Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mai 2018
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

2018 DICOM 17 - Conventions de partenariats pour la Fête de l'Europe.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2018


 

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Nous allons examiner le projet de délibération DICOM 17. Conventions de partenariats pour la Fête de l'Europe.

La parole est à Julien BARGETON sur le DICOM 17? Sinon, Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - J'aurais été tellement ravie de parler après M. BARGETON. M. BARGETON va peut-être retrouver ses notes. Je me ferai le plaisir de répondre....

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Allez-y parce que visiblement?

Mme Danielle SIMONNET. - Au vu de l'actualité, ce projet de délibération ressemble vraiment à une mauvaise blague. On nous propose, en effet, un contrat de partenariat avec la S.N.C.F. pour célébrer la Fête de l'Europe, en lien avec la Commission européenne et les institutions de l'Union européenne. Un partenariat avec la S.N.C.F. pour célébrer l'Union européenne dont les injonctions sont responsables de la casse actuellement en cours de la S.N.C.F. ! Certes, avec une intervention assez volontaire du Gouvernement Macron, évidemment. Mais quand même ! Du coup, une opposition assez forte du mouvement social, quand même, quand même? !

Je vous rappelle, mes chers collègues, que l'ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire fait partie des injonctions de l'Union européenne au nom du sacro-saint dogme de la concurrence libre et non faussée, et que, dans ce modèle, les entreprises publiques n'ont pas leur place.

L'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire a donc commencé avec le fret, le transport de marchandises, puis le trafic international de voyageurs en 2009.

Le résultat, notamment sur le transport de marchandises, a été une catastrophe. On a, au contraire, fait exploser le nombre de camions qui traversent maintenant la France entière, au nom justement de la compétitivité et au mépris des enjeux climatiques.

Cette orientation a été confirmée par l'adoption du quatrième paquet ferroviaire par le Parlement européen, le 16 décembre 2016, dans une indifférence d'ailleurs quasi totale des médias en France.

Le trafic national de voyageurs sera bien ouvert à la concurrence dès 2020 pour les grandes lignes et 2023 pour les T.E.R. Voilà, si le mouvement ne continue pas et si l'on n'arrive pas à gagner contre cette soumission gouvernementale, cette anticipation gouvernementale et ces injonctions de l'Union européenne.

L'ouverture déjà effective à la concurrence sur les liaisons transfrontalières est révélatrice d'ailleurs de ce qui est promis au réseau ferré national : envolée des prix des liaisons les plus rentables, dont sont ainsi évincées les plus pauvres, abandon des autres liaisons.

La logique de rentabilité qui conduit le privé à sélectionner les investissements les plus rentables est incompatible par principe avec la continuité du service public sur l'ensemble du territoire.

Alors, franchement, cette Fête de l'Europe permettra-t-elle d'engager des débats contradictoires pour que les citoyens et les citoyennes puissent décrypter le projet de loi et les directives européennes qui sont présidées ? J'en doute.

Je doute que ce soit l'objet du projet de délibération, mais peut-être que M. Julien BARGETON, qui est ici, je crois le porte-parole tout désigné, auto-désigné de la politique gouvernementale, va donc nous expliquer en quoi ce projet de délibération va permettre un véritable débat contradictoire. Mais là, franchement, mes chers collègues, c'est juste une provocation ou une très mauvaise blague.

Je vous remercie.

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - M. BARGETON a-t-il retrouvé ses notes ?

M. Julien BARGETON. - Je ne savais pas que cela venait à ce moment-là et je voulais juste, au contraire, saluer la Fête de l'Europe, en l'occurrence, et rappeler que les Parisiens, lorsqu'ils ont eu à se prononcer, se sont toujours montrés très européens. Ils ont la fibre européenne.

Je suis heureux que la Ville de Paris participe aussi, comme d'autres institutions, à faire vivre cette fibre européenne qui est l'un des marqueurs de notre Capitale, et donc oui, nous avons rendez-vous avec l'Europe et les Parisiens ont toujours répondu présent aux rendez-vous avec l'Europe.

Merci beaucoup.

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - La parole est à M. Hermano SANCHES RUIVO pour vous répondre.

M. Hermano SANCHES RUIVO. - Merci, Monsieur le Maire.

Je peux faire plus long, plus court. Je vais essayer tout simplement de faire plus direct sans être trop technique. La Fête de l'Europe existe depuis déjà quelques années. Elle a, depuis 2014, eu la possibilité d'augmenter en termes de taille, en termes de conséquences, et aussi en termes de public touché. Je rappelle, par exemple, et je remercie aussi bien Danielle que Julien de me donner cette occasion de le faire, qu'elle a donné la possibilité d'une plus grande décentralisation puisque, maintenant, l'ensemble des arrondissements, peut-être encore à quelques exceptions près, y participent. Ce n'est pas seulement le 12 et le 13 cette année puisque ce sera sur deux jours, mais c'est également sur l'ensemble de la semaine du 9 mai. De façon encore plus conséquente, c'est sur l'ensemble du mois de mai. D?ailleurs, nous participons à un label un peu plus conséquent qui s?appelle "le joli mois de l'Europe".

En ce qui concerne cette Fête de l'Europe, peut-être rappeler que ce qu'il va se passer sur le parvis, ce sont, par définition, des espaces d'information et donc également des espaces de débat.

Oui, Danielle SIMONNET, sur l'ensemble des thématiques, je peux reprendre celle des migrants, l'année dernière, mais je ne vais pas faire une liste exhaustive, mais par définition, différents espaces sont dédiés à ces débats. De la même façon que la programmation culturelle, notamment les concerts, qui invite différents groupes de différents pays européens à être présents, va permettre, finalement, de donner une image un peu plus équilibrée et évidemment en laissant l'espace pour le débat.

Je pourrais peut-être aussi insister sur les arrondissements et leur importance dans ce montage car tout le monde ne vient pas sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Il est donc important que l'on puisse trouver un espace à côté de chez soi et, merci aux mairies d'arrondissement, merci aux différentes Maisons des associations et centres d'animation de participer de façon de plus en plus régulière...

Et puis aussi, on le voit, au niveau des établissements scolaires, et j'irai personnellement à quelques-uns de ces collèges qui profiteront de ces semaines pour accueillir les thématiques européennes, tout cela autour d'un débat utile. Ce n'est ni pour n?en faire que la promotion ni pour en faire une espèce de destruction mais avec la capacité de distinguer le vrai du faux.

Petit point encore : je rappelle que, tous les ans, nous utilisons à bon escient cette Fête de l'Europe pour donner la possibilité aux associations qui candidatent au label "Paris Europe" - et qu?un jury où l'ensemble des groupes sont représentés aura listé - d'y recevoir ce prix label "Paris Europe" et également d'être présentes sur le parvis, de les retrouver ensuite à d'autres moments de l'année européenne, parisienne, notamment les forums de rentrée, la Journée de la citoyenneté ou la Journée européenne des langues. Nous avons donc un ensemble de réalités présentes.

L'objectif pour cette mandature a été clairement d'augmenter certains des thèmes, de faire le lien - Danielle, c'est important - avec notamment nos associations sur le terrain. Voilà pourquoi elles sont beaucoup plus associées à l'ensemble de la Fête de l'Europe. Idem pour les centres culturels.

On a donc un ensemble de forces présentes qui, d'ailleurs, demandent à faire encore plus d'actions. On a lancé les promenades européennes dans différents arrondissements. Toutefois, tout cela implique que l'on puisse augmenter la voilure.

Voilà pourquoi - et je reste sur la Fête de l'Europe sur le parvis -, nous avons le samedi et pour la première fois également le dimanche. Le dimanche, ce sera essentiellement une animation faite par les associations, par les centres culturels qui participent notamment à travers le réseau E.U.N.I.C. et le réseau F.I.C.E.P.

Les partenariats, puisque c'est tout de même cela le sujet, sont là pour accompagner cette évolution, et il nous faut effectivement avoir d'autres partenariats en plus de nos partenaires stratégiques et habituels que sont la Commission européenne, le Parlement européen, la Maison de l'Europe et toute une série de structures que vous connaissez aussi.

Là où vous avez raison, Danielle, c?est qu?il y a bien écrit "S.N.C.F.", mais il fallait lire un peu plus loin. Il se trouve que ce n'est pas la S.N.C.F. dans sa partie Transport, mais dans sa partie animation des gares. Ce qui nous intéressait, c'était de pouvoir, dès cette année, proposer aux associations et aux centres culturels d'être dans ces gares parisiennes et de pouvoir animer.

Je la fais courte, c'est un quizz européen. Vous l'avez probablement déjà vu et testé vous-mêmes : des pianos et des espaces d'animation que nous proposons aux différents centres culturels.

Voilà pourquoi il nous faut signer une convention avec cette filiale de la S.N.C.F. FlixBus est une structure qui participera à un des événements, je laissais cela pour la fin, la conférence nationale de villes.

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Il faut conclure !

M. Hermano SANCHES RUIVO. - J'en finis, je conclus.

Nous aurons plus d'une centaine de villes présentes le 12 pour une signature de charte sur la citoyenneté européenne. Ce sont donc des structures qui nous aident à augmenter la voilure dans un cadre bien défini. France 3, c'est simplement la couverture médiatique régionale et nationale. Voilà pour moi, je vous remercie.

M. Frédéric HOCQUARD, adjoint, président. - Merci.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DICOM 17.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DICOM 17).