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Mai 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants relatif au trafic de stupéfiant rue de La Jonquière.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2018


 

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous passons au v?u référencé n° 93 relatif au trafic de stupéfiants, rue de La Jonquière.

La parole est à M. Jérôme DUBUS, pour deux minutes.

M. Jérôme DUBUS. - Merci, Monsieur le Maire.

C'est une vieille histoire que ces rassemblements, rue de La Jonquière. Cela fait à peu près sept/huit ans que cela dure. Il y a des hauts et des bas. On était plutôt dans une période basse concernant ces trafics qui se déroulent tout le long de cette rue, et plutôt vers le côté de la piscine, pour ceux qui connaissent.

Bien évidemment, avec les beaux jours, tout ceci est en train de reprendre, et cette fois-ci, on a des nuisances avec les commerçants. On a des rassemblements de jeunes qui commencent à partir de 17 heures et qui se terminent tard dans la nuit, et qui font que cette rue est devenue difficile de fréquentation, alors qu?elle a été améliorée, végétalisée, que les trottoirs ont été élargis et que donc la présence piétonne est de plus en plus importante dans cette rue, et ceci tard le soir.

C'est un v?u que nous avons présenté au Conseil d'arrondissement du 17e et qui a été voté à l'unanimité de l'ensemble des groupes.

Madame Colombe BROSSEL et Monsieur le Représentant du Préfet, il me semble qu'un certain nombre d'actions peuvent être à nouveau entreprises par le commissaire du 17e, bien évidemment. Je crois qu'il ne faut pas relâcher la pression. Tel est l'objet de ce v?u.

Il ne s'agit pas de donner trop d'importance à cette affaire, mais il ne faut pas relâcher la pression.

Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Monsieur DUBUS.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire, merci, Monsieur DUBUS.

J'apporterai un avis favorable à ce v?u. C'est un endroit du 17e arrondissement sur lequel nous avons régulièrement l'occasion d'échanger tant avec Geoffroy BOULARD, qu'avec Mme KUSTER, auparavant Mme LEPETIT. C'est donc une adresse bien connue et sur laquelle, en effet, il ne faut relâcher aucun effort.

Votre v?u me permet de revenir sur la priorité majeure qui doit être la nôtre en matière de lutte contre les trafics de stupéfiants. Je sais l'action conduite par la Préfecture de police au niveau parisien, mobilisant notamment les services spécialisés contre ces phénomènes, et particulièrement lorsqu'il s'agit de réseaux d'ampleur.

En parallèle, les commissariats sont mobilisés au quotidien sur un certain nombre de lieux de trafic présents dans les territoires. Je l'ai écrit au Préfet de police et au Procureur, je suis absolument persuadée qu'il nous faut aujourd'hui agir davantage sur ces points de trafic de stupéfiants dont l'importance, parfois faible, pose pour autant des vrais problèmes de tranquillité publique, occasionnant des nuisances et des dégradations. Somme toute, les rues Berzélius et de La Jonquière sont finalement une belle illustration de cela.

Dans un certain nombre d'arrondissements, les riverains signalent, parfois depuis des années, des adresses précises, des angles de rue et ne comprennent pas la persistance des trafics.

J'ouvre et je fermerai immédiatement une parenthèse : je vous laisse imaginer la réaction des habitants riverains de ces lieux de trafic lorsqu'ils se trouvent, par exemple, à 50 mètres d'un commissariat. Ceci existe. Pour nos concitoyens, c'est aujourd'hui devenu inacceptable et je sais que ces sites sont par ailleurs généralement connus de la Préfecture de police et des commissariats. Et qu?ils font par ailleurs l'objet d'une action renforcée, par exemple entre les agents du G.P.I.S. et les effectifs du commissariat lorsqu'on est à l'intérieur de certains immeubles. Il faut aujourd'hui remettre ce sujet dans les priorités de la Préfecture de police.

Je vous l'ai dit et j?ai écrit en ce sens, et au Procureur de la République et au Préfet de police, en incluant évidemment la rue de La Jonquière qui nous avait été signalée avant ce v?u et qui fait donc bien partie de ces points. Merci et pardon d'avoir dépassé, Monsieur le Maire.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Madame Colombe BROSSEL.

Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire, Monsieur le Conseiller.

Pour vous répondre tout d?abord sur la rue de La Jonquière, ce sont non seulement les services du commissariat du 17e qui interviennent mais également ceux de la Direction régionale de la Police judiciaire, puisque la rue de La Jonquière se trouve dans l'un des deux secteurs couverts par le Plan de lutte contre les stupéfiants à l'échelle de Paris. C'est le secteur Clichy/Saint-Ouen, c'est ainsi qu?il est dénommé en interne à la P.P.

Depuis le début de l'année 2018, dans le cadre de réquisitions du Procureur de la République, les services de police ont réalisé plus de 20 opérations de sécurisation, 150 opérations de sécurisation de halls d'immeuble au cours desquels nous avons contrôlé près d?une trentaine d?individus et identifié des auteurs susceptibles de faire l?objet de suites judiciaires.

Au cours des trois premiers mois de l'année 2018, nous avons également procédé à la saisie de produits stupéfiants. Je ne vais pas rentrer dans les détails ici, mais c?est pour vous dire qu'à la fois du cannabis et des produits un peu plus lourds ont été saisis. Trois personnes ont été placées en garde à vue pour trafic de stupéfiants, 2 d'entre elles ont été déférées devant l?autorité judiciaire et nous avons également interpellé 25 clients, dont 21 placés en garde à vue et 7 déférés. Nous continuerons cette action en ayant bien conscience encore une fois qu'elle nécessite d?une part l'engagement des services spécialisés sur des actions ou pour des investigations de longue durée susceptibles de conduire au démantèlement de réseaux ou à la mise en cause de revendeurs, et d?autre part une action plus quotidienne de la part des services de police pour lutter contre ces petits points de "deal" que l'adjointe à la Maire de Paris vient d'évoquer.

Enfin, dernier point, même si cela confortera mon image de personne addictive à la vidéo-protection, je souhaite indiquer que nous sommes en train d'examiner à la demande du maire du 17e l'implantation d'une caméra à l'angle de la rue de La Jonquière et de la rue Berzélius. La vidéo-protection n'est évidemment pas l'alpha et l'oméga de l'activité policière sur le ressort parisien mais elle est en tout cas un complément qui s'est avéré et qui se confirme être indispensable, notamment pour établir dans le cadre des procédures judiciaires la responsabilité des différents individus. Elle est donc un outil et non pas l'unique outil de notre action contre les trafics de stupéfiants notamment.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci.

Je vous propose donc de mettre aux voix le v?u? Pardon, M. Geoffroy BOULARD, maire d'arrondissement, demande la parole. Il l'a, c'est de droit. C?est à vous.

M. Geoffroy BOULARD, maire du 17e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

Simplement, pour réagir et apporter évidemment un avis favorable sur ce v?u qui est un v?u un peu d'opportunité, on ne le cache pas, puisque la rue de La Jonquière fait partie des priorités du Contrat local de sécurité dans le cadre de l'axe stratégique notamment de lutte contre le phénomène des bandes. Je suis ravi d'entendre, Monsieur le Représentant du Préfet, que vous êtes en train d'étudier favorablement notre demande de pose d'une caméra sur le secteur. Il faut dire que le secteur s'est amélioré depuis plusieurs mois maintenant et qu?on a d'autres lieux plus problématiques en ce moment dans le 17e arrondissement, pour citer Curnonsky Pitet et le 164 Saussure. Ce sera un avis favorable de notre groupe et nous sommes ravis d'entendre, Monsieur le Préfet, que les choses avancent.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Monsieur BOULARD.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe PPCI, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 225).