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Mars 2018
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2018 DASCO 6 G - Gestion des cités scolaires du second degré - Convention avec la Région Ile-de-France.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2018


 

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DASCO 6 G relatif à la gestion des cités scolaires du second degré - convention avec la Région Ile-de-France.

La parole est à Mme Marie-Laure HAREL, pour cinq minutes.

Mme Marie-Laure HAREL. - Je vous remercie.

Je ferai moins de cinq minutes. J'ai voulu intervenir sur ce projet de délibération, qui traite de la gestion des cités scolaires et notamment de l'organisation de la restauration dans les lycées, pour mettre en lumière un fait divers quelque peu troublant survenu la semaine dernière dans l'arrondissement dans lequel je suis élue, dans le 3e.

Le 15 mars dernier, la cantine du lycée Turgot a été fermée pour insalubrité. Le rapport sanitaire est franchement effrayant. La cuisine était dans un état pitoyable. On servait des aliments périmés et il n'y avait aucun chef sur place pour garantir la bonne application des normes d'hygiène.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Je vais demander à tous les conseillers d'écouter Mme HAREL.

Mme Marie-Laure HAREL. - Pardon ?

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Je demande à chacun de vous écouter, Madame HAREL.

Mme Marie-Laure HAREL. - C'est très gentil de votre part.

On se demande comment cela peut encore exister en 2018. Tout le monde le sait : les lycées sont rattachés à la Région et c'est d'ailleurs elle qui a été alertée dans le cas présent. Mais en tant qu'élus à Paris, on ne peut pas tolérer que des situations pareilles puissent exister. On doit se remettre en question quand on voit que la santé d'écoliers est aujourd'hui susceptible d?être mise en danger, car on leur prépare des repas dans des lieux nauséabonds et en utilisant des denrées totalement toxiques.

Le projet de délibération présent, qui vise à renouveler la convention qui unit le Département de Paris à la Région Ile-de-France, possède un chapitre qui est exclusivement dédié aux nouvelles modalités de gestion de la restauration scolaire. Je voudrais passer le message, au moment où nous nous apprêtons à renouveler ce partenariat avec l'Ile-de-France, pour que nous alertions lourdement la Région et que nous lancions de vastes actions préventives, en commençant par, sans doute, une inspection générale et en profondeur de toutes les cantines de nos lycées parisiens.

J'aurais voulu pouvoir déposer un v?u lié à ce fait divers, mais il est arrivé après les "dead lines". J'espère donc qu'il est toujours temps de faire passer ce message et de tenir compte de cet événement assez inquiétant dans la gestion des cantines à l'avenir. Je vous remercie.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame HAREL.

Pour vous répondre, la parole est à M. BLOCHE, pour cinq minutes.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - Merci?

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci d?écouter M. BLOCHE et uniquement M. BLOCHE.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - Je remercie Marie-Laure HAREL de s'être inscrite sur ce projet de délibération et d?avoir ainsi traduit la préoccupation qui ne peut être que la nôtre, au sujet de la fermeture de la cantine de la cité scolaire Turgot dont les médias se sont faits légitimement l'écho.

De ce fait, je n'ai évidemment pas besoin de préciser à une Assemblée aussi avertie que nous ne sommes pas, en tant que collectivité parisienne, aussi bien Commune que Département, en responsabilité, dans la gestion des lycées. Mais c?est vrai que les collégiens, puisque c'est une cité scolaire, sont impactés par les problèmes de la fermeture de cette cantine scolaire pour insalubrité. Visiblement, en fonction des éléments en ma possession, l'insalubrité et les mauvaises conditions de restauration nées de l'état de vétusté de cette cantine sont connues depuis un certain temps.

Je souhaite vivement - comme vous, j?imagine, Madame HAREL - que la Région prenne ses responsabilités et qu'en l'occurrence, le Conseil régional et, bien sûr, sa présidente, Valérie PÉCRESSE, agissent avec l?efficacité la plus grande pour que collégiens et lycéens de Turgot puissent se restaurer à nouveau dans des conditions d'hygiène qui soient garanties.

Je resterai, évidemment, avec la Maire de Paris, particulièrement vigilant sur ce dossier afin que le problème qui est né au lycée Turgot puisse se résoudre le plus rapidement possible. Mais je le répète avec insistance : les lycées, ce n'est pas la Ville ni le Département, c'est la Région. Donc, on en parle ici, certes, mais la résolution du problème est ailleurs.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci, Monsieur BLOCHE.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 6 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DASCO 6 G).