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Mai 2018
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- Subventions (11.790 euros) à 17 associations dans le cadre de l'appel à projets 2018 relatif au "Printemps des cimetières".

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2018


 

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous examinons à présent le projet de délibération DEVE 74. Il s'agit de l'attribution de subventions à 17 associations dans le cadre de l'appel à projets 2018 relatif au "Printemps des cimetières".

Quatre orateurs sont inscrits. Nous commençons par vous, Monsieur Eric AZIÈRE.

Vous avez 5 minutes sur ce projet de délibération.

M. Eric AZIÈRE. - Un projet de délibération qui va être l'occasion pour moi de vous montrer à quel point le groupe UDI-MODEM est à la fois constructif et lucide.

Sur le côté constructif, cette opération du "Printemps des cimetières", au début elle nous avait laissés un peu sceptiques. L'idée d'adapter à un lieu de recueillement un concept de fête au printemps en l'occurrence nous semblait pouvoir dériver ou nous amener à des types d'animation qui n'auraient pas été encore une fois adaptés au calme, au recueillement, et à la sérénité que sont ces lieux de cimetière et de repos de nos défunts.

Néanmoins, ce scepticisme a laissé place à une certaine satisfaction de voir que la plupart des projets présentés s'appuient sur des associations préexistantes, qui sont utiles aux cimetières, utiles à l'art funéraire, utiles aux visites, et aux visites guidées quelquefois des cimetières, qui sont autant d'associations qui célèbrent la mémoire de ceux qui y sont, en sachant où ils sont et qui souvent, préservent les monuments funéraires, l'art funéraire faisant pleinement partie du patrimoine parisien.

Je pense que sur ce plan, on a obtenu une répartition des animations sur ces associations qui me semble utile et satisfaisante. J'ajoute un deuxième point positif, qui est aussi une bonne surprise, c'est le budget raisonnable de ce "Printemps des cimetières", qui est de 11.790 euros, et le montant des subventions sur l'ensemble est là aussi extrêmement raisonnable. Sur ce plan, il n'y a pas de mauvaise surprise. Célébrer les cimetières, reconnaître les cimetières, mettre en avant les cimetières parisiens, les cimetières existants, cela ne nous empêche pas de penser aussi aux cimetières disparus d'ailleurs, à Paris. Je pense aux cimetières des innocents, au Saint-Eustache, ou celui de la Madeleine. Tout ceci me paraît mettre en valeur le patrimoine parisien. Quelques remarques cependant sur quelques types d'animation étonnante. Le "Funeral pursuit", qui est une animation organisée dans plusieurs cimetières pour tester nos connaissances funéraires. Le thème ou le titre de "Funeral pursuit" est assez ludique, mais fait aussi penser quelquefois que nos vies ressemblent à un "funeral pursuit" et nous ne sommes pas pressés de franchir la ligne d'arrivée. J'ai une remarque particulière sur la "Balade gourmande au Père-Lachaise". Je suppose qu'il s'agit d'une balade surréaliste autour de cadavres exquis, ce qui peut être un hommage à Marcel Duhamel, Jacques Prévert et Yves Tanguy. Néanmoins, encore une fois, satisfecit général sur la nature des animations proposées. C'est le côté lucide. Je voudrais insister sur une animation qui a peut-être un peu plus paru discrètement, l'animation "En parler ne fait pas mourir", qui aura lieu dans tous les cimetières et qui, si j'ai bien compris, Madame KOMITÈS vous allez me rassurer ou me renseigner sur ce sujet, à travers un dialogue engagé à cette occasion avec les visiteurs, est une véritable promotion du service public funéraire de la Ville de Paris. Je comprends mieux encore une fois l'utilité du "Printemps des cimetières". C'est vrai, je vous le rappelle, cela n'est peut-être pas un hasard, nous venons de lancer la consultation concernant les services des pompes funèbres de la Ville de Paris au mois de mars dernier. Je comprends maintenant que ce "Printemps des cimetières" prépare en fait l'automne de la future délégation de service public, et est un coup de projecteur sur la qualité de notre service public funéraire. Elle est reconnue. Ce sera sans doute mis à profit. Cela peut constituer un argument de négociation entre la Ville de Paris et le futur délégataire. Je voulais souligner cette coïncidence qui n'en est peut-être pas une. Mais au fond, quand il s'agit de défendre la qualité d'un service public parisien, il n'y a pas de mal à se faire du bien.

Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Eric AZIÈRE.

La parole est à M. Rémi FÉRAUD.

M. Rémi FÉRAUD. - Merci, Monsieur le Maire, chers collègues.

Je voudrais prendre la parole très brièvement pour saluer ce projet de délibération et cette initiative, puisque nous avions voté ici même le lancement de l'appel à projets.

Aujourd'hui, nous votons la subvention aux 17 associations retenues pour le "Printemps des cimetières", événement original qui aura lieu le 26 mai prochain et permet de valoriser les cimetières parisiens, ceux qui sont très connus et très visités par les touristes, mais aussi les plus petits cimetières parisiens qui sont beaucoup moins connus des Parisiens eux-mêmes et présentent, en dehors de leur caractère propre aussi, un grand intérêt paysager. Ce sont 80 hectares d'espaces verts précieux à Paris.

L'événement du 26 mai va bénéficier d'une programmation variée, destinée à un public très large sous les angles historique, patrimonial, environnemental et artistique, Eric AZIÈRE l'a dit lui-même. Ce sont des visites déjà très pratiquées dans des cimetières comme le Père-Lachaise ou le Montparnasse, mais qui justement seront bien réparties sur l'ensemble des cimetières parisiens. Je tiens par ailleurs à rappeler que cette initiative, organisée par une soixantaine de villes en France, est labellisée par le Ministère de la Culture cette année. On a pu voir sur les réseaux sociaux certains crier au scandale. Il n'y a absolument pas de quoi. Je voudrais féliciter Pénélope KOMITÈS pour cette initiative, à la fois originale et respectueuse des lieux de recueillement que sont les cimetières. Les cimetières parisiens constituent des espaces à part et à part entière qu'il faut valoriser. Cette initiative y contribue, nous la voterons très volontiers.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Rémi FÉRAUD.

La parole est à Christian HONORÉ.

M. Christian HONORÉ. - L'idée d'organiser le "Printemps des cimetières" pourrait paraître une bonne idée. En effet, nous sommes d'accord, les cimetières sont des lieux patrimoniaux exceptionnels, mais c'est vrai, encore mal connus pour la plupart d'entre eux.

Toutefois, la lecture du programme prévu pose parfois question. Les visites guidées historiques, à thèmes, par exemple sur les personnages célèbres, la biodiversité, sur les arbres, des expositions, l'information du public, ne présentent aucune difficulté.

La présence de lieux de rencontre qui permettent d'échanger avec les Parisiens sur le service public funéraire est une proposition intéressante et utile.

En revanche, je suis très dubitatif sur ce qui peut s'apparenter à des manifestations festives, telles que diffusion d'un film, ou animation. Je suis très réservé sur les balades chantées, les concerts, les promenades concert, airs d'opéra et d'opérette interprétés dans les tombes des auteurs ou interprètes renommés, même s'il est précisé dans les projets "en respectant le lieu".

Chaque culture, religion, chaque pays a une relation aux sépultures et aux cimetières qui lui est propre, pour ne pas dire singulière. Je crois pouvoir dire qu'en France, la tradition est plutôt au recueillement. Le cimetière peut être un lieu de méditation, c'est vrai, mais c'est avant tout un lieu de tristesse, voire de douleur. Il va falloir être très prudent, ne pas oublier la charge émotionnelle dans le fait même, parfois, d'entrer dans un cimetière.

Devant une tombe, celle d'un inconnu, comme celle d'une personnalité, quel que soit son champ d'activité - artistique, scientifique, politique ou autre -, ne jamais oublier que celle ou celui qui y repose a été porteur d'amour et que son départ a été source de souffrance. Pardon, mais j'ai du mal à imaginer le ressenti d'une personne qui va se recueillir sur la tombe d'un être aimé et qui va entendre "L?Heure exquise", de Reynaldo Hahn, "L?air du toréador" de "Carmen", ou "Marguerite" de "Faust", comme le prévoient certains projets.

Je crois, encore une fois, que nous devons être très prudents pour ne pas heurter et encore moins blesser. Nous allons voter contre ce projet de délibération. Si ce projet de délibération est voté, je souhaite qu'un retour d'expérience soit réalisé après cette journée pour que puissent être apportées les modifications qui apparaîtraient nécessaires à l'organisation de cet événement.

Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Monsieur HONORÉ.

La parole est à présent à M. Pascal JULIEN.

M. Pascal JULIEN. - Au moment de la discussion de l'appel à projets, tous, sur les bancs, nous avions appelé à l'extrême prudence, parce que nous craignons, justement, une évolution trop brutale sur quelque chose qui relève de l'anthropologie. J'avais ajouté également qu'il fallait que ce genre d'initiative reste absolument exceptionnel parce que le cimetière est un lieu de silence, indépendamment de son aspect religieux. C'est l?un des rares lieux à Paris où l'on trouve le silence. Il faut pouvoir le garder. Donc, on a eu cette discussion. Mais j'estime, à la lecture du programme, qu'il a été tenu compte de nos avertissements. C'est un programme qui reste quand même très mesuré. J'entends ce que vient de dire M. HONORÉ, mais restons raisonnables. Il y a quelque chose d'intéressant à aller chanter un air du chanteur enterré là. C'est un hommage qu'on lui rend.

Il y a aussi autre chose. Là, je remercie Pénélope KOMITÈS parce que son initiative est audacieuse. C'est qu'il y a un tabou de la mort, de la mort quotidienne. En revanche, la mort accidentelle, on la voit, que ce soit celle des attentats, des films, des cowboys, tout ce que l?on veut, on en a beaucoup. Mais la nôtre, la quotidienne, est taboue. D'ailleurs, pour ceux qui ont lu Philippe Ariès, "Essais sur l?histoire de la mort en Occident", les cimetières étaient dehors, les centres-villes sont passés à l'extérieur. Je trouve intéressant, au plan anthropologique, de rapprocher les vivants et les morts. On ne rapproche pas forcément les morts en pleurant, Monsieur HONORÉ. Un cimetière n'est pas forcément un lieu d'extrême tristesse. On peut être dans le respect et dans la joie.

Je pense que ce que tente la Ville de Paris avec Pénélope KOMITÈS, est audacieux, intéressant. D'ailleurs, il y a des évolutions qui se font. Voyez l'explosion de la demande de crémations à l'échelle du pays, et singulièrement à Paris qui est championne en la matière et qui nous pose les problèmes que l'on sait au Père-Lachaise.

Donc, on n'est pas figé. En votant non, vous figez les choses. Je pense qu'il ne faut pas les figer. En plus, on a la chance, pour une fois, d?avoir un projet de délibération où l?on nous fait voter quelque chose avant que cela n'ait lieu. La plupart du temps, on vote des "trucs", c'est déjà fait. Pour une fois, on vote avant que cela n'ait lieu. Avec mon groupe, on va aller regarder comment cela se passe. J'ai choisi personnellement d'aller à celle qui, a priori, pourrait poser le plus de problèmes. Je verrai bien. Alors là, je vous rejoins : il faut qu'il y ait un bilan. Je pense, d'ailleurs, que ce bilan devrait même se faire autour d'une table, une sorte de groupe de réflexion, en faisant appel à des universitaires, à des intellectuels, à des historiens pour nous aider à évoluer sur ce sujet.

En tout cas, j'applaudis finalement alors que j'étais très réservé. Je me suis beaucoup retrouvé dans l'intervention d?Eric AZIÈRE. J'applaudis cette initiative en restant extrêmement vigilant, en disant : attention, restons consensuels. Il y a des gens qui font une demi-heure, une heure, qui viennent de loin parfois pour aller se recueillir quelques minutes dans un cimetière. Si ce jour-là, ils arrivent et qu'ils entendent une musique, une déclaration, qu'ils voient des gens manger, que sais-je, il faudra évidemment avoir une capacité d'explication ou de pédagogie. Il y a une prise de risque, mais vous dites assez que l'on ne fait rien sans risque. J'assume cette prise de risque. Il faudra qu'il y ait un bilan.

Au global, je dis : merci d'avoir tenu compte de nos avertissements, merci d'avoir pris cette initiative et à bientôt, sans tarder, pour un retour d'expérience.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Pascal JULIEN.

Pour répondre à vous quatre, la parole est à Mme Pénélope KOMITÈS.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe. - Merci.

Merci aux différents intervenants d'avoir pointé et rappelé la qualité de la programmation qui vise essentiellement à mettre en valeur le patrimoine architectural, historique et naturel des cimetières parisiens, et qui a amené des propositions très variées.

J'en profite pour féliciter toutes les associations qui nous ont proposé des projets de grande qualité. Je ne vais pas tous les citer, mais on a, par exemple, l'association "Les Appels d'Orphée" qui fait un travail remarquable pour la valorisation du patrimoine funéraire, qui va proposer des visites guidées interactives et techniques sur la restauration des monuments dans le cimetière Montmartre, l'association "Passerelles 17" qui va proposer des visites sur la biodiversité.

Pour répondre à M. AZIÈRE sur le service des cimetières, c'est le service des cimetières, et pas la S.E.M., qui va proposer ces activités, qui va rester très mobilisé pour répondre aux Parisiens sur les questions qu'ils peuvent se poser, aussi bien sur leurs droits et leurs obligations. C'est une volonté de mieux faire partager le service public. Dire également, peut-être vous répondre, Monsieur AZIÈRE, sur les balades gourmandes. Bien évidemment, il ne s'agit pas de pique-nique. Ces visites sont organisées par des conférencières, dont l?une est un ancien conservateur de la Ville, sur les grands gastronomes français, notamment Sarah Félix qui était la s?ur de la tragédienne Rachel qui est enterrée. On est sur des grands noms de la gastronomie qui sont enterrés au Père-Lachaise. Bien évidemment, nous veillerons au respect du recueillement. J'entends ce que vous dites, Monsieur JULIEN, sur le silence. C'est ce qui nous a guidés dans le choix de nos projets. Il n'y aura pas, comme je m'y étais engagée, de musique amplifiée. Bien évidemment, toutes ces prestations resteront à distance respectueuse des tombes, et, bien évidemment, comme je l'avais dit, les obsèques et les cortèges funéraires resteront prioritaires pendant cet événement, de même que l'ensemble des organisateurs s'est engagé à une charte d'occupation de manière à prévoir un respect des lieux. Peut-être répondre à M. HONORÉ que, bien évidemment, nous devons aux défunts et aux proches un strict? On doit leur permettre de pratiquer leur deuil, mais, en même temps, il faut bien considérer qu'aujourd'hui, il y a tout un travail à faire sur le tabou autour de la mort. C'est un sujet dont nous reparlerons. Je suis d'accord pour que l'on puisse faire un bilan, y compris un bilan un peu élargi avec des historiens. Merci pour vos commentaires, et puis, j'espère vous voir pendant cette journée.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Madame KOMITÈS.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 74.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 74). V?u déposé par les groupes Ecologiste de Paris et Socialiste et Apparentés relatif à l'ouverture à la promenade la Petite ceinture dans le 19e.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous passons à l'examen de v?ux non rattachés. Le v?u référencé n° 96 est relatif à l'ouverture à la promenade de la Petite ceinture dans le 19e arrondissement.

La parole est, en premier lieu, à Mme Fatoumata KONÉ.

Mme Fatoumata KONÉ. - Merci.

Madame la Maire, chers collègues, l'ouverture de la Petite ceinture dans le 19e va permettre aux nombreux habitants de notre arrondissement, ainsi qu'à tous les Parisiens, d?accéder à un nouveau lieu de fraîcheur, de loisir et de calme, essentiel en particulier durant l'été. En témoigne le succès de l'ouverture des Buttes-Chaumont, la nuit en période estivale, que nous portions depuis des années.

Or, l'enchaînement des éléments n'est pas pour nous rassurer. En 2016, le Plan "Programme Petite ceinture", qui précisait le calendrier d'ouverture des tronçons, présentait dans le 19e l'ouverture d'un tronçon entre la rue Petit et le canal de l'Ourcq, un choix pertinent au regard de l'accessibilité du site et des connexions qu'il rend possibles entre la trame verte et la trame bleue, à travers le parc de la Villette et le canal de l'Ourcq.

C'est aussi l'inscription, dans une démarche globale, de transformation de la Petite ceinture à cet endroit, en lien avec le projet de la Ferme du rail, lauréate du concours "Réinventer Paris", dont l'ouverture est prévue en septembre 2019. Une véritable opportunité de créer un pôle d'écologie urbain, en toute cohérence avec les investissements importants déjà réalisés dans ce quartier.

Suite à l'émergence de réserves, l'ouverture de la Petite ceinture dans le 19e se déplacerait en 2019, sur le petit tronçon de 400 mètres situés au Nord de la gare du Pont de Flandre.

Si nous nous réjouissons que la promesse d'ouverture d'un tronçon dans cet arrondissement soit respectée, nous déplorons le recul sur le tronçon du quartier de l'Ourcq. L'ouverture de ces deux tronçons dans le 19e correspondrait à moins de 800 mètres, soit la moitié du tronçon qui sera ouvert dans le 12e arrondissement, par exemple.

Aussi, nous insistons sur la nécessité de l'ouverture, en 2019, du tronçon situé entre le pont de l'avenue Jean-Jaurès et le canal de l'Ourcq, en cohérence avec l'ouverture de la Ferme du rail.

Dans un objectif d'équité entre les quartiers du Nord au Sud de Paris, nous demandons un projet de qualité et d'ampleur identiques aux aménagements prévus dans les autres arrondissements de Paris.

Merci.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Madame KONÉ.

La parole est à M. François DAGNAUD, maire du 19e.

M. François DAGNAUD, maire du 19e arrondissement. - Merci.

La Petite ceinture fait en effet partie du patrimoine parisien et de son patrimoine d'avenir. Sa reconquête reste un engagement fort de cette mandature.

Je confirme que le 19e arrondissement entend bien prendre toute sa part au mouvement engagé qui permet aux Parisiens de se réapproprier, tronçon après tronçon, étape après étape, la Petite ceinture. C'est aussi l'occasion d'élargir le patrimoine végétal de Paris accessible aux Parisiens.

Pour y participer et pour y contribuer, nous souhaitons prendre appui sur des dynamiques locales. C'est ainsi qu?après l'ouverture réussie de la gare du Pont de Flandre, transformée en gare jazz, nous voulons donner vie à un nouveau tronçon du côté de l'avenue Corentin-Cariou, sur lequel nous allons, j'espère, continuer à avancer.

Le projet de la Ferme du rail, un projet d'agriculture urbaine, lauréat de l'appel à projets "Réinventer Paris", nous offre en effet une nouvelle opportunité d'ouvrir un second tronçon, dans un secteur plus central de l'arrondissement, sur un linéaire d'environ 300 à 400 mètres qui présente objectivement de nombreux avantages.

Il est d'ores et déjà arboré et planté, il présente des sur-largeurs intéressantes et il offre, de toute évidence, de réelles facilités d'accès dans ces deux extrémités, du côté de la rue de Thionville, d'un côté, et du côté de la Ferme du rail et du pont Jean-Jaurès, de l'autre côté. L'objet de ce v?u est donc d'acter l'engagement d'un travail réel et avec un agenda solide, pour nous permettre d'avancer sur ce nouveau tronçon attendu par nos concitoyens.

Merci.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci beaucoup, François DAGNAUD.

Pour vous répondre à vous deux, je donne la parole à Mme Pénélope KOMITÈS.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe. - Merci. Merci à Fatoumata KONÉ et à François DAGNAUD de s'être exprimés sur l'ouverture de la Petite ceinture dans le 19e arrondissement, et de nous avoir signalé avec beaucoup d'enthousiasme cet espace situé entre l'avenue Jean-Jaurès et la rue de Thionville, qui couvre une longueur d'un peu plus de 330 mètres et qui, comme vous l'avez signalé, jouxte le site de la future Ferme du rail qui est issue de l'appel à projets "Réinventer Paris", qui va ouvrir fin 2019. Bien évidemment, nous en avons discuté, je suis tout à fait favorable à l'ouverture de ce nouveau tronçon, de manière concomitante avec l'achèvement et l'ouverture de la Ferme du rail, y compris parce que cela fait du sens. Je voudrais vous dire qu'effectivement, cette ouverture interviendrait en plus des ouvertures qui sont déjà programmées dans les autres arrondissements, que ce soit le 12e, le 14e, le 17e, l'autre partie d'ouverture dans le 19e, et le 20e, et que, dans le 19e arrondissement, elle vient bien évidemment s'ajouter et non pas se substituer, c'est toujours mieux en le disant, au tronçon prévu dans le prolongement de la gare Rosa Parks. J'indique que, comme sur toutes les autres sections de la Petite ceinture, nous serons bien évidemment très attentifs aux différents principes que nous nous sommes fixés, aussi bien le principe de réversibilité des surfaces, et bien évidemment, la sauvegarde de la biodiversité et du patrimoine qui font l'identité de la Petite ceinture. Il y a un certain nombre d'études techniques et un préalable à l'ouverture de ce tronçon Thionville-Jaurès. C'est pourquoi je vous ai proposé une version amendée de ce v?u qui fixe un agenda, un engagement d'ouverture et de calendrier précis, mais qui réserve un tout petit peu les limites de l'emprise en fonction du résultat des études que j'ai demandées à la DEVE de bien vouloir engager. J'émets un avis favorable sur votre proposition, sous réserve de cet amendement. Je vous remercie encore pour votre proposition.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, Pénélope KOMITÈS.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par les groupes Ecologiste de Paris et Socialiste et Apparentés, amendée par l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u amendée est adoptée à l'unanimité. (2018, V. 228).