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Mai 2018
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Conseil Municipal
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2018 DAC 344 - Approbation de conventions de partenariat entre des conservatoires de la Ville de Paris, des centres Paris Anim' et des écoles de musique associatives. Vœu déposé par le groupe UDI-MODEM relatif aux conservatoires municipaux.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2018


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le projet de délibération DAC 344 a un v?u, le n° 47. Il s'agit de l'approbation de conventions de partenariat entre des conservatoires de la Ville de Paris, les centres Paris Anim' et des écoles de musique associatives.

Valérie NAHMIAS ?

Mme Valérie NAHMIAS. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, les conservatoires municipaux forment dans nos arrondissements un maillage territorial vital pour la diffusion et l'apprentissage des pratiques culturelles comme la musique, la danse, et le théâtre.

Il existe des partenariats spécifiques entre conservatoires et certaines structures, notamment des centres Paris Anim', établissements scolaires ou certaines associations. Ces partenariats sont présents dans le cadre de délibérations et ont été élaborés dans celui des réformes des conservatoires.

Il s'agit d'une des mesures que nous avons soutenues lors de ces réformes et nous considérons qu'il convient d'aller plus loin.

En effet, aujourd'hui il n'existe pas de possibilité pour eux de mettre à disposition leurs locaux, notamment les auditoriums, que ce soit de manière gracieuse ou par la location.

A ce jour, rien n'est dit dans les statuts des conservatoires ou dans le règlement intérieur, sur la possibilité ou non de prêter ou de louer des salles à des associations, des structures de musique, danse, théâtre, de manière épisodique ou au cas par cas pour des représentations.

Les conservatoires estiment que cette pratique leur est interdite par la Ville de Paris. L'objectif de ce v?u serait de permettre à chaque conservatoire de pouvoir mettre à disposition leurs espaces de diffusion, de manière gracieuse ou à location raisonnable.

Nous souhaitons créer un véritable cadre quant à la mise en place d'espaces de diffusion à Paris. Pour ces structures et leurs élèves, ce serait l'occasion de pouvoir, une fois par an, bénéficier de conditions de représentations exceptionnelles, là où elles ont aujourd'hui du mal à trouver des espaces, surtout dans les arrondissements qui ne disposent pas de maisons des pratiques amateurs artistiques, soit seize arrondissements sur les vingt, notamment pour leurs spectacles de fin d'année ou en période estivale, lorsque les cours dans les conservatoires sont terminés.

Pour les conservatoires, outre une potentielle source de revenus, cela leur permet d'ouvrir encore plus leurs portes à de nouveaux publics, favorisant ainsi la mixité sociale, comme le souhaitent l'un des objectifs de la réforme des conservatoires. Pour les arrondissements, cela permettrait d'amplifier les échanges entre associations de quartier et structures municipales, créant ainsi un véritable écosystème culturel de proximité.

Pour la Ville de Paris, cela permettrait d'ouvrir à moindre coût de nouveaux espaces de représentation pour les pratiques amateurs, donnant la possibilité à des centaines d?élèves de présenter leur travail qui, aujourd'hui faute de place ou de finances, présentent leurs spectacles hors de Paris.

De la même manière que nous avions interpellé sur le fait que la quasi-totalité des théâtres municipaux n'ouvrent jamais leur scène aux troupes amateurs, nous souhaitons que les conservatoires, notamment ceux qui disposent d'un lieu de diffusion et de représentation adéquate, puissent être le lieu de rencontre avec les habitants.

Pour autant, ces mises à disposition ne doivent pas être faites à l'emporte-pièce. Nous souhaitons que les conservatoires puissent avoir une autonomie de décision. Il faut que celle-ci s'exerce dans un cadre précis, un statut réglementaire, pour éviter et anticiper tout problème.

Voilà pourquoi nous demandons de faire évoluer le règlement intérieur des conservatoires municipaux d'arrondissement, afin de permettre à leur conseil d'établissement d'étudier des demandes de location ou de mise à disposition de leur amphithéâtre.

Comme vous l'avez dit, Paris est le refuge des éclosions nouvelles. Aussi, favorisons la rencontre entre artistes amateurs et territoires. Valoriser dans les structures municipales la création amateur, y compris associative, est un enjeu que nous considérons comme majeur. Cela a été rappelé ce matin, lors du débat sur la politique culturelle de la Ville, par Béatrice LECOUTURIER. Voilà un exemple concret de ce que nous pourrons mettre en place pour la ville, pour aller plus loin, à ce sujet.

Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci beaucoup.

La parole est à M. Bruno JULLIARD pour vous répondre.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci à Mme Valérie NAHMIAS pour son intervention.

J'ai déjà eu l'occasion de dire à de nombreuses reprises que l'un des axes majeurs de la réforme des conservatoires, c'est l'amplification des partenariats entre les conservatoires et les acteurs du champ culturel, d'une part, et du champ social, d'autre part. Ces partenariats visent à favoriser l'ouverture sur le territoire, favoriser la mixité sociale dans les établissements et proposer une offre en enseignement étoffée, enrichie et cohérente à l'échelle des arrondissements.

Je ne peux donc qu'être favorable à l'ouverture des conservatoires d'arrondissement, à des associations dont l'objet est l'enseignement et la pratique amateur de la musique ou de la danse, par la mise à disposition ou la location de leur amphithéâtre. Il faut encourager cette mutualisation d'espaces et ces collaborations dans le cadre de projets exigeants.

Cela se fait déjà, notamment dans le 12e arrondissement, qui met presque quotidiennement son auditorium à disposition de la mairie d'arrondissement et des associations locales. Avec toutes les réserves et compléments que vous avez vous-même émis, j'émettrai un avis favorable à votre proposition, partout où cela pourra se faire, soit sans incidence sur le bon fonctionnement des conservatoires, c'est évidemment l'A.D.N. et l'élément majeur attendu des conservatoires, et bien sûr, sous réserve de faisabilité juridique et technique.

Avis favorable à votre v?u.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 47 avec cet avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est adopté. (2018, V. 199).

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 344.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DAC 344).

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Mes chers collègues, il est 21 heures. Nous allons suspendre nos travaux. Nous reprendrons demain par l'avis de la Conférence citoyenne sur l'accessibilité du logement aux classes moyennes à Paris, suivi de notre débat.

Je vous souhaite une excellente soirée à tous. Merci et à demain.