Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1995
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

59 - QOC 95-158 Question de Mme Gisèle STIEVENARD, M. Jean-Yves MANO, Mmes Claudine BOUYGUES, Yvette DAVANT, Danièle HOFFMAN-RISPAL, Malvina PIN, Olga TROSTIANSKY, M. Serge BLISKO et des membres du groupe socialiste à M. le Maire de Paris sur les conditions de vie des personnes âgées dépendantes dans les hôpitaux de Paris, notamment à l'hôpital Sainte-Perrine.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1995




M. Gérard LEBAN, adjoint, président.- La question suivante du groupe socialiste à M. le Maire de Paris est relative aux conditions de vie des personnes âgées dépendantes dans les hôpitaux de Paris, notamment à l'hôpital Sainte-Perrine.
En voici le texte :
"Un récent article de presse fait état des conditions de vie pénibles dont souffrent les personnes âgées dépendantes hébergées dans des établissements de moyen et long séjours de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, en raison du manque chronique de personnels, qui, par ailleurs, travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, et dont il convient de saluer le dévouement et le sens des responsabilités.
Mme Gisèle STIEVENARD, M. Jean-Yves MANO, Mmes Claudine BOUYGUES, Yvette DAVANT, Danièle HOFFMAN-RISPAL, Malvina PIN, Olga TROSTIANSKY, M. Serge BLISKO et les membres du groupe socialiste demandent à M. le Maire de Paris, en sa qualité de Président du Conseil d'administration de l'A.P.-H.P., de se saisir de ce problème et d'intervenir afin qu'il soit remédié aux dysfonctionnements constatés à l'hôpital Sainte-Perrine, comme ailleurs.
Seul un renforcement des effectifs en personnel dans des centres de moyen et long séjours, outre qu'il s'intégrerait dans une politique de l'emploi à Paris, en particulier d'aide à la personne, permettrait d'améliorer la situation et d'assurer aux personnes âgées dépendantes hébergées au sein des structures hospitalières, les soins, l'attention et la dignité qui leur sont dus."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint.
Les hôpitaux gérontologiques de l'A.P.-H.P. ont vu leurs effectifs progresser pendant la période 1990-1995, passant de 3.889 à 4.339 agents, toutes catégories de personnel soignant confondues, soit une augmentation de 11,5 %.
Toutefois, cette progression n'a pas pu toujours être à la mesure de l'alourdissement de la charge de travail, dû au vieillissement, à l'aggravation des pathologies et à la plus grande dépendance des personnes âgées hébergées, et notamment à la part croissante au sein de celles-ci de malades présentant des troubles du comportement (démence sénile).
Afin de remédier à ces difficultés, l'A.P.-H.P. a décidé d'engager un vigoureux effort de redéploiement des effectifs vers les hôpitaux de moyen et long séjours.
C'est ainsi que l'A.P.-H.P. a envisagé, dans le cadre des négociations du budget 1996 avec les autorités de tutelles qu'une centaine d'emplois de personnels infirmiers et aides-soignants viennent renforcer les équipes de gérontologie, dont une dizaine sera allouée à l'hôpital Sainte-Perrine.
Cet effort quantitatif s'accompagnera, à Sainte-Perrine comme dans les autres hôpitaux gérontologiques, d'actions visant à l'amélioration de la qualité de soins (notamment la mise en place de protocoles de soins pour la prévention des escarres, renforcement des équipes de soins palliatifs, etc.), et d'actions de formation intensives du personnel en matière d'hygiène et manutention des malades.