Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 2018
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

2018 DASES 185 G - Subventions (209.334 euros) et conventions avec 3 associations pour le financement en investissement d'actions d'aide alimentaire à destination de personnes ou familles démunies de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2018


 

Mme Véronique LEVIEUX, adjointe, présidente. - Comme nous approchons de 13 heures, nous avons le temps de faire un premier projet de délibération avec Mme VERSINI.

Nous passons donc à l'examen du projet de délibération DASES 185 G relatif à l'attribution de subventions et de conventions avec trois associations pour le financement en investissement d'actions d'aide alimentaire à destination de personnes ou familles démunies à Paris.

La parole est à M. HONORÉ.

M. Christian HONORÉ. - Madame la Maire, nous allons voter ce projet de délibération qui porte sur l'aide alimentaire, et je voudrais en profiter pour saluer les associations et services qui font ce travail essentiel de solidarité.

Cependant, permettez-moi d'attirer votre attention sur les aides alimentaires apportées à des populations en détresse dans le 18e arrondissement. Bien évidemment, chacun de nous est conscient de la nécessité d'apporter une aide à celles et ceux qui sont démunis de tout. Il est toutefois non moins important de veiller à ce que la tranquillité publique ne soit pas perturbée.

C'est malheureusement ce qu'il se passe, lorsque la distribution de nourriture n'est pas maîtrisée et est effectuée dans des conditions douteuses quant à l'hygiène et la sécurité.

Je prends l'exemple de la rue Pajol et de la rue Philippe-de-Girard, où les riverains sont excédés. Il ne s'agit pas pour eux de manifester de l'égoïsme, de manque d'empathie ou nier l'urgence de l'aide. Ils sont inquiets, et on peut les comprendre, des dérives dont ils subissent les conséquences. Ils protestent devant la dégradation de leur environnement causé par les interventions anarchiques, sans contrôle, qui se déroulent sous leurs fenêtres. Ils vivent cela comme une intrusion qui altère considérablement leur qualité de vie.

J'attire votre attention sur la nécessité de veiller à ce que les distributions de nourriture soient à la main des services sociaux et des associations qui travaillent en partenariat avec la Ville de Paris et, si possible, dans des lieux dédiés. Les distributions de nourriture dans la rue, parfois à même le trottoir, ce n'est pas possible, ni acceptable pour la dignité des bénéficiaires de cette distribution de nourriture. Bien entendu, il est non moins nécessaire d'éviter le prosélytisme politique ou religieux qui n'y a pas sa place. Nous savons que c'est une mission extrêmement difficile, demandant une énergie sans cesse sollicitée. Nous comprenons également qu'il est légitime que les riverains de ces quartiers populaires aspirent à la tranquillité. Je vous remercie.

Mme Véronique LEVIEUX, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur HONORÉ.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Dominique VERSINI.

Mme Dominique VERSINI, adjointe. - Merci, Madame la Maire.

Mes chers collègues, Monsieur le conseiller de Paris Christian HONORÉ, merci d'intervenir sur ce projet de délibération qui illustre notre soutien continu et résolu aux acteurs de l'aide alimentaire.

Il s'agit, pour nous, de répondre aux objectifs fixés par le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion concernant les besoins fondamentaux des personnes en situation de rue.

Vous le savez, la mobilisation de la Ville se traduit, entre autres, par un soutien financier important qu'elle apporte aux associations. En 2017, c'était plus de 6,8 millions d'euros qui ont permis la distribution de 4,6 millions de repas.

Vous le savez aussi, nous avons dix restaurants solidaires gérés par notre Centre d'action sociale de la Ville de Paris. Nous en aurons deux autres avant la fin de la mandature, comme nous nous y étions engagés.

Ces structures viennent en plus des 120 points de distribution recensés à Paris. Je suis tout à fait d'accord avec vous, Monsieur HONORÉ, sur le fait que l'on constate des distributions un peu anarchiques, et qui posent des problèmes dans un certain nombre de quartiers. C'est la raison pour laquelle, avec l'État, nous avons mis en place une coordination de l'aide alimentaire, pour pouvoir assurer l'adaptation et la continuité de l'offre.

Cette coordination, que j'ai eu le plaisir de co-présider vendredi dernier avec le Préfet RAVIER, dans le cadre d'un comité de pilotage alimentaire, nous a permis d'intégrer dans le dispositif parisien d'aide alimentaire, des associations et des collectifs qui sinon agiraient en dehors de tout cadre. C'est donc une véritable progression.

Notre objectif est d'assurer une continuité de l'offre tout au long de l'année, en s'adaptant aux besoins et en faisant bien attention à ce que ces distributions ne posent pas trop de problèmes, et en intégrant les associations et les collectifs qui peuvent ainsi bénéficier aussi de toutes nos installations.

Le projet de délibération que je vous invite à voter, vise à permettre à l'association "L'un est l'autre", d'installer dans ses nouveaux locaux une cuisine, afin de pouvoir assurer la distribution sur leur site de la porte de la Villette. Je précise que cette association est la seule association qui procède à des distributions le week-end.

Par ailleurs, dans ce projet de délibération, nous vous proposons de soutenir également "les Restos du C?ur" pour l'achat d'un camion qui leur permettra d'adapter leur dispositif de distribution en assurant les distributions alimentaires des migrants, que j'espère pas trop nombreux, qui se trouvent sur des campements parisiens. L'achat de ce camion est issu du budget participatif, qui permet de montrer en lien avec Pauline VÉRON, qui n'est pas là mais que je salue, l'engagement des Parisiens dans la lutte contre l'exclusion. En tout cas, sur les troubles à l'ordre public, sachez que nous les signalons à la Préfecture de police à chaque fois qu?ils sont constatés ou qu'ils nous sont remontés par les habitants qui peuvent être excédés, à raison, par moment. Je vous remercie.

Mme Véronique LEVIEUX, adjointe, présidente. - Merci pour cette réponse à M. HONORÉ.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 185 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DASES 185 G). Nous suspendons la séance et rendez-vous à 14 heures 30. Je vous remercie.