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Decembre 1998
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56 - 1998, DAC 134 - Subvention à l'Union des artistes et associations culturelles du 20e (20e). - Montant : 100.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1998


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAC 134 accordant une subvention à l'Union des artistes et associations culturelles du 20e.
Je donne la parole à Mme GOURIOU.
Mme Marie-France GOURIOU. - Je vous remercie, Monsieur le Maire.
Je sollicite votre attention parce que de la décision que prendra ce soir notre Assemblée risque de dépendre un dépôt de bilan. Il s'agit en effet de proposer de subventionner, au titre de 1998, l'Union des artistes et associations culturelles du 20e (l'U.D.A.C.) pour un montant de 100.000 F. Fondée en avril 1989, l'U.D.A.C. assure le développement culturel du 20e en collaboration avec la Mairie, elle sert aussi de point d'accueil et de promotion aux associations locales auprès de nos habitants, publie " sortir dans le 20e ", qui est une sorte de " Pariscope " de l'arrondissement.
Son activité est connue de tous, je vous la rappelle : expositions mensuelles, lecture publique, rencontres trois fois par mois avec des artistes, organisation du salon des artistes à la Mairie du 20e, édition annuelle des peintres dans la rue et des trophées du 20e. Cette activité, contrairement à ce qui est tendancieusement indiqué dans la note de service, s'est encore développée depuis 3 ans, en partenariat avec les mêmes associations, mais aussi en partenariat, certes, avec l'équipe municipale !
Après avoir vu sa subvention passer de 200.000 à 160.000 F l'année dernière, on nous propose aujourd'hui une nouvelle coupe qui réduit cette subvention à un montant de 100.000 F, subvention divisée donc par deux pour cette association dont l'activité est en développement, au service de la promotion de la culture, dans un arrondissement très entreprenant dans ce domaine.
Comment expliquer cette situation, Monsieur le Maire ?
Les services, curieusement, mettent en cause l'importance des frais de salariés, 100.000 F, qui absorbent en fait la totalité de la subvention proposée. C'est remettre en cause le financement du poste à mi-temps payé 4.700 F nets par mois. Trouvez-vous que ceci soit beaucoup ? 105.000 annuels, toutes charges comprises, poste qui génère une richesse totale budgétaire de 290.000 F, finançant notamment un second poste salarié.
En réalité, si cette décision était maintenue aujourd'hui, on étranglerait l'U.D.A.C., condamnée à déposer son bilan. Elle attend anxieusement notre réponse, aujourd'hui.
Y a-t-il une méconnaissance du terrain ? Une volonté de brider une association ? On reste songeur. On peut imaginer d'autres explications encore plus détestables. Je ne le souhaite pas. L'émotion est considérable dans le 20e. Il faut évidemment réparer cet impair et je compte sur notre Assemblée, ce soir.
Au nom du Conseil du 20e arrondissement, je vous demande solennellement, Monsieur le Maire, de nous assurer que, dans les meilleurs délais, sera décidé l'octroi d'une seconde subvention d'un même montant de 100.000 F au titre de l'année 1998 afin de permettre à l'U.D.A.C. de continuer à travailler comme elle le fait depuis 10 ans, à la satisfaction de toutes les associations concernées dans le 20e, les mêmes associations, aussi bien cette année qu'il y a 3 ans et même avant - je vous le précise - contrairement à ce qui est indiqué dans le rapport.
Je vous remercie de votre réponse qui me semble très importante et vous invite, dans l'attente, à voter ce jour l'octroi de cette subvention de 100.000 F. Je compte sur votre réponse.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, chère collègue.
La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Madame, je sais que vous regrettez, ainsi que le Conseil d'arrondissement, la baisse de la subvention accordée à l'U.D.A.C. Cette association est aidée depuis 1990 par la Ville de Paris. Certes, la subvention est baissée cette année mais elle reste importante puisqu'elle est de 100.000 F.
Elle n'est pas divisée par deux puisque, l'année dernière, elle était de 165.000 F.
Mme Marie-France GOURIOU. - Il y a 2 ans, c'était 200.000 F.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, rapporteur. - Ah oui, Madame, mais l'année dernière, c'était 165.000 F.
L'U.D.A.C. 20 est un organisme fédérateur de plusieurs autres associations dont certaines sont d'ailleurs soutenues directement par la Ville de Paris, tels les Ateliers du Père-Lachaise associés, ou certaines associations de Belleville ou Ménilmontant.
Nous avons souhaité, cette année, baisser le montant de cette subvention très importante pour deux raisons principales, vous l'avez noté.
Tout d'abord, le poste principal de dépenses est celui des salaires et charges, qui représentent 56 % des dépenses prévisionnelles en 1998. Parallèlement, la deuxième dépense en volume est celle de l'édition à 5.000 exemplaires du guide " Sortir dans le 20e ".
Par ailleurs, si on peut noter avec plaisir que les artistes sont présentés dans des conditions honorables, il est regrettable que la programmation en arts plastiques soit réalisée sans critères de sélection très précis.
Compte tenu de ces éléments, j'ai souhaité, effectivement, que, cette année, la subvention que nous attribuons à l'U.D.A.C. soit en baisse.
Je ne préjuge pas de ce que sera la subvention de 1999. Je suis tout à fait disposée à rencontrer les responsables de l'U.D.A.C. mais j'attire votre attention sur le fait que le budget prévisionnel de l'association pour cette année est de 266.000 F et qu'une subvention de 100.000 F est une subvention tout à fait honorable.
Merci.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je passe aux voix.
Non, chère collègue, sincèrement, vous vous êtes, je crois, bien exprimée sur le sujet. Déjà, nous avions demandé un effort aux orateurs pour parler moins de trois minutes, si c'était possible.
Je passe au vote.
Mme Marie-France GOURIOU. - Non.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 134.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe " Union pour la démocratie à Paris " s'étant abstenu. (1998, DAC 134).