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Mars 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe UDI-MODEM relatif au dispositif des "vacances Arc en Ciel". Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif au dispositif des "vacances Arc en Ciel".

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2018


 

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Nous passons donc à l'examen des v?ux nos 48 et 49 relatifs au dispositif "Vacances Arc-en-ciel".

La parole, pour présenter le v?u n° 48, est à Mme Anne TACHÈNE, pour le groupe UDI-MODEM.

Mme Anne TACHÈNE. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, je ne sais pas si nous devons nous réjouir de traiter à chaque Conseil de Paris des mêmes demandes. Je ne sais pas si nous devons rire ou pleurer de voir resurgir les mêmes préoccupations partagées par bon nombre d'entre vous. Je sais pourtant que je ne me satisfais pas de la politique municipale en "stop-and-go" conduite par Paris. Du moins, ce n'est pas comme cela que j'envisage une politique municipale cohérente et, à travers moi, le groupe UDI-MODEM.

Pour rappel, au Conseil de Paris de février dernier, nous nous étions élevés contre la suppression des séjours "Arc-en-ciel", ces séjours à destination d?environ 11.000 petits et jeunes Parisiens de 4 à 16 ans pour profiter de vacances estivales en pleine nature, au bord de la mer ou à la montagne pour de courtes durées. En 2008, puis en 2017, les financements ont été réduits de façon drastique de telle sorte qu'ils ne profitent aujourd'hui qu'à 4.200 enfants. Alors, j'avais indiqué en février qu'à la suite de l'annonce du maintien, finalement, du dispositif, que nous resterions vigilants. Alors c'est bien l'objet de ce v?u puisqu'il apparaît que seuls 3.800 enfants seraient destinataires du nouveau dispositif, comme nous le craignons, alors même que la mobilisation autour des "Vacances Arc-en-ciel" a suscité un réel engouement.

Il convient donc de revenir au niveau de 2008 pour offrir les 7.000 places souhaitées, que le principe du concours des parents en fonction du quotient familial soit sanctuarisé, enfin, qu'un bilan sur l'édition 2018 nous soit présenté au Conseil de Paris de septembre 2018 ainsi que le bilan des éditions précédentes.

J'ajoute, par ailleurs, que nous souscrivons, bien sûr, aux propositions de Mme SIMONNET et que nous voterons le v?u n° 49.

Alors, Monsieur BLOCHE, en cette Journée internationale du bonheur, c'est le moment ou jamais de donner satisfaction aux petits Parisiens pour leur donner le bonheur de profiter de vacances joyeuses et inoubliables en dehors de Paris. Je vous remercie.

(Mme Colombe BROSSEL, adjointe, remplace M. Jean-François MARTINS, au fauteuil de la présidence).

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup.

La parole est à Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Pour poursuivre sur l'intervention qui vient d'être faite précédemment, la question de ces colonies "Vacances Arc-en-ciel", ce n'est quand même pas un petit sujet. C'est extrêmement important, dans le projet d'une collectivité, de permettre, dans un cadre de mixité, aux jeunes Parisiennes et Parisiens et aux adolescents, de pouvoir partir en vacances, et ce, de manière mixte, tous arrondissements confondus et dans des cadres divers et variés.

Or, vous finissez par remettre en place, certes, le dispositif, mais après un tel fiasco, que les différents partenaires avec lesquels courent un marché, encore quatre ans, il ne leur restait plus autant de places qu'il le fallait. Déjà que le dispositif, chaque année, se voyait réduit à portion congrue puisque seulement 5.000 jeunes ont pu en bénéficier l'été dernier, cette année, on apprend qu'ils seraient tout au plus entre 3.000 et 3.005. Mais surtout, dans ce dossier, j'ai découvert que le fiasco était dû à un refus de la DASCO de titulariser les cinq vacataires sur lesquels reposait le dispositif et que la DASCO avait voulu en profiter pour économiser 3 millions d'euros sur le dos des petits Parisiens et Parisiennes.

Finalement, la mobilisation des parents a eu raison. Victoire, elle a permis, de fait, que vous réinstalliez le dispositif. Mais alors là, mesquin, minable, au lieu de proposer la titularisation des cinq vacataires, il leur a été fait comme proposition des C.D.D. d?un an ! Forcément, un C.D.D. d?un an, qu?est-ce que cela veut dire ? C?est une nouvelle vacation. Tout cela n?est pas sérieux.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Je vous invite à conclure, Madame SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Il aurait fallu titulariser, c?est le sens de ce v?u, les cinq anciens vacataires ; ceux-ci auraient certainement poursuivi d?autres projets. Il faut allouer des moyens supplémentaires afin d?augmenter les effectifs pour les autres saisons. Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci à vous. Pour vous répondre, la parole est à Patrick BLOCHE.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - Je pensais, à partir du moment où on reparlait des "Vacances Arc-en-ciel" lors de cette séance du Conseil de Paris, que nous allions collectivement nous réjouir de leur retour, en ce jour de retour du printemps. Ce débat nous avait rassemblés lors de la dernière séance du Conseil de Paris, à l?initiative d?un certain nombre de groupes, notamment le groupe communiste ou le groupe les Verts. Nous avions, à ce moment-là, pris l?engagement de les rétablir : elles sont rétablies.

Par conséquent, je trouve que ces v?ux sont un peu hors-sujet. À partir du moment où les "Vacances Arc-en-ciel" ont été rétablies dans un volume comparable à celui qui était en place en 2017, grâce à l?effort complémentaire d?un certain nombre de caisses des écoles, je trouve étonnant que l?on évoque tout d?un coup le niveau des "Vacances Arc-en-ciel" d?il y a 10 ans ou d?il y a presque 20 ans.

De ce fait, je voudrais remercier tous les agents de la Ville, les fonctionnaires de la DASCO, de la DSTI et de la DICOM qui, en un temps record, ont permis de rétablir ce dispositif et permettre que, en ce moment même, les inscriptions courent. Elles ont été ouvertes le 5 mars et se termineront le 23 mars prochain.

D?ailleurs, je vous ferai un bilan chiffré de la campagne d?inscription aux "Vacances Arc-en-ciel" à l?issue de cette campagne d?inscription, lors d?une prochaine réunion de la 6e Commission, si sa présidente Annick OLIVIER y consent.

Les cinq vacataires, évoqués par Danielle SIMONNET, ont été contactés pour leur proposer un contrat d?un an. Aucun d?entre eux n?a donné suite à la proposition : ils étaient soit en poste ailleurs, soit en formation ; deux d?entre eux n?ont tout simplement pas répondu.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Je vous invite à conclure, Monsieur BLOCHE.

M. Patrick BLOCHE, adjoint. - Une nouvelle équipe a été constituée, comprenant au total 12 personnes, dont certains agents présents en C.A.S.P.E. ou en centrale. De ce fait, je voudrais que l?on se réjouisse collectivement du résultat et que, de ce fait, ces deux v?ux soient retirés, sinon l?avis sera défavorable.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup.

Madame TACHÈNE, le v?u est-il retiré ? Il ne l?est pas. Une demande d?explication de vote de Mme Florence BERTHOUT.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Nous voterons évidemment les v?ux proposés par nos collègues. Ils permettent de revenir sur le mauvais feuilleton qui nous a été infligé ces dernières semaines.

La réalité, c?est que vous avez brutalement supprimé des colonies de vacance qui permettait à des enfants de partir en vacances, toutes origines sociales confondues et à des tarifs attractifs, notamment pour les familles les plus défavorisées.

Tout cela pour une économie de 3 millions d?euros? Quel cynisme ! Contrairement à ce que vous prétendez, vous n?avez absolument pas dit "niet". Il aura fallu la mobilisation des familles et des élus pour que vous reculiez.

Je rejoins donc, avec mon groupe, en tous points, les demandes des v?ux, notamment le v?u de Mme TACHÈNE qui demande un bilan du dispositif - qui aura bien souffert de vos tergiversations - pour cette année, mais aussi pour les années précédentes.

Il nous faut désormais consolider cette offre de séjours pour l?année prochaine et les années à venir, et réparer les erreurs de jugement de la Ville qui ont abouti à une diminution inexplicable du nombre d?enfants bénéficiaires, ce qu?a très bien rappelé Anne TACHÈNE. Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci à vous.

Je vais donc mettre aux voix les deux v?ux avec un avis défavorable de l?Exécutif.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 48 déposée par le groupe UDI-MODEM, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 49 déposée par Mme SIMONNET, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.

Je vous remercie.