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Mars 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants relatif au recrutement d'assistants sociaux scolaires.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2018


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons le v?u n° 195 relatif au recrutement d'assistants sociaux scolaires. La parole est à Mme BOULAY-ESPERONNIER.

Mme Céline BOULAY-ESPERONNIER. - Merci, Monsieur le Maire.

Les phénomènes de harcèlement entre élèves, en milieu scolaire, sont de plus en plus connus et sont des problèmes qui peuvent amener à des situations dramatiques. On avance le nombre de 700.000 élèves qui seraient touchés en France, ce qui est considérable. Mécanismes pervers d'intimidation, souffrances psychologiques et violences physiques. Cela touche les élèves lorsqu'ils sont à l'école avec les résultats scolaires que nous connaissons et dans leur vie personnelle. Cela s'étend aussi au-delà des portes de l'école et peut durer des années, voire toute une vie avec des conséquences psychologiques.

J'ai interrogé le Ministre BLANQUER au Sénat sur ce problème qui me tient particulièrement à c?ur. Il a dit qu'il en ferait l'un des dossiers principaux de son action en faveur de l'école. Des choses seront mises en place.

Dans les écoles, des psychologues scolaires peuvent lutter vraiment contre ce fléau tant en amont que dans la prise en charge des enfants, une fois qu'ils sont touchés. Or nous connaissons la situation des écoles avec les psychologues scolaires. Très souvent, il y en a un pour deux, trois, voire jusqu'à dix écoles et les directeurs et directrices d'école nous réclament à cor et à cri plus de moyens pour lutter contre ce fléau.

Il me semble qu'une réponse immédiate, qui pourrait être apportée à ce problème, pourrait être l'embauche beaucoup plus massive d'assistantes et d'assistants sociaux, et cela concerne la Mairie de Paris. Cela peut être une réponse tout à fait immédiate. Mais je pense qu'il serait bon de mettre en place, et je le demande à l'Exécutif, une consultation sur ce problème du fléau scolaire qui dépasse largement le cadre de l'école puisqu'en plus, il est considérablement augmenté par Internet et les réseaux sociaux. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame BOULAY-ESPERONNIER.

La parole est à Mme Anne SOUYRIS pour vous répondre.

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - Monsieur le Maire, Madame la conseillère, chère Céline BOULAY-ESPERONNIER, votre v?u attire notre attention sur le problème de la violence et du harcèlement dans les établissements scolaires. C'est un vrai sujet de préoccupation concernant la santé des enfants et des adolescents.

Vous insistez, à juste titre, sur le rôle des nouveaux moyens de communication qui peuvent être des vecteurs puissants de pratiques de violence psychique et de harcèlement qui dépassent les limites du cadre de l'établissement scolaire et nécessitent de nouveaux moyens d'action.

Le sujet du harcèlement concerne très majoritairement le collège, même si ponctuellement certaines écoles peuvent être confrontées au problème.

Vous appelez de votre v?u un renforcement des moyens pour venir en soutien des enfants et des familles confrontées à ces situations.

Je souhaiterais insister sur une nécessaire prise en charge pluri-professionnelle de ces situations. Il y a en effet besoin, dans un cas de harcèlement, d'une équipe éducative : les professionnels de santé scolaire, médecins, infirmiers, psychologues, assistants sociaux, c'est-à-dire que toute l'équipe vraiment soit sur le pont sur ces questions.

La Ville, sous l'égide de mon collègue Patrick BLOCHE, soutient des actions d'information, de prévention comme le projet "Veilleur" sous forme de recherche-action dans 15 collèges parisiens.

Une formation à la prise en charge des situations de harcèlement et de maltraitance en milieu scolaire a également été organisée, en octobre dernier, pour les médecins scolaires de la Ville qui interviennent dans les écoles.

Vous demandez un effort des effectifs des assistants sociaux scolaires. Le Service social scolaire de la Ville de Paris et les 123 assistantes sociales qui le composent interviennent exclusivement dans les 656 écoles maternelles élémentaires publiques de la ville. Dans les collèges, le Service social scolaire, le service social en faveur des élèves, dépend de l'Education nationale et pas de la Ville. Une réflexion spécifique a été initiée avec l'Education nationale. La justice et la police sous la forme d'une groupe de travail "Harcèlement scolaire"...

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Il va falloir conclure.

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - ? en tant que thématique de travail retenue dans le cadre d'une instance interinstitutionnelle où la Ville a été associée.

Le Service social scolaire de la Ville y a été associé l'année dernière, lorsqu'il a été question de diffuser un questionnaire anonyme...

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Madame SOUYRIS, il va falloir conclure.

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - ? Je suis désolée d'être un petit peu longue, mais je suis obligée de répondre techniquement. Je vous promets de ne pas être longue, j'ai presque fini.

? afin de cerner la connaissance du phénomène par les élèves et envisager par la suite des actions à visée informative et préventive dès le premier degré.

Je vais passer sur le détail de ce dispositif. Malheureusement, ce groupe de travail a été interrompu depuis le départ de l'interlocuteur côté justice, et la Ville entend pousser pour la reprise de ces travaux.

(M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, remplace M. Bruno JULLIARD au fauteuil de la présidence).

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Là, il faut vraiment conclure car nous en sommes à un dépassement de 50 % !

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - Je ne peux pas donner une réponse favorable à votre v?u qui fait référence à des compétences qui ne sont pas directement celles de la Ville. Je vous assure que, néanmoins, nous irons dans le sens de ce travail pour renforcer la lutte contre le harcèlement et la violence à l'école.

Je vous remercie.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame SOUYRIS.

Le v?u n° 195 du groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants, est-il maintenu ?

Mme Céline BOULAY-ESPERONNIER. - Je peux répondre ?

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Non, vous ne pouvez pas répondre. Vous me dites si le v?u est maintenu ou pas.

Mme Céline BOULAY-ESPERONNIER. - Votre réponse argumentée me va, donc je le retire, mais j'en reposerai un si vraiment il n'y a pas de résultat. On en reparlera, mais je le retire pour l'heure.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - D'accord. Le v?u est retiré, il n'y a donc pas de vote.

2018 DASES 37