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Juin 2018
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VI - Question d'actualité du groupe Parisiens, Progressistes, Constructifs et Indépendants à Mme la Maire de Paris relative au Grand Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2018


 

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Question suivante du groupe PPCI, c'est M. VESPERINI qui la pose.

M. Alexandre VESPERINI. - Merci, Madame la Maire.

Chers collègues, en Grande-Bretagne, il y a vingt ans, quasiment jour pour jour, les Londoniens adoptaient par référendum la création du Grand Londres, une entité composée de 25 membres élus au suffrage universel direct, chargés de tout le développement économique, de toute l'action sociale et de tout le développement durable dans ce territoire de 8 millions d'habitants, en lien avec les districts, permettant d'avoir ainsi uniquement deux niveaux de collectivité locale.

En France, ce n'est pas la même chose. Dix ans après le discours historique de Nicolas SARKOZY sur le Grand Paris, les Parisiens ont pour interlocuteurs locaux, la mairie d'arrondissement, la Mairie de Paris et ses 163 conseillers de Paris, la Métropole du Grand Paris et ses 209 conseillers métropolitains, la Région Ile-de-France et ses 209 conseillers régionaux, sans compter les pouvoirs du Préfet de police, du Préfet de Région et des syndicats techniques interdépartementaux dont nous connaissons tous l'importance ici.

Bref, presque six niveaux de collectivité locale, des élus intégralement désignés à la proportionnelle, ce qui nuit par conséquent à leur notoriété mis à part quelques-uns, et un Etat qui divise tout cela pour mieux régner. Voici donc le résultat de dix ans de palabres, de discussions et finalement aussi de connivences partisanes pour le meilleur de nos ego, mais également pour le pire, en particulier, pour le pire de notre économie, ce millefeuille de voitures avec chauffeur ralentissant en effet les investissements et les prises de décision des investisseurs dans une région qui représente 30 % du P.I.B. de la nation.

Face à cela, le Président de la République s'apprête à réorganiser le Grand Paris et il a raison. Dans ce débat, chacun défend ses intérêts et il a raison. La Région promeut la Grande couronne. La Métropole défend la zone dense. Les départements défendent leurs offices H.L.M. L'Etat fait connaître ses idées par le biais du Préfet d'Ile-de-France. Pendant ce temps, la Mairie de Paris ne donne quasiment aucun signal sur ses intérêts et encore moins sur sa vision.

Je m'explique. Dans les paroles tout d'abord, ce ne sont que des discours vaporeux dont cet Exécutif a, depuis 2014, lui seul le secret, c'est-à-dire des discours lénifiants, à base de langue de bois d'ébène bien trempé dans laquelle finalement chacun trouve un peu midi à sa porte, mais c'est bien normal puisqu'en réalité, derrière ces discours, il n'y a aucune suite opérationnelle puisqu'il n'y a aucun véritable choix clivant, aucun choix qui tranche.

Dans les actes, c'est un peu différent. Ce ne sont que des décisions qui opposent progressivement la capitale à ses voisins. Vous avez ainsi décidé de manière totalement unilatérale, sans en parler notamment à l'échelle métropolitaine; de fermer les voies sur berge.

Vous vous défaussez tellement sur la Région en matière de transports publics qu'on peut d'ailleurs se demander si votre adjoint aux déplacements a encore quelque utilité. Vous fermez des tunnels qui fluidifient pourtant le trafic de l'agglomération alors même que les autoroutes autour de Paris sont saturées chaque matin. Vous allez désormais, comme on l'a vu depuis la semaine dernière avec le cas Autolib' et le fiasco du Vélib', contaminer même les communes limitrophes de votre incurie financière.

Madame la Maire, chers collègues, l'histoire de Paris a continuellement résidé dans l'agrandissement du territoire, certes décidé par l'Etat, par l'autorité du roi de France, par l'empereur, par la République, mais il a toujours été accompagné par les acteurs locaux, par les acteurs économiques comme l'illustre encore l'emblème de Paris avec la nef des marchands. Or, pour la première fois de son histoire, alors que nous vivons une période stratégique, non seulement l'autorité communale de Paris?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il faut conclure, Monsieur VESPERINI.

M. Alexandre VESPERINI. - Je fais comme les autres groupes, les orateurs précédents.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il faudra conclure tout de même.

M. Alexandre VESPERINI. - L'autorité communale de Paris est en train de recroqueviller Paris.

Ma question est très simple, Madame la Maire, mes chers collègues : quand allez-vous enfin prendre conscience du Grand Paris ? Quand allez-vous enfin nous dire votre vision pour faire changer de dimension à Paris ? D'ailleurs, je regrette que Monsieur MISSIKA ne soit pas présent car je croyais que c'était lui, l'expert du Grand Paris. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas là.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Parce qu'il a une obligation qui n'a pas à être rendue publique.

Monsieur Bruno JULLIARD ?

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci beaucoup, Madame la Maire.

Cher Alexandre VESPERINI, merci aussi de votre intérêt soutenu, je le crois aussi sincère pour la construction métropolitaine, même si à écouter votre intervention, nous avons en effet quelques divergences.

J'interviendrai à la place de Jean-Louis MISSIKA qui, pour des raisons personnelles, ne peut pas être présent dans cet hémicycle à cet instant.

Comme depuis ses origines, la construction métropolitaine emprunte, et depuis de nombreuses années, des chemins sinueux, peut-être plus encore, vous avez raison, dans cette période où les incertitudes semblent particulièrement nombreuses. Mais quels que soient les débats institutionnels qui ont été rouverts depuis un an maintenant, nous devons considérer comme acquis que le fait métropolitain s'est, de fait, imposé. D'abord, vous avez raison de le noter, avant même les élus de tous bords confondus, nous pouvons nous le dire, s'est imposé du fait de nos concitoyens qui, les premiers, vivent le Grand Paris des transports, le Grand Paris de la culture, le Grand Paris du travail et, désormais, il serait heureux tout de même de le souligner, par l'action de très nombreux élus locaux qui se sont saisis de ce débat éminemment démocratique et déterminant pour l?avenir de notre territoire. Dans le débat en cours, Paris reste fidèle à son engagement métropolitain, engagement qui s'est construit depuis les années 2000. Paris a été pionnière dans cet engagement autour d'un dialogue respectueux avec nos voisins et forte de la certitude qu'il fallait inventer une nouvelle gouvernance à l'échelle métropolitaine pour se donner les moyens de réduire les inégalités, d?affronter les crises du logement et de l'hébergement, de lutter contre la pollution ou encore de conforter notre attractivité.

Par-delà ces principes, nous nous sommes toujours efforcés de rester en mouvement et de ne pas attendre, comme tétanisés, l'issue d'un débat institutionnel en perpétuel recommencement. Je crois, je l'espère en tout cas, que nous partageons certaines convictions.

D'abord, il y a la nécessité d'un échelon de gouvernance qui soit réellement en capacité d'agir au niveau de la zone dense et qui s'appuie sur la commune, sur les communes. C'est l'échelle pertinente pour bon nombre des politiques d'avenir métropolitaines. Deuxième constat que, je crois, nous partageons : l'impossibilité de penser une métropole du Grand Paris qui fasse abstraction du développement de sa ville centre. Troisième conviction : la nécessité de ne pas recréer de millefeuille administratif et politique inefficace et incompréhensible pour nos concitoyens. Vous avez raison, il y a besoin de simplification. Ce doit être l'étape supplémentaire.

J'aurai tout de même une nuance avec votre propos ou certains de vos écrits. Je ne crois pas que cela se fasse en clouant au pilori les élus métropolitains qui ont leur légitimité, leur rôle et qu'il faut respecter.

Enfin, quatrième conviction : la méthode, tout de même. Faisons preuve d'une certaine humilité. Nous sommes tous le produit d'engagements d'élus avant nous. Nous n'avons pas la science infuse. Il faut aussi savoir être le fruit d'une histoire et d'engagements qui nous ont précédés. Il est probable que s'il y a évidemment nécessité d'améliorer, de réfléchir encore et toujours à des évolutions de la gouvernance et du périmètre du Grand Paris, il faut tout de même considérer les avancées importantes qui ont eu lieu ces dernières années. C'est, d'ailleurs, forts de ces avancées réalisées auparavant que nous pourrons être meilleurs demain.

Je précise, par ailleurs, que la Métropole du Grand Paris est aussi riche de bon nombre d'avancées, de réussites. Vous comparez, par exemple, avec le Grand Londres. Regardons les comparaisons et surtout, les évolutions des classements et des places du Grand Paris ou du Grand Londres dans les classements internationaux. Je n'ai pas le sentiment que la Métropole du Grand Paris soit en perte de vitesse. Bien au contraire, de la même manière, la Métropole du Grand Paris a joué un rôle important dans la victoire de Paris pour accueillir les Jeux olympiques.

Sans attendre l?issue de ce débat institutionnel, nous avons largement contribué, ces dernières années, à donner chair à la Métropole par des projets ambitieux sur les mobilités, contre le logement insalubre, l?urbanisme, à travers "Réinventer la Seine" et "Réinventer la Métropole", ou encore, récemment, la consultation internationale lancée par le Forum métropolitain du Grand Paris sur le devenir des autoroutes du Grand Paris, du boulevard périphérique ou des voies rapides.

Nous entendons continuer à porter cette Métropole du concret avec nos partenaires et toutes les bonnes volontés. C'est pourquoi nous présenterons et débattrons ensemble lors du prochain de Conseil de Paris, en juillet, la contribution de Paris au projet métropolitain dans le cadre des travaux initiés par la Métropole pour l'élaboration du schéma de cohérence territoriale - "le Scot". Cela paraît assez technique, mais c?est déterminant parce que c'est l'adoption de ce schéma en 2020 qui sera le premier acte politique majeur, le premier du genre pour le c?ur métropolitain et un marqueur fort de la décentralisation dans une métropole historiquement marquée par la présence de l'Etat aménageur.

Vous avez chargé, Madame la Maire, Jean-Louis MISSIKA de piloter cette réflexion collective pour parvenir à un document ambitieux, profondément politique. Il y aura des lignes de clivage sur les orientations, puisque cela a l?air de vous inquiéter. Ce sera le cas. Au-delà des orientations - je conclus par cela, Madame la Maire - il faut aussi des lignes de force sur les méthodes dont nous devons doter la Métropole du Grand Paris pour que, dans la réalité de ses politiques publiques, elle rencontre des succès. Ce sera donc à l'ordre du jour de notre prochain Conseil de Paris.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci.

Monsieur VESPERINI.

M. Alexandre VESPERINI. - Comme Jérôme DUBUS, je dirais que c?est un peu du bla-bla. Evidemment, nous attendons ce Conseil de Paris avec beaucoup d'impatience, mais, très franchement, je suis encore une fois très déçu par ce type de réponse qui m'inquiète beaucoup pour les intérêts de Paris, de la Capitale. La Région sait exactement où elle va avec sa présidente. Le président de la M.G.P. semble, lui aussi, donner une certaine direction dans son action. Je regrette de voir la Mairie de Paris continuer dans ce type de propos où l'on ne décèle pas vraiment la direction. Que la Mairie de Paris dise qu'elle est attachée à l'intérêt de la commune, je crois que c'est le minimum, mais, très franchement, encore une fois, on reste un peu sur sa faim. Je suis très déçu par cette réponse et très inquiet, par conséquent. J'espère qu'en 2020, ce débat aura l?occasion de déboucher sur quelque chose de plus concret puisqu?il s'agit bien de concret.

Merci.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous attendons surtout que le Président de la République donne les indications sur la suite de cette réforme. On a beaucoup contribué et on contribue, Monsieur VESPERINI. Peut-être pouvez-vous nous aider à en savoir un peu plus ? VII - Question d'actualité posée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants à Mme la Maire de Paris relative à "Seabubbles".

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous passons à présent à la question du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants.

Madame la Présidente, Laurence GOLDGRAB.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Merci, Madame la Maire.

Monsieur le Préfet de police, mes chers collègues, la question des mobilités innovantes et durables a pris une importance cruciale et constitue un enjeu essentiel face au défi climatique. Il y a deux semaines, le salon "VivaTech" a été l'occasion de présenter le "Seabubbles". Ce fut également l?occasion de reprendre les tests. Ce vaisseau mi-bateau mi-avion pourrait, à terme, servir de taxi sur la Seine.

Nous voyons d'un bon ?il l'arrivée de ces taxis volants. Alors même que nous disposons du meilleur maillage de transports en commun d?Europe, celui-ci arrive aujourd'hui à saturation, à l'instar de notre réseau routier. Trouver de nouveaux modes de transport devient donc nécessaire. Cette réflexion devra également répondre au défi climatique et ainsi, être à la fois respectueuse de notre biodiversité et moins polluante.

Enfin, cette réflexion devra s'inscrire dans notre politique de réduction de la place de la voiture.

Le "Seabubbles", présenté par Alain THÉBAULT, son concepteur, réunit nombre de ces éléments. 100 % électrique et alimenté au lithium, il n'émet aucune pollution. Ne produisant pas de vagues puisqu?il vole sur l'eau, il ne détériore pas les berges. Silencieux, il n'aggravera pas les nuisances sonores dues aux transports dans Paris, qui est déjà la deuxième ville la plus bruyante d'Europe. Néanmoins, il existe encore des obstacles à l?exploitation de cette technologie : la limitation de vitesse ou les contraintes liées aux docks d'attache.

L'Exécutif parisien s'est montré favorable au développement de ce nouveau mode de transport innovant. Le groupe RG-CI s'interroge sur ce nouveau défi de la navigation de ces bulles sur la Seine. Alors que la semaine dernière, Alain THÉBAULT, fondateur de "Seabubbles" indiquait sur Europe 1 - je cite : "Tous les feux sont passés au vert", la question du groupe est la suivante : où en est la réflexion sur l'implantation des "Seabubbles" à Paris ? Quelle est la volonté de l'Exécutif parisien à ce sujet ? Quelles barrières reste-il à franchir pour proposer ce service à l'ensemble des Parisiens ? Où en est la réflexion menée avec les services de l?Etat concernant l?évolution de la législation sur la navigation fluviale ? Quel pourrait être le rôle de la Ville dans la gestion d'un tel équipement ? Quelle est la position des Ports de Paris concernant l?amarrage de "Seabubbles" ? Quelle intermodalité à envisager avec nos modes de transport actuels ? Peut-on envisager, sur un plus long terme, d?en faire un véritable complément à l'offre de transport actuelle ?

Je poserai une dernière question : quel modèle économique ?

Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Madame GOLDGRAB.

M. Christophe NAJDOVSKI.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Merci, Madame la Maire.

Je réponds en lieu et place de notre collègue, Jean-Louis MISSIKA. Dès l?automne 2015, la Maire de Paris a apporté son soutien au projet "Seabubbles" porté par le navigateur Alain THÉBAULT. Cette innovation, un bateau mi-flottant mi-volant, alimenté à 100 % en énergie renouvelable, 0 émission et 0 bruit, est totalement en phase avec les objectifs portés par Paris de développer de nouvelles formes de mobilité respectueuses de l'environnement, notamment le transport fluvial sur la Seine.

"Seabubbles" a, depuis, poursuivi son développement. Un premier prototype a été expérimenté en 2017 sur la Seine, puis sur d'autres fleuves et lacs dans le monde. De nouveaux essais se sont tenus à Paris le mois dernier, avec un prototype très abouti. Mme la Maire, je crois, était à bord de l'un de ces prototypes. La "start-up", qui a réalisé avec succès plusieurs levées de fonds et qui compte notamment la M.A.I.F. parmi ses actionnaires, a entamé il y a 15 jours la vente des 20 premiers exemplaires de "Seabubbles". Elle prévoit d?entrer, fin 2018, en phase d?industrialisation. Notre souhait est que cette innovation puisse se développer à Paris.

La Ville de Paris a d?ores et déjà joué un rôle de facilitateur, en mettant en relation ces entrepreneurs avec les différentes autorités compétentes en matière de transport fluvial : la Préfecture de police, la Préfecture de Région, Ports de Paris ainsi que le Ministère des Transports.

Pour que "Seabubbles" se développe dans notre ville et dans les villes voisines, plusieurs freins doivent être encore levés, en particulier la question de la vitesse maximale de navigation sur la Seine. Nous espérons voir ces freins levés dans les prochains mois afin que soit menée une expérimentation de plus longue durée avec, pour objectif, l?émergence dans les années à venir d?un véritable système de taxis fluviaux qui pourraient d?ailleurs fonctionner sur le même modèle économique que les taxis routiers.

"Seabubbles" développe également un projet de navettes catamarans électriques grand format qui pourraient constituer une solution de transport fluvial collectif à l?horizon des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

La Ville de Paris continuera à soutenir ces entrepreneurs en facilitant leur implantation sur le territoire parisien comme elle le fait avec les centaines de "start-up" qui se créent et s?installent chaque année à Paris. Nous voulons continuer à promouvoir de nouveaux modes de navigation et de mobilité collective sur la Seine. Nous devons faire évoluer la motorisation non-polluante sur la Seine. Il faut notamment, de manière impérative, réduire la pollution des moteurs diesel et des péniches et des bateaux-mouches qui circulent sur notre fleuve. C?est une responsabilité de Ports de Paris, et de Voies navigables de France qui sont, je le rappelle, des entités qui dépendent de l?Etat.

"Seabubbles" peut contribuer à faire de la Seine une véritable avenue métropolitaine pour les déplacements du quotidien en complément du réseau de transports existant. Vous l?avez dit : le potentiel est là. Il ne demande qu?à s?exprimer. Donnons donc toutes ces chances à ce mode de transport innovant.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Christophe NAJDOVSKI. Madame GOLDGRAB.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Cette réponse est tout à fait satisfaisante car elle s?inscrit dans des modes de transport innovants et durables dont nous avons grand besoin, et dans une réflexion d?ensemble sur le cadre des mobilités à Paris et ailleurs.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - D?ailleurs, c?est une modalité qui intéresse beaucoup la Métropole du Grand Paris qui demande, depuis des mois et des mois, la possibilité d?avoir une délégation pour pouvoir développer les transports sur la Seine, compétence de la Région sur laquelle Patrick OLLIER a fait la demande à plusieurs reprises. Cela a d?ailleurs été relayé au sein du Conseil métropolitain afin que nous puissions développer au mieux les transports de voyageurs, notamment sur la Seine.