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Juillet 2007
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Conseil Municipal
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2007, Dépôt de questions d’actualité.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2007


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je vous indique que plusieurs questions d?actualité ont été déposées.

La première émane du groupe communiste. Elle est adressée à M. le Maire de Paris en ces termes :

?En septembre dernier, face à la situation préoccupante d?élèves du second degré sans affectation après la rentrée scolaire, nous avons fait adopter un v?u proposant la création d?un dispositif ?SOS rentrée? comprenant un numéro vert et une cellule de veille pour la rentrée 2007. En effet, ce dispositif partenarial a déjà fait ses preuves dans plusieurs autres collectivités territoriales d?Ile-de-France. Associant clubs de prévention, services jeunesse, parents, syndicats et enseignants, il permet d?accompagner les démarches des familles d?élèves sans affectations.

Eric FERRAND nous avait alors proposé l?établissement d?une étude préalable au lancement du dispositif. A ce jour, alors que nous sommes intervenus de nouveau sur ce point en mars dernier, nous n?avons eu aucun retour concernant la faisabilité ou le calendrier du projet.

En pleine préparation de la rentrée scolaire, et alors que nous savons déjà que 600 jeunes Parisiens seront sans affectation en septembre prochain, nous souhaiterions savoir où en est la mise en place du dispositif et si oui ou non, la Ville souhaite réellement répondre, à ce niveau, aux situations d?urgence liées à la rentrée scolaire.

L?école a une fonction socialisatrice indispensable, nous ne pouvons laisser 5 % de nos futurs lycéens en rupture de ce lien là, qu?ils soient redoublants, sortis du privé, nouveaux arrivants à Paris ou simples retardataires pour la saisie de leurs dossiers d?affectation.?

La deuxième est posée par le groupe ?Les Verts?. Elle ?concerne la nouvelle évacuation des berges du canal Saint-Martin et l?avenir des S.D.F. dans la ville.?

La troisième question, posée par Mme RENSON, élue non-inscrite, à M. le Maire de Paris est ainsi libellée :

?Monsieur le Maire,

Ma question porte d?une façon générale sur les critères concernant la sélection d?attachés de la Ville de Paris, dont le profil souhaité est parfaitement décrit dans la publicité parue dans le Bulletin municipal officiel, mais qui au final se semblent en rien respectés.

Plus particulièrement, je vous demande les éléments qui vous ont conduit à nommer la directrice de la Maison des associations du 15e arrondissement.

M. René GALY-DEJEAN, maire du 15e arrondissement, a proposé, à ce poste, successivement trois candidates qui ont été tour à tour rejetées.

La première, bien que répondant au profil demandé, a été éconduite parce que, attachée territoriale en poste à la mairie d?Issy-les-Moulineaux, son détachement a été refusé par la Ville de Paris.

La deuxième n?était titulaire que d?une DEUG alors que le poste nécessitait, je cite, ?d?être détenteur de diplômes au moins équivalents à une licence, avec une expérience professionnelle importante?.

La troisième, qui répondait à toutes ces conditions, ne pouvait être retenue du fait de son statut de collaborateur d?élu.

Bref, que croyez-vous qu?il arriva ?

Mme l?Adjointe au Maire de Paris chargée de la démocratie locale et des relations avec les associations a préféré une militante socialiste bien engagée dans la campagne de sa candidate du 15e arrondissement, aux qualités relationnelles évidentes, mais qui ne dispose d?aucun diplôme mentionné sur son C.V.

Qu?en pense M. l?Adjoint chargé de l?administration générale, des relations humaines, de la décentralisation et des relations avec les mairies d?arrondissement ?

Qu?en pensent les syndicats des fonctionnaires de la Ville de Paris qui voient ainsi dégradée la sélection des agents qu?ils sont censés défendre ??

La quatrième question est posée par le groupe ?Le Nouveau Centre et Indépendants?. Je vous en donne lecture :

?Les membres du groupe ?Le Nouveau Centre et Indépendants? ont récemment organisé, dans le cadre de leur commission d?étude, une audition des représentants des opérateurs de transports et des organismes de contrôle et d?études afin d?examiner l?état de l?air dans le métro parisien et le R.E.R.

La conclusion principale est la suivante : en dépit de réels efforts déployés tant par la R.A.T.P. que par la S.N.C.F. pour mettre en ?uvre des plans de réduction des teneurs en particules fines, leurs niveaux de concentration sont nettement supérieurs à ceux mesurés en surface. Les effets sur la santé des 6 millions de voyageurs qui empruntent quotidiennement les transports en commun en Ile-de-France sont réels, en particulier, sur les catégories les plus fragiles, même s?ils ne sont pas parfaitement identifiés.

En effet, il n?existe pas d?études épidémiologiques dont les conclusions aient été, à ce jour, rendues publiques. Il n?existe pas davantage de normes réglementaires en matière de pollution dans les espaces clos, et aucun organisme indépendant de mesure? Les difficultés qui président à la lutte contre la pollution de l?air dans les enceintes ferroviaires semblent donc militer en faveur d?une intervention accrue des pouvoirs publics.

Dans l?attente d?un traitement collectif du problème, la situation impose qu?une information régulière relative à l?état de l?air dans les enceintes ferroviaires soit portée à la connaissance des usagers. Il ne s?agit pas d?alimenter un sentiment de peur, voire de panique, ce qui serait à la fois injuste au regard du travail accompli par les opérateurs de transports, et dangereusement irresponsable. Il s?agit tout simplement de la mise en ?uvre du principe élémentaire de transparence qui conditionne celui du libre choix.

Monsieur le Maire, les élus du ?Nouveau Centre et Indépendants? souhaiteraient connaître les options que vous retenez pour informer les Parisiens et les mesures que vous comptez défendre au S.T.I.F. pour mettre en place un dispositif d?information.?

La cinquième question de Mme BARANDA au nom du groupe ?Mouvement démocrate? à M. le Maire de Paris est ainsi rédigée :

?La presse s?est récemment faite l?écho des grands oubliés de notre métropole, ces travailleurs migrant de Bulgarie ou de Roumanie depuis leur entrée dans l?Union européenne le 1er janvier 2007.

Un journaliste, Raphaël DOMENACH, est allé à la rencontre d?un bidonville des temps modernes à l?entrée de Paris, Porte de Bagnolet, sous le périphérique. La description qu?il en fait est saisissante.

Installés sur un talus, entre les peupliers et les massifs de roses, ils sont selon le journaliste quelque 250 personnes, pour la plupart des jeunes hommes bulgares venus chercher du travail en France.

C?est par bouche à oreille qu?ils se retrouvent dans ce village de fortune, fait de toiles et de cartons, situé juste de l?autre côté de la gare routière de Gallieni par laquelle ils arrivent.

Même si le journaliste rapporte que ces hommes connaissent les règles d?hygiène les plus élémentaires, leur campement est privé d?eau, de sanitaires et d?électricité.

Chacun peut se faire une idée de ce que c?est que de vivre dans une telle promiscuité. Sans sanitaires les excréments exposés tantôt à la pluie tantôt à la chaleur sont non seulement source d?odeurs nauséabondes mais peuvent être à l?origine de nombreuses maladies.

La crise du logement, dont chacun a conscience, et qui apparaît comme un obstacle, a trouvé une solution définitive pour ces hommes, ne doit pas être prétexte pour la Municipalité à rester inactive quand bien même ces travailleurs pauvres ne demandent que rarement l?aide des différents services sociaux.

Sans attache ni protection en France, maîtrisant très mal la langue, ces travailleurs pauvres qui gagnent en moyenne moins de 200 euros par mois dans leur pays, sont particulièrement vulnérables face à des employeurs sans scrupules qui les exploitent, les engageant au noir pour une bouchée de pain. D?ailleurs, à la fin de la journée de travail il n?est pas rare qu?ils ne touchent pas leur paie.

Doit-on rappeler que ces nouveaux citoyens, dont personne ne veut, sont inexpulsables, que titulaires d?un passeport européen ils sont désormais ici chez eux et ce malgré les pétitions de riverains qui tendent à les déloger.

Installés sous le périphérique, leur situation dépend de la Ville de Paris qui a la responsabilité de trouver au plus tôt une réponse adéquate à la situation d?urgence de ces hommes qui vivent dans des conditions pires que des animaux.

Nous savons que le problème est complexe, cependant deux questions s?imposent à nous :

- Pourquoi la Municipalité n?a-t-elle pas paré au plus urgent en installant des toilettes de chantier en nombre suffisant, un point d?eau potable ainsi qu?un raccordement électrique ?

- Pourquoi dans un second temps une table ronde avec la Préfecture et les municipalités avoisinantes n?a-t-elle pas été organisée afin de travailler à trouver une solution durable de relogement à ce problème humain ??

La sixième question est posée par le groupe du Mouvement républicain et citoyen. En voici les termes :

?La vérité sur le nombre de lits disponibles dans les hôpitaux parisiens et les capacités de réaction du service public hospitalier en cas de nouvelle vague de chaleur comparable à la canicule de l?été 2003.?

La septième question du groupe U.M.P., adressée à M. le Maire concerne ?l?actualité du Grand Paris?.

Et enfin, la dernière question d?actualité, posée par le groupe socialiste et radical de gauche à M. le Maire de Paris est la suivante :

?Quel bilan vous tirez, Monsieur le Maire, de la première journée du lancement de Vélib? ??

La séance est suspendue.