familles très nombreuses à Paris et dont on ne parle pas du tout ou pas suffisamment en tout cas dans cette Assemblée, ce sont les familles qui appartiennent aux classes moyennes.

Parfois, elles appartiennent initialement à des classes moyennes très favorisées et elles sont victimes des à-coups de la crise économique. Les parents, pour une raison ou pour une autre, le papa ou la maman, perdent un emploi. Du coup, elles se retrouvent avec un pouvoir d'achat amoindri pour les vacances, et que fait-on quand on peut moins emmener ses enfants dans les vacances classiques ? On les envoie dans les colonies de vacances.

Les séjours "Arc-en-ciel" sont précisément aussi faits non seulement pour les classes les plus défavorisées mais aussi pour des classes moyennes à Paris. Elles sont très nombreuses, je le répète, et sont confrontées parfois aux à-coups de la crise, aux à-coups économiques et sociaux, aux accidents d'une manière générale de la vie professionnelle, dont les villes, les centres-villes sont frappés.

On ne le rappelle pas suffisamment et je tenais à profiter de cette occasion pour le dire.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, savez-vous comment elles ont été supprimés, ces colonies de vacances "Arc-en-ciel" ? Je vais vous le dire.

Le dispositif reposait sur un titulaire, soit un fonctionnaire titulaire avec une assistante et sur 4 ou 5 vacataires qui avaient des contrats de 8 ou 9 mois. Quand le contrat était terminé, ils allaient pointer au chômage et l'année d'après on les reprenait. Certains ont continué comme cela à bosser pendant plus de 10 ans. Ils se sont "défoncés" parce qu'ils y tenaient, à ces colonies de vacances. Ils ont même réussi à développer l?accès des enfants en situation de handicap. Au début 10 gosses, et dernièrement c'était 100 gamins. C?est extrêmement important dans une approche d'inclusion. Vous savez, ces colonies de vacances, c'est le moment où vraiment la mixité sociale est respectée, car les gamins du 20e se retrouvent avec ceux du 16e et ils découvrent aussi des activités sportives loin de chez eux. C?est extrêmement important.

Sauf que les agents en ont eu marre d?être en contrat vacataire. Ils sont donc allés voir la DASCO et ils ont dit : "Maintenant, cela suffit, il faut nous titulariser". La DASCO n'a pas voulu les titulariser et, de guerre lasse, ils ont tous fini par arrêter ; ils n?ont pas rempilé. Le responsable de leur service a même démissionné avec eux.

Là, la Ville, qu'est-ce qu?elle a fait ? S'est-elle précipitée en se disant : "Ce n'est pas possible, franchement, pour 5 vacataires, titularisons-les" ? Il y a quand même 5.000 enfants et adolescents en jeu. Eh bien non, la Ville, qu'a-t-elle fait ? Effet d'aubaine, il y a 3 millions d'euros que l'on peut économiser ! Elle a donc réduit de 3 millions d'euros le budget de la DASCO ; voilà ce qui s'est passé.

Je vais vous dire, mes chers collègues, pas de mensonge. Le v?u de l?Exécutif est truffé de mensonges. Il n'y a pas de baisse de fréquentation, il y a eu zéro communication et il y a toujours eu des enfants sur liste d'attente et des familles qui se voyaient refuser des possibilités de partir en vacances.

Ensuite, il y a 26 prestataires qui ont un marché qui court sur 4 ans. Dans ce marché, il n?y a qu?une seule année qui est écoulée. Ils sont donc partants, ils ont écrit à tous les maires d'arrondissement, ils ont écrit à la Maire de Paris qu?il était possible pour eux que les gamins partent dès le mois de juillet. Il n'y a pas de problème de marché sur les transports, c?est du pipeau ! Il y a une convention, les agents l?ont expliqué, avec la S.N.C.F. qui peut se mettre en place tout de suite. Il suffit que vous titularisiez les 5 vacataires?

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - En revanche, il y a un temps de parole limité.

Mme Danielle SIMONNET. - ?et que ce soit possible.

Maintenant, le "Paris j'écoute" sur Twitter communique aujourd'hui : "Bientôt un nouveau dispositif remplaçant "Arc-en-Ciel"."

Vous vous foutez de notre "gueule" ou quoi ? C'est quoi, ce v?u de l?Exécutif ?! Il raconte quoi, ce v?u de l?Exécutif ?

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Madame SIMONNET, je vous invite à conclure maintenant.

Mme Danielle SIMONNET. - Ce v?u de l?Exécutif est en train de dire?

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Ce sont vos derniers mots.

Mme Danielle SIMONNET. - Ce v?u de l?Exécutif et je terminerai par là, est en train de dire : "On remet en place en 2018 ou pas". Eh bien, il faudrait trancher. Amendez donc le v?u de l?Exécutif, supprimez toutes les alternatives et à ce moment-là, on le votera.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Ce message est clairement passé. Merci. Pour vous répondre à tous, Patrick BLOCHE. Nous aurons ensuite des explications de vote. Autrement, ce n'est pas drôle.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Nous aurions pu avoir ce débat au mois de décembre, lorsque nous avons discuté du budget de la Ville de Paris pour 2018. Nous l'avons au mois de janvier. Pourquoi j'évoque le mois de décembre ? Puisque, effectivement, au mois de décembre, dans le budget qui a été alors voté, les 3 millions d'euros de crédits consacrés aux "Vacances Arc-en-ciel" n'ont pas été reconduits. Je l'avais d'ailleurs signalé, de la manière la plus claire et la plus transparente qui soit, lorsque nous avions examiné ces crédits en 6e Commission. Mais il ne s'agit pas, pour moi, surtout en deux minutes, de refaire l'histoire. Ce qui importe, c'est le temps présent. Le temps présent, c'est le constat d'une erreur manifeste d'appréciation, comme on dit en droit public, et le fait que nous avons évidemment pris acte de l'attachement qui s'est manifesté autour de ce dispositif qui concerne plus de 4.000 enfants parisiens.

Cela dit, compte tenu d'un certain nombre d'interventions, je voudrais quand même souligner qu'il ne s'agit pas de dévaloriser non plus les colonies de vacances organisées par les caisses des écoles avec le soutien financier de la Ville de Paris - près de 3.000 enfants bénéficiaires chaque année -, ou encore les séjours "aventures" organisés par les centres de loisirs - plus de 2.500 enfants bénéficiaires chaque année -, ou encore les stages sportifs d'une semaine "Paris Sport Vacances" qui concernent, là encore, plusieurs milliers d'enfants.

De ce fait, aujourd'hui, 5 février, en séance du Conseil de Paris, mobilisé depuis déjà plus de 15 jours et mobilisé, évidemment, avec les services de la DASCO, je vous propose un v?u de l?Exécutif qui, de mon point de vue, répondra à toutes les interpellations, à toutes les interrogations et à toutes les inquiétudes puisqu'il traduit l'objectif essentiel de remettre en place pour l'été 2018, l'été prochain, le dispositif "Vacances Arc-en-ciel" en le faisant éventuellement évoluer. J'ai noté ce qu'a dit Fatoumata KONÉ, comme Jean-Noël AQUA.

Il reste qu'à l'heure où je vous parle, je n'ai pas la certitude que cela soit possible. C'est la raison pour laquelle il est évoqué, dans ce v?u, le fait d'augmenter le volume des "Vacances Arc-en-ciel" - ce sont les mêmes proposées par les caisses des écoles -, ou encore les séjours des centres de loisirs, ou encore les séjours offerts par la Caisse des allocations familiales. Je veux traduire, en tout cas ici, la volonté très forte de maintenir ce dispositif, si possible, et ce sera vraiment avec une grande énergie que je le ferai dès l'été prochain. Et, évidemment, un engagement, c'est plus facile à prendre, de reconduire le dispositif pour l'été 2019, que nous puissions, lors de cette séance du Conseil de Paris, en nous rassemblant sur le v?u de l?Exécutif, faire le constat ensemble que les "colos" de la Ville de Paris, cela continue.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Nous avons un certain nombre de demandes d'explication de vote sur le v?u de l?Exécutif, mais avant, je vais passer au premier v?u.

Le groupe Ecologiste de Paris maintient-il le v?u n° 29 ?

Mme Fatoumata KONÉ. - Retiré.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Le v?u n° 29 est donc retiré.

Le groupe Communiste maintient-il le v?u n° 30 ? Oui.

Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 30 avec un avis défavorable de l'Exécutif..

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u n° 30 est rejeté.

Le groupe les Républicains et Indépendants maintient-il le v?u n° 31 ? Oui.

Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 31 avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u n° 31 est rejeté.

Le groupe UDI-MODEM maintient-il le v?u n° 32 ?

Mme Anne TACHÈNE. - Compte tenu de la rédaction de la proposition de l?Exécutif, bien sûr nous maintenons notre v?u.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 32 avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u n° 32 est rejeté.

Le groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants maintient-il le v?u n° 33 ?

M. Alexandre VESPERINI. - Oui.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 33 avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u n° 33 est rejeté.

Danielle SIMONNET maintient-elle le v?u n° 34 ?

Mme Danielle SIMONNET. - Oui.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 34 avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u n° 34 est rejeté.

Avant de mettre aux voix le v?u n° 34 bis de l?Exécutif, je donne la parole à Jean-Baptiste MENGUY, puis à Laurence GOLDGRAB pour des explications de vote.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Monsieur le Maire.

Je suis vraiment consterné par la réponse qui nous a été faite.

D?abord, Monsieur BLOCHE, vous nous dites que vous vous étonnez puisque, dans la discussion budgétaire de décembre, les choses ont été présentées clairement. Bizarrement vous n?avez pas informé les parents suite à ce vote du budget et ils ont été mis devant le fait accompli. Cela veut dire que, soit vous avez caché des choses, soit vous avez omis d?informer les parents. Donc, de toute façon, vous avez tort. Vous nous expliquez que le budget a été supprimé dans le cadre du vote de décembre, mais par le v?u que vous nous présentez, bizarrement le budget a réapparu pour être abondé aux caisses des écoles. Soit il y a un problème au niveau du vote du budget de décembre, soit vous avez trouvé de l?argent. Et finalement si vous trouvez les fonds?

? Monsieur BLOCHE, si cela existe, cela existe pour les vacances "Arc-en-ciel". Arrêtez d?essayer de nous la faire à l?envers ! C?est complètement ridicule ce que vous dites.

Pour les caisses des écoles, encore une fois, nous sommes dans le cadre de marchés, donc vous ne pouvez pas requérir aux caisses des écoles pour des choses qui sont déjà engagées juridiquement et financièrement. Vous vous abritez derrière le budget de la Ville de Paris et nous avons aussi des budgets à voter, nous avons aussi des débats en comité de gestion, et vous ne pouvez pas piétiner ces procédures parce que vous vous êtes "plantés".

Enfin, je souhaiterais quand même à un moment donné qu?on fasse un bilan financier de cette gabegie et de ce couac énorme sur les séjours "Arc-en-ciel".

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

L?explication de vote est une minute.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Parce que cela a été dit par Mme SIMONNET, il y a des organismes qui sont engagés juridiquement et il va falloir des compensations financières, il va falloir payer du chômage à des animateurs et également 8 agents de la Ville. Tout cela aura un coût et à force on ne peut pas dépenser l?argent des Parisiens de la pire des façons.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Laurence GOLDGRAB pour une minute.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Notre groupe votera ce v?u de l?Exécutif qui prend acte de la situation et qui maintient ce dispositif. Bien sûr, en 2018, il fera ce qu?il peut et il affirme son intention pour 2019. Il reconnaît le fort caractère de mixité sociale de ce dispositif.

Merci beaucoup.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Monsieur MENGUY, s?il vous plaît, il est tard.

Madame SIMONNET pour une explication de vote ?

Mme Danielle SIMONNET. - Je voterai contre le v?u de l?Exécutif parce que je ne crois pas en votre parole quand vous êtes en capacité de dire à la fois : nous allons renouveler pour 2018 ou voilà toutes les mesures alternatives ! Et finalement, vous passez beaucoup de temps à exposer et préciser les mesures alternatives, alors qu?il faudrait tout simplement recevoir les 26 prestataires qui vous ont écrit, recevoir l?équipe qui est prête à reprendre, et concentrer nos énergies là-dessus.

En plus, je vais vous dire une chose : attention, juridiquement, il y a des problématiques de passer des marchés avec d?autres prestataires par le biais des caisses des écoles quand un marché court pour l?ensemble des colonies.

Je vous dis que je ne vous crois pas. La mobilisation va continuer. J?espère que vous allez les recevoir, il y aura un rassemblement encore mercredi prochain des parents, et j?espère bien que l?on arrivera à forcer ce maintien des colonies pour 2018.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Jean-Noël AQUA.

M. Jean-Noël AQUA. - Nous voterons le v?u de l?Exécutif, comme je l?ai dit, en notant, et c?est la chose la plus importante, qu?en 2019 le dispositif "Arc-en-ciel" va renaître, ce qui est déjà une première avancée.

Nous serons particulièrement vigilants pour vérifier effectivement qu?un maximum sera fait pour que ce soit le cas en 2018. Nous espérons pouvoir être au départ des enfants, dès cet été en juin, pour les accompagner dans leur voyage cet été. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Anne TACHÈNE ?

Mme Anne TACHÈNE. - Je ne vous cache pas que je suis assez surprise de la façon dont l?Exécutif traite une disposition qui me paraît tout à fait judicieuse. J?invite chacun d?entre vous à lire la proposition qui nous est faite de l?adjoint, puisqu?il s?agit de remettre en place un dispositif où à défaut, comme cela a été très bien dit par Danielle SIMONNET, on nous propose une palette de solutions alternatives. Je pense que l?accumulation de couacs juridiques que l?on dénonce à longueur de Conseil de Paris devrait vous amener à beaucoup plus de rigueur.

Donc, pour ces raisons, nous voterons contre la proposition de l?Exécutif.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Enfin, Fatoumata KONÉ.

Mme Fatoumata KONÉ. - Ma lecture est sans doute différente, mais je pense en tout cas que l?important est quand même le bien-être des enfants, à savoir qu?ils vont sans doute, je l?espère, pouvoir retourner en vacances ou en colonie de vacances.

Effectivement il y a un problème de "timing", il faut aussi être raisonnable. Je pense que le v?u va dans le bon sens puisqu?il dit que l?Exécutif fera au mieux, afin que ces séjours puissent reprendre cet été. On est en février 2018. Alors si c?est possible, tant mieux et j?espère en tout cas qu?on nous donnera les moyens et que l?Exécutif fera réellement en sorte que ces colonies puissent reprendre. Sinon, en 2019, ce sera le cas.

Je pense que c?est quand même un peu limite. Soyons raisonnables. L?important est que les enfants vont pouvoir retourner en colonie de vacances. Attendons en tout cas que l?Exécutif puisse réellement nous donner les conditions pour travailler de manière à ce que cela puisse être effectif cet été.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Nous avons donc maintenant l?avis d?à peu près tous les groupes.

Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 34 bis de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2018, V. 12).

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Mes chers collègues, il est 21 heures passées de deux minutes, je vais maintenant mettre fin à la séance. Pour aujourd?hui, je pense que la journée a été pas mal. En tout cas, pour moi, c?est bon !

Nous reprendrons demain matin avec les v?ux non rattachés et le v?u relatif au dédoublement des classes de CP.

Bonne soirée à tous !