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Juillet 2018
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2018 PCF-FG 1 - "Je joue, je rencontre le monde". - Création des Jeux sportifs scolaires parisiens.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2018


 

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la proposition de délibération du groupe Communiste - Front de Gauche, délibération n° 1 relative à "Je joue, je rencontre le monde : création des Jeux sportifs scolaires parisiens". Conformément au règlement intérieur du Conseil et à la conférence d'organisation, l'ordre de passage des orateurs et oratrices a été convenu. Le premier, puisqu?il porte cette proposition de délibération : Monsieur le Président du groupe Communiste - Front de Gauche.

Monsieur Nicolas BONNET-OULALDJ, vous avez la parole.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Merci, Madame la Maire.

Mes chers collègues, en introduction, je voudrais vous rappeler un message fort qui a eu un écho important dans le monde entier. C'est celui de Nelson Mandela lors de l'accueil de la Coupe du monde de rugby en 1995 : "Le sport a le pouvoir de changer le monde. Il a le pouvoir d?inspirer et d'unir un peuple, comme peu d'autres événements peuvent le faire. Il est plus puissant que les gouvernements pour briser les barrières raciales". Depuis notre soutien à l'accueil des Jeux olympiques et paralympiques à Paris en 2024, je me pose une question : quel message allons-nous laisser au monde entier à cette occasion ?

La proposition de délibération que je vous présente, "Je joue, je rencontre le monde", propose un message simple : celui de renforcer la culture de paix et l?éducation physique et sportive auprès des jeunes Parisiens. Nous avons conscience que les menaces pèsent sur le monde avec la permanence de conflits locaux qui peuvent à tout moment se transformer en un conflit mondial majeur. Suite aux attentats qui ont meurtri notre ville, face à la crise humanitaire et à l'arrivée importante de réfugiés venus de pays en guerre, l'accueil des Jeux à Paris a pris une dimension toute autre. Nous avons une responsabilité supplémentaire dans la réussite des Jeux, mais surtout dans les valeurs d'humanité qui doivent en découler.

N'oublions pas que l'accord historique signé à Lima entre Paris, Los Angeles et le C.I.O. fait suite à l'abandon de nombreuses villes et à une crise de vocations et de valeurs. Paris pourrait être à un tournant dans l'histoire des Jeux, porteurs de changements pour un souffle nouveau pour l'olympisme.

Cette proposition de délibération est une contribution concrète qui conjugue trois impératifs autour du sport. Tout d'abord, enclencher une dynamique populaire avec des Jeux pour des jeunes Parisiens, mais aussi développer la culture de paix, le partage à travers des programmes d'échanges internationaux avec des jeunes du monde entier. Permettre un fort investissement des pouvoirs publics dans l'éducation physique et sportive à l'école, qui est un élément culturel essentiel du droit d'accès au sport pour toutes et tous. Nous proposons, d'ailleurs, que l'école, la classe, soit au centre de ce dispositif, en nous appuyant sur les préconisations de la charte internationale de l'Unesco.

Il a été beaucoup question d'héritage pour les populations, dans notre dossier de candidature. Mais cela vaut aussi pour les équipements et pour le développement de la culture sportive, et donc, pour la place de l'éducation physique et sportive dans la formation des jeunes.

Notre proposition s'appuie évidemment sur le plan d'accompagnement déjà adopté par notre Assemblée et toutes les actions déjà mises en ?uvre. Je salue le travail de notre collègue Jean-François MARTINS et de l'ensemble des adjoints sur ce sujet. Mais nous souhaitons aller plus loin. Il s'agit de créer des jeux sportifs scolaires qui permettront aux jeunes Parisiens de nos écoles et collèges de se rencontrer chaque année et d'inviter des jeunes du monde entier. Il s'agit de permettre aux établissements scolaires d'être librement associés à travers un projet de classe toute l'année et dont ces jeux seraient une finalité, avec un travail interdisciplinaire parlant, bien sûr, de la mixité fille garçon dans les rencontres, de la mixité valide/handicapé, mais aussi de sport et de racisme, de lutte contre toutes les discriminations. Il s'agit de favoriser les échanges avec les établissements partenaires européens et mondiaux. Ils pourraient d'ailleurs s'appuyer sur le dispositif Erasmus +, ou encore les dispositifs portés par le C.I.O., les programmes d'échange de l'Unesco, ou encore dans le cadre de l'Union mondiale des villes olympiques.

Nous proposons aussi d'approfondir notre coopération avec l'Education nationale, ainsi que celle d'associations d'éducation populaire ?uvrant pour la culture de paix.

Voilà notre contribution et le message que nous souhaitons porter en accueillant le monde entier. Rien de plus, Madame la Maire, que de revenir à la source de la charte olympique écrite à Paris, que je rappellerai en conclusion.

L'olympisme se veut créateur d'un style de vie fondé sur la joie dans l'effort, la valeur éducative du bon exemple, la responsabilité sociale et le respect des principes éthiques fondamentaux universels. Le but de l'olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l'humanité, en vue de promouvoir une société pacifique soucieuse de préserver la dignité humaine. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup à vous, Monsieur le Président, pour cette proposition.

Je donne la parole à Rémi FÉRAUD, président du groupe Socialiste et Apparentés.

M. Rémi FÉRAUD. - Madame la Maire, chers collègues, cher Président, Nicolas BONNET-OULADJ, je souhaite tout d'abord remercier le groupe Communiste - Front de Gauche de nous faire aujourd?hui cette proposition tout à fait intéressante et qui nous permettra, si elle est adoptée comme nous le souhaitons, de donner corps aux valeurs de l'olympisme auprès d'un jeune public autour du pilier central : quelle école ? Il ne s'agit pas d'organiser une compétition mais de donner du sens à l'accueil des Jeux olympiques et paralympiques à Paris en 2024, auprès des jeunes Parisiennes et Parisiens.

En effet, la proposition qui nous est faite est d'organiser des jeux sportifs scolaires à Paris, en choisissant de ne pas les réduire aux écolières et aux écoliers licenciés déjà en contact avec le monde sportif et ses valeurs. Ces épreuves toucheront l'ensemble des élèves parisiens et c?est ce qui est important.

L'objet de ces jeux serait de revenir aux sources de l'olympisme, des belles idées, des valeurs qu?ils célèbrent, de ramener l?ambition sportive non pas à la compétition pour la compétition mais à la coopération, à la paix, au dialogue et à l'amitié entre les peuples du monde. En choisissant d'impliquer les familles, de s'adresser aux jeunes Parisiens sans discrimination, le texte que nous soumet aujourd'hui Nicolas BONNET permettra à des publics qui en sont parfois éloignés de partager et de cultiver les valeurs du sport et du dialogue entre les peuples. C'est une ambition que nous avons pour Paris 2024 depuis le départ. C'est pourquoi ce projet bénéficiera du soutien du groupe Socialiste et Apparentés et que nous voterons sans hésiter cette proposition de délibération, en espérant qu'elle remportera les suffrages de l'ensemble de notre Assemblée. Merci. (M. Nicolas NORDMAN, adjoint, remplace Mme la Maire de Paris au fauteuil de la présidence).

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur FÉRAUD. Je donne la parole à David BELLIARD.

M. David BELLIARD. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, cher Nicolas, le groupe des élus écologistes se félicite bien sûr de cette proposition de délibération de nos collègues Communistes - Front de Gauche et, au nom de mon groupe, d?ailleurs, je les remercie de porter cette proposition de délibération, qui a pour premier mérite de rappeler les valeurs fondamentales des Jeux olympiques, tels qu'ils ont été pensés et voulus dès le départ ; proposition de délibération qui reconnaît, dans son introduction, la crise des vocations et de valeurs du C.I.O. et la nécessité de changements extrêmement importants, diagnostic que nous partageons et qui contribue pour une part à l'opposition de notre groupe, vous le savez, aux Jeux olympiques tels qu'ils se font actuellement.

La proposition de délibération soumet la création de jeux sportifs scolaires parisiens avec un triple objectif de paix, d'éducation physique et sportive à l'école, de création d'une dynamique populaire. Rappelons l'origine du fait que la paix soit associée aux Jeux olympiques. En Grèce antique, la trêve sacrée était instituée pour l'ensemble des fêtes sportives grecques ; elle était annoncée par des porteurs de trêve, en même temps que la date des Jeux. Elle variait de 1 à 4 mois pour les Jeux olympiques, elle était instituée pendant le mois qui précède les Jeux et, pendant cette trêve, la cité accueillant les Jeux ne pouvait attaquée. De même, spectateurs, sportifs et officiels en déplacement ou de retour des Jeux ne pouvaient être inquiétés lorsqu'ils traversaient des zones de guerre.

Cette trêve fait aujourd?hui l'objet d'une résolution des Nations Unies à chaque olympiade et est promue par la Fondation internationale pour la trêve olympique créée en juillet 2000 mais, malheureusement, force est de constater que nous en sommes bien loin aujourd'hui.

Mais si cette proposition de délibération peut promouvoir chez les jeunes en particulier cet idéal de paix et de coopération entre les peuples du monde entier, nous ne pouvons évidemment qu'y souscrire. La proposition de délibération que vous soumettez souhaite créer un dispositif "Je joue, je rencontre le monde" afin de créer des jeux sportifs scolaires parisiens qui permettent aux Parisiennes et aux Parisiens des écoles, des collèges de notre territoire de rencontrer des jeunes venant d'autres horizons autour du sport et avec pour fil directeur la paix et le partage. Loin de la compétition dispendieuse et du sport business qui caractérisent aujourd'hui les Jeux olympiques, le sport peut en effet permettre de partager, de vivre un moment collectif fort où les jeunes peuvent apprendre le respect de l?autre et des règles, la mixité filles/garçons, découvrir de façon ludique de nouvelles activités, en particulier pour les enfants éloignés de la pratique sportive, resocialiser, apporter un apprentissage à la vie et la participation à la collectivité.

En effet, nous souhaitons que ces jeux sportifs scolaires parisiens, si la proposition de délibération, et je le souhaite, est votée, séduisent de nouveaux publics, notamment ceux qui, par leur origine, leur handicap ou leur quartier de résidence, ne pratiquent que trop rarement une activité sportive.

En conclusion, sans surprise notre groupe votera cette proposition de délibération. Je vous remercie.

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur BELLIARD.

Pour le groupe PPCI, la parole est à M. Pierre AURIACOMBE.

M. Pierre AURIACOMBE. - Merci, Monsieur le Maire.

Vu que j'interviens après le groupe Ecologiste, déjà je me réjouis de voir le groupe Ecologiste voter pour une fois une proposition de délibération touchant aux Jeux olympiques. Je m'en réjouis, car en 7e Commission on a parfois eu quelques débats avec les membres du groupe, avec qui nous n'étions pas toujours d'accord. Mais tout arrive.

Je m'en réjouis et je voterai bien évidemment, notre groupe votera avec plaisir la proposition de délibération du groupe Communiste - tout arrive également. Nous la voterons avec plaisir.

En effet, ces Jeux olympiques de 2024 sont une victoire bien sûr pour la Ville de Paris, pour l?Etat et surtout pour les sportifs, une victoire qu'il faut aujourd'hui valoriser pour Paris. Ce sera l'attractivité internationale de Paris, qui aujourd'hui jouit de beaucoup d'éléments positifs. Mais au-delà, ce sera la fête de la jeunesse. Vous le dites dans le mémoire qui nous est proposé, nous avons ici la fête de la jeunesse qui doit reprendre des éléments forts. Une trêve olympique.

Il faut impliquer la jeunesse, il faut impliquer la trêve olympique et la rappeler. Sur la fête de la jeunesse, impliquer les primaires, oui, les collèges, les familles, vous le soulignez également, l'Education nationale bien évidemment. Il faut avoir en tête que les sportifs qui vont ramener des médailles pour la France ont aujourd'hui 12, 13, 14, 15 ans. Dans 6 ans, ils auront 20 ans et ce sont eux qui vont nous avoir des médailles. Il faut donc les impliquer mais il faut impliquer tous les jeunes, les sportifs de haut niveau et l'ensemble des jeunes pour la fraternité du sport.

Deuxième point que vous soulevez, c'est la trêve olympique. Vous en avez parlé. L'idée de paix, l?idée de l'Europe de la paix qu'il faut valoriser à travers cette candidature. Nous y souscrivons pleinement. J'ai été récemment à une réunion avec M. Hermano SANCHES RUIVO sur le "Label Paris Europe" et nous disions aussi qu'il fallait valoriser les écoles, valoriser les collèges à travers ces différentes actions.

Je voudrais juste faire un petit rappel, dire que nous avons hier largement parlé de la politique du handicap. Même si cela ne figure pas ici mais je sais que vous y pensez, dans les actions à faire il faudra aussi penser aux enfants handicapés pour le sport. Bien sûr, vous mentionnez les Jeux paralympiques mais il faudra conduire aussi des actions spécifiques vers ces jeunes, qui peuvent parfois avoir le sentiment d'être exclus. C'est donc très important de ne pas les oublier. Merci à vous pour cette proposition, que nous voterons bien évidemment.

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci.

Pour le groupe RG-CI, je donne la parole à Mme Laurence GOLDGRAB.

Mme Laurence GOLDGRAB. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, "ce que je sais de la morale, c?est au football que je le dois", disait Albert Camus, preuve s?il le fallait de l?importance du sport dans l?acquisition des valeurs et des normes nécessaires à la vie en société.

Je n'irai pas par quatre chemins. Nous voterons cette proposition de délibération. Nous la voterons, car c'est une belle délibération et je tiens à saluer les élus du groupe Communiste - Front de Gauche pour cette initiative.

Nous le savons, le sport a toujours été, de près ou de loin, politique, pour le meilleur comme pour le pire d'ailleurs. Pour le meilleur lorsque Tommie SMITH, John CARLOS et Peter Norman se sont engagés pour les droits humains en 1968 et pour le meilleur toujours lorsque nous avons vu les deux Corée défiler ensemble lors des Jeux d?hiver de Pyeongchang en février dernier. Pour le pire, enfin, lorsque 11 membres de la délégation israélienne à Munich en 1972 sont assassinés par les terroristes de Septembre noir.

Pour les élus de mon groupe, si le sport doit être politique, il doit servir la paix, comme vous l?avez dit. En ce sens, l'idée de jeux sportifs scolaires parisiens ne peut qu'être une réussite. Réunir des enfants de tous âges, de tous horizons autour des valeurs de paix et de partage serait un signal fort dans un monde aujourd'hui instable et divisé. Un tel événement serait également un formidable vecteur de promotion du sport s'il s'adresse à tous, et nous parlions de handicap hier et à l'instant aussi. Je tiens donc vraiment à insister sur la prise en compte du handisport, du sport adapté et du sport partagé pour que d'éventuels jeux soient une réussite. Ces jeux devront également faire la part belle au sport féminin, à l'heure où notre ville va accueillir la huitième Coupe du monde de football féminin. Sur ces sujets, nul ne doute que vous aurez l'appui de notre groupe et de son adjoint et que vous pourrez compter sur l'excellent travail mené par notre collègue Jean-François MARTINS depuis 2014, qui s'est engagé pour faire du sport un terrain de mixité, d'insertion et de santé pour tous. Pour conclure, à l'heure où nous parlons souvent de l'héritage des Jeux Olympiques de 2024, un tel événement serait un formidable héritage pour Paris, à la fois Ville Lumière et berceau de l?olympisme moderne.

Je vous remercie et je remercie tout particulièrement Nicolas BONNET-OULALDJ.

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci à vous.

La parole est, pour le groupe LRI, à Mme Anne-Charlotte BUFFETEAU.

Mme Anne-Charlotte BUFFETEAU. - D'entrée, je veux dire qu'un an ou presque après la désignation de Paris comme ville hôte, il est pour le moins curieux de voir voter une proposition de délibération de cette nature. Une proposition de délibération que notre groupe votera favorablement. Qui peut être raisonnablement contre l'organisation d'un événement sportif dans les écoles de Paris ? Mais que ne l'a-t-on pas fait plus tôt ? Où est le plan ambition que l'on nous promettait pour développer la pratique du sport dès le plus jeune âge à l'école.

Depuis de nombreuses années, le sport a été l'objet d'un injuste dénigrement dans le parcours scolaire. Quelle plus belle occasion d'y remédier que la désignation de Paris pour accueillir les Jeux olympiques et paralympiques ?

Il faut en effet saisir les jeux comme une opportunité de redonner à l'éducation physique et sportive ses lettres de noblesse, et mieux encore de valoriser le sport à l'école.

Ma fille de 5 ans qui est à l'école publique n'a jamais entendu parler des Jeux olympiques. Pour elle et ses petits camarades, Paris 2024 ne signifie rien. C'est pourtant à cette génération que les J.O. s'adressent en priorité. C'est cette génération qui sera la plus favorablement impactée par les jeux. C'est cette génération qui peut faire du sport un mode de vie à part entière. Il n'y a pas d'objectif plus important, il est là l'héritage de Paris 2024.

Denis MASSEGLIA déclarait récemment que les jeux étaient l'occasion de transformer "la France, nation de sportifs, en France, nation sportive", c'est-à-dire en un pays où le sport n'est plus seulement considéré comme une pratique individuelle, mais comme une part essentielle de son identité à l'instar de sa culture ou de son histoire.

Une nation sportive avec les valeurs et vertus qui s'y rapportent, le goût du collectif, de l'effort, du dépassement de soi, le respect de sa santé, de son corps, de son bien-être. Cette génération, celle de nos enfants a tant besoin du sport pour lever un peu le nez de son smartphone et découvrir que la rigueur, la constance, le partage, l'humilité sont des valeurs autrement plus émancipatrices que celles du surhomme numérique.

L'Education nationale s'est également emparée de cette problématique à travers le programme "Génération 2024", et je me réjouis que l'académie de Paris s'engage dans ce sens en faisant de l'E.P.S. un outil pédagogique comme les autres. Mon groupe votera cette proposition de délibération de bon sens, mais que ce vote soit d'abord considéré comme un appel à aller plus loin, notamment en intégrant à cet événement une dimension antisportive forte. L'école est le lieu idéal pour changer le regard sur le handicap.

Je vous remercie.

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme Fadila MÉHAL, pour le groupe DP.

Mme Fadila MÉHAL. - Monsieur le Maire, chers collègues, les élus de notre groupe soutiennent totalement les Jeux olympiques 2024, parce qu'ils sont un moment de partage et de rayonnement international. Nous en sommes certains. C'est notre fierté qu'ils se déroulent à Paris.

J'ai eu l'occasion de vous interroger sur les risques de surcoût sur la construction et la non-réalisation dans les délais de certains équipements, mais j'avais également rappelé que ces jeux allaient rassembler les Français dans leur diversité autour des valeurs universelles de l'Olympisme. La proposition de délibération que nous approuvons pour l'essentiel met en exergue deux points : l'éducation sportive ainsi que la création de jeux sportifs scolaires parisiens. Je voudrais, à cet égard, vous faire quelques remarques.

Sur le premier point d'abord, nous partageons bien sûr l'idée que l'éducation physique et sportive est primordiale. Aujourd'hui, ce sont trois heures dispensées par semaine à l'école élémentaire, 4 heures en 6e, et 3 heures dans les autres niveaux de classe.

Bien évidemment, tout cela est à développer. C'est d'ailleurs pour cela que le 20 juin dernier, les Ministres de l'Education nationale, de la Culture et des Sports ont présenté le Plan Mercredi, qui vise à permettre au plus grand nombre d'enfants d'accéder à des loisirs éducatifs de grande qualité dans les domaines de la culture, de la nature et bien sûr du sport.

Ainsi, les associations sportives et culturelles, fédérations d'éducation populaire, sites naturels, vont joindre leur énergie et surtout leurs compétences pour proposer aux enfants une offre périscolaire riche, diversifiée, au quotidien. Car nous devons agir sur les éléments extraordinaires, et surtout sur les activités quotidiennes.

Cela s'inscrit totalement dans cette coopération renforcée et enrichie que vous demandez entre la Ville et l'Education nationale. L'Etat s'est engagé à accompagner et soutenir les collectivités locales pour bâtir des projets ambitieux et faire que ce moment soit un moment d'épanouissement en lien avec les enseignements scolaires.

Le sport est donc quelque chose que nous soutenons, et je me réjouis donc que l'Etat et la Ville considèrent le sport comme un vecteur pour l'épanouissement, à la fois physique, psychique et même moral.

Sur le deuxième point, concernant la création des jeux sportifs scolaires parisiens, nous sommes favorables sur le principe à rassembler les enfants autour du sport comme cela se fait dans d'autres départements. Il faudra en revanche préciser davantage les conditions matérielles et logistiques, le cadre, et les moyens humains qui seront à disposition.

Ce doit être à mon avis un point à affiner, parce qu'il y aura de nombreux partenariats que vous souhaitez mettre en place, et aussi, vous avez avec justesse cité...

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Vous pouvez conclure, s'il vous plait !

Mme Fadila MÉHAL. - Vous avez cité la "Semaine olympique et paralympique" lancée par le Ministère de l'Education et nous nous en réjouissons.

Pour toutes ces raisons, le groupe Démocrates et Progressistes souscrit pleinement à cette proposition de délibération et je vous en remercie.

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci.

Je donne la parole, pour le groupe UDI-MODEM, à Mme Ann-Katrin JÉGO.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - Mes chers collègues, je me réjouis de cette proposition et cher Nicolas BONNET, je remercie le groupe Communiste - Front de Gauche pour cette proposition de délibération particulièrement intéressante.

Comme vous le savez, notre groupe a depuis le début soutenu le projet olympique et paralympique parisien. Pourtant, au départ; je n'étais pas particulièrement emballée par la perspective des Jeux à Paris.

Ce serait possible d'avoir un peu de silence ? 

Merci.

Comme de nombreux élus du centre, ma préférence allait à l'exposition universelle dont le message me paraissait économiquement plus fort. Mais c'était avant Charlie, avant le Bataclan, avant l'hyper Casher, c'était un autre temps, et je vous fais une confidence, c'était avant que Jean-Louis BORLOO ne me tape sur l'épaule pour me convaincre qu'il était urgent de proposer aux enfants de France de se retrouver autour des valeurs de l'olympisme.

Nous qui après la marche du 11 janvier 2015 cherchions un avenir à dessiner, une possibilité de reconstruction, nous devions désormais écouter Pierre de Coubertin, humaniste visionnaire initiateur des Jeux olympiques modernes dont les mots raisonnent avec tant de modernité : "Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre".

Plus qu'un symbole, les anneaux à Paris seront le signe d'un renouveau, celui d'un pays qui grâce à l'effort retrouve le goût du vivre ensemble.

Maintenant que Paris se prépare à accueillir les Jeux en 2024, qu'il est question d'infrastructures, d'héritage, de transport, de budget, d'environnement, n'oublions pas les enfants.

Comme vous le proposez, aidons les écoles à se saisir de cette formidable opportunité d'organiser plus que des tournois pour tous les élèves, pas seulement ceux qui pratiquent déjà une activité sportive, non, tous les élèves, petits, grands, agiles ou raides, et bien entendu pour les filles et pour les garçons ensemble.

La mixité dans le sport, ce n'est pas un sujet anecdotique. C'est une avancée majeure et révélatrice du fonctionnement de notre société. Je vous rappelle qu'en 1967, les femmes n'avaient pas le droit de courir. Lors du marathon de Boston, Kathrine SWITZER s'est vu arracher son dossard par l'organisateur de la course, et il a fallu attendre 1984, je dis bien 1984, pour que les femmes puissent courir au premier marathon féminin olympique.

Cela nous semble fou et pourtant ce n'était pas le moyen-âge. La majorité d'entre nous étaient nés, des médecins prétendaient que faire courir faisait pousser les poils et tomber les utérus.

Aujourd'hui encore, les jeunes filles cessent majoritairement de pratiquer le sport à l'arrivée de la puberté. Alors oui, saisissons l'opportunité des J.O. 2024 pour donner au plus grand nombre envie de jouer ensemble.

Vous proposez d'organiser des Jeux avec les autres écoles de la Ville, et c'est aussi très important, avec les écoles d'autres pays, pour apprendre à rencontrer les différences et cultiver la compréhension mutuelle, l'esprit d'amitié, la solidarité et le fair-play.

Si ce projet a un coût, il doit être bien raisonnable au regard du souffle positif qu'il doit apporter, et n'oublions pas que le groupement d'intérêt public qui portait la candidature de Paris a restitué à la Ville la somme de un million d'euros que dans sa sagesse, il n'avait pas dépensée. Ce serait, je crois, un très beau et très juste réemploi.

Je vous remercie.

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - La parole est à Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Je ne comprends pas pourquoi le groupe Communiste est toujours fan des Jeux olympiques à Paris dans leur forme actuelle car on voit bien, concrètement, ce qu?il se passe. Avec les coûts exorbitants dépassés de l?organisation des Jeux olympiques, ce n?est pas vrai qu?il y a plus de ruissellement et de moyens alloués au mouvement sportif, au mouvement associatif. Il n?y a pas plus de moyens alloués à l?Education nationale en faveur du sport, hélas. Alors, ce n?est pas de votre responsabilité?

Maintenant, par rapport à votre proposition, ce qui serait intéressant, c?est oui, bien sûr, de permettre que, par le sport, je joue, je rencontre le monde? Je ne peux qu?adhérer à ce principe de permettre les rencontres internationales.

Je pense que ce serait bien de faire réfléchir les publics scolaires sur les questions de paix dans le monde et l?ensemble de ces questions qui nous traversent. Il serait bien aussi de les amener à avoir une réflexion - pourquoi certains s?opposent-ils aux Jeux olympiques ? - sans que cela ne soit un endoctrinement en faveur de l?organisation des Jeux tels qu?ils sont organisés, mais qu?on leur permette un esprit critique sur le sujet.

Oui, je souhaite que nous ayons une réflexion qui aille un peu au-delà et qu?en même temps, nous prenions conscience qu?aujourd?hui, le mouvement associatif sportif va mal. Il s?est vu supprimer ses contrats aidés. On lui vante le bénévolat : il a donc le droit de mettre la main à la pâte mais pas d?être accompagné, pas d?être aidé.

J?ai bien peur que l?organisation de ces Jeux olympiques ne va pas contribuer?

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci, Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - ? à ce qui fait notre objectif commun : développer le sport populaire. J?ai peur qu?au contraire, ce soit la fête des sponsors. Je sais que mon propos est un peu à côté de votre proposition de délibération en tant que telle.

M. Nicolas NORDMAN, adjoint, président. - Merci.

Pour répondre à l?ensemble des intervenants, je donne, pour 5 minutes, la parole à M. Jean-François MARTINS.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

"En résumé, le sport n?est qu?un adjuvant direct de la morale ; pour qu?il devienne son adjuvant direct, il faut sans doute lui assigner un but réfléchi de solidarité qui l?élève au-dessus de lui-même". Ainsi parlait Pierre de Coubertin dans la "Revue olympique" en 1910, nous rappelant sans doute que l?enjeu qui se dresse devant nous, dans les 6 ans qui viennent, est bien de construire une génération olympique, une fameuse génération 2024, qui ne se nourrit pas de mots mais d?une ambition collective.

Cela ne dépend que de nous.

Construire cette génération 2024 ne dépend ni du C.I.O., ni du Comité d?organisation des Jeux olympiques, ni des sponsors de tel ou tel qui fantasme le rôle du privé. Construire cette génération olympique ne dépend que de nous. Il convient qu?en tant qu?élus, en responsabilité, nous donnions à cette jeunesse un horizon. Nous avons promis de faire de ces Jeux olympiques des jeux de la jeunesse en matière d?éducation, d?emploi, d?opportunité, de gain de chance, évidemment en matière de pratique sportive - ce sera l?un des sujets.

Au-delà des services et des politiques publiques supplémentaires que les Jeux pourraient apporter à cette génération, c?est une bataille culturelle, une bataille de valeurs que ces Jeux peuvent cristalliser autour de cette génération. Cette génération, la Maire a voulu lui donner, après les terribles épreuves que Paris a traversé, une perspective, un espoir, un élan ; lui dire qu?après avoir traversé le pire, cette génération pouvait regarder l?avenir avec ambition et enthousiasme. Ainsi, quel message?

Je remercie le Président BONNET-OULALDJ et l?ensemble du groupe Communiste - Front de Gauche d?avoir, avec cette opportunité de proposition de délibération, saisi le Conseil de Paris sur le message, la perspective que nous pourrions adresser à cette génération.

Cette génération, nous la voulons universaliste ; nous la voulons ouverte ; nous la voulons partageuse. Ce n?est pas pour rien que le partage était au c?ur de cette candidature olympique. Nous la voulons pacifiste et nous la voulons émancipée.

Pacifiste, à tel point d?ailleurs que, si la Maire de Paris a fait de la question environnementale un des points clés de la candidature victorieuse aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024, c?est que précisément l?un des plus grands troubles qui pèsent sur la paix mondiale est sans doute le dérèglement climatique. Sans affronter le sujet du climat, nous n?affronterons pas le sujet de la paix.

Ces valeurs que j?évoquais - l?ouverture, le partage, l?universalisme - sont au c?ur de l?olympisme. Les trois valeurs qui régissent l?olympisme sont l?amitié - c?est tout ce que l?on peut souhaiter dans une génération - ; le respect - c?est celui que l?on aimerait qu?il s?impose à toutes et à tous, quel que soit le genre, l?orientation sexuelle, la religion - ; et, évidemment, l?excellence, parce que c?est celle qui nous invite à nous dépasser.

Ces valeurs, celle évidemment de la trêve olympique à la fois issue d?une antiquité que David BELLIARD a eu le soin de rappeler, mais aussi d?une fondation pour la trêve olympique bien plus récente, permettent à l?O.N.U. et au C.I.O. de collaborer ; permettent des moments comme ce que nous avons vécu à Pyeongchang dans une ouverture diplomatique et vers la paix comme nous n?en n?avions pas connu dans cette région du monde depuis sans doute plusieurs décennies.

Cet engagement, cette perspective d?une génération universaliste ne peut donc pas être qu?une profession de foi. Cela doit être une pratique vivante, expérientielle, charnelle, une expérience concrète et réelle de la paix, du partage et du sport.

C?est pourquoi je vous en suis extrêmement reconnaissant, Monsieur BONNET-OULALDJ, parce que cette proposition de délibération vient s?ajouter à un certain nombre de dispositifs que mon collègue Patrick BLOCHE et moi-même menons auprès des enfants des classes parisiennes. Cela va de la mallette pédagogique que nous avons faite avec Catherine VIEU-CHARIER sur l?olympisme, distribuée dans l?ensemble des écoles parisiennes, aux Journées olympiques qui, au-delà de la grande célébration du samedi, avaient tout un volet dans les arrondissements où tous les enfants pouvaient découvrir les sports olympiques ; à la semaine olympique et paralympique à l?école, dispositif dans lequel plusieurs dizaines d?établissements scolaires parisiens ont mobilisé les enfants. Les enfants, mais pas seulement, les enseignants aussi, ce qui a sans doute participé à transformer le regard des enseignants eux-mêmes sur la pratique sportive, et pas seulement des enseignants de E.P.S. Ce sera l?un des grands enjeux des 6 prochaines années, au-delà de ces dispositifs, que de proposer une expérience concrète de la paix et des valeurs dont nous attendons des Jeux olympiques qu?ils soient capables de transmettre à cette génération.

Par conséquent, pour réussir cette expérience concrète de la paix et de la pratique sportive, nous aurons besoin de méthode, une approche éminemment partenariale. Je partage l?idée qu?il faut mettre la classe au c?ur de ce dispositif et de ces grands Jeux sportifs scolaires. Pour cela, nous aurons toutefois besoin d?un Rectorat mobilisé, d?un Ministère de l?Education nationale pleinement en soutien, sinon l?autonomie des établissements scolaires sera malheureusement, je le crains, en la matière, peut-être l?un de nos plus gros obstacles. Il faudra emmener toute la communauté éducative, les parents d?élèves, le monde sportif, l?ensemble du réseau diplomatique que la Maire de Paris, par ses différentes fonctions, nous permet d?avoir, l?Union mondiale des villes olympiques, dont je suis l?un des membres du bureau exécutif et qui recense l?ensemble des villes, nous permettant sans doute de créer des coopérations extrêmement riches et bénéficiaires. Je souhaite qu?elles soient extrêmement concrètes, réelles et qu?elles ne soient pas simplement dans le discours.

"Ô Sport, tu es la paix", disait ce texte primé au concours des lettres et des arts à Stockholm en 1912, cette ode au sport écrite par Georges Hohrod et M. Eschbach. "Ô Sport, tu es la paix ! Tu établis des rapports heureux entre les peuples en les rapprochant dans le culte de la force contrôlée, organisée et maîtrisée d?elle-même. Par toi, la jeunesse universelle apprend à se respecter et ainsi la diversité devient la source d?une généreuse et pacifique émulation". Ce très beau texte primé au concours de lettres et des arts sous un pseudonyme était celui de Pierre de Coubertin, qu?il avait publié dans la "Revue olympique" en 1912 et qui inspire cette très belle proposition de délibération que je vous incite tous à voter. (Mme la Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, cher Jean-François MARTINS, pour ces réponses et le travail que vous faites sur ce sujet avec vos collègues, notamment avec Patrick BLOCHE.

Je donne la parole pour conclure à Nicolas BONNET-OULALDJ, auteur de cette proposition de délibération.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Merci, Madame la Maire.

Tout d?abord, je voudrais remercier l?ensemble des orateurs, l?ensemble des groupes pour leur soutien. Cette proposition de délibération va être adoptée à l?unanimité, ce qui veut dire que, quand on parle des valeurs, du fond de la question "à quoi sert le sport dans notre humanité ?", on peut se rassembler.

Evidemment, j?ai entendu notre collègue Danielle SIMONNET, qui pose la question "pourquoi est-on encore "fan" ?". Ce n?est plus la question. La question n?est pas d?être "fan" ou pas des Jeux olympiques ; la question est : qu?allons-nous en faire et que restera-t-il après ces Jeux olympiques ?

Je souhaiterais vous dire qu?évidemment, mettre la question des Jeux olympiques au c?ur de l?école, c?est mettre les Jeux olympiques dans le seul lieu où il y a égalité, gratuité, enseignement du sport pour toutes et tous et la possibilité, justement, de faire preuve d?éducation populaire, faire preuve d?éducation, c?est-à-dire aussi de critiquer et de réfléchir.

C?est bien le sens de notre proposition de délibération. Le sens de notre proposition de délibération, c?est de partir de la classe comme le lieu de préparation de ces futurs jeux sportifs scolaires, avec à la fois un projet de réflexion sur le sens, les valeurs, la paix, le partage, et d?aboutir à une rencontre avec l?autre. Dans cette rencontre avec l?autre, ce qu?a très bien exprimé notre ami Jean-François MARTINS, c?est faire l?expérience de l?étranger, faire l?expérience charnelle, corporelle, puisqu?il s?agit du corps à travers le sport, de l?autre et donc de construire la paix à travers le jeu.

Je voudrais terminer - c?est le titre de notre proposition de délibération - sur un sens essentiel du sport : le sport, c?est avant tout le jeu, c?est le plaisir. D?ailleurs, un des grands fondateurs des sciences de l?éducation, Georges Snyders qui est décédé, m?avait livré à l?occasion de son dernier anniversaire qu?il regardait le sport comme le seul lieu où il y avait la possibilité d?apprendre dans la joie.

Ce que je souhaiterais, c?est qu?avec ces Jeux olympiques, la génération 2024 apprenne dans la joie à construire le monde de demain.

Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

Je veux vraiment vous remercier d?avoir fait cette proposition. C?est une proposition importante, c?est une proposition qui va en effet nous permettre de concrétiser et de porter à l?endroit le plus symbolique, celui de l?école, les valeurs de l?olympisme. Je veux vous dire que je serai aussi personnellement très impliquée dans la mise en ?uvre de ces Jeux que vous avez souhaités, notamment au niveau de nos écoles parisiennes. Je suis sûre que les petits Parisiens, les enseignants, nos professeurs de la Ville de Paris et les clubs aussi de cette ville s?impliqueront de façon exceptionnelle sur ce projet.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de délibération PCF - FG 1.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

La proposition de délibération est adoptée. (2018, PCF - FG 1).

Je crois que nous pouvons nous en réjouir.

Moins une ! Pardon, moins une. Débat organisé sur les nouvelles mobilités.