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Fevrier 2018
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Vœu déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche relatif aux bornes d’appel des taxis. Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif aux bornes de taxis.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2018


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons les v?ux référencés n° 127 et n° 128 relatifs aux bornes d?appel des taxis.

La parole, pour présenter le v?u n° 127, est à M. LE RESTE.

M. Didier LE RESTE. - Merci, Monsieur le Maire.

Mme la Maire de Paris a souhaité évoquer dans ses v?ux, le 10 janvier dernier, la nécessaire installation de bornes de taxis à Paris.

Les élus communistes se réjouissent bien sûr des engagements pris à cette occasion qui rejoignent totalement leurs propositions défendues depuis plusieurs mois. Je pense notamment, bien sûr, à l?amendement budgétaire, déposé par mon groupe à l?occasion du dernier Conseil de Paris lors des débats budgétaires, afin de flécher un financement permettant la pose et la dépose des bornes qui ne fonctionnent pas actuellement.

Enfin, nous sollicitons depuis le mois de mai dernier qu?un calendrier de travail soit établi avec les acteurs concernés, afin de résoudre les différents dysfonctionnements et problèmes qui affectent le travail des taxis.

Les taxis proposent des tarifs réglementés et contribuent à l?offre des transports parisiens. Ils doivent être donc davantage associés et intégrés dans le plan de mobilité parisien. L?utilisation de l?application Paris Taxi 2 n?est ni pleinement satisfaisante, ni suffisante, et n?est pas contradictoire avec la rénovation des bornes d?appel. Les bornes sont indispensables pour permettre à tous les usagers, notamment celles et ceux qui ne disposent pas des technologies numériques ou encore aux touristes d?accéder au service des taxis.

C?est pourquoi nous rappelons par ce v?u notre volonté de pouvoir faire avancer rapidement ce dossier et de pouvoir disposer d?engagements clairs sur l?installation des nouvelles bornes de taxis.

Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.

La parole est à Mme Danielle SIMONNET, pour présenter le v?u n° 128.

Mme Danielle SIMONNET. - J?abonde dans le sens de Didier LE RESTE.

En janvier 2016, quand j?avais déposé un v?u pour la réinstallation des bornes de taxi et la mise en application de l?appli Paris Taxi qui avait eu un très fort écho chez les taxis, avec plus de 6.000 vues sur YouTube de mes deux minutes d?intervention. Et comme vous le savez j?en ai même fait par la suite une conférence gesticulée.

En janvier 2016, que me disait l?Exécutif ? Madame SIMONNET, on rejette votre v?u parce que de toute façon la Ville est en train de réinstaller ces bornes et que l?appli Paris Taxi promise va être en route.

Or, deux ans après, sur le terrain, les taxis n?ont vu aucun changement concernant les bornes et la deuxième tentative d?application Paris Taxi est encore un total fiasco. J?ai cherché sur les différentes boucles, "WhatsApp", "Telegram" sur laquelle je suis avec de nombreux taxis, j?ai cherché désespérément un taxi qui soit satisfait de l?appli et qui récupère des clients par l?appli. Je n?en ai pas trouvé ! Pourtant M. MISSIKA me disait lundi en séance que soi-disant cela marchait du feu de dieu. C?est faux, c?est pipeau !

Je vous rappelle que les presque 18.000 taxis parisiens s?acquittent chaque année de leur droit de stationnement à la Ville. Vous allez vérifier mais je crois que cela s?élève à environ 70 euros par an, ce qui ferait tout de même une coquette somme. 1,260 million d?euros. Qu?est-ce qu?on fait de ce 1,260 million d?euros ? L?argent pour réinstaller les bornes est là. Il est utilisé pour quoi faire ?

Je me demande si les taxis parisiens ne feraient pas bien de faire un recours au tribunal administratif vis-à-vis de la Ville puisqu?elle ne s?acquitte pas de ses obligations vis-à-vis d?eux. À un moment donné, il faut savoir ce que l?on veut, on respecte la réglementation des métiers. La profession de taxi est une profession réglementée où les tarifs sont fixés par la Préfecture. On est censé être une ville qui s?engage pour le respect des métiers et non pas pour la prédation en bande organisée que représente "Uber", qui par exemple hier a fait exploser ses tarifs en profitant de la neige et de l?algorithme qui lui était favorable.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame SIMONNET.

Pour vous répondre, la parole est à M. Christophe NAJDOVSKI, en deux minutes.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Vos v?ux portent principalement sur la question légitime du renouvellement des bornes d?appel téléphonique de taxis. Rappelons-le, elles ont été installées au début des années 1990, elles sont aujourd?hui vétustes et leur ancienneté rend leur entretien difficile.

Nous avons voté, vous le soulignez, plusieurs v?ux demandant la modernisation de ces bornes. Un travail a été réalisé pour déterminer un nouveau modèle de borne et une analyse financière a été effectuée. Les v?ux déposés n?attendent plus que leur mise en application. La Maire de Paris a ainsi annoncé, lors de ses derniers v?ux en janvier dernier, qu?une soixantaine de bornes seraient modernisées.

En effet, si certaines bornes jouent encore un rôle significatif dans la mise en relation entre les chauffeurs de taxis et les clients, avec plusieurs centaines de mises en relation, d?autres s?avèrent très peu, voire plus du tout utilisées. C?est la raison pour laquelle nous estimons qu?il est pertinent de remplacer les bornes sur un certain nombre de stations mais pas nécessairement sur l?intégralité des stations.

C?est une option qui a déjà été présentée aux représentants des taxis lors d?un précédent comité technique. Le dialogue doit donc être poursuivi, et non établi avec les représentants de taxis puisqu?il est déjà établi ; c?est la nuance qui est apportée par notre amendement.

De plus, le comité de suivi que vous souhaitez instaurer n?est autre que le comité technique qui s?est réuni en juillet dernier et que nous allons réunir de nouveau prochainement.

L?impact budgétaire dans l?installation des nouvelles bornes est en cours de finalisation par les services et il s?avère qu?il ne sera pas forcément nécessaire d?inscrire une somme au budget supplémentaire. C?est la petite nuance que nous apportons également.

Enfin, nous avons saisi la Préfecture de police sur la problématique du racolage dans les gares qui nous a répondu qu?il y a une intensification des contrôles et qu?ils doivent nous transmettre des données statistiques que je vous communiquerai dès qu?elles me seront transmises, mais peut-être que M. le Représentant du Préfet de police pourra également apporter certains éléments.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Christophe.

Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Nous vous transmettrons effectivement un bilan plus détaillé des contrôles qui ont été opérés pour assurer la complémentarité des taxis VTC et Loti, en tout cas jusqu?en décembre dernier.

Quelques chiffres : en 2017, 28.520 véhicules taxis VTC et Loti ont été contrôlés sur l?ensemble de la Préfecture de police, plus de 11.000 infractions ont été relevées qui concernent majoritairement les Loti mais aussi les taxis et les VTC. L?activité de contrôle concerne tout le ressort de la Préfecture de police avec des opérations et des contrôles plus ciblés sur les sites sensibles, notamment les gares parisiennes ainsi que les aéroports. Nous mettons en place également des dispositifs spécifiques lors de certaines opérations.

L?ensemble de ces chiffres, dont les détails vous seront communiqués ultérieurement, n?est pas le fruit du hasard. Nous avons mis en place un plan d?action dans un contexte réglementaire, qui n?a cessé d?évoluer ces derniers temps, pour assurer le respect et la complémentarité des acteurs, selon le cadre juridique fixé. La P.P. n?est pas là pour déterminer les évolutions des usages ou les modalités de transport des particuliers, mais nous sommes là pour faire appliquer la loi et nous y veillons.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Monsieur le Représentant du Préfet de police.

Est-ce que le v?u n° 127 est amendé ?

L?amendement est-il accepté, Didier LE RESTE ?

M. Didier LE RESTE. - J'accepte l'amendement à notre v?u, en sachant que nous veillerons quand même à ce que les engagements de la Maire de Paris soient mis en ?uvre et les financements afférents mobilisés.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Très bien. Merci beaucoup, Didier LE RESTE.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe Communiste - Front de Gauche, amendée par l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u amendée est adoptée. (2018, V. 60).

Le v?u n° 128 de Mme SIMONNET étant maintenu, je le soumets à vos voix avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par Mme SIMONNET, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.