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Juillet 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe les Républicains et Indépendants relatif à la verbalisation des véhicules aux abords du marché Président Wilson (16e).

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2018


 

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Nous examinons le v?u référencé n° 130 relatif à la verbalisation des véhicules aux abords du marché Président-Wilson.

La parole est à Mme Brigitte KUSTER, pour deux minutes.

Mme Brigitte KUSTER. - Je vous remercie, Monsieur le Maire.

Un v?u qui me tient particulièrement à c?ur puisqu?étant élue députée sur une circonscription à cheval sur les 16e et 17e, j'ai été interpellée par le président du marché Wilson sur les conditions de stationnement que connaissent maintenant les clients de ce marché, et ce, depuis la nouvelle mise en application par la Maire de Paris d'une politique de stationnement beaucoup plus stricte qui ne laisse plus place au pragmatisme qui existait précédemment, lorsque le commissariat du 16e était habilité à verbaliser les véhicules qui se trouvaient le long du marché, c'est-à-dire juste les mercredis et samedis. Je signale que le problème de stationnement dans ce quartier est particulièrement prégnant et que le fait de verbaliser maintenant systématiquement les personnes qui stationnent le long de ce marché évidemment a des conséquences économiques, car plus que dissuasif pour venir faire ses courses. Or, il faut savoir qu'il n'y a aucune gêne pour la circulation puisque cette avenue est particulièrement large. Ce v?u a donc vocation à demander une tolérance par rapport au stationnement le long de l'avenue Wilson, les jours de marché. Je vous remercie.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci beaucoup.

Pour vous répondre, la parole est à Mme SOLANS.

Mme Aurélie SOLANS. - Merci.

Contrairement au v?u précédent, il va nous être vraiment difficile d'amender ce v?u, et j'aurai le regret de proposer un rejet de ce v?u.

Je veux rappeler tout d'abord que, pour tous les marchés parisiens, la clientèle est avant tout une clientèle de proximité, une clientèle très majoritairement piétonne, et qu'il convient d'abord et avant tout de protéger les piétons.

Les marchés donnent lieu à des stationnements anarchiques qui sont très souvent dénoncés par les riverains du fait des nuisances engendrées : les encombrements, les klaxons, les conduites dangereuses, les livraisons anarchiques, les difficultés de traversée pour les piétons, notamment à proximité des écoles, et également par la R.A.T.P., parce que la fluidité des lignes de bus est vraiment un enjeu majeur et est impactée.

Notre mission est double : veiller à ce que les emplacements réservés aux commerçants, les jours de marché, soient libres. C'est vraiment fondamental pour que les commerçants puissent disposer des places qui leur sont réservées, et deuxième point, contrôler le stationnement gênant ou dangereux pendant le marché.

Ce travail est effectué avec rigueur, je crois qu'il est effectué avec discernement, mais il n'est pas envisageable d'instaurer une tolérance qui serait d'abord illégale, puis qui enverrait un signal négatif aux riverains et serait susceptible d'engager d'ailleurs la responsabilité de la Ville, par exemple en cas d'accidents constitutifs à un stationnement interdit.

Une étude est en cours en lien avec la DAE et la DVD sur l'ensemble des marchés parisiens pour s'assurer de l'adéquation aux besoins des places réservées aux commerçants - j'insiste encore sur ce point parce que c'est vraiment là tout l'enjeu - et pour que ces derniers soient bien dotés et apposent sur leur véhicule les macarons qui permettent de les identifier.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Je vais vous demander de conclure, Madame SOLANS.

Mme Aurélie SOLANS. - Je termine sur le marché Wilson qui n'est nullement spécifiquement ciblé, je veux insister sur ce point. Il y a effectivement des stationnements anarchiques et des couloirs de bus qui sont encombrés.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Je comprends que l'avis de l'Exécutif soit défavorable, Madame SOLANS ?

Mme Aurélie SOLANS. - Voilà, avis défavorable.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci, Madame SOLANS.

Le v?u est maintenu, j'imagine, Madame KUSTER ? Oui.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains et Indépendants, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ? Contre ? Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.