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Juillet 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par Mme SIMONNET relatif à une étude sur la collecte des déchets.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2018


 

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Nous examinons le v?u référencé n° 136, relatif à une étude sur la collecte des déchets.

La parole est à Mme SIMONNET, pour deux minutes.

Mme Danielle SIMONNET. - Oui, écoutez, le marché relatif à la collecte des déchets prend fin au 1er juillet 2019. A ma connaissance, il n'y a eu aucune étude comparative qui nous permette de démontrer une meilleure efficacité, un meilleur respect du tri sélectif, un moindre coût pour la collectivité d'un recours même partiel à des entreprises privées plutôt que la régie directe.

Au contraire, certaines études, notamment organisées par le syndicat C.G.T., estiment que la tonne de déchets collectée par le privé reviendrait à 15 euros plus cher que par le public. J?imagine que l'Exécutif municipal contestera ce chiffre et raison de plus pour demander à ce moment-là une étude indépendante qui permette véritablement, de manière totalement objective, de faire une estimation. Moi, je reste persuadée qu'une entreprise privée, c'est logique, a besoin de se dégager du profit, ce qui n?est pas le cas d'une régie directe. Ainsi, toute activité de service public gérée par une entreprise privée revient toujours plus cher à la collectivité. C'est dans cet esprit d?ailleurs que nous avons assumé de nous engager en faveur du service public de l'eau il y a deux mandatures. Bien.

Il me semble par ailleurs qu?il y a des données nouvelles, puisque les arrondissements 1, 2, 3, 4 fusionnent en un et même arrondissement. Cela justifierait que l'on fasse évoluer la réflexion au moins dans le centre de Paris, pour voir comment s'organise la collecte. Cela paraît quand même absurde qu?il y ait des arrondissements parfois déchirés en deux, avec une partie en collecte privée et l?autre en collecte publique. Les Parisiennes et les Parisiens ne s'y retrouvent plus. Certains diraient que le retour en régie directe coûterait très cher, car une benne coûte très cher, dans les 100.000 euros, et qu?on n'a pas les moyens d'investir là-dedans. Oui, mais on n'utilise pas toutes nos bennes ; on a environ 90 bennes non utilisées. Ce n'est donc pas un problème.

Ainsi, à travers ce v?u et je terminerai sur ce point, je souhaite que l'on commande une réelle évaluation comparative indépendante entre la collecte en régie directe et en marché privé, qu?on engage dans la foulée une concertation citoyenne et une concertation avec les représentants du personnel de la propreté et de l?assainissement avant tout choix de poursuivre la délégation privée.

Si vous m'apprenez que les marchés ont déjà été passés alors qu?on n'en a même pas délibéré, ce serait problématique, mais j'espère que votre réponse sera rassurante à ce sujet.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci, Madame SIMONNET.

Pour vous répondre, la parole est à Mao PENINOU.

M. Mao PENINOU, adjoint. - La mémoire sélective, Madame SIMONNET. Cela fait plusieurs fois que nous abordons ce débat au Conseil de Paris et que le Conseil de Paris s'est déjà prononcé à plusieurs reprises. Comme je l?ai indiqué au Conseil de Paris - et le Conseil de Paris l'a déjà voté à plusieurs reprises -, nous avons décidé de ne pas bouger l'équilibre qui a été trouvé en 2008 entre les collectes en régie et les collectes en marché. Je ne vais donc pas revenir sur ce point en détail.

Par contre, je voudrais répondre à deux affirmations que vous faites. Il faut préciser les choses et vous indiquer en quoi, pour moi, elles sont fausses.

D'une part, sur la question 1, 2, 3, 4, le maintien du 2e en horaires décalés par rapport aux 1er, 3e et 4e arrondissements, nous permet aujourd'hui de contribuer à la décongestion en répartissant en deux moments distincts de la journée la présence des bennes de collecte sur la voirie. C'est quelque chose d'important et que nous allons continuer à faire. Il avait été demandé par plusieurs maires, notamment de l'opposition, que l'on revienne à l'ensemble des collectes à la même heure le matin. C'est tout simplement ingérable du point de vue de la circulation, sans compter que cela nous obligerait à augmenter très fortement notre parc de bennes.

Deuxièmement, sur le chiffre que vous donnez de 90 bennes non utilisées, non. Nous avons un pic de collecte. Ce pic de collecte est le lundi ; c'est le jour où il y a le plus d'ordures ménagères sorties des immeubles parisiens. Pour ce pic de collecte, nous utilisons la quasi-totalité de nos bennes, à part celles, évidemment, qui sont en révision. Je vous rappelle que l'on dispose de 244 bennes en régie pour la collecte des ordures ménagères et que ce parc est prévu, justement, pour prendre en compte ce pic d'activité du lundi. Il y a un coefficient de réserve de 20 % en cas de panne, car quand nous avons une panne de benne, nous ne pouvons pas nous permettre de dire "aujourd'hui, la benne est en panne, nous ne collectons pas".

Nous n'avons donc pas de bennes inutilisées, je vous l?assure. Je vous rassure et je voudrais rassurer à la fois les conseillers de Paris et les électeurs parisiens sur ce point.

C'est donc un avis défavorable.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci, Monsieur PENINOU.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par SIMONNET, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.