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2018 DAE 163 - Mise en œuvre de l’aide au développement de projets d’étudiants et jeunes diplômés dans le domaine de l’économie sociale et solidaire.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2018


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DAE 163 relatif à la mise en ?uvre de l'aide au développement de projets d'étudiants et jeunes diplômés dans le domaine de l'économie sociale et solidaire.

La parole est à Danièle PREMEL, pour cinq minutes.

Mme Danièle PREMEL. - Madame la Maire, mes chers collègues.

Aider les jeunes diplômés à mettre en ?uvre des projets qui relèvent de l'économie sociale et solidaire est important pour notre collectivité. Ce projet de délibération que nous voterons est au carrefour des préoccupations des élus communistes car il permet de donner un coup de pouce à des jeunes diplômés parisiens ou de proche banlieue, de faciliter le lien entre l'université et le monde du travail, de développer des projets qui enrichissent notre territoire et favorisent l'emploi local.

Nous sommes dans le prolongement direct de nos propositions sur la relocalisation de la production et le soutien au mode d'organisation du travail collaboratif et mutualiste.

La "start-up" E.S.S. n'est pas la "start-up" Nation d'Emmanuel MACRON et d'Édouard PHILIPPE. Non, nous ne voulons pas d'une société où l'on juge les citoyennes et les citoyens à l'aune de leur seule réussite économique individuelle ou de leur statut social.

Nous ne voulons pas de la Rolex de Jacques SEGUELA comme signe, à 50 ans, de réussite de sa vie. Nous ne voulons pas d'une société où le seul but des jeunes Françaises et jeunes Français serait de devenir milliardaire.

Il ne suffit pas d'utiliser le mot "start-up" pour faire moderne. La modernité, ce n'est pas le retour du travail à la tâche contre lequel les classes populaires s'étaient battues au XIXe siècle. Ce retour en arrière, on peut toujours l'appeler "ubérisation" pour faire moderne. Ce que cache ce barbarisme n'est rien d'autre qu'un retour au passé.

La modernité, ce sont ces nouvelles formes d'appropriation de l'outil de travail et de production par les travailleurs et les travailleuses, que l'on peut voir dans les coopératives, par exemple.

Le secteur de l'économie sociale et solidaire nous montre qu'il est possible de mettre en place des modes de gestion démocratique et participatifs. C'est ainsi que celles et ceux qui travaillent pourront donner du sens à leur activité et créer de la richesse, richesse qui se mesure autrement qu'en seuls termes financiers.

Ce projet de délibération favorise le développement de projets pour et avec les jeunes. Appuyés sur l'économie sociale et solidaire qui est du côté de la modernité, car elle est fondée sur le principe de solidarité et d'utilité sociale. Elle place l'homme au c?ur de l'économie et met les activités économiques au service de l'engagement social, et l'entreprise sociale au c?ur du mouvement comme acteur clé du changement. En cela, il est projet de société. C'est vers ce type de projet en direction des jeunes que l'action publique de notre collectivité doit résolument se tourner.

Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Madame PREMEL.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Marie-Christine LEMARDELEY.

Mme Marie-Christine LEMARDELEY, adjointe. - Merci beaucoup, Madame PREMEL, de vous être inscrite sur ce projet de délibération qui me permet de mettre l'accent sur un programme d'aide au développement de projets d?étudiant-e-s et de jeunes diplômé-e-s dans le domaine de l'économie sociale et solidaire. De quoi s?agit-il ? Il s'agit de faire tomber les préjugés, les idées reçues sur l'économie sociale et solidaire, de préciser la définition de l'économie sociale et solidaire, ses champs, ses contours et de susciter l'implication des étudiantes et des étudiants dans ce secteur.

La Ville joue un rôle fédérateur, notamment à travers sa maison des initiatives étudiantes, en s'entourant d'experts et d?expertes pour un accompagnement qui fait rimer vie professionnelle et engagement, vie économique et progrès humain, création d'entreprise et impact social.

Comme vous l'avez souligné, ce sont des valeurs qui parlent aux jeunes. L'économie sociale et solidaire porte des objectifs économiques autres que le seul profit, en remettant l'humain au c?ur des préoccupations, en regroupant des initiatives de développement local, d'insertion ou de réinsertion, de lutte contre l'exclusion. En portant ces valeurs, l'économie sociale et solidaire parle aux étudiant-e-s et à leur envie de coopérer et de s'insérer professionnellement de manière responsable et durable. L'économie sociale et solidaire a aussi besoin des étudiants et des étudiantes, car ils et elles questionnent notre modèle de développement, créent des projets innovants et renouvellent les modes de gouvernance.

La Ville est donc mobilisée pour l'économie sociale et solidaire, notamment face au désengagement de la Région puisque nous avons noté la fermeture du centre de ressources francilien "L'Atelier". Avec ma collègue Antoinette GUHL, nous restons mobilisées. Ce nouveau dispositif, "Start in E.S.S.", concrétise la rencontre du monde étudiant et du monde de l'E.S.S. Elle sera, je n'en doute pas, porteuse de transformations sociales profondes pour un Paris de la coopération et de la solidarité.

Je vous engage donc à voter ce projet de délibération. Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAE 163.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DAE 163).