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Mai 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif à la vidéo-protection sur les quais bas rive gauche.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2018


 

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous passons à présent au v?u référencé n° 91 relatif à la vidéo-protection sur les quais bas rive gauche.

La parole est à M. Philippe GOUJON.

M. Philippe GOUJON, maire du 15e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

C'est vrai que des rassemblements festifs se produisent - c'est plutôt sympathique, évidemment - sur les quais bas, notamment à proximité du square Tino-Rossi, et sur le reste des quais également. Mais ceci provoque des attroupements, des nuisances sonores, la présence de personnes fortement alcoolisées en soirée.

C'est la raison pour laquelle Florence BERTHOUT, Jean-Pierre LECOQ et Rachida DATI proposent, dans ce v?u, de sécuriser davantage les quais bas pour pacifier leur usage, notamment en soirée et la nuit et par l'implantation de caméras pour améliorer la sécurisation. J'ajouterai les quais du 15e prochainement ouverts au public.

Or, il se trouve qu'"Haropa Ports de Paris" a étudié un plan de vidéo-protection sur les quais bas. C'est la raison pour laquelle nous demandons que la Maire de Paris et le Préfet de police sollicitent à nouveau "Haropa Ports de Paris" pour rendre les conclusions de cette étude, afin que soit déployé ce plan de vidéo-protection sur les quais et qu'un calendrier de réalisation soit également présenté à notre Conseil.

Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci à vous, Monsieur GOUJON.

Pour vous répondre, je donne la parole à Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire. Merci, Monsieur GOUJON.

La demande de Florence BERTHOUT, Jean-Pierre LECOQ et Rachida DATI et des élus de votre groupe est, en effet, tout à fait légitime. Je sais que Florence BERTHOUT a rencontré "Haropa" il y a peu de temps et qu?ils ont mis en place une étude sur le déploiement de caméras de vidéo-protection sur les quais bas. Ma foi, je crois que nous aurions intérêt à porter une demande conjointe avec la Préfecture de police pour pouvoir nous mettre autour de la table pour voir quels sont les résultats de cette étude. J'apporterai donc un avis favorable.

Cela me permet, et j'en profite, de nous rappeler collectivement que le déploiement de caméras de vidéo-protection à Paris, dans l'espace public, est en effet une compétence qui peut et doit être partagée par plusieurs opérateurs : la Préfecture de police, évidemment, en premier lieu, la Ville de Paris - nous en débattons régulièrement dans cet hémicycle -, mais également les opérateurs. Je crois que nous avons intérêt - les sujets d'interconnexion sont ensuite des sujets particulièrement importants - à ce que chacun assume sa part de responsabilité pour pouvoir veiller à un déploiement qui soit utile, juste. Nous avons des débats régulièrement sur ce sujet, qui est de l'utilité. Mettre les opérateurs face à leurs responsabilités est, à mon avis, un engagement qui doit nous unir.

Merci, en tout cas.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci beaucoup, Colombe BROSSEL.

Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Monsieur le Maire.

Oui, les problématiques que nous rencontrons chaque année sur les quais bas de la Seine sont nombreuses. Vous avez évoqué en particulier la nécessité de caméras de vidéo-protection. Il y a un travail conjoint entre la Ville, la Préfecture de police et "Haropa" mené sur l'ensemble des problématiques liées à la fréquentation de ces quais, au cours duquel nous avons évoqué cette question de la vidéo-protection. Les services de la Préfecture de police, le Service opérationnel de prévention situationnelle en particulier, le commissariat du 5e, ont apporté une expertise technique portant notamment sur les meilleurs lieux d'implantation de ces caméras pour contribuer à l'objectif de sécurité et de prévention des risques de trouble à la tranquillité. Donc, ce travail, cette discussion a déjà eu lieu.

Le directeur de l?agence Paris d'"Haropa" vient de changer. Je dois le rencontrer prochainement avec les services de la Préfecture de police pour évoquer tous les sujets communs en cours. Bien évidemment, nous poursuivrons la réflexion avec la Ville de Paris. Nous avions déjà évoqué un certain nombre de pistes de travail communes avec la maire du 5e lors d'une réunion qu?elle avait organisée avec les services de la Ville et de la PP le 12 avril dernier.

Je profite de cette occasion pour signaler deux éléments complémentaires. D?abord, nous avons été sollicités de nouveau pour prendre sur les quais bas de la Seine un nouvel arrêté restreignant la consommation d'alcool à l?occasion des beaux jours, demande que nous examinerons et discuterons notamment avec les élus et la Maire de Paris. Deuxième sujet, c?est la réflexion plus générale que nous avons sur la sécurisation des accès aux quais bas pour prévenir le risque d'intrusion de véhicule qui pourrait se trouver au milieu de la foule. Sujet qui sera, je crois, évoqué à l'occasion d'un prochain v?u.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci.

Je suis saisi d'une demande d'explication de vote du groupe des Ecologistes de Paris. La parole est à vous, Pascal JULIEN.

M. Pascal JULIEN. - Sortir de la vidéosurveillance prendra des années, comme sortir du nucléaire, tellement tout le système de sécurité est fondé là-dessus. L'addiction, cher Philippe GOUJON, de la Préfecture à la vidéosurveillance est telle qu'elle n'a pas besoin de vos v?ux, de vos conseils pour en déployer davantage. Le constat est là, sans que jamais il n?ait été démontré que le déploiement de la vidéosurveillance ait fait baisser la délinquance ou la criminalité, ou les incivilités. Sans cela, vous ne seriez pas toujours à déplorer plus fort la montée de l'insécurité. Si cette vidéosurveillance, qui, maintenant, est ancrée dans le système, était efficace, alors vous applaudiriez la baisse de la délinquance et de l?insécurité. Cela n'est pas le cas. Vous demandez toujours de nouvelles caméras : il n'y a pas besoin de vous. L'addiction de la préfecture est telle qu'ils le feront de toute façon.

Pour toutes ces raisons, nous voterons contre ce v?u.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Pascal JULIEN.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2018, V. 223).