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Juillet 2006
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Conseil Général
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2006, DASES 235 G - Attribution d’une subvention de fonctionnement à l’association “Santé Charonne” sise 177, rue de Charonne (11e), pour son action d’accès aux droits et soins pour des personnes en situation de précarité. - Montant : 10.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Juillet 2006


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DASES 235 G concernant l?association ?Santé Charonne?.

La parole est à Mme Cécile RENSON.

Mme Cécile RENSON. - Merci, Madame la Présidente.

Je m?étonne de l?absence d?Alain LHOSTIS.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Si M. Alain LHOSTIS veut bien rejoindre son banc. Merci.

Mme Cécile RENSON. - Quand j?ai un interlocuteur, j?aime bien le voir. Merci.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Vous savez qu?il est toujours tout ouïe pour vous !

Mme Cécile RENSON. - Il y a l?oreille et la langue, merci. Le verbe !

Je me permets d?intervenir sur ce projet de délibération qui marque l?intérêt du Département de Paris pour sa nécessaire implication dans le domaine médico-social. Ce dont je me réjouis. Mais qui ne laisse pas de me surprendre si j?en juge par le mépris de cette action sanitaire et sociale dans d?autres domaines, en particulier dans la réorganisation du service médico-scolaire de la DASES.

J?étais intervenue lors du Conseil du 3 avril dernier, lors de la présentation d?un v?u que j?avais rédigé avec ma collègue, Laurence DREYFUSS, pour demander au Président du Conseil général de surseoir à la réorganisation du service des actions médicosociales scolaires et pour le maintien d?un service de santé et de qualité au bénéfice des enfants scolarisés dans les écoles maternelles, élémentaires et les établissements secondaires municipaux.

Enfin, j?avais demandé la reprise des négociations avec les organisations syndicales des personnels.

M. l?Adjoint au Maire chargé de la santé m?avait répondu,avec son aplomb habituel, qu?il avait le dossier en main, qu?il venait de recevoir les représentants syndicaux, qu?il se targuait de concertations efficaces avec ceux-ci et vous m?aviez reproché une méconnaissance de ce dossier.

Dois-je vous dire que vos négociations sont au point mort, que la quatrième version de cette réorganisation ne satisfait personne puisqu?elle ne s?accompagne pas de création de postes et qu?elle a des conséquences désastreuses pour le fonctionnement du service médicosocial et pour la qualité du service public dont vous êtes responsable ?

Il vous est plus facile de subventionner une association que de créer 11 postes de secrétaires médicosociales. Votre redéploiement, terme que vous réfutez mais qui est quand même un redéploiement, diminue le nombre de celles-ci de 7 et va même à l?encontre des propositions du Maire qui souhaite plus de prévention, de dépistage et d?actions sur le terrain.

Vous voulez aider les personnes en état de précarité mais vous vous désengagez de la santé de leurs enfants, alors que l?on sait que c?est dans ces quartiers sensibles qu?ils souffrent le plus de surpoids, de problèmes d?élocution ou de troubles de la vision.

Heureusement, le Gouvernement que vous fustigez en permanence a prévu un dépistage des caries dentaires chez tous les enfants de 6 ans et envisage même un dépistage dès l?âge de 4 ans.

L?Etat prend donc en charge de ce grand enjeu de santé publique qu?est la santé dentaire, à l?heure où les Départements doivent prendre leur responsabilité dans le domaine médicosocial de nos concitoyens.

Bref, je ne me permettrais pas de donner des conseils au grand syndicaliste que vous êtes. Je m?interroge néanmoins sur l?efficacité de vos réunions puisque vous vous vantez d?avoir passé tant d?heures à négocier pour aucun résultat dans le domaine de la réorganisation du service des actions médicosociales scolaires.

Alors, vous avez raison de vous donner bonne conscience en votant une subvention de 10.000 euros à l?association ?Santé Charonne?.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à M. Alain LHOSTIS même si le sujet évoqué n?a pas grand-chose à voir avec le projet de délibération à proprement dit.

Mme Cécile RENSON. - C?est du médicosocial !

M. Alain LHOSTIS, au nom de la 6e Commission. - D?abord, le dialogue, je l?ai avec les organisations syndicales et pas avec Mme RENSON. Donc je le poursuis avec les organisations syndicales, notamment au sein du comité technique paritaire de la D.A.S.E.S. où nous avons eu un long, très long échange. Et la réforme se met en oeuvre pour le plus grand bien des enfants de nos écoles.

Et puis, vous avez évoqué par exemple les problèmes d?obésité. Si vous étiez un peu informée, vous sauriez que nous sommes cités en exemple sur l?initiative prise sur le réseau obésité. Il est aujourd?hui donné en exemple dans toute l?Ile-de-France et nous sommes pilotes sur ce sujet. Mais comme d?ha-bitude, vous ne vous renseignez pas, vous êtes dans la polémique.

Et enfin, pour ne pas polémiquer avec vous, mais parler de l?association, pourquoi l?aidons nous ? Parce qu?elle apporte un soutien essentiellement à des étrangers dont une partie importante est en situation irrégulière.

Alors, vous, vous avez deux types de réponse avec votre président de l?U.M.P., ou plutôt le Ministre de l?Intérieur en l?occurrence : la poursuite de ces gens pour les renvoyer manu militari, et la réduction avec votre Ministre de la Santé des moyens de l?A.M.E. qui donne la possibilité d?accéder aux soins.

Effectivement, nous avons aidé cette association depuis un certain nombre d?années, depuis que nous sommes là, dans sa mission. Mais ce que je constate, c?est que l?Etat avait quand même considéré à un moment donné que c?était de sa responsabilité, puisque la Préfecture de Paris nous avait relayé une année. Mais elle ne l?a fait qu?une année, sans doute sous les injonctions du même personnage dont j?ai parlé. Alors, s?il vous plaît, pas de leçon de morale dans cette affaire, pas de leçon d?efficacité. Puisque vous avez dit que j?étais syndicaliste, j?ai un avantage sur vous : vous n?avez jamais été syndicaliste, mais en plus j?ai été patron. Donc j?ai les deux expériences et je pourrais vous en parler à l?occasion et vous donner quelques cours de management, si vous le souhaitez.

Mme Cécile RENSON. - Vous êtes un privilégié !

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 235 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DASES 235 G).