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Septembre 2001
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Conseil Général
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18 - 2001, ASES 38 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec l'association "ARCAT - SIDA" (20e) une convention. - Fixation, pour l'exercice 2001, de la subvention du Département de Paris à ladite association. - Montant : 450.000 F

Débat/ Conseil général/ Septembre 2001


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au projet de délibération ASES 38 G, page 7 de l'ordre du jour, qui concerne la signature d'une convention avec l'association "ARCAT - SIDA" dans le 20e.
Mme GÉGOUT a la parole.
Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Madame la Présidente.
Cette séance de notre Conseil examine 4 délibérations concernées par la lutte contre le Sida.
Aussi, pour gagner du temps, je ferai une seule intervention courte sur les 4.
Bien sûr, nous nous réjouissons de l'augmentation des subventions accordées aux associations.
Pour "ARCAT - SIDA", eu égard au travail important réalisé, notamment en direction des personnes issues de l'immigration et ce malgré un grave manque de moyens, j'aurais souhaité une aide plus grande de notre part.
Pour "AIDES", nous demandons que la subvention continue à augmenter régulièrement. C'est vraiment nécessaire, je crois.
Concernant le maintien à domicile des malades atteints du SIDA, nous constatons une baisse de l'activité, qui n'est pas liée à une diminution de l'effort de notre collectivité, mais simplement à l'incidence bénéfique des trithérapies sur la vie quotidienne des malades.
Pour les appartements de coordination thérapeutique, c'est encore une autre délibération, nous avons 121 places au total pour tout Paris, ce qui est vraiment trop peu.
Il est prévu au plan national une augmentation de 75 places. C'est dérisoire.
Nous demandons, étant donné l'évolution de la situation de ces personnes, que soient mises en ?uvre les négociations nécessaires, puisqu'il ne s'agit pas que du Département de Paris, pour aboutir à la création de places supplémentaires en nombre conséquent.
Quelques remarques concernant la politique mise en ?uvre par la Ville et le Département en matière de lutte contre le Sida et de prévention.
Dans ce cadre, eu égard à l'accroissement des nouvelles contaminations et à la réduction des comportements intégrant la prévention aussi bien dans le milieu gay que dans les milieux hétéro, il est nécessaire d'opérer un véritable inversement de tendance et faire en sorte que la politique de la Ville et du Département devienne une "locomotive" des actions menées en matière de prévention. Les associations sont en attente de gestes forts de la part des politiques, et la mise en place d'une importante politique de lutte contre le Sida en partenariat avec les associations constituerait un tel geste.
Quelques idées de ce qu'on pourrait envisager :
D'une part des structures départementales ou municipales équivalentes à ce qui existe au niveau régional avec le C.R.I.P.S. permettraient un maillage plus serré de la Ville et un meilleur acheminement des informations et des actions de prévention.
On pourrait faire une mise à disposition gratuite par la Ville et le Département des moyens de prévention, des préservatifs dans les lieux publics, dans des bars... sans oublier des lieux hétéro - j'insiste sur ce point car la contamination est importante.
Une structure de liaison avec tous les commerçants concernés de façon plus ou moins directe par la question du Sida : les bars, les lieux de rencontres, les saunas, les clubs échangistes et le Syndicat des entreprises Gay évidemment, pour organiser avec eux la prévention dans leur établissement.
Enfin l'édition de guides d'information à l'intention des jeunes qui pourraient être distribués dans les collèges, les centres d'animation, les M.J.C., les centres sportifs municipaux, etc.
J'en termine avec simplement une préoccupation que nous partageons tous : aujourd'hui, la crainte à l'égard du Sida diminue, les prises de risque sont importantes, la sous-information est massive. On peut estimer à 5 ou 6.000 personnes le nombre de contaminations en France chaque année. Nous devons, avec les institutions concernées et les associations qui se battent sur ce terrain, consacrer la créativité, l'intelligence et les moyens financiers indispensables pour faire reculer ce fléau.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci, Madame GÉGOUT.
Je vous demande un peu d'attention sur ce sujet important. M. LHOSTIS va répondre à Mme GÉGOUT.
M. Alain LHOSTIS, au nom de la 5e Commission. - Je partage l'approche de Mme GÉGOUT sur la question du Sida et sur le fait qu'il ne faut surtout pas baisser les bras dans la lutte et dans l'action pour la prévention de la pandémie.
Aujourd'hui, le nombre de personnes qui développent la maladie continue à croître. Certes aujourd'hui cette maladie n'est plus toujours mortelle comme c'était le cas précédemment et cela grâce aux trithérapies. Mais, je le répète, elle touche un plus grand nombre de gens.
Evidemment, il convient que nous développions notre action de prévention.
Je dois dire à ce sujet qu'évidemment on peut être comme Mme GÉGOUT insatisfait en partie. Chacun aimerait donner plus de moyens à un certain nombre d'associations. Mais, il faut relever l'effort qui a été fait pour le budget 2001 qui a porté de 11 millions en 2000 à 13,5 millions les moyens de lutte contre le Sida. Cet effort dont j'espère et j'en suis sûr qu'il sera poursuivi et amplifié en 2002, nous donne de nouveaux moyens de répondre à cette attente et à cette action.
Nous avons déjà pu en faire bénéficier un certain nombre d'associations. Vous avez cité "AIDES", par exemple, qui a vu sa subvention cette année augmentée de façon significative.
Vous avez fait par ailleurs un certain nombre de propositions pour renforcer l'action de la collectivité parisienne. J'en ai pris bonne note. Elles sont toutes extrêmement intéressantes. Certaines d'entre elles, comme la distribution de préservatifs, ont déjà été engagées. Il y en a d'autres et soyez assurée que, dans la réflexion qui est la mienne sur ces problèmes d'action et de prévention du Sida, toutes les idées que vous avez émises seront prises en considération et, si possible, intégrées à notre action.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci, Monsieur LHOSTIS.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 38 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, ASES 38 G).