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Juin 2018
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Conseil Municipal
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2018 DASES 83 G - Subventions (1.025.084 euros) à 5 associations, "Aurore", "C.A.S.P.", "Equipes d'amitié", Centre Corot et foyer Jorbalan pour 6 centres d'hébergement et 2 résidences sociales. Avenants et conventions.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2018


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DASES 83 G.

La parole est à Mme Marinette BACHE.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Monsieur le Maire.

Chers collègues, la Maire de Paris a fait de la lutte contre l'exclusion une grande cause de son mandat. Ainsi, le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion, qui répond à cette préoccupation, s'articule autour de trois axes : prévenir la situation d'exclusion, intervenir efficacement auprès des personnes vulnérables et insérer durablement.

La méthode consiste dans le "aller vers", les personnes en situation d'exclusion n'ayant pas toujours la force pour faire les démarches ni une connaissance suffisante de leurs droits. Elle s'appuie également sur le partenariat.

Accepter que des personnes vivent dans la rue est inhumain. C'est la raison de ce projet de délibération qui s'inscrit parfaitement dans l'axe "prévenir". En effet, devoir vivre dans la rue est une cause certaine de basculement dans la grande exclusion. Offrir un hébergement est donc une première réponse et, en même temps, c'est permettre un minimum de dignité aux personnes fragiles.

Je tiens à souligner que, comme souvent, la Ville de Paris va au-delà de ses obligations puisque l'hébergement d'urgence est de la compétence de l'Etat.

Les huit subventions que je vous invite à voter concernent d'abord l'hébergement des femmes victimes de violences. Il s'agit du centre Suzanne Képes, dans le 15e arrondissement, géré par "Aurore", une association dont nous connaissons la qualité du travail. Avec 34 places et deux logements réservés à l'accueil d'urgence, "Aurore" donne à des femmes et des enfants un accompagnement en matière de soins, y compris psychologiques, et de parentalité, mais également sur le plan des démarches administratives.

Le centre Alix et Albert Jacquard, lui aussi géré par "Aurore" dans le 15e arrondissement, accomplit un travail similaire, complété par un processus de réinsertion sociale et professionnelle.

Le foyer Jorbalan, dans le 19e arrondissement, accueille de très jeunes femmes étrangères, victimes de réseaux de traite et de prostitution.

Ensuite, deux centres d'hébergement et une résidence sociale sont dédiés aux femmes en situation de précarité. Il s'agit de "La Villa" dans le 18e arrondissement, et du "Hameau" dans le 14e arrondissement.

Ils accueillent des femmes isolées, certaines sortant de prison ou en risque de prostitution ou d'addiction.

La résidence sociale "Championnet", dans le 18e arrondissement, offre une spécificité de soutien à la parentalité.

Le troisième type d'hébergement concerne les jeunes en situation de précarité. Les associations "Arc 75" et "Les Equipes d'amitié" gèrent le "Relais 18" et ont ainsi accompagné 71 jeunes en 2017.

Dernier type d'hébergement : il s'agit de celui des familles monoparentales et demandeuses d'asile primo-arrivantes. "Le jardin du monde" est géré par le Centre d'action sociale protestant comme un centre d'urgence.

Deux axes fondamentaux guident son action : le premier, proposer un hébergement de quatre mois avec des objectifs pour chaque famille ; le second, offrir un accompagnement global - droits, apprentissage du français, scolarisation des enfants, aide à l'obtention du statut de réfugiés entre autres.

Je salue fortement le travail effectué dans le cadre de ce Pacte par Dominique VERSINI et la manière persévérante et efficace avec laquelle elle le met en ?uvre. Je ne peux pas terminer sans souligner que le prolongement naturel de cette lutte contre la grande exclusion se situe dans l'accueil que nous réservons aux migrants et réfugiés, que les aléas de la vie ont fait échouer sur notre territoire. La volonté manifestée par Anne HIDALGO de traiter avec dignité et humanité la forte vague migratoire est à saluer avec force et respect. Cela a été encore le cas récemment quand le Ministre de l'Intérieur a laissé pourrir une situation tragique pour plus de 2.500 personnes, alors que la Ville de Paris demandait non pas l'évacuation, ce que l'on cherchait à lui imposer, mais la mise à l'abri des personnes expulsées. Je suis assez heureuse et fière de faire partie d'une Municipalité où sa Maire et ses deux adjoints en charge, Dominique VERSINI et Ian BROSSAT, ont su, à cette occasion, se montrer à la hauteur des valeurs de Paris.

Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame BACHE.

Pour vous répondre, je donne la parole à Dominique VERSINI.

Mme Dominique VERSINI, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire, mes chers collègues, merci, Madame la Conseillère de Paris, Marinette BACHE, pour cette intervention qui valorise le travail extrêmement important qui est mené par des associations dans le domaine de l'hébergement d'urgence et d'insertion des Parisiens les plus vulnérables, et qui montre aussi l'implication et l'engagement de Paris dans un domaine qui, très clairement, relève des compétences de l'Etat, mais sur lequel Paris a toujours été engagée, partenaire.

D'ailleurs, la Ville assure la gestion de plusieurs centres d'hébergement d'urgence et d'insertion qui représentent environ 1.000 places gérées par notre Centre d'action sociale de la Ville de Paris.

Je veux saluer le travail des associations que nous connaissons tous bien, parce qu'elles ont une grande histoire et qu'elles interviennent depuis longtemps sur le territoire parisien et national.

Je pense notamment à l'association "Aurore" et à l'association "le C.A.S.P." qui interviennent à la fois sur les publics sans domicile fixe et sur les publics migrants, mais aussi sur les publics enfants. Je pense par exemple au "C.A.S.P." et la situation des enfants marocains de la Goutte d'Or dont on parle beaucoup. Je pense également aux associations comme "Les équipes d'amitié", le centre Corot, le foyer Jorbalan.

Je veux aussi rendre hommage aux équipes du Centre d'action sociale de la Ville de Paris, très impliquées historiquement dans l'accueil et l'hébergement des personnes sans domicile fixe, et aussi des migrants et réfugiés statutaires, à travers tous nos services administratifs : permanences sociales d'accueil, R.S.A. etc.

Tout ceci se résume dans ce que vous avez valorisé, c'est le Plan parisien de lutte contre la grande exclusion qui est le c?ur et la base de la grande cause de lutte contre la grande exclusion de la mandature. Plan parisien de lutte contre la grande exclusion que nous avons tous voté à l'unanimité, qui est une feuille de route claire et sur laquelle nous sommes tous en général d'accord pour continuer à avancer dans l'intérêt des personnes qui se trouvent en difficulté momentanée, nous l'espérons.

Je dirai aussi que cette politique volontariste est menée également avec l'Etat, je remercie le Représentant du Préfet de police qui représente l'Etat en l'occurrence. Ensemble nous disposons, à partir de locaux mis à disposition par la Ville, mais également de locaux permettant de créer des centres d'hébergement trouvés par l'Etat avec d'autres partenaires, comme la S.N.C.F. et bien d'autres, de 10.000 places en centres d'hébergement d'urgence et d'insertion à Paris, et de plus de 6.000 places en chambres d'hôtel, qui accueillent des femmes, familles avec enfants, orientées par le Samu social.

Concernant les 6 associations qui font plus particulièrement l'objet de ce projet de délibération, il s'agit de soutenir des actions qui concernent des publics particulièrement vulnérables, des femmes victimes de violence, des femmes en situation de précarité, des jeunes en situation de précarité et en recherche d'insertion, des familles monoparentales ainsi que des familles demandeuses d'asile primo arrivantes.

Je ne vais pas revenir sur le détail des subventions, il s'agit à chaque fois de soutien, de renouvellement pour des associations reconnues pour leur travail depuis de nombreuses années, dans tous les arrondissements de Paris.

Je vous invite tous à voter ce projet de délibération qui est positif et illustre vraiment notre Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion. Merci.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 83 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DASES 83 G).