Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mars 2018
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

2018 DEVE 33 - Adoption du Plan Biodiversité de Paris 2018-2024. (Suite).

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2018


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Je vous propose que nous reprenions nos débats qui vont donc se poursuivre avec l?intervention de Jérôme DUBUS, à qui je cède immédiatement la parole.

M. Jérôme DUBUS. - Merci, Monsieur le Maire.

Pour présenter les v?ux de notre groupe - cela ira assez vite -, nous avons déposé trois v?ux, dont l'un sera examiné en 3e Commission et n'est pas rattaché mais j'en parlerai quand même.

Ce premier v?u concerne le projet maintenant différé d'une baignade biologique au lac Daumesnil. Nous connaissons le rapport de la DRIEE sur ce sujet, qui est assez négatif sur la sur-fréquentation du site et son impact sur la biodiversité. Ce site est classé espace boisé et zone naturelle et forestière. Il accueille de nombreuses espèces d'oiseaux et des arbres dits arbres remarquables de France. Certaines associations ont également fait savoir que de nombreuses espèces d'oiseaux y trouvaient refuge. Le respect de la biodiversité n'est donc pas forcément compatible avec l'ouverture de cette baignade qui pourrait accueillir plusieurs milliers de personnes par jour. Je rappelle qu'aujourd'hui les visiteurs du bois de Vincennes sont 11 millions par an et que 67 % d'entre eux viennent en voiture.

Vous avez donc, Madame la Maire, indiqué récemment avoir différé ce projet ; mettons à profit ce délai pour réaliser une étude d'impact très précise sur les conséquences sur la biodiversité qu?entraînerait cette ouverture. C'est notre premier v?u.

Le deuxième v?u a trait à l'ouverture de certains parcs et jardins la nuit. Cette ouverture la nuit et son impact sur la flore et sur la faune de ces parcs est-elle compatible avec les objectifs du Plan Biodiversité ? C'est la deuxième question que nous posons par ce v?u. Tout pousse à penser le contraire. 137 espaces verts ont été ouverts la nuit cet été, dont 8 squares et parcs de taille importante. Cette ouverture impose la présence de lumière artificielle et provoque le piétinement des sols et des nuisances sonores importantes. Dans sa résolution 1776, le Parlement européen indiquait dès 2010, je le cite, que "la pollution lumineuse touchant la faune et la flore est l'une des plus grandes menaces sur la biodiversité urbaine, en ayant de plus des effets délétères sur le métabolisme humain".

Là également, nous souhaitons que soit lancée une étude d'impact sur l'ouverture nocturne des espaces verts, sur la faune et la flore parisienne, ainsi qu?une communication sur le type d'éclairage utilisé dans la Capitale, notamment dans les parcs et jardins.

Enfin, notre troisième v?u concerne la pédagogie et l'information de ce nouveau Plan Biodiversité. L'évolution du premier plan a fait apparaître un manque flagrant de communication vis-à-vis des Parisiens. Dans ce deuxième plan, des objectifs ambitieux sont fixés pour les arrondissements : rues végétalisées, espaces biodiversité, etc. Il faut donc que les Parisiens se saisissent de ce plan et les arrondissements ont un rôle majeur à jouer dans cette application.

Nous demandons ainsi que soit organisée très rapidement une réunion publique par arrondissement, évidemment à la disposition du maire d'arrondissement, et que les conseils de quartier soient saisis sur ce sujet pour proposer des lieux et des actions qui peuvent s'inscrire dans ce plan et dans sa déclinaison territoriale.

Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, notamment pour le respect de votre temps de parole.

La parole, pour le groupe les Républicains, est à Mme Valérie MONTANDON.

Mme Valérie MONTANDON. - Mes chers collègues, les plans Biodiversité se suivent et se ressemblent, ils sont toujours remplis de bonnes intentions qui font consensus mais qui ne sont pas, hélas, forcément mis en place et leurs résultats ne sont jamais évalués concrètement.

Si l'on observe l?évolution dans l'un des deux poumons verts de la Capitale, que s'est-il passé dans le bois de Vincennes depuis 2011, date de l?adoption du dernier plan de biodiversité ? Le bois de Vincennes a continué à être utilisé comme réserve foncière avec la construction d'une aire d'accueil des gens du voyage impliquant la viabilisation du site et la construction de ce bâtiment. Il y a eu aussi le maintien du bâtiment "Adoma", certes limitrophe au bois de Vincennes, mais qui est tout de même le bâtiment dit temporaire et qui devient permanent, et le maintien de la Foire du Trône sur la pelouse de Reuilly avec aucune étude de relocalisation possible des activités. Enfin, l'exemple le plus flagrant et le plus récent est celui du projet de baignade du lac Daumesnil, dont les impacts sur le site en termes de biodiversité sont très négatifs.

La Ville a d?abord minimisé ces impacts jusqu'à ce que la pression des associations et des riverains soit trop forte lors de l'enquête publique qui vient juste de s'achever. Vous avez annoncé par voie de presse suspendre cet aménagement. Cependant, dans le Plan Biodiversité, il persiste des contrevérités sur le projet de baignade, par exemple page 22 où il est inscrit, je cite, que "les études réalisées montrent que la baignade aura peu d'effets sur la biodiversité".

C?est pourquoi nous avons déposé en effet un amendement qui vous demande de bien vouloir retirer ce passage et j'observe que sur table l'Exécutif vient aussi de réagir à ce sujet ; il était temps. Je souris aussi à la tentative de récupération politique du groupe les Ecologistes suite à l'abandon du projet de baignade. Ils avaient voté, je le rappelle, favorablement du début à la fin toutes les délibérations de ce projet et ils se félicitent aujourd'hui de son abandon.

Vous affichez aussi que la Ville de Paris doit être exemplaire et qu'elle applique la biodiversité à toutes les échelles, notamment dans ses documents administratifs. Sur ce point, vous avez encore une grande marge de progression. Dois-je vous rappeler que lors de la révision du règlement de la Foire du Trône sur la pelouse de Reuilly, votre majorité a totalement omis toutes les considérations écologiques sur ce site et que ce sont les amendements de notre groupe, que j'ai défendus en séance, qui ont rétabli que le règlement devait être nécessairement compatible et opposable avec toutes les orientations prises par le Conseil de Paris à travers l'adoption de la charte d'aménagement du Plan arboricole ou encore du Plan Biodiversité ?

Dans le même esprit, vous fixez des objectifs d'inscrire la biodiversité dans tous les documents d'urbanisme et les plans environnementaux de la Ville. Nous souhaitons enrichir cette action par un amendement qui propose de sanctuariser les espaces verts existants, notamment dans les bois et tous les espaces pouvant être aménagés en espaces verts dans le P.L.U.

Qu'en est-il aussi, mes chers collègues, de toutes les normes de certification environnementale, notamment celles internationales ISO 14001 dans le bois de Vincennes, qui ne sont jamais évaluées et pour lesquelles les v?ux que nous avons déposés à maintes reprises et demandant un audit ou une évaluation de leur application n?ont jamais, hélas, abouti à quelque chose de concret ?

Enfin, le rapport de la C.R.C. sur la gestion des concessions dans les bois de Vincennes et de Boulogne est justement, sans jeu de mots, sans concession à votre égard quant au peu de suivi des activités dans les bois.

Bien sûr, nous sommes d'accord avec les orientations et les objectifs du Plan Biodiversité, mais ce que nous voulons par-dessus tout, ce ne sont pas des intentions mais des actes. Début 2016, la C.R.C. a relevé que 18 des 20 arrondissements parisiens étaient sous-dotés en espaces verts de proximité dans le cadre d'un rapport sur la politique régionale en la matière. Selon un classement publié par le M.I.T., Paris est la ville la moins verte parmi les 26 villes du panel. A titre de comparaison, Singapour comporte près de 30 % de verdure alors que la Capitale n'en compte pas moins de 9 %.

Monsieur le Maire, la demande d'espaces verts et d'espaces de respiration n'a jamais été aussi forte à Paris et nous ne comprenons pas votre course à la bétonisation dans certains projets ou tentatives de projets, tels que le stade Ménilmontant ou encore les secteurs Léo-Lagrange ou Paul-Valéry. Nous ne comprenons pas non plus que des projets qui devraient être consensuels, comme par exemple l'extension du jardin Debergue, puissent être aussi mal conduits, puisque ce projet retenu consiste à condamner des fenêtres de logements déjà existants.

Nous avons déposé un v?u pour que cette programmation améliore l?intégration des bâtiments et respecte le c?ur d'îlot en observant la continuité des espaces libres entre la cité Debergue, la cité du Rendez-Vous et les 71 et 77 avenue du Docteur-Netter.

Madame la Maire du 12e arrondissement, évitez les raccourcis insincères. Je vous rappelle que sur ce projet nous sommes d'accord sur les objectifs de création de jardins, de logements et de la crèche et qu?il suffirait juste d'une meilleure intégration des bâtiments pour obtenir l'unanimité sur ce projet.

Le Plan Biodiversité 2018-2024 ne prévoit pas l'achèvement d'un inventaire complet de la biodiversité avant son échéance. En 2024, l'objectif se limite à 40 % du territoire parisien alors qu?en 2014, 18 % étaient déjà couverts. Nous souhaitons aller bien plus loin car il est fondamental de réaliser des diagnostics et des inventaires pour connaître les effets du Plan Biodiversité et permettre d'en corriger les insuffisances au plus vite.

C?est pour cela que nous vous proposons que le calendrier de réalisation de l'action soit ainsi modifié : pour 2020, 50 % du territoire parisien a fait l'objet d'un diagnostic ou d?un inventaire de biodiversité ou encore en 2024, 100 % du territoire parisien a fait l'objet d'un diagnostic ou d?un inventaire de biodiversité.

La biodiversité se trouve au carrefour de nombreux enjeux : la protection de la planète, la qualité de vie, la pérennité des activités et le lien social. A travers nos observations et l'ensemble de nos amendements, nous nous inscrivons dans une démarche constructive pour vous aider à passer des paroles aux actes.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame MONTANDON.

Pour le groupe Socialiste, la parole est à M. Philippe DUCLOUX.

M. Philippe DUCLOUX. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, d'après Antoine de Saint-Exupéry, "nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants".

Actuellement, la situation est préoccupante, nous constatons une extinction massive des espèces, sans parler du réchauffement climatique. Il nous faut donc agir pour tenter d?enrayer ce processus catastrophique en cours, mais surtout donner les moyens de la compréhension et de l?action pour nos enfants.

C?est pourquoi la sensibilisation du public, et tout particulièrement celle des enfants, est un enjeu fondamental pour préserver et développer notre biodiversité. Il nous faut donc découvrir ou redécouvrir la richesse de l?environnement dans lequel nous évoluons et avec lequel nous interagissons.

Comprendre ces mécanismes permettra de mieux appréhender son équilibre mais surtout de prendre conscience de sa fragilité. C?est pourquoi il est absolument nécessaire de former nos futurs citoyens dès la crèche jusqu?au collège, puis au lycée dans le cadre scolaire, sans oublier le périscolaire et l?extrascolaire, afin qu?ils puissent adopter un comportement responsable garant de la préservation de la biodiversité.

Pour cela, dans le cadre du Plan Biodiversité qui nous est présenté aujourd?hui, nous allons développer des outils pédagogiques pour renforcer la place de l?éducation à l?écologie urbaine auprès des enfants et de leur famille. C?est aujourd?hui primordial, mes chers collègues. Cela prendra la forme d?ateliers pratiques, de mini-conférences, d?expositions photographiques sur les temps périscolaires.

Par exemple, un partenariat avec le Musée national d?histoire naturelle - la Maire de Paris l?a rappelé ce matin - est mis en place pour proposer des protocoles scientifiques à réaliser avec les élèves dès la maternelle jusqu?au lycée pour observer certaines espèces animales et végétales. Des visites seront et sont organisées à l?intention des enfants sur le temps périscolaire dans les sites du Jardin botanique de Paris.

La Direction des affaires scolaires a d?ores et déjà accompagné de nombreux projets pédagogiques en faveur de l?environnement et de la biodiversité. C?est déjà plus de 110.000 journées qui ont été consacrées à la sensibilisation de nos jeunes Parisiens sur les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires.

Le programme de végétalisation que nous portons est également relayé dans les écoles parisiennes, notamment à travers le développement de potagers de pleine terre ou hors-sol. De plus, grâce au projet "Cultiver dans les écoles" du Budget participatif, c?est 248 écoles qui n?avaient pas de surfaces de pleine terre qui ont pu être équipées de matériels pour de la culture hors-sol. Cela vient compléter les 350 jardins pédagogiques déjà en place dans nos écoles.

Durant les temps d?activités périscolaires, T.A.P., les enfants ont pu bénéficier de 532 ateliers sur la thématique de l?environnement et la protection de la planète. En parallèle, les Ateliers bleus proposés après l?école et les classes, à projets artistiques et culturels en lien avec l?Académie de Paris, proposent maintenant la thématique du développement durable.

Pour renforcer ces actions déjà mises en ?uvre, les services de la Ville vont développer des cycles de découverte de l?écologie urbaine à Paris à l?intention des écoles et des centres de loisirs. Ils accompagneront ainsi les établissements scolaires dans la mise en ?uvre des projets. Des kits d?activité et de sensibilisation à la biodiversité seront mis à disposition des enseignants, des animateurs et des éducateurs.

Pour permettre la prise en compte de la biodiversité et favoriser la mise en place d?activités de sensibilisation, il est nécessaire de former et d?accompagner les personnels encadrant les enfants sur tout le temps scolaire de leur vie, que ce soit à la crèche ou à l?école. C?est pourquoi nous développons un programme, à travers notre projet ce matin, un programme de formation à la biodiversité à l?attention des acteurs du scolaire, périscolaire et extrascolaire. Il sera destiné aux professeurs de la Ville de Paris mais aussi aux professeurs des écoles en lien avec le rectorat de Paris, ainsi qu?aux animateurs accompagnateurs. De la même manière, les référents biodiversité nommés dans les circonscriptions des affaires scolaires et de la petite enfance, les CASP, recevront une formation dédiée et adaptée. Nous allons poursuivre, mes chers collègues, le développement des vergers et des potagers pédagogiques dans nos écoles maternelles comme élémentaires. En complément, pour sensibiliser les enfants à ces questions dès le plus jeune âge, nous installerons des potagers dans les crèches et les établissements d?accueil de la petite enfance. Concernant les écoles, nous allons expérimenter et développer les cours "oasis". Cette innovation consiste à remplacer l?enrobé des cours par un enrobé en partie végétale. Il permettra ainsi aux cours d?être plus fraîches en été et 100 % perméables pour les eaux de pluie. Trois sites pilotes verront le jour à la rentrée 2018 dans les 12e, 18e et 20e arrondissements, Madame la Maire du 12e. D?autres sites suivront dès la rentrée 2019. Les écoles représentent plus de 600.000 mètres carrés à Paris aujourd?hui et elles sont largement recouvertes de bitume et, de ce fait, non perméables. Débitumer et végétaliser ces lieux permettra de développer des oasis de fraîcheur de proximité dans toute notre ville. Nous allons mettre en place également dans les écoles des ateliers pratiques à l?intention des enfants pour créer des zones refuges, comme par exemple des carrés d?herbe sauvage, pour voir des prairies et fabriquer des aménagements comme des gîtes à insectes, des nichoirs pour les oiseaux qui s?installeront dans leurs écoles. Vous l?aurez compris, Monsieur le Maire, mes chers collègues, aménager des lieux favorables à la biodiversité, gérer des sites dédiés à cette cause, observer la faune et la flore et l?évolution des espèces naturelles au fil des saisons sont autant d?actions qui permettront aux enfants et à leur famille de mettre en pratique les principes étudiés. Cela participe aussi à une meilleure compréhension, une meilleure implication et finalement à la responsabilisation de tous. Notre Plan Biodiversité, que nous allons voter aujourd?hui - je l?espère, et vous savez que mon groupe est totalement investi sur ce sujet - nous permettra, nous l?espérons, avec Pénélope KOMITÈS que je salue, que je félicite et que je remercie, de laisser la terre que nous empruntons à nos enfants dans un meilleur état et que nos enfants auront les moyens de prolonger nos efforts. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup Philippe DUCLOUX.

La parole est à Jérôme GLEIZES.

M. Jérôme GLEIZES. - Merci, Monsieur le Maire.

Il est toujours difficile d?intervenir à ce moment du débat où l?attention est peu importante. Les discussions sont nombreuses dans la salle et surtout la salle est relativement absente. J?aimerais bien, Monsieur le Président, que vous demandiez aux gens de s?asseoir pour l?intervention et que cela soit décompté de mon temps de parole, s?il vous plaît, Monsieur le Président. Même le Président n?écoute pas !

Bruno ? Merci.

Je vais compléter les interventions de mes collègues et en même temps profiter de ce moment du débat pour répondre aussi à certaines interpellations.

Tout d?abord, je voudrais revenir sur un élément très important. Au vu du débat, il y a une confusion entre deux crises qu?il faut bien distinguer : la crise climatique et la crise de la biodiversité.

La crise de la biodiversité est sans doute une des crises les plus dramatiques, parce qu?à la différence de la crise climatique que l?on peut assez facilement modéliser à travers des mécanismes géophysiques sur le climat, la crise sur la biodiversité est très difficile à modéliser. Notamment quand on parle de sixième extinction des espèces, il faut savoir que les précédentes ont toutes été causées par des effets externes, soit une météorite, soit des volcans, qui ont entraîné une modification du climat et une destruction des espèces. Là, nous sommes dans un processus qui reste encore à comprendre. C?est même pour cela qu?aujourd?hui le principe de précaution est très important parce qu?on ne connaît pas tous les mécanismes de la destruction en cours.

A la différence de la question climatique où les adaptations sont possibles, mais elles coûteront très cher, la destruction du patrimoine génétique, parce que c?est ce qu?il se passe aujourd?hui, fait que l?humanité et la planète - on n?est qu?une espèce parmi d?autres sur cette planète - risquent d?être confrontées à des choses irréversibles qui peuvent nous entraîner dans des reculs très importants, comme on l?a connu avec les autres crises sur la disparition des espèces. La crise climatique n?est pas liée à la crise de la biodiversité mais elle a un effet amplificateur de cette crise. C?est le premier élément que je voulais dire.

Pour la deuxième chose, beaucoup d?élus de droite ont parlé d?une relative contradiction du groupe écologiste vis-à-vis de l?Exécutif. Je pense que c?est mal connaître la position des écologistes sur ces sujets. La contradiction entre l?urbanisme et l?environnement, nous l?avons très souvent mise en avant, et nous ne sommes pas les seuls à le faire. Le dernier communiqué de "France nature environnement" a relevé de nombreux points que nous avons souvent mis en débat dans cette séance et il faut bien en tenir compte.

Après, par rapport aux communiqués de "France nature environnement", c?est un peu trop à charge et il n?y a pas assez la présentation des aspects positifs de ce Plan. Je n?y reviendrai pas puisque mes collègues l?ont déjà fait.

Je veux parler de ces aspects contradictoires. En 1969, Garrett Hardin avait explicité la "tragédie des communs" et montré tout du moins la difficulté de la prise de position publique parce qu?il faut à un moment choisir entre deux décisions. Ce qui est difficile, quand on est politique, c?est que l?on a des contradictions et qui sont inhérentes à la dynamique des écosystèmes. C?est de cela qu?il est très important d?avoir conscience.

Julien BARGETON a bien défini les trois types de biodiversité, mais quand on passe à la partie politique, où M. VESPERINI parlait de politique, on fait effectivement de la politique, mais elle est beaucoup plus complexe que d?autres politiques. C?est le deuxième point que je voulais dire.

Je vais terminer mon intervention sur quelques prises de position par rapport à ce qui est dit.

D?abord, sur un projet de délibération de biodiversité, le groupe Ecologiste votera contre, pas forcément pour des éléments, on va dire, liés à mon intervention, mais sur le fait qu'on s'est toujours opposé sur les occupations gratuites du domaine public. Et là, en l'occurrence, ici, c?est une occupation gratuite du domaine public durant quatre jours de la place de la République, et donc, à ce titre, c'est notre ligne que nous posons souvent, et donc, nous la maintenons.

De plus, nous avons demandé la liste des sponsors et nous ne l'avons pas eue. Nous pensons que, sans doute, parmi tous ces sponsors, il aurait pu y avoir la possibilité de payer une petite occupation par rapport à cela.

(Mme la Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il va falloir conclure, Monsieur GLEIZES.

M. Jérôme GLEIZES. - Et, tout justement, je terminerai sur ce projet de délibération en disant que nous allons voter contre ce projet de délibération. Bien sûr, nous votons tout le reste et nous sommes contents de la discussion sur l'évolution et des amendements que nous avons proposés.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci.

Monsieur Didier LE RESTE, vous avez la parole, pour le groupe Communiste - Front de Gauche.

M. Didier LE RESTE. - Merci, Madame la Maire.

La préservation de la biodiversité face à de multiples prédations demeure un véritable combat, comme celui qu?il y a lieu d?amplifier contre le réchauffement climatique. Aujourd'hui - cela a été dit à de nombreuses reprises avant moi -, tous les voyants de la biodiversité sont au rouge. Avec l'adoption du Plan Biodiversité de Paris, nous voulons redresser la barre. Les questions liées à la biodiversité sont intimement liées à celles relatives au changement climatique. L'introduction du Plan Biodiversité le souligne. Pour préserver celle-ci, il est nécessaire de lutter contre toutes les formes de pollution et d'envisager un mode de développement respectueux de la nature et de l'humain.

Je voudrais, ici, aborder de nouveau - et cela ne surprendra personne - la question de l'outil que constitue la petite ceinture ferroviaire qui, à elle seule, est un bel exemple de convergence des intérêts écologiques de lutte contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la biodiversité alliée aux enjeux sociaux. Aujourd'hui, la Petite Ceinture ferroviaire est un réservoir de biodiversité dans Paris. On y relève de nombreuses espèces animales et végétales communes, mais aussi, et c?est important, des espèces rares ou très rares en Ile-de-France. Ces espèces ont pu se développer grâce aux biotopes variés de la Petite ceinture : les rails et le ballast, les sols végétalisés, les talus et leur trame arborée, mais aussi les tunnels. La petite ceinture a donc un rôle à jouer en termes de continuité écologique.

Pour préserver ce corridor écologique, il convient de garantir le linéaire de la petite ceinture. Les ouvertures au public qui sont prévues tronçon par tronçon pourraient, à terme, mettre en péril cette continuité écologique. Il est important de préserver les biotopes de la petite ceinture pour y maintenir la biodiversité qui s?y est réfugiée. Les déambulations piétonnes sur cette petite ceinture piétinent les biotopes et les végétaux. En même temps, il convient de prendre en compte l'impératif écologique de lutte contre le réchauffement climatique et donc, de baisse des émissions de carbone. En cela, la question du transport et de la logistique est centrale. La petite ceinture est avant tout un aménagement ferroviaire. C'est un atout majeur qui peut permettre de réaliser, bien sûr, sous certaines conditions, un report modal du transport routier vers le transport ferroviaire au regard de la saturation de nos axes routiers, mais aussi de celle de nos actuels transports en commun.

Aujourd'hui, l'intérêt stratégique de cette rocade ferroviaire dans le schéma d'aménagement du territoire n'est plus à démontrer. A l'heure où l'on souhaite transformer le périphérique en boulevard urbain, il est plus que pertinent de penser la Petite Ceinture comme un équipement ferroviaire permettant de réaliser du transport et de la logistique bas carbone. Nous le réaffirmons aujourd'hui en déposant un v?u afin que la réversibilité de la petite ceinture ferroviaire ne soit pas simplement une affaire de mots. Il s'agit d'assurer un entretien des rails, des traverses et du ballast. Certaines études montrent d'ailleurs qu'une exploitation ferroviaire de cette infrastructure est compatible avec la préservation de la biodiversité. Nous préconisons donc, dans le cadre des ouvertures au public, la mise en ?uvre d'activités à caractère ferroviaire comme le vélo-rail, la circulation de draisines ou un train de la découverte, train expo. En utilisant les rails, on évite de piétiner les biotopes et de déséquilibrer fortement l'écosystème de la petite ceinture. Cette solution permet de faire converger tous les intérêts. Les Parisiennes et les Parisiens pourront redécouvrir la petite ceinture ferroviaire et sa biodiversité sans la mettre en péril. L'entretien de l?infrastructure ferroviaire sera assuré, garantissant sa réversibilité à moyen et court terme. La réversibilité des aménagements ne doit pas être une promesse sans lendemain, mais un point d'appui pour l'avenir de l'une des plus anciennes lignes de chemin de fer de notre capitale. La petite ceinture ferroviaire doit redevenir une voie dédiée au transport bas carbone. C'est aussi l'impératif écologique qui nous l'impose. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur LE RESTE.

Monsieur MENGUY, vous avez la parole, pour le groupe les Républicains.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Madame la Maire.

Ce débat est particulièrement important pour notre capitale. Il s'ajoute au débat que nous avons déjà eu sur le Plan climat, sur le Plan Alimentation durable, etc. Beaucoup de plans pour s'interroger sur la cohérence de tout cela.

Je crois fondamentalement que ce Plan Biodiversité doit être l'occasion de nous interroger sur notre appréhension de l'espace parisien, de la destination que nous lui réservons et, surtout, de la projection que nous voulons de Paris, de cette projection végétalisée pour la faune et la flore que nous voulons proposer aux Parisiennes et aux Parisiens, et surtout les plus jeunes d'entre eux, parce que, finalement, ce plan qui est mis en place verra des résultats pour nos enfants lorsqu'ils seront adultes. Ce que nous voterons aujourd'hui aura des effets plus tard.

Cela a été dit par mes collègues, cela le sera de nouveau : je crois que les promesses ne suffisent pas en matière de développement écologique à Paris. Il faut des actes, des actes censés et, surtout, il faut des actes concertés avec tout le monde. Je crois que ce type de projet ne peut pas se faire sans l'avis des Parisiens, sans la participation des Parisiens au long cours et pas seulement de façon ponctuelle.

Pour cette biodiversité, j'ai la conviction que l'agriculture urbaine et la végétalisation doivent être évidemment développées, que ce soit une culture de développement urbain, que nous puissions voir tutoyer une nouvelle révolution haussmannienne de notre appréhension de l'espace parisien. Evidemment, il faut cultiver davantage. L'agriculture urbaine est une chance pour Paris. Il ne faut pas se contenter d?effets d'annonce. Les toits végétalisés, c'est intéressant, mais cela ne suffit pas. Même si d'autres initiatives sont prises, je le reconnais bien volontiers, nous devons aller plus loin. Pourquoi ne pas utiliser systématiquement les friches, les emprises foncières qui se libéreraient dans un avenir proche, en particulier pour les arrondissements périphériques ? Je le redis : il ne faut pas oublier les Parisiens périphériques. Paris ne se résume pas aux arrondissements du centre de la capitale.

Évidemment aussi, une réflexion plus profonde sur les fermes urbaines. Un certain nombre voient le jour, en banlieue également. C'est une question qui n'est pas que parisiano-parisienne, qui intéresse la métropole et même la Région Ile-de-France. Cette réflexion globale doit être poussée plus avant pour mettre en place une ceinture verte jusqu'à la grande couronne, ce qu'on pourrait appeler une "green belt" pour les puristes de la langue. Cela s'inscrit aussi dans le projet sur le boulevard périphérique et du concours international qui sera porté. Ces éléments, je le crois, doivent être intégrés de façon forte. Aussi, alors que nous nous occupons de la surface, que les sols parisiens sont très pollués, malheureusement, nous devons aussi nous occuper de nouveaux espaces. Nous avions proposé un certain nombre d'aménagements, il y a quelques années, sur les anciennes stations de métro. Nous pouvons utiliser ces espaces, par exemple, pour en faire des fermes hydroponiques avec un éclairage spécifique. Nous avons, ici, des ressources qui ne sont pas assez exploitées et les richesses de la biodiversité doivent être entretenues, protégées mais aussi exploitées pour le bien commun. Autre piste également, c'est notre capacité à utiliser l'énergie urbaine au service de la biodiversité. Beaucoup d'idées sont faites, beaucoup d'expérimentations sont menées dans d'autres villes, notamment sur la récupération de l'énergie des piétons sur certains trottoirs avec la cinétique. Ces pistes, je le crois, doivent servir la défense de la biodiversité à Paris. Ce serait un bon signe utilisé par la Ville, mais aussi pour la Métropole et la Région Ile-de-France. Enfin, je crois que valoriser la biodiversité à Paris doit être aussi une source d'idées nouvelles. La biodiversité peut aussi être utilisée et exploitée à des fins thérapeutiques. Les plantes ont une vertu thérapeutique. Nous avons un certain nombre de problèmes médicaux à Paris. Je pense aussi aux perturbateurs endocriniens, aux allergies. Evidemment, nous pourrions avoir cette piste d'innovation du Plan Biodiversité au service, justement, de trouver des solutions à ces questions. Pour conclure, mes chers collègues, le Plan Biodiversité touche à l'écologie, et dans "écologie", il y a "école". Je crois que la place de l'éducation à cette biodiversité est essentielle. Cela vaut sur le temps périscolaire. Nous avons beaucoup d'experts qui parlent et, souvent, nous ne les entendons pas assez. Je crois que nous pourrions aussi lancer l'idée d'une grande école d'experts, d'ingénieurs de Paris sur cette biodiversité. Ce serait, à mon avis, un bon signe pour l'avenir que nous devrions envoyer à nos enfants qui, eux, utiliseront et bénéficieront de la biodiversité que nous aurons défendue aujourd'hui. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci.

La parole est à Mme Anne-Constance ONGHENA, pour le groupe les Républicains.

Mme Anne-Constance ONGHENA. - Madame le Maire, c'est toujours difficile d'intervenir en fin de débat puisque beaucoup de choses ont déjà été dites sur le sujet de la biodiversité. Donc, je vais essayer de m?exercer à faire une synthèse des éléments que mon groupe a pu exposer à l'occasion des différentes prises de parole.

Déjà, quand on dit biodiversité, je pense qu'il est important de repréciser de quoi on parle précisément, puisque le terme est souvent galvaudé et nombreux sont ceux qui ne sont pas experts et ne savent pas de quoi on parle.

Biodiversité, c'est simple, c'est 12 millions d'espèces vivantes recensées sur notre planète, et l'être humain est une espèce parmi ces 12 millions. Nous parlons effectivement de ressources non renouvelables, quand une espèce disparaît, c'est l'équilibre global de la planète qui est mis à mal. Marie-Laure HAREL a eu l'occasion d'en reparler tout à l'heure.

Cette biodiversité, dont nous avons beaucoup parlé depuis ce matin est fragilisée par nos modes de vie, car entre 1970 et 2012 l'indice "planète vivante", utilisé pour l'évaluation environnementale et en particulier par l'ONU, s'est contracté de 58 %.

La forêt primaire est menacée de destruction. Il y a donc urgence à être très concret et très pragmatique en la matière. Vous comprenez donc bien, Madame la Maire, que le jeu en vaut la chandelle.

Je regrette encore une fois, Madame la Maire, que votre plan ne soit pas assez précis.

Alors on pourrait dire, la biodiversité en ville, ce n'est pas si important que cela, pourtant si, les trames bleues et trames vertes sont vitales pour un développement équilibré des écosystèmes, et ces écosystèmes sont très importants et vitaux pour l'être humain.

Le lien entre biodiversité et santé humaine a été établi par les chercheurs depuis de nombreuses années. Plus les écosystèmes disparaissent des grandes villes, plus la vulnérabilité des humains est grande face aux virus et face aux microbes. Cette vulnérabilité est accrue par les pollutions. A ce titre, les riverains des voies sur berges sont à ce jour plus exposés que ceux des autres quartiers. La responsabilité et le pragmatisme doivent donc être au c?ur de nos politiques publiques. Je prends un exemple : le précédent Plan se terminait en 2015, nous sommes en 2018. Il s'est écoulé 3 ans, passons !

Je voudrais également m'attarder sur l'action nº 20 de votre Plan qui précise : renforcer la végétalisation de la ville. J'ai envie de vous dire : allons-y, mais allons-y vraiment.

Le document de 2011 comprenait peu d'objectifs chiffrés sur ce sujet, il en précisait un certain nombre. Vous aviez annoncé 30 hectares de parcs et jardins supplémentaires, 100 hectares de murs et de toitures végétalisés, et 20.000 arbres plantés. En 2016, seuls 8,5 hectares d'espaces verts nouveaux avaient été réalisés. Il faudra faire mieux, d'autant que les autres métropoles mondiales avec lesquelles vous vous targuez de rivaliser en permanence font, elles, toutes mieux.

J'en veux pour preuve cette étude de janvier 2018 qui a été conduite par un laboratoire du M.I.T. américain, qui dit que la place occupée par la verdure dans la ville de Singapour, et Valérie MONTANDON a eu l'occasion de le souligner tout à l'heure, est ainsi près d'un tiers de la surface de la ville. Quant à Sidney ou Vancouver, cette végétalisation occupe plus de 20 % de la surface.

Pour parler de villes plus proches de nous, Francfort, Amsterdam ou Genève, elles dépassent les 20 %.

Encore une fois, Paris figure à la dernière place du classement, puisque nous atteignons péniblement les 9 %. Je vous entends déjà me répondre : oui, mais Paris, ce n'est pas pareil, on est en zone urbaine ultra dense. Je vous ferais cette réponse : "Ah bon ? Singapour n'est pas en zone urbaine ultra dense ?".

Je voudrais que l'on questionne un peu. Comment la ville-lumière, comment la ville de l'amour, la ville la plus visitée du monde peut-elle être également la moins verte ?

Je ne saurais vous rappeler vos ambitions 2014 pendant la campagne municipale. Vous aviez dit : "d'ici 2020, je ferai de Paris la métropole des possibles : agriculture urbaine, murs, toits végétalisés". Force est de constater qu'en 2018, on est classés derniers.

Puisque l'enthousiasme est dans la nature, j'arrive encore à espérer que vous pourrez passer enfin la vitesse supérieure et que ce Plan Biodiversité, très joli sur le papier, sera un nouveau départ, vecteur de nouvelles ambitions à la hauteur d'une ville monde. J'espère que très vite, vous ajouterez une annexe au plan avec des objectifs chiffrés, factuels, qui permettent de mesurer le développement et la vitalité de la biodiversité à Paris.

Enfin, dernière idée, après la COP 21, après le Plan Climat, ce Plan dit Biodiversité de Paris ne saura jamais remplacer une politique à l'échelle de la Métropole, à l'échelle régionale. Je vous encourage ainsi à engager des dialogues plus constructifs avec vos voisins pour que la réflexion sur la biodiversité, la végétalisation, les trames bleues et vertes ne s'arrête pas aux frontières du périphérique.

Notre groupe votera donc ce projet de délibération, parce que sur un sujet transpartisan comme celui-là, vous ne pouvez que nous trouver à vos côtés. Néanmoins, nous vous attendrons dès 2020 avec un bilan chiffré et des actes qui vont au-delà des déclarations d'intention. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Monsieur de FROMENT, il vous reste 3 minutes.

M. Jean-Baptiste de FROMENT. - Merci, Madame la Maire.

Je serai très bref, je ne reviendrai pas sur les questions de fond qui ont été abordées par mes collègues de façon excellente, de mon groupe, également des autres groupes dans cet hémicycle.

Je voulais juste saisir l'occasion de cette discussion pour aborder une question de méthode. Dans les entreprises ou dans un certain nombre d'organisations, il y a un mal bien connu que l'on appelle la réunionite. Cette Municipalité semble être atteinte d'une maladie qui est assez proche et que l'on pourrait appeler la "planite" ou la "programmite", notamment en ce qui concerne les sujets très importants et dont nous partageons tous les objectifs de protection dans l'environnement.

Ce ne sont pas moins de 30 plans, stratégies, chartes ou programmes qui ont été abordés et adoptés depuis 2014 dans ces sujets. Citons le Plan alimentation durable, le Plan de prévention du bruit et de l'environnement, le Plan de lutte contre la pollution de l'air, le Plan de déplacement de l'administration parisienne, le Programme local de prévention des déchets, le Plan Biodiversité dont nous discutons aujourd'hui, la stratégie de résilience, le Plan ville intelligente et durable, la stratégie "zéro déchet", le Plan Santé Environnement, le Plan Lutte contre le gaspillage alimentaire, le Plan Climat, le Plan Compost, la feuille de route de l'économie circulaire, la stratégie d'adaptation de Paris, et ajoutés à cela tous les plans encore en vigueur qui ont été adoptés sous la mandature précédente.

Avouez que l'on s'y perd un peu. Si la diversité des espèces animales et végétales était aussi encouragée que les plans stratégie et programmes à Paris, notre Capitale serait une véritable jungle, Madame la Maire.

C'est pourquoi nous proposons une forme de rationalisation pour que l?on s'y retrouve un peu dans tous ces divers plans qui évidemment se recoupent, évidemment aboutissent certainement à des dysfonctionnements de l'administration, qui se trouve saisie des mêmes sujets par différents canaux, etc. Nous proposons, pour remettre les choses à plat, que la Ville se dote d'un système d'évaluation et de contrôle de ces documents stratégiques, qui associerait l'ensemble des groupes politiques représentés au sein du Conseil de Paris ; que chaque document stratégique fasse l'objet d'un tableau de suivi accessible avec des objectifs chiffrés et que les niveaux de réalisation et les financements soient donnés.

En bref, que l'on rationalise tout cela et qu'on limite le nombre de ces documents stratégiques pour bien travailler et bien comprendre tous ensemble, pour être le plus efficace possible au service des objectifs que je crois, encore une fois, dans cet hémicycle, nous partageons tous.

Merci beaucoup, Madame la Maire.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, nous avons effectivement eu un débat fort, intense, avec des prises de parole qui vont maintenant donner lieu à une réponse. Je donne la parole à Pénélope KOMITÈS, mon excellente adjointe chargée de la nature, des petites fleurs, des petits animaux et des gros. Pénélope, tu as la parole.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe. - Merci, Madame la Maire.

Je vais essayer d'apporter des réponses, si possible synthétiques à ce débat. Merci à tous les intervenants et surtout à toutes les personnes mobilisées depuis deux ans pour ce travail collectif d'élaboration. Je voudrais remercier notamment les services de la Direction des Espaces verts et Philippe JACOB de la DEVE, qui a été à la man?uvre.

C'est vrai, ce document n'est pas un document obligatoire comme le Plan Climat, mais face au changement climatique, comme face aux extinctions d'espèces, je voudrais remercier Jérôme GLEIZES et Danielle SIMONNET d'avoir pointé ce que nous essayons de mettre en exergue, à savoir cette sixième extinction et le concept d?Anthropocène. Aujourd?hui, nous avons un devoir moral d?agir, en lien avec le Plan Climat et la ville résiliente, pour bâtir cette ville intelligente et durable.

Je voudrais remercier Rémi FÉRAUD d?avoir réaffirmé ces liens entre climat et biodiversité ; Julien BARGETON, pour son discours sur cette ville écoresponsable ; Mme GOLDGRAB, pour sa pertinente définition de la biodiversité ; et puis - sans doute parce que j?ai entendu que certains membres de l?opposition essayaient de mettre un "corner" entre le groupe Ecologiste et nous-mêmes sur ce plan - remercier le groupe Ecologiste pour l?enrichissement de ce plan qu?il a emmené, non seulement en séance, mais aussi dans son élaboration, au cours des deux années qui viennent de s?écouler.

Rappeler aussi que nous agissons, bien évidemment, au quotidien, depuis le début de la mandature ; rappeler à ceux qui auraient compris que l?ancien Plan ne finissait pas en 2015 et que nous avons trois ans de retard, que l?ancien Plan allait bien jusqu?en 2020 et que nous l?avons remis sur le tapis avant. Oui, Madame ONGHENA, nous avons ouvert presque 15 hectares d?espaces verts depuis 2014 ; nous avons planté près de 10.000 arbres ; nous en sommes à 15 hectares d?agriculture urbaine.

Répondre à Mme de CLERMONT-TONNERRE et à Mme MONTANDON, notamment sur la bétonisation des bois. Non, je ne peux pas vous laisser dire que nous faisons des bois des emprises foncières. Nous avons une action déterminée de renaturisation de ces espaces depuis des années, avec notamment 28.000 mètres carrés de revégétalisation et de plantation sur les voies autour du lac Daumesnil, 17.000 mètres carrés sur le parking de l?hippodrome de Vincennes et 5.000 mètres carrés sur le parking de l?I.N.S.E.P. Je voudrais rassurer le groupe Ecologiste sur la non-constructibilité des bois et réaffirmer nos engagements.

Nous avons un plan opérationnel avec des engagements chiffrés clairs pour 2020, pour 2024 et pour 2030, avec l?identification de toutes les parties prenantes : les directions, les associations, les acteurs économiques et, bien évidemment, les bailleurs - pour répondre à Mme MOREL et à Mme GOLDGRAB. Je voudrais également dire à M. DUBUS que les conseils de quartiers seront mobilisés pour ces réunions publiques.

Certains nous ont interpellés sur l?ancien Plan. Je voudrais d?abord remercier Fabienne GIBOUDEAUX qui a porté ce Plan précédent, lequel a permis d?identifier de nombreux points positifs, de lancer une dynamique au sein des services de la Ville sur cette question, et qui a rappelé l?approche résolument partenariale de ce Plan.

Me féliciter de ce que nous avons réussi à faire dans ce plan, avec deux axes majeurs de progrès : une intégration de la nature partout dans la ville et une meilleure sensibilisation et communication pour mobiliser tout le monde en faveur de la biodiversité. Nous avons aussi essayé, parce que nous vivons dans une ville dense, de mieux concilier le développement urbain et la biodiversité et sortir de cette opposition stérile qui, d?un côté, parle de la construction de la ville et, de l?autre côté, de la mise à disposition d?espaces naturels. Nous faisons les deux. Quand nous faisons 30 hectares, nous faisons 30 hectares au sol ; quand Jean-Louis MISSIKA travaille sur "Réinventer Paris", ce sont des espaces sur les toitures qui sont mis en ?uvre. J?ai entendu un reproche sur le retard que nous aurions en termes d?espaces verts. La géographie parisienne est effectivement différente de celle de Londres ou de Berlin ; il n?en reste pas moins que nous sommes aujourd?hui à plus de 11 kilomètres carrés d?espaces verts publics. Le ratio recommandé par l?OMS est beaucoup plus faible.

Rappeler que nous avons tout de même ouvert près de 80 nouveaux hectares aux Parisiens depuis 2020, soit près de 127 nouveaux parcs et jardins.

Rappeler que nous travaillons sur la trame verte, sur les toitures végétalisées, sur les arbres des rues, sur la Petite Ceinture.

Rassurer M. LE RESTE sur la faune et la flore, qui resteront bien évidemment présentes dans le ballast.

Un certain nombre de questions portaient sur la coopération avec la Métropole ou la Région. Je rappelle que nous avons une action particulière, qui est l?action 6. Mme BARATTI-ELBAZ a bien rappelé le travail de la Ville, notamment dans l?élaboration du S.C.O.T. avec la Métropole, et toutes les actions de collaboration que nous allons mener.

Je voudrais peut-être insister sur la construction et l?artificialisation des sols. Avec ce Plan, nous nous dotons pour la première fois d?objectifs chiffrés clairs sur la désimperméabilisation. La fiche consacrée au réseau de la nature parisien - l?action 7 - consacre tout un champ d?action à cette trame brune. Je cite, par exemple, les projets de délibération DEVE 17 et 18, qui vont nous permettre de développer des jardins et la renaturation de mètres carrés importants sur l?esplanade du Château de Vincennes.

Peut-être un mot sur l?agriculture urbaine : oui, nous continuons à faire de l?agriculture urbaine, Monsieur MENGUY, et nous avons bien l?intention d?envahir tous les espaces possibles, notamment - j?ai bien entendu - des espaces en sous-sol.

Je voudrais simplement rappeler, notamment à Mme de CLERMONT-TONNERRE et à M. WEHRLING aussi qui parlait de trame bleue et de trame verte, que oui, nous allons développer la trame bleue et la trame verte ; dire à Mme MOREL que oui, nous allons engager des actions sur les canaux et sur la Seine.

Dire simplement que, quand j?entends dire que nous allons nuire à la trame bleue parisienne en faisant un projet d?agriculture urbaine sur le réservoir de Grenelle, c?est oublier qu?une trame bleue, c?est de l?eau qui coule dans la Seine et des canaux, c?est l?eau des mares, c?est l?eau des zones humides. Ce n?est pas de l?eau stagnante dans un bassin en béton. Même chose sur le réservoir de Charonne, sur la trame verte. C?est renforcer la biodiversité d?une esplanade qui, aujourd?hui, est une esplanade artificielle, fermée au public et avec une biodiversité très faible. Il faut être cohérent et ne pas faire de faux procès.

Rappeler l?ambition de ce Plan, réaffirmée par un certain nombre d?orateurs, notamment le groupe Ecologiste, sur la trame noire, et les actions que nous allons renforcer sur ce sujet avec la volonté de réduire la pollution lumineuse et réduire nos consommations électriques.

Rappeler quelques précisions quant aux moyens alloués à ce Plan. Beaucoup d?interventions ont porté sur la question des moyens. Ce Plan, comme le Plan Climat, comme le Plan Pluie, instaure une nouvelle culture. Cette nouvelle façon de faire ne peut pas se résumer à des euros dépensés ou non. Ce sont des opportunités à saisir pour construire une ville durable, résiliente, bienveillante et accueillante. Je me suis d?ailleurs engagée, lors du dernier COPIL, à faire un bleu budgétaire qui reflétera les actions de la Ville sur la biodiversité, tout en sachant que ce plan est global et intègre énormément d?acteurs. Je ne vais pas chiffrer toutes les actions des constructeurs.

Je souhaiterais également que l?on ne refasse pas le débat sur le P.L.U.

La mise en ?uvre du Plan débute dès maintenant, avec un certain nombre de projets de délibération. J?ai entendu que tout cela n?était que des conciliabules. Nous nous sommes mis, avec la gouvernance que nous avons établie avec ce Plan, sous la "tutelle" d?associations travaillant sur la biodiversité. Elles seront notre vigie pendant toutes ces années. Année après année, elles évalueront avec nous si tel élément s?est fait, si tel élément ne s?est pas fait - pourquoi ? Comment ? - afin de faire évoluer ce Plan pour davantage de biodiversité.

C?est un plan guide pour une reconquête de la biodiversité parisienne sur un temps très long.

Je vais donner les orientations sur les v?ux et sur les amendements. L?amendement de l?Exécutif et le v?u de l?Exécutif vous ont été distribués, avec des avis favorables sur les v?ux du groupe Ecologiste sur l?amendement n° 1, l?amendement n° 3, l?amendement n° 8, l?amendement n° 14 et l?amendement n° 15. Le reste des amendements qui ont été déposés sur ce Plan sont résumés dans l'amendement de l'Exécutif, notamment sur les bois, l'artificialisation des sols, les bouteilles en plastique, la Seine et les canaux, le scolaire, la trame verte.

Egalement, le groupe les Républicains m'ayant déposé leurs amendements hier soir à 21 heures, nous répondons tout de même ce matin à l'amendement n° 236 par un amendement de l'Exécutif. Sur les arbres également, je vais bien planter des arbres plus importants quand c'est possible.

Sur les v?ux déposés, nous avons un v?u de l'Exécutif qui précise les demandes avec deux avis défavorables sur le v?u n° 19 et le v?u n° 22 du groupe Ecologiste, que je renverrai à la discussion budgétaire notamment concernant les moyens sur le permis de végétaliser.

J'ai bien entendu que le v?u n° 31 du groupe les Républicains n'était pas déposé après ma discussion avec Mme BERTHOUT sur les coccinelles et des avis défavorables sur le v?u n° 32 et le v?u n° 35, notamment sur le jardin Debergue. Madame MONTANDON, nous vous avons répondu. Je donnerai un avis favorable sur le v?u n° 33, Monsieur DUBUS.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Bravo !

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Bravo, Madame KOMITÈS, merci pour l'efficacité dans les réponses.

Nous allons maintenant procéder au vote des amendements, des v?ux et des projets de délibération.

L'Exécutif a déposé, en réponse à certains de ces amendements, un amendement n° 13 ter et un v?u n° 34 bis.

Je vais mettre aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 1 déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un un avis favorable de l'Exécutif, c'est cela ?

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 1 est adoptée.

L'amendement n° 2, déposé par le groupe Ecologiste de Paris, est retiré au profit de l'amendement de l'Exécutif. Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 3 déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 3 est adoptée.

L'amendement n° 4 déposé par le groupe Ecologiste de Paris est retiré, je crois, au profit de l'amendement de l'Exécutif.

L'amendement n° 5 déposé par le groupe Ecologiste de Paris est-il retiré au profit du v?u de l'Exécutif ? Je vous remercie.

L'amendement n° 6, pareil, du groupe Ecologiste de Paris, retiré.

L'amendement n° 7 est-il retiré aussi ? Oui. Merci.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 8 déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 8 est adoptée.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 9 déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 9 est adoptée.

L'amendement n° 10, déposé par le groupe Ecologiste de Paris, est-il retiré ? Oui. Merci.

L'amendement n° 11, il est retiré aussi ? Oui.

L'amendement n° 12 est retiré.

L'amendement n° 13, retiré.

L'amendement n° 236, déposé par le groupe les Républicains, est-il retiré au profit de l'amendement de l'Exécutif ?

M. MENGUY dit non, l'amendement n° 236 est-il retiré ? Il est maintenu avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 236 déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 236 est repoussée.

L'amendement n° 237 des Républicains est-il maintenu ? Il est maintenu ? D'accord, avis défavorable de l'Exécutif.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 237 déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 237 est repoussée.

L'amendement n° 238 est-il maintenu ? Oui.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 238 déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 238 est repoussée.

L'amendement n° 239 maintenu ? Avec un avis défavorable.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 239 déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 239 est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, le projet d'amendement n° 13 ter déposé par l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet d'amendement n° 13 ter est adopté.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 14 déposée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 14 est adoptée.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 15 déposée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition d'amendement n° 15 est adoptée.

Le v?u n° 16 déposé par le groupe Ecologiste de Paris est-il retiré ? Retiré.

Le v?u n° 17 est-il retiré ? Merci.

Le v?u n° 18 est-il retiré ? Merci.

Le v?u n° 19, idem.

Le v?u n° 20, idem.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 21, déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 72).

Le v?u n° 22 déposé par Ecologiste de Paris, est-il retiré ? Oui.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 23, déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 73).

Le v?u n° 24 déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche est-il retiré au profit du v?u de l'Exécutif ?

Un intervenant. - Nous allons retirer les v?ux n° 24 et n° 25, mais j'aurais voulu que l'adjointe y réponde. Elle ne l'a pas fait, et c'est bien dommage.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je vous promets une réponse même écrite de l'adjointe. A sa place, je la promets, mais je sais qu'elle va le faire.

Le v?u n° 25 déposé, vous l'avez retiré aussi.

Le v?u n° 26 également, c'est cela ? Très bien.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 27 déposée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 74).

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 28 déposée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 75).

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 29 déposée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 76).

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 30 déposée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 77).

Le v?u n° 31 avait été retiré avant la séance.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 32 déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 33 déposée par le groupe PPCI, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 78).

Le v?u n° 34 déposé par le groupe PPCI, avec un avis défavorable, sauf s?il est retiré au profit de celui l?Exécutif. Est-il maintenu ? Très bien.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 34 déposée par le groupe PPCI, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u référencé n° 34 bis déposé par l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2018, V. 79).

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 35 déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée. Nous allons maintenant procéder au vote des projets de délibération.

Je mets tout d'abord aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 33 ainsi amendé.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération amendé est adopté. (2018, DEVE 33).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 6.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 6).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 10.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 10).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 11.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 11).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 17.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 17).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 21.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 21).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 27.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 27).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 28.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 28).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 49.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 49).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 53.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 53).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 56.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 56).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 57.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 57).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 58.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 58).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 61.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 61).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 5 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DASCO 5 G).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 62.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 62). Mes chers collègues, nous avons adopté notre Plan Biodiversité de Paris. Bravo à Pénélope KOMITÈS, à l?Exécutif et à l?ensemble des groupes et orateurs de ce matin. Bon appétit. A tout à l?heure.