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Mars 2018
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Suspension et reprise de la séance.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2018


 

(La séance, suspendue à treize heures cinq minutes, est reprise à quatorze heures quarante-cinq minutes, sous la présidence de Mme la Maire de Paris).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Tout le monde est là ? Les meilleurs sont là, on démarre. Examen des questions d'actualité.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Mes chers collègues, nous allons passer à l'examen des questions d'actualité. I - Question d'actualité posée par le groupe Communiste - Front de Gauche à Mme la Maire de Paris relative au soutien aux mobilisations sociales pour la défense des services publics (fonction publique et S.N.C.F.).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous passons donc à la première question d'actualité posée par le groupe Communiste - Front de Gauche.

Cher Didier LE RESTE, vous avez la parole.

M. Didier LE RESTE. - Merci, Madame la Maire.

Chers collègues, nous avons longuement, au moment de la discussion du Plan Climat, comme nous l'avons d'ailleurs fait hier matin sur la biodiversité, insisté sur les enjeux climatiques. Nous le répétons, il faut tout faire pour développer les modes alternatifs à la route. Cela passe entre autres par un développement du rail et singulièrement du rail public. Nous constatons que la réforme gouvernementale baptisée "nouveau pacte ferroviaire" va à l'encontre de nos engagements environnementaux car elle consacre pour une grande part le démantèlement d?un bien commun, la S.N.C.F., afin de livrer au privé les activités jugées rentables et de laisser les autres à la charge de la collectivité.

Chacun sait que la logique du privé ne vise pas la même finalité, qu?elle soit sociale ou environnementale, dans l'exploitation des activités, bien au contraire. Il convient donc de soutenir celles et ceux qui défendent une conception progressiste du transport public par rail, comme vont le faire des milliers de manifestants jeudi dans les rues de Paris. Personne ne peut croire que l'atrophie, voire la casse de la S.N.C.F. n'aura pas de conséquences sur les conditions de vie et de transport des Parisiennes et des Parisiens, ni sur la qualité de l'air.

Paris n'est peut-être pas la ville la plus cheminote de France, mais avec ses sept gares, ses milliers de salariés qui travaillent dans Paris et les 4.300 cheminots et leurs familles qui vivent dans les logements de la filiale I.C.F. "La Sablière", ce sont eux aussi, des Parisiennes et des Parisiens, qui méritent notre soutien dans ce moment stratégique pour l'avenir d'un bien public.

Je salue, au passage, la décision de la Maire de lancer une réflexion sur la gratuité des transports publics. C'est une bonne idée à la condition que l?on raisonne à l?échelle de l?Ile-de-France et que cette mesure ne soit pas financée par des suppressions d'emplois chez les opérateurs publics, par une réduction de l'offre et par une détérioration de la qualité de service.

Ainsi, je vous encourage, Madame la Maire, à recueillir l'avis des maires des communes de l?Ile-de-France afin que nous soyons nombreux dans cette bataille qui risque d?être longue et difficile.

Madame la Maire, en votre qualité de Maire de la Capitale et de personnalité politique de premier plan, allez-vous soutenir les mobilisations sociales qui s'opposent à la casse des services publics et qui, tout au contraire, portent des propositions de développement visant à répondre mieux aux besoins de la collectivité ? Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Monsieur LE RESTE. Je donne la parole à Christophe GIRARD pour vous répondre.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Merci, Madame la Maire, merci, mes chers collègues.

Cher Didier LE RESTE, merci pour votre question. Nous nous attendons en effet à une mobilisation importante demain et c'est la raison pour laquelle, au nom de la Maire de Paris, j'ai informé mes collègues adjoints et adjointes ce matin et l'ensemble des maires d'arrondissement de cette mobilisation.

Cette mobilisation s?explique par l'attachement des citoyens et des fonctionnaires au service public, attachement que nous partageons au sein de l'Exécutif et que nous réaffirmons chaque jour par une politique attentive, volontariste et humaniste. Le service public a un sens, il est français et s'inspire de notre histoire et rappelons-nous un certain nombre de combats sociaux : 1936, 1945, 1968, 1995 peut-être pour les plus marquants. Le service public est notamment indispensable en matière de transport au regard des enjeux qui nous attendent pour accélérer la transition énergétique. Il nous faut absolument donner toute sa place au transport ferroviaire, aux transports collectifs publics. J'en profite pour réaffirmer l'attachement que nous avons au dialogue social, nous ne pouvons pas être dans une société de confrontation. Les syndicats sont des interlocuteurs indispensables, d'où notre appel à un engagement fort début décembre pour les élections professionnelles, car cela permet d'accompagner le changement, la réforme, l'adaptation de nos services aux enjeux de la société par le dialogue, la compréhension et la conviction. C'est d'ailleurs pour cela que je m'implique personnellement dans la campagne, je viens de le dire, de mobilisation des agents pour les prochaines élections professionnelles. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Christophe GIRARD.

Monsieur LE RESTE ?

M. Didier LE RESTE. - Merci, Monsieur le Maire adjoint, de ces éléments de réponse et d'appréciation.

Effectivement, nous sommes en face d'un enjeu de société qui dépasse les seuls fonctionnaires ou les seuls salariés de la S.N.C.F. Comme on le sait, la S.N.C.F. appartient à la Nation. Les transports publics parisiens et au-delà souffrent depuis trop longtemps de sous-investissement au point qu'ils connaissent chaque jour de croissants dysfonctionnements pénalisant les usagers.

Je voudrais évoquer le Grand Paris Express qui devait répondre à cette situation mais dont la réalisation est différée dans le temps. Le statu quo n?est bien sûr pas la solution, mais la réforme gouvernementale n'a pas vocation à améliorer les conditions de transport du quotidien, ni à régler la question de l?endettement du système qui pénalise les investissements nécessaires. Ainsi, si nous avons à c?ur de contribuer à développer, à moderniser, à promouvoir le service public, notamment le service public ferroviaire, visant à répondre à l'intérêt général, au regard des enjeux posés, nous nous devons, comme vous l'avez souligné, de soutenir les mobilisations sociales et d'en appeler à un véritable dialogue social mais pas simplement à une pseudo-concertation.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Monsieur LE RESTE. II - Question d'actualité posée par le groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants à Mme la Maire de Paris relative aux déplacements urbains.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous allons passer à la 2e question d'actualité qui est posée par le groupe PPCI. C'est Mme HAREL, m'a-t-on dit. Ce n'est plus Mme HAREL, mais M. DUBUS.

M. Jérôme DUBUS. - C'est M. VESPERINI qui devait poser la question. Nous l?attendons.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - S?il n'y a pas de poseur de question, il y aura difficilement une question. On va passer à la 3e question d'actualité et on verra, pour être tout à fait conciliant.