Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 2005
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

Vœu déposé par les groupes de la majorité municipale relatif à l’attribution du nom de Henri Maspéro à une rue, une place, une école ou un collège de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2005


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je vous redonne la parole, Monsieur SARRE, pour la présentation du v?u référencé n° 43 dans le fascicule, déposé également par les groupes de la majorité et qui concerne l?attribution du nom de Henri Maspéro à une rue, une place, une école ou un collège.

Monsieur SARRE, vous avez la parole.

M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. - Merci beaucoup, Madame la Maire.

Comme Maurice Halbwachs, Henri Maspero était universitaire, professeur au Collège de France. Comme lui, il fit l?honneur de la recherche. Comme lui, il fut résistant. Comme lui, il mourut à Buchenwald.

Né en 1883, diplômé de l?Ecole des Langues orientales, Henri Maspero se spécialisa en sinologie et en vietnamologie.

Devenant professeur au Collège de France en 1920, Henri Maspero occupera jusqu?à son arrestation la chaire de langue et de littérature chinoise.

L?immense travail intellectuel d?Henri Maspero, son apport à la connaissance des civilisations chinoise et vietnamienne, son étude du taoïsme et des religions chinoises, son analyse comparative des langues thaï, chinoise et vietnamienne, sont absolument remarquables.

Arrêté deux jours après Maurice Halbwachs, Henri Maspero devait mourir le lendemain de son confrère, sur le même châlit.

Jorge Semprun lui-même, déporté, devait rayer leurs noms de la liste des vivants, après avoir partagé leurs ultimes réflexions et leur dernier dimanche au petit camp, lorsque, pour quelques heures, l?ordre SS semblait se relâcher.

C?est au bloc 56 du petit camp de Buchenwald, celui des invalides, que Maspero et Halbwachs perdirent la vie. C?est là que l?horreur concentrationnaire aboutissait, prolongeant l?implacable pouvoir du régime nazi.

Les disparus de la déportation ont ?une tombe au creux des nuages?, comme l?écrivait Paul Celan.

Henri Maspero a lui aussi une tombe au creux des nuages.

Soixante ans après sa fin tragique, Paris, je le souhaite, doit rendre hommage à cet amoureux de la liberté que fut Maspero.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes du Mouvement républicain et citoyen, socialiste et radical de gauche, communiste et ?Les Verts?).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci, Georges SARRE.

Je donne la parole à Jean-Pierre CAFFET.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint. - C?est encore un avis favorable de l?Exécutif, même si, probablement, il faudra que nous en rediscutions puisque le fils d?Henri Maspero, François, a fait savoir à la Ville qu?il n?était pas totalement favorable à cette initiative.

Il faudra donc que nous en rediscutions avec la famille avant de prendre une décision.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, ce v?u.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est adopté. (2005, V. 105).