Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mars 2018
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

Vœu déposé par le groupe PPCI relatif à l’accompagnement de "start-up".

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2018


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le v?u n° 233 est relatif à l'accompagnement de "start-up".

Alexandre VESPERINI a la parole.

M. Alexandre VESPERINI. - Merci, Monsieur le Président.

Chers collègues, ce v?u fait suite à deux réalités. La première, c?est celle du désengagement progressif de l?Etat dans ses participations d'Etat dans un certain nombre d'entreprises qui me semblent être stratégiques, pas seulement stratégiques du point de vue du CAC 40, mais aussi stratégiques du point de vue EBIT à travers la B.P.I. La deuxième réalité que je voudrais évoquer ici, c'est le décret Montebourg que le Premier Ministre souhaite voir élargi à un certain nombre de secteurs, et notamment les secteurs du numérique, de l'intelligence artificielle, qui concerne une partie des entreprises qui sont actuellement incubées à Paris par les différents pôles de compétitivité, par les différents incubateurs, dont la Mairie de Paris est à l'initiative.

Nous avons déposé ce v?u à l'initiative du groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants, pour voir s'il était possible que l'Exécutif étudie l'idée d'organiser un fonds d?investissement stratégique municipal pour soutenir un certain nombre de "start-up" parisiennes dans le domaine du numérique, qui passent du statut de "start-up" au statut de pépite, voire de licorne, c'est-à-dire des entreprises qui sont développées, qui ont dépassé le stade du fonds d'amorçage et qui, à un moment donné, marchent tellement bien qu?elles sont rachetées parfois par des entreprises étrangères.

C'est la raison pour laquelle nous pouvons nous inquiéter quand même du fait que le capital de ces entreprises, qui sont les plus talentueuses de Paris, qui sont les plus talentueuses de France donc, se retrouve un peu sous l?apanage, sous la domination de capitaux étrangers.

Naturellement, il s'agit plus d'un v?u d'appel que d'un v?u exécutif. C'est un v?u qui vise à poser la question du soutien de la Ville de Paris en direction d'entreprises qui ne sont plus des "start-up", sont des licornes, et qui peuvent en réalité représenter des richesses très importantes, des richesses boursières importantes, dont pourraient profiter non pas les Français, les entreprises françaises, mais plutôt des capitaux étrangers. Bref, c'est un v?u, vous l?aurez compris, qui est lié à notre défi, lié à l'intelligence économique et lié au patriotisme économique.

Quand je vois la politique qui est actuellement menée par le Gouvernement, je pense que nous aurions probablement loisir, probablement l'occasion, pour la Ville de Paris, de prendre "des billes" sur un certain nombre d'entreprises qui sont particulièrement talentueuses, qui sont aujourd'hui soutenues par différents pôles de compétitivité et différents incubateurs parisiens, et qui, donc, mériteraient un soutien particulièrement accru de notre part.

Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Jean-Louis MISSIKA.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Monsieur VESPERINI, je vous remercie pour ce v?u qui, d'ailleurs, me surprend quand même un tout petit peu.

D?abord, parce qu?il y a quand même pas mal de dispositifs d?aide pour le financement des entreprise abondés par la Mairie de Paris : "Paris Innovation Amorçage", que nous partageons avec la B.P.I., les prêts d'honneur du "Réseau Entreprendre Paris" et les prêts d'honneur de "Scientipôle Initiative". Au total, depuis 2014, la Mairie de Paris a contribué à hauteur de 26 millions d?euros à ces 3 dispositifs qui ont bénéficié à plus de 1.200 entreprises, pour un montant total de plus de 40 millions d?euros.

Je vous rappelle également que la Mairie de Paris a lancé récemment le "Paris Fonds vert", un fonds d'investissement dédié à la transition écologique qui va lever entre 150 et 200 millions d?euros pour les investir dans des P.M.E. de l?économie verte afin de leur permettre de passer à l?échelle industrielle.

Je suis également surpris du fait que vous dites que le Gouvernement se désinvestit alors que la B.P.I. a fait un effort considérable, notamment pour les entreprises qui sont en développement après la phase de l?amorçage.

J?avoue que la proposition me paraît décalée par rapport à ce que doit faire une ville, vis-à-vis de ce que doit faire un Gouvernement ou en tout cas de ce que l?on doit faire à l?échelle nationale.

La Mairie de Paris a une stratégie que vous connaissez bien : la création d?une offre d?immobilier d?entreprise adaptée à chaque étape de la vie d?une entreprise, le soutien au développement économique à travers notre agence de développement et d?innovation "Paris & Co", le soutien à l?écosystème de l?innovation à l?échelle du Grand Paris pour connecter les "start-up" avec les grands comptes.

Enfin, nous permettons aux "start-up" de tester leurs innovations en situation réelle en mettant à disposition le territoire parisien pour en faire un territoire d?expérimentation des innovations.

Il nous semble que c?est cela vraiment le rôle d?une municipalité et nous n?avons pas les moyens financiers d?accompagner des "start-up" qui en sont au stade du développement.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Il faut conclure.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Voilà pourquoi je propose de ne pas soutenir ce v?u.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Très bien.

Le v?u est maintenu, Monsieur VESPERINI ?

M. Alexandre VESPERINI. - Le v?u est maintenu parce que la réponse n?a aucun rapport avec ce que je viens de dire.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le v?u est maintenu.

Je vous remercie.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 233 avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est rejeté.