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Mars 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif à la piétonisation de la voie sur berges rive droite. Vœu déposé par les groupes UDI-MODEM Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants relatif à la piétonisation des voies sur berges. Vœu déposé par le groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants relatif à l'organisation d'un concours international pour l'aménagement des voies sur berges. Vœu déposé par l'Exécutif relatif à la circulation automobile sur les berges de Seine Rive droite.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2018


 

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Nous allons maintenant examiner les v?ux nos 169, 170, 171 et 171 bis, relatifs à la piétonisation et à l'aménagement des voies sur berges.

Je vais donner la parole à M. Rémi FÉRAUD, pour cinq minutes.

Non ? Alors je donne la parole à M. BELLIARD.

Monsieur BELLIARD, pouvez-vous commencer, si cela ne vous dérange pas ? S?il vous plaît.

M. David BELLIARD. - Cela ne me dérange pas. Je ne veux juste pas priver mon collègue de son temps d'intervention.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - S?il vous plaît, on ne va pas commencer. On va prendre les interventions les unes derrière les autres. M. BELLIARD pour cinq minutes.

M. David BELLIARD. - Madame la Maire, mes chers collègues, d'abord, beaucoup de choses ont été dites sur la question des berges de Seine, des choses d?ailleurs plus ou moins raisonnées. Je vais profiter de ce débat pour faire quelques remarques, d'abord sur le débat irraisonné lui-même que cristallisent ces trois kilomètres. La piétonisation s'inscrit dans un mouvement plus large que la seule Capitale pour englober l'ensemble des villes qui disposent d'un bras de fleuve ou de rivière et qui, elles aussi, ont reconquis leurs berges pour les libérer de la voiture. Certes, ce n'est pas parce que tout le monde le fait que nous devrions le faire. Pour la droite, en tout cas pour ce que j?entends dans les médias, après tout, nous, c'est Paris, on est au-dessus de tout cela. Au-dessus? Excusez-moi, excusez-moi? Au-dessus de la pollution de l'air qui tue des milliers de personnes prématurément et qui est source de maladies respiratoires graves, surtout pour les plus vulnérables. Au-dessus aussi de l'appétence de nos concitoyennes et concitoyens, de leurs attentes, de leurs envies de retrouver des quais de Seine apaisés, libres des véhicules motorisés. C'est sans doute sur cela que les opposants à la piétonisation des berges, partis bille en tête contre la méchante Maire de Paris, se sont le plus violemment heurtés. C?est l?envie de deux tiers des Parisiennes et des Parisiens de voir des berges sans voiture, le désir des 40.000 signataires de la pétition qui soutiennent la piétonisation, des près de 1,5 million de personnes qui ont arpenté le parc des berges de Seine l'année dernière. Après tout, eux ne sont pas stupides, ils ont bien compris que c'était juste plus agréable de se promener tranquillement aujourd'hui qu'hier au milieu d'une autoroute urbaine. Il ne faut avoir fait ni Saint-Cyr, ni l'E.N.A. pour s'en rendre compte, soit dit au passage. S?il suffit?

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - S?il vous plaît, est-ce qu?on peut écouter les intervenants ? Merci.

M. David BELLIARD. - Il suffit tout simplement d'aller y faire un tour.

La qualité de vie n'est pas un concept, c'est une expérience, un ressenti, un quotidien, et c'est ce quotidien amélioré que les opposants à la piétonisation veulent détruire.

Je vois bien les difficultés - je lis moi aussi les tribunes, bonnes parfois, mauvaises souvent, du "Huffington Post" - qui marquent les contorsions sans fin de l'opposition municipale sur cette question. Quand le fond est mauvais, il ne reste donc plus que la forme, la méthode. Anne HIDALGO, Christophe NAJDOVSKI, notre majorité municipale aurait agi avec brutalité, sans concertation, trop rapidement. Un sujet qui a quand même commencé à émerger dans le débat public parisien il y a maintenant plus de 30 ans et porté par les écologistes, qui a été discuté dès 2001 dans les campagnes municipales et qui faisait partie de notre programme en 2014, un programme qui, je vous le rappelle, a été majoritairement soutenu par les électeurs et les électrices. Alors je vois bien la volonté de caricaturer fond et forme. C'est de bonne guerre, de la bonne politique politicienne, légère et joyeuse comme au bon vieux temps. Cela pourrait être rigolo s'il n'y avait pas...

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - On laisse M. BELLIARD parler tout seul.

M. David BELLIARD. - ? s'il n'y avait pas d'enjeu de santé, s'il n'y avait pas le changement climatique, s?il n?y avait pas l'absolue nécessité de changer de modèle. Et ce changement de modèle passe nécessairement par la réduction du trafic de véhicules individuels. Il serait bien temps de jouer les effarouchés pour la campagne de 2020. Il y a tant de sujets sur lesquels ils pourront faire de la mauvaise foi, mais permettez-moi de vous dire que la politique, c'est aussi ne pas sacrifier notre santé et le climat aux jeux et aux gesticulations politiciennes.

Merci.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Je vous remercie.

Cela suffit, s'il vous plaît. Je pense que tout le monde a envie de déjeuner.

Monsieur AZIÈRE ?

M. Eric AZIÈRE. - Madame la Maire, un rappel au règlement, d'abord pour trouver inadmissible que sur un débat aussi important, la Maire de Paris soit absente. C'est inexcusable. Ce qui est encore plus anormal, c'est que ce soit inexcusé. Pour vous trouver le temps de justifier son absence, je demande une suspension de séance, qui lui permettra peut-être de venir.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - 5 minutes de suspension de séance. Suspension et reprise de la séance.

(La séance, suspendue à douze heures vingt minutes, est reprise à douze heures vingt-cinq minutes, sous la présidence de Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe).

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Je vous propose de reprendre cette séance. Madame BERTHOUT, je vous ai vue, je vous donne la parole.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Madame la Maire, qui n'êtes pas Maire de Paris, même si vous avez beaucoup d'autres qualités à côté, j'ai compris, et je crois que nous avions compris, que la question de la voie Pompidou était un peu l'alpha et l'oméga, je regrette d'ailleurs que cela puisse se résumer à cela, du mandat de la Maire de Paris, qui n'est pas là.

En conséquence, je vous demande une suspension de séance, et je souhaite, au nom de mon groupe, et ce n'est pas de la politique politicienne, ou alors cela veut dire que vraiment, décidément, la Maire de Paris est hors sol... Lorsqu'il y a des sujets qui intéressent les Parisiens, la moindre des choses, c'est d'être dans l'hémicycle !

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Madame BERTHOUT, je suspends pour une minute. Une minute de suspension de séance. Suspension et reprise de la séance.

(La séance, suspendue à douze heures vingt-sept minutes, est reprise à douze heures vingt-huit minutes, sous la présidence de Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe).

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Nous allons donc reprendre la séance. J'avais dit une minute. Monsieur DUBUS.

M. Jérôme DUBUS. - Merci, Madame la Maire.

Madame la Maire, mes chers collègues, les conditions d'organisation de ce débat, qui n'en est pas un mais qui en est devenu un, c'est une espèce de vrai faux débat, avec la principale actrice qui n'est pas là, je suis obligé de le constater, cela ne peut pas continuer comme cela.

M. BELLIARD a commencé à s'exprimer, nous n'étions pas au courant que le groupe avait 5 minutes. A quel titre M. BELLIARD a commencé à s'exprimer ? Nous devions commencer par le v?u n° 169, pas du tout par M. BELLIARD. M. BELLIARD, ce n'est pas le v?u n° 169.

Vous nous annoncez maintenant que chaque groupe a 5 minutes, ce n'est pas sérieux ! Je demande une nouvelle suspension de séance.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Vous avez une minute, Monsieur DUBUS.

Avant la suspension de séance, je donne la parole à Mao PENINOU pour vous répondre... Bon, alors une minute de suspension. Suspension et reprise de la séance.

(La séance, suspendue à douze heures vingt-neuf minutes, est reprise à douze heures trente minutes, sous la présidence de Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe).

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Monsieur PENINOU.

Je suis désolée, Monsieur PENINOU? Il y a une question de M. DUBUS sur l'organisation du débat.

Madame BERTHOUT, je donne la parole à M. PENINOU.

M. Mao PENINOU, adjoint. - Madame BERTHOUT, vous acceptez d'écouter ou vous n'acceptez pas d?écouter ? Vous acceptez d'avoir un débat ou vous n?acceptez pas d?avoir un débat ? Madame BERTHOUT, vous cachez vos changements de position derrière des arguments de procédure ou vous êtes prête à écouter ? Ça suffit maintenant !

La droite, l'opposition dans ce Conseil, change de position sur les voies sur berges toutes les deux heures. Donc, il y a un moment où il va vous falloir accepter d?avoir un débat et d'exprimer clairement des positions. Il y a des v?ux qui ont été déposés sur les voies sur berges. Il y a un v?u de l'Exécutif qui a été déposé. Les groupes de l'opposition ont été prévenus que, comme sur d'autres v?ux de l'Exécutif, nous donnerions cinq minutes par groupe pour que chacun puisse s'exprimer. Et pourquoi organisons-nous les débats de cette manière ? Parce que les groupes de l'opposition, dont Mme BERTHOUT, au premier rang, depuis maintenant des mois, protestent régulièrement sur le fait qu'il y a trop de débats organisés. Nous faisons donc selon ce système. Vous le savez parfaitement puisque nous l'avons abordé en conférence d'organisation.

Si l'opposition veut bien maintenant accepter de tenir, devant les Parisiennes et les Parisiens, ce que sont ses positions au lieu de se cacher derrière des arguments de procédure et le bordel, ce ne serait pas mal. Cela pourrait montrer à nos électeurs et à nos concitoyens que vous les respectez, et non pas que vous empêchez quoique ce soit de se tenir.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Nous allons reprendre ce débat avec M. BONNET-OULALDJ pour cinq minutes.

Monsieur BONNET-OULALDJ. Ecoutez, je la représente. Très bien. Si cela vous pose un problème, c'est votre problème. La Maire ne peut pas être là aujourd'hui, ce matin, donc c'est moi qui préside ce débat. Si cela ne vous convient pas, cela vous ne vous convient pas. Monsieur BONNET-OULALDJ. Je la représente parfaitement, Monsieur BOULARD. Monsieur BONNET-OULALDJ. Monsieur BONNET-OULALDJ tout seul.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Madame la Maire, je veux bien donner la position de mon groupe sur le sujet, mais dans le calme. Si c'est pour avoir?

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - J'essaye, Monsieur BONNET-OULALDJ, j?essaye.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Je ne vais pas rentrer dans ce débat.

Le débat, il est provoqué par la droite, et notamment la droite régionale, qui, plutôt que de mener le débat sur le terrain politique, le mène par un recours au Tribunal administratif. Que ce soit clair, c'est-à-dire que plutôt que de mener le débat avec les Parisiens, qui sont majoritairement satisfaits de la piétonisation des berges de Seine, vous faites appel à la droite régionale et aux banlieusards pour arbitrer un sujet parisien. La première des choses, c'est que, sur cette piétonisation des berges de Seine...

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Continuez, Monsieur BONNET-OULALDJ, continuez.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - La première chose à dire, c'est que notre volonté, qui est une volonté partagée par les Parisiens, c'est que Paris soit traitée à égalité des grandes capitales et ait accès à son fleuve, et que le fleuve soit un axe central pour l'avenir de notre Capitale. Or, force est de constater qu'aujourd'hui, l'accès au fleuve est coupé par une voie automobile. Donc, notre groupe?

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - S?il vous plaît. On continue. Monsieur BONNET-OULALDJ, finissez.

Non, la Maire de Paris ne s'en moque pas. Elle a un agenda qui est le sien. Si vous ne voulez pas assumer vos positions, quittez cette salle. Monsieur BONNET-OULALDJ.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Peut-être que?

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Je vous ai répondu. Je vous ai répondu : elle n'est pas là.

Allez, Monsieur BONNET-OULALDJ. Bien. C'est terminé. Monsieur BONNET-OULALDJ. Quittez cette salle, je vous en prie. Nous continuons le débat. Je vous ai expliqué pourquoi la Maire de Paris n'était pas là. Je la remplace. Maintenant, le débat est clos sur la présence ou non de la Maire de Paris. Monsieur BONNET-OULALDJ.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Bien. Peut-être que la droite est à court d'arguments et donc, ne veut pas rentrer dans ce débat et préfère fuir les rangs de cette Assemblée. Par contre, nous avons des arguments. Peut-être que vous ne voulez pas les entendre ? Par exemple, le nombre de Parisiens qui se sont promenés sur les berges de Seine est de plus de 1,5 million. Peut-être que vous préférez leur faire un bras d'honneur en quittant cet hémicycle ?

Le sujet de fond, c'est bien le fleuve, c'est bien la possibilité que Jacques CHIRAC proposait ici même, dans cet hémicycle, de se baigner dans la Seine. Pour se baigner dans la Seine, il faut avoir accès à la Seine. Voilà ce que l'on propose aux Parisiens.

La deuxième chose que je voudrais dire, puisque la droite préfère défendre les automobilistes et la voiture, c'est qu'il y a un autre sujet derrière ce sujet : c'est la question de la pollution et la question des solutions à la pollution. La solution que nous proposons, la proposition que nous...

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Ça suffit, je vous ai répondu.

Monsieur BONNET-OULALDJ. Je vous ai répondu. J'ai répondu à cette question. La Maire de Paris n'est pas présente à ce moment. Je la remplace. Point barre.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Le deuxième sujet, justement, auquel la droite ne veut pas répondre, c'est le sujet de la pollution atmosphérique et notamment aux particules fines dues aux véhicules. Nous avons, chaque année, plusieurs milliers de morts prématurés, de nombreuses pathologies respiratoires et cardiaques. Quelle est la réponse de la droite face à ce sujet sanitaire prioritaire ? Notre réponse se joue aujourd'hui dans la rue. C'est la question de l'investissement dans le rail, dans le fret et dans les transports en commun, et cela, Mme PÉCRESSE n'y répond pas du tout.

La deuxième réponse, mes chers collègues, c'est le développement du vélo à Paris et en Ile-de-France. Encore une fois, Mme PÉCRESSE ne répond pas à l'investissement nécessaire pour les pistes cyclables. Alors, très bien, attaquez par le Tribunal administratif, mais les Parisiens leur demande c?est la piétonisation, c?est des pistes cyclables et c?est le retour du rail dans notre Région.

Et cet après-midi, bien sûr, nous serons aux côtés des salariés du service public pour répondre et pour soutenir leurs revendications. Evidemment, vous n?y serez pas, vous serez dans vos prés carrés toujours à défendre les automobilistes.

Je vous remercie.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BONNET-OULALDJ.

Je donne la parole à M. PENINOU.

M. Mao PENINOU, adjoint. - Madame la Présidente, à la demande du président AZIÈRE, et avec l?accord de l?Exécutif, je demande une suspension de séance de 10 minutes. Merci.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe, présidente. - La séance est suspendue, Madame BERTHOUT. Il faut écouter.