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Juillet 2018
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Conseil Municipal
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III - Question d'actualité posée par le groupe Parisiens, Progressifs, Constructifs et Indépendants à Mme la Maire de Paris et à M. le Préfet de police relative aux mesures de prévention et de maintien de la sécurité prévues cet été. V - Question d'actualité posée par le groupe les Républicains et Indépendants à Mme la Maire de Paris et à M. le Préfet de police relative à la sécurité. VII - Question d'actualité posée par le groupe UDI-MODEM à Mme la Maire de Paris relative à l'armement de la police municipale.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2018


 

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous passons aux questions suivantes.

Il y a trois questions que nous allons regrouper avec un temps de réponse suffisant pour l?Exécutif : la question n° 3 du groupe PPCI sur la sécurité et la prévention, la question du groupe les Républicains et Indépendants et la question du groupe UDI-MODEM, auxquelles le Préfet de police, et Colombe BROSSEL apporteront des réponses.

Première de ce groupe de trois questions : le groupe PPCI. Je crois que c?est Mme HAREL? Non, c?est M. DUBUS. Vous avez la parole.

M. Jérôme DUBUS. - Merci, Madame la Maire.

Monsieur le Préfet, ma question portera, plus précisément, sur les cambriolages à Paris et, plus largement, sur les risques d?incivilités cet été.

Si déjà, en 2016 et 2017, le nombre de cambriolages avait augmenté de près de 8 %, un seuil critique a été atteint en 2018 : +12 % sur l?ensemble du territoire parisien en un an. Pire, dans certains arrondissements, l?explosion est inédite : +24 % dans le 13e, +40 % dans le 3e, +42 % dans le 17e et, même, +46 % - c?est un record - dans le 6e arrondissement. Les causes en sont multiples : déplacements, géographiques comme fonctionnels, de la délinquance, phénomène des bandes, développement d?espaces de non-droit, etc. Le constat est sans appel ; les chiffres sont là.

Au moment où une partie des Parisiens s?apprêtent à partir en vacances, laissant leur logement inoccupé, la situation promet d?encore empirer. Statistiquement, deux tiers des cambriolages ont lieu l?été. Aussi, la Ville et la Préfecture de police doivent agir pour assurer la protection des habitants, de ses commerçants, mais aussi des visiteurs étrangers, à l?heure où notre tourisme représente 10 % du P.I.B. de Paris. A cet égard, d?ailleurs, si le plan Tourisme 2018 de la Préfecture nous a été présenté, il reste à communiquer ses modalités d?application et l?avancement de celles-ci.

Si les cambriolages représentent le principal sujet d?inquiétude, ils ne sont cependant pas seuls, loin s?en faut, car la période estivale est propice aux comportements délictueux : rodéos automobiles en hausse de 20 % depuis 2017, injures et menaces en augmentation de 2 %, tapage nocturne, rixes, vente à la sauvette, ivresse publique? Les risques se sont accrus par les potentialités festives de l?été caniculaire qui s?annonce.

Notre question s?adresse donc, bien évidemment, à vous, Madame le Maire, et à M. le Préfet de police.

Quelles mesures concrètes seront engagées par la Ville et la Préfecture afin d?assurer la sécurité et le respect tant des Parisiens que des commerçants et des touristes, ainsi que des biens durant l?été 2018, notamment au regard de l?augmentation inédite du nombre de cambriolages de la Capitale ? Ces questions sont cruciales pour notre ville, pour ses habitants et pour leur avenir commun.

Je vous en remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci à vous.

Je donne à présent la parole à Mme BERTHOUT pour le groupe les Républicains et Indépendants.

Madame la Présidente, vous avez la parole.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Madame la Maire, permettez-moi d?abord de regretter que l?on regroupe les questions parce que si le terme générique est sécurité - je pense que mon collègue sera d?accord -, cela mériterait une réponse appropriée à chacune et chacun d?entre nous. Ce n?est pas une bonne interprétation du règlement.

Cela étant dit, Madame la Maire, Monsieur le Préfet, mes chers collègues, la haute saison touristique est là et Paris s?apprête à accueillir dans les prochaines semaines, et déjà aujourd?hui, des millions de touristes. De nombreux événements festifs vont drainer des milliers, pour ne pas dire des centaines de milliers de personnes, de "Paris Plage" aux "Gay Games" en passant par le Festival Fnac Live, le feu d?artifice et les bals du 14 juillet, et la retransmission des matches de la Coupe du monde avec peut-être une victoire à fêter, je l?espère, le 15 juillet.

Un an et demi après l?adoption de la réforme du statut de Paris, de nombreux dysfonctionnements nous amènent à nous interroger légitimement sur le niveau et l?adaptation des dispositifs de sécurité dans un contexte particulièrement sensible.

Madame la Maire, vous avez annoncé la création d?une Brigade de lutte contre les incivilités en juin 2016 et il a fallu attendre mai 2018 pour que l?ensemble des arrondissements soit doté d?une circonscription opérationnelle. Ce retard est pour le moins incompréhensible, pour ne pas dire inconséquent.

En réalité, cette Brigade réunit des personnes aux origines et aux missions diverses avec des statuts et des cycles horaires différents : des inspecteurs de sécurité, les agents d?accueil et de surveillance des parcs et jardins et les A.S.P. transférés depuis la Préfecture de police. Comme nous pouvions le craindre, la compartimentation demeure dans le pilotage quotidien de leurs missions au détriment de leur efficacité opérationnelle, quel que soit l?investissement personnel et la compétence de ces personnels.

Je prendrai un exemple particulièrement marquant, c?est celui des stationnements illicites de véhicules dans les quartiers sensibles. Une partie des A.S.P. a été transférée non pas à la DPSP mais à la DVD pour assurer la mission de lutte contre le stationnement gênant et il faut s?armer de patience pour faire enlever un véhicule qui présente un danger pour les usagers de l?espace public, voire une menace opérationnelle potentielle alors que le dispositif "Vigipirate" reste à un niveau élevé.

Chaque direction se renvoie la responsabilité, parfois pendant des heures. La Préfecture estime, quant à elle, que cela ne relève pas de sa mission, sauf si le stationnement gêne le déroulement d?une manifestation.

Je le vis au quotidien dans le quartier de la Huchette, à deux pas d?un site où une voiture chargée de bonbonnes de gaz a failli exploser, il y a quelques mois, laissée à l?abandon pendant de longues heures.

On pourrait d?ailleurs imaginer que des caméras de vidéo-protection soient mobilisées pour suppléer la difficile présence humaine, mais il n?en est rien. L?extension de 165 caméras a été jugée insuffisante par la Préfecture de police qui avait identifié en 2015 un besoin de 240 sites. Nous avons, avec mon collègue Philippe GOUJON, déploré cette insuffisance, appelant à une deuxième tranche de 1.000 caméras pour ménager votre majorité plurielle, mais vous avez tout simplement fait l?impasse sur 75 caméras. Ce n?est que ces dernières semaines que les agents de la DSP peuvent avoir accès aux images de la PP.

Ce défaut de coordination entre tous les acteurs de la sécurité à Paris est évidemment pénalisant et je forme le souhait que cela ne s?avère pas dangereux sur le long terme. Cela s?illustre par l?absence de solutions aujourd?hui concrètes et pérennes pour sécuriser l?accès aux quais bas de la Seine.

Les attentats de Nice ou de Barcelone ont dramatiquement démontré pourtant la nécessité de sanctuariser ce type d?espaces publics, mais depuis deux ans que je dépose régulièrement des v?ux et pose beaucoup de questions sur le sujet avec mes collègues maires des 6e et 7e arrondissements, la Préfecture, la Mairie et "HAROPA" se renvoient les responsabilités et aucun dispositif de fermeture des accès adapté ne sera opérationnel avant l?été.

Ma question est simple, Madame la Maire : quelles mesures comptez-vous prendre pour garantir une coordination sans faille entre les services désormais sous votre responsabilité et la Préfecture de police ? Allez-vous revoir à la hausse le nombre de caméras de vidéo-protection ? Monsieur le Préfet, pouvez-vous vous engager sur un délai de réalisation de dispositifs permettant d?assurer la sécurité de l?ensemble des quais bas ? Et quel dispositif spécifique avez-vous prévu pour les grands événements festifs à venir, en particulier ceux du 14 juillet ?

Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame.

Troisième question sur les questions de sécurité posée par le groupe UDI-MODEM.

Monsieur HÉLARD, je vous donne la parole.

M. Eric HÉLARD. - Merci, Madame la Maire.

Monsieur le Préfet de police, chers collègues, il y a un peu plus d?un an, une centaine d?agents de la DPSP ont manifesté sous nos fenêtres pour demander une évolution de leur armement. Cette demande est formulée d?abord pour assurer leur propre sécurité. Si le contexte terroriste fait désormais de l?uniforme une cible privilégiée, la Mission de lutte contre les incivilités et de sécurisation de l?espace public, ainsi que les actions en apparence banales, comme une fermeture de parc et notamment ceux où sévissent des "dealers" souvent armés, les exposent, hélas, à des comportements d?une forte agressivité et de dangerosité pour eux-mêmes. En conséquence, si l?agent en charge du maintien de la tranquillité de l?espace public municipal se sent lui-même mieux sécurisé, il peut exercer plus efficacement sa mission au service des Parisiens.

Evidemment, l?armement des agents de la DPSP que j?appelle de mes v?ux doit être calibré aux besoins de leurs missions. Ne pas forcément concerner tous les agents mais certains d?entre eux, peut-être un par patrouille, après une formation professionnelle solide, adéquate et spécialisée. Mais une chose est sûre, l?armement actuel des A.S.P. et des I.S.V.P., qui relève de la catégorie D, ne répond plus aux demandes de nombreux agents qui souhaiteraient un armement complémentaire correspondant à un niveau supplémentaire de responsabilité, notamment le pistolet à impulsion électrique.

Madame la Maire, au printemps 2017, un rapport sur l?évolution de l?armement des agents de la DPSP a été commandé. Ce rapport devait être remis à l?automne. Nous sommes en juillet, nous n?en n?avons pas connaissance. Or je vous lis, je vous écoute, vous dites que vous n?avez pas de tabous sur le sujet, tant mieux, mais il ne suffit pas de lever les tabous, il faut les vaincre, et tout le monde dans votre majorité ne semble pas près de s?y résoudre.

Aussi j?aurais trois questions à poser.

Premièrement, quand comptez-vous rendre public le rapport sur l?armement des agents de la DPSP ?

Deuxièmement, il faut que cette question soit débattue rapidement en Conseil de Paris. Plus nous nous rapprocherons des élections municipales, plus le risque de postures politiciennes est grand. Aussi, je vous demande, au nom du groupe UDI-MODEM, un débat dès la rentrée prochaine. Y êtes-vous favorable ?

Enfin, quelle est votre position, sous les réserves que j?ai soulevées, à un armement non létal des agents de la DPSP ?

Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci.

Je vais tout d?abord donner la parole à M. le Préfet de police, puis à Colombe BROSSEL, pour répondre à chacune des questions posées dans ces trois interventions. Vous avez le temps, l?un et l?autre.

Monsieur le Préfet.

M. LE PRÉFET DE POLICE. - Je vais m?efforcer, Madame la Maire de Paris, de ne pas être trop long.

Peut-être pour introduire un éclairage général sur le bilan des premiers mois de l?année 2018, en termes d?évolution des grands agrégats de délinquance sur la Capitale, étant rappelé par ailleurs que, comme je l?avais annoncé ici, nous veillons à communiquer régulièrement aux maires d?arrondissement, aux présidents de groupe et à vous-même, bien sûr, à la fois les données locales et pour l?ensemble de la Capitale.

Depuis le début de l?année, on enregistre un recul du nombre des atteintes aux biens, ce qui est une bonne chose. On a 87.253 faits cette année. C?est certes beaucoup mais c?était plus de 88.500 l?an passé. De même, nous enregistrons un recul de l?agrégat des atteintes volontaires à l?intégrité physique. Ce recul est de près de 4 %, en particulier pour les violences crapuleuses qui sont les faits les plus traumatisants, mais également pour les violences non crapuleuses.

Je souligne d?autant plus ces évolutions que dans le bilan global de l?évolution des violences aux personnes, nous prenons en compte l?agrégat - Dieu sait s?il est important mais c?est relativement un autre sujet - des violences sexuelles, rubrique qui a beaucoup augmenté compte tenu du fait que les faits sont révélés et que les plaintes sont déposées.

Cette évolution est globalement bonne. Ce qui est vrai néanmoins également, et je reprends ce que vous avez indiqué, Monsieur le Conseiller, c?est que l?on a toujours un nombre de cambriolages qui est en hausse, et ce n?est pas un phénomène particulièrement estival.

C'est un phénomène qui s'inscrit dans la durée, qui nous mobilise. On a une cellule particulière ciblée sur le sujet et j'observe, avec satisfaction, l'amélioration de l'élucidation des faits de cambriolage, grâce notamment au recours systématique au moyen de la police technique et scientifique. Le nombre d'affaires de cambriolage élucidées a progressé de plus de 16 %, c'est-à-dire une progression beaucoup plus forte que celui des faits, et on va s'attacher évidemment à amplifier encore cette tendance.

Quelques mots peut-être, dans un premier temps, sur la question de la sécurité pendant la période estivale, puisque c'était la question qui suivait, et puis sur la collaboration, Madame la Maire de Paris, entre la Préfecture de police, la Ville de Paris, et vos équipes.

Sur le premier sujet, chacun sait que, dans le c?ur de l'été notamment au mois d'août, la physionomie de Paris change et que beaucoup prennent des repos bien mérités, du moins je l'espère et je le pense, mais pour autant, les services restent totalement mobilisés, cela va de soi. D'une part, parce que tout le monde ne part pas et, d'autre part, parce que l'activité touristique bat son plein.

Les services de la Préfecture de police, que ce soit les services de police ou les services de secours, sont pleinement mobilisés.

Trois orientations. La première, c'est la sécurité du quotidien et l'enjeu de tranquillité publique. Ce sont les services de la DSPAP qui sont mobilisés au quotidien dans l'espace public et qui donnent une importance particulière aux lieux les plus fréquentés pendant les beaux jours. Je pense notamment aux berges de Seine, aux canaux où, de surcroît, beaucoup d'activités ludiques spontanées ou non, ou organisées se déroulent.

J'ai pris un certain nombre d'arrêtés pour renforcer nos capacités d'améliorer la tranquillité publique, notamment en restreignant la consommation d'alcool sur la voie publique à certaines heures du soir et de la nuit, notamment autour du bassin de la Villette. Je m'apprête à signer celui qui va concerner les voies sur berges, comme nous l'avons fait l'an dernier. Un arrêté préfectoral n'est pas un miracle, mais cela donne un outil juridique à mes équipes lorsque des débordements excessifs se produisent, et c'est un moyen d'y mettre fin.

En ce qui concerne la lutte contre les cambriolages pendant la période estivale, on va lancer une campagne "Partez tranquilles nous veillons". C'est un dispositif qui permet aux riverains de signaler leur départ au commissariat de l'arrondissement, et des patrouilles régulières se font, des contacts réguliers sont pris le cas échéant avec les gardiens d'immeuble pour voir si tout est en bon ordre. C'est un dispositif qui existe au demeurant partout sur le territoire national, et qui montre son efficacité.

Deuxième priorité pendant l'été, évidemment, c'est la sécurisation des grands événements. Les grands événements, ce sera autour du 14 juillet et, nous l'espérons tous, les soirées de Coupe du monde de football où notre équipe brillera au firmament, nous le souhaitons tous et nous la soutiendrons. Mais c'est aussi par exemple les "Gay Games", qui est un rendez-vous extrêmement sensible au mois d'août, et la liste serait longue d'autres événements.

A la fois des outils juridiques et à la fois des outils de terrain. Les outils juridiques, ce sont les périmètres de protection créés par la loi du 30 octobre 2017, la loi SILT. Par exemple, pour le défilé du 14 juillet, je prendrai un périmètre de protection sur tout le territoire autour des Champs-Elysées. Je ferai la même chose pour la soirée feux d'artifice près de la Tour Eiffel et du Champ-de-Mars. Je ferai la même chose, sans aucun doute aussi, sinon pour la totalité peut-être pour une partie des "Gay Games".

Je ne veux pas galvauder cet outil juridique parce qu'il n'a de sens que si, certes, on prend l'arrêté qui crée le périmètre de protection, mais si on met en place ensuite des moyens qui permettent effectivement de filtrer tous les accès, donc c'est toujours consommateur de moyens et il faut toujours adapter sa stratégie aux moyens et ses moyens à sa stratégie. Nous aurons le concours des forces mobiles nécessaires pour faire face à tous ces événements.

Troisième orientation dans nos priorités, c'est le Plan Tourisme. Je l'ai présenté la semaine passée, lors d'une sortie au Louvre, puisque le Louvre est un des lieux les plus fréquentés de la Capitale. Il y aura eu près de 9 millions de visiteurs, me disait le président du Louvre, d'ici la fin de cette année.

Deux ou trois orientations : la sécurisation des lieux de haute fréquentation, et on a en place à la Préfecture de police un suivi de la vidéo-protection qui permet de guider à distance des équipes de terrain, notamment pour lutter contre les équipes de voleurs à la tire, et c'est toujours une préoccupation très délicate. Nous mobilisons cela sur les sites les plus fréquentés, butte Montmartre, Champs-Elysées/Trocadéro, Champ-de-Mars/Tour Eiffel, musée du Louvre/Palais Royal, le bas du Quartier latin, le quartier des grands magasins de l'Opéra. Nous avons un groupe d'action pour la sécurité touristique qui est concentré sur ces cibles et qui mobilise 130 policiers.

J'ajoute que nous veillons aussi à la sécurisation des transports, des hôtels. Sur la sécurisation des transports, sachez-le, on a mis en place un dispositif spécifique sur l'autoroute A1, sous le tunnel du Landy, parce qu'on a des phénomènes très choquants pour nos amis touristes qui viennent depuis l'aéroport de Roissy. Des caméras permettent de détecter des comportements anormaux, des présences anormales d'individus le long de l'autoroute, ce qui nous permet de les interpeller.

On a également un dispositif particulier pour la sécurisation des hôtels, en particulier en Petite couronne, et nous menons cela en lien étroit avec les organisateurs de tours.

En dernier lieu, une attention particulière pour faciliter les démarches des victimes d'infraction avec, auprès de nous, des étudiants de l'INALCO qui peuvent assurer les traductions. On a également des outils, sur nos tablettes numériques d'aujourd'hui, qui permettent de recueillir les plaintes avec les seize langues les plus communément parlées dans le monde.

C'est à mes yeux une grande priorité parce que l'image de Paris ville sûre concourt très directement à l'attractivité de la Capitale. J'ai beaucoup d'échanges sur le sujet avec un certain nombre d'ambassadeurs, et j'ai enregistré avec satisfaction la démarche de deux d'entre eux qui ont tenu à venir à la Préfecture de police pour me remercier de l'action conduite. Les échanges sont particulièrement étroits avec l'ambassade de Chine ou l'ambassade de Corée notamment.

Je termine sur le sujet de la collaboration, de la complémentarité Préfecture de police/Ville de Paris. Je rappelle, en deux mots, le cadre juridique. Il est issu de la loi du 28 février 2017. Le pouvoir de police générale par principe est de la compétence du Préfet de police. Les compétences données à la Maire de Paris sont des compétences étendues, et toute l'évolution récente a permis de les étendre chaque fois que l'on a considéré que l'approche municipale, au sens strict, serait plus efficace que l'approche nationale. C'est le cadre juridique.

En ce qui concerne les moyens sur le thème de la police municipale, je rappelle que les moyens dont disposent Mme la Maire de Paris, je pense notamment aux A.S.P., ont en réalité, du point de vue du droit pénal et public, les mêmes aptitudes que les policiers municipaux en province. Ils sont cités à l'article 21 du Code de procédure pénal et ils sont A.P.J.A. au même titre qu'eux.

Ce sont des données juridiques qu'il me paraît? Les policiers municipaux ne sont pas O.P.J., ils sont A.P.J.A. Regardez l'article 21 du Code de procédure pénal, les A.S.P. sont même cités avant les policiers municipaux. Ce sont des textes dont je me souviens bien puisqu'on les a écrits en 2002-2003. Mais au-delà de cela, ce qui compte...

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Monsieur GOUJON, je crois que le Préfet de police sait de quoi il parle quand il nous parle des textes juridiques concernant la police municipale. En tout cas, je préfère le croire, lui.

M. LE PRÉFET DE POLICE. - Il y a sans doute des candidats à la fonction ! Je rappelle qu'il y a dans le Code de procédure pénale, ce que l'on appelle les agents de police judiciaire adjoints. Leur rôle est défini par l'article 21 du Code de procédure pénale, et vous trouvez là, sous la même rubrique, les A.S.P. et les policiers municipaux.

En ce qui concerne la coordination, elle est absolument indispensable, et c'est ce que nous mettons en ?uvre avec Mme la Maire de Paris. Le 14 mars dernier, nous avons signé une convention-cadre de coordination qui se décline de diverses manières. Concrètement, chaque semaine, les services de la DSPAP, de la DOPC et de la DPSP se rencontrent pour coordonner leurs interventions quotidiennes. Des opérations coordonnées, nous les menons, par exemple, dans le 18e arrondissement quand il s'agit de lutter contre les ventes à la sauvette où nos équipes interviennent en même temps que les équipes municipales dans la complémentarité.

Je rappelle aussi que nous avons passé une convention pour permettre aux équipes de la Ville d'accéder à 1.000 caméras du Plan parisien de vidéo-protection. Cette coordination est la clé du succès. La clé du succès, c'est la complémentarité : la lutte contre les faits les plus graves, les plus sérieux relevant de la police nationale, contre ce que l'on appelle plus généralement "les incivilités", des équipes municipales, et en ciblant nos efforts à un moment donné sur tel endroit, sur tel terrain, à partir de constats partagés. C'est en tout cas ce qui me guide. Je suis convaincu que, comme en toute chose, des progrès sont toujours possibles. On est en train de mettre en ?uvre un dispositif institutionnel qui est finalement assez récent. Il n'a guère plus d'un an. Je suis convaincu aussi de la nécessité d'une coordination à l'échelle locale, à l'échelle d'arrondissement pour apporter le maximum de réponses dans la rapidité et dans la proximité.

Je n?oublie pas, Madame la Maire du 5e arrondissement, le point que vous m'avez à plusieurs reprises signalé, qui concerne les quais bas. Nous avons déjà pris le contact et des réunions sont engagées avec "Haropa" pour bien les mobiliser et voir la responsabilité des uns et des autres. Comme je vous l?ai promis, nous reviendrons assez vite vers vous.

Je termine par un mot. Mon objectif - je l?avais déjà dit ici - est vraiment de conforter le thème de "Paris, ville sûre", mais aussi "Paris, ville apaisée". On peut être sûre et apaisée. Je ne veux pas non plus que Paris soit "bunkérisée".

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur le Préfet.

Je souscris pleinement à l'ensemble de vos propos. Je constate que Pascal JULIEN aussi et cela me réjouit tout particulièrement, cher Pascal. Mais cela ne m'étonne pas.

Madame Colombe BROSSEL, vous avez la parole, pour compléter les réponses.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Bien. Merci beaucoup. Merci à l'ensemble des orateurs.

Quelques questions particulières, et puis, finalement, des blocs d'interrogations ont été posées par les différents orateurs.

Je repars de la question des cambriolages. Nous avons déjà eu, je crois, une question d'actualité lors d'une séance précédente. Je redis, mais le Préfet de police le sait, la disponibilité qui est celle de la Ville, de l'ensemble des bailleurs sociaux pour pouvoir nous associer, y compris avec des mairies d'arrondissement, pour diffuser l'information, notamment sur les dispositifs mis en ?uvre par la Préfecture de police. Essayons, peut-être entre les différentes séances du Conseil de Paris, de travailler sur les sujets et pas uniquement de revenir régulièrement en séance. En tout cas, je redis ma disponibilité pour y travailler.

De la même façon, "Haropa", les quais bas, les sujets avancent entre la Préfecture, la Ville. Nous continuons à avancer. Bien entendu, il sera communiqué ce qui peut l'être.

De la même façon, sur l'enlèvement des véhicules, on est sur des sujets extrêmement encadrés. Quand ce sont des véhicules avec des procédures qui sont en cours, il faut que le commissariat ait retrouvé l'identité du propriétaire du véhicule, ce qui peut être, en effet, extrêmement long. Une fois que c'est fait, cela se met en place immédiatement.

Mais, là aussi, j'ai toujours un téléphone portable. Mon numéro n'a pas changé, donc n'utilisons peut-être pas le Conseil de Paris pour régler des sujets de cette nature. Ils peuvent être réglés. Je le fais régulièrement avec des maires d'arrondissement et des élus. N'hésitez surtout pas à l'utiliser.

Sur les sujets un peu plus globaux, vous redire que, bien entendu, la Ville de Paris s'associe, avec Jean-François MARTINS, ses équipes et celles de la DPSP, à l'ensemble du "Plan tourisme" tel qu'il a été présenté par le Préfet de police. A ce titre, les inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris assurent à titre principal la surveillance de neuf sites. Nous nous sommes coordonnés dans le cadre du "Plan tourisme" pour coordonner les patrouilles dans les jardins à haute fréquentation touristique. Je peux vous lire la liste. Nous sommes présents sur le Champ-de-Mars, les berges de Seine rive gauche, les jardins du Trocadéro, la butte Montmartre?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - S'il vous plaît, un peu de silence. Ecoutons cette réponse. Ce qui est en train de se dire est très important pour les Parisiens.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - L'année dernière, nous avons effectué plus de 2.600 patrouilles pour près de 6.300 heures passées sur ces sites. Les inspecteurs de sécurité affectés à ces missions ont dressé 664 procès-verbaux et procédé à 2.685 évictions. Nous allons, évidemment, recommencer cet engagement. Sachez qu?au-delà de ces sites, en particulier, les agents de la DPSP assurent des rondes sur la passerelle des Arts, le Champ-de-Mars, le canal Saint-Martin, les jardins de la butte Montmartre et le bassin de La Villette. C'est un plan qui est coordonné par le Préfet de police, auquel nous nous associons. Tous les ans, il y a un travail en commun. Nous revenons, évidemment, vers les maires d'arrondissement. Tout ceci va continuer.

Sur la coordination, notamment opérationnelle, je me permets d'y revenir d?un mot. Monsieur le Préfet de police a donné quelques exemples. Nous sommes, finalement, les uns et les autres, dans le cadre d'un contrat de prévention et de sécurité parisien qui a été décliné dans les arrondissements et qui nous donne le cadre de travail. Les conséquences du travail qui a été effectué sur le transfert de compétences à la Maire de Paris suite à la loi sur le statut de Paris, nous oblige évidemment à compléter. Mais le cadre de travail coordonné est posé et vous l'avez posé, chacun et chacune des maires d'arrondissement, dans vos arrondissements.

Nous avons mis en ?uvre des circonscriptions en nombre plus important pour que les réalités territoriales soient réellement au c?ur des actions de nos agents, mais également des actions coordonnées avec les agents de la police nationale, avec les agents du G.P.I.S. Nous en parlions ce matin. J'ai vraiment envie de dire : "Saisissez-vous en". Nous avons fixé le cadre. Nous avons accompagné une politique parisienne. Je suis la première à savoir et à revendiquer le fait que l'on ne travaille pas sur les mêmes sujets d'un arrondissement à un autre. Je peux vous accompagner dans ce mouvement, mais je vous invite à vous en saisir parce que des opérations conjointes, que ce soit en binôme, en trinôme - police, I.S.V.P., A.S.P. - ont lieu toutes les semaines sur des secteurs qui sont priorisés par les maires d'arrondissement et les commissariats. C'est ainsi que l'on arrive à avancer sur un certain nombre de sujets.

Je pense au secteur Roquette, dans le 11e, aux abords de la gare du Nord, dans le 10e. Evidemment, Monsieur le Préfet, vous y avez fait référence : Goutte d'Or, La Chapelle, Raymond-Queneau, dans le 18e, Stalingrad, dans le 19e. On le fait dans le 12e arrondissement, le 13e arrondissement. Nous avons mis tous les leviers pour cela. Il suffit maintenant de les mettre en ?uvre. Les commissariats sont totalement impliqués dans ces organisations, de la même façon que nos chefs de circonscription et les agents de la SDRD le sont.

Permettez-moi de terminer peut-être sur la question posée par Eric HÉLARD, qui me permet de vous faire un point d'information sur la mission conduite au cours des derniers mois sous l'égide du Secrétariat général, qui concernait la question de l'armement, non pas de la police municipale mais des agents municipaux et, en l'occurrence, ceux de la DPSP. Les groupes politiques de tous bords ont été auditionnés, les agents ont été vus par le rapporteur, l'ensemble des organisations syndicales, mais aussi des rencontres dans les circonscriptions. Ce travail a fait, je crois, l'objet d'une démarche saluée pour son sérieux par toutes et tous.

Je ne reviens pas sur les conditions dans lesquelles vous aviez souhaité que cette mission ait lieu, Madame la Maire, mais, évidemment, ce contexte était important pour faire émerger la demande des agents en matière de protection de leurs missions et de leurs actions, puis nourrir nos réflexions, faire l'objet d'un travail rationnel, apaisé, minutieux repartant des missions des agents, des besoins des habitants et des moyens nécessaires pour y répondre.

Cette étude a eu lieu dans un cadre évolutif puisqu'elle avait été souhaitée, Madame la Maire, avant la mise en ?uvre de la loi sur le statut de Paris. Evidemment, le rapporteur a dû s'adapter à un environnement changeant. C'est d'ailleurs la raison - je l'ai dit aux organisations syndicales de la DPSP - pour laquelle le rendu de cette étude a pris un peu de retard, parce qu?il a fallu reprendre toute la question des A.S.P., et puis, par ailleurs, pour une deuxième raison qui est que nous lui avons demandé que chacun des groupes politiques et des organisations syndicales puisse relire, amender et valider les retours faits de ces propos, et que les validations et retours ont été nombreux et extrêmement minutieux.

Ce rapport est aujourd'hui finalisé. Il vous a été remis, Madame la Maire, début juin. Il a été présenté par le Secrétariat général à l'ensemble des organisations syndicales de la DPSP. Il est en train d'être diffusé aux présidents de groupe par le Secrétariat général.

Je termine en vous disant que, sans reprendre ce que nous disions ce matin, nous avons souhaité redonner toute sa place à ce travail en reprenant de façon globale la question des besoins des Parisiens, les missions des institutions et les moyens pour y parvenir. C?est le sens de l?audit de sécurité - que la Maire de Paris a proposé dans la démarche, dans les moyens au Préfet de police, qui l'a accepté - que nous vous avons présenté par le biais d'un v?u de l'Exécutif ce matin.

C?est évidemment dans cette optique que nous allons poursuivre le travail sur les missions et les moyens des agents pour agir toujours plus efficacement en faveur des Parisiennes et des Parisiens.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Colombe BROSSEL, merci, Monsieur le Préfet de police. On peut les applaudir. J'ajoute un point, mais vous l'avez évoqué ce matin sur l'audit sur la sécurité, puisque vous avez fait référence aux échéances dans 18 mois, je pense que justement la bonne façon de poser un sujet, c'est de rentrer par le fond, par une analyse sincère, libre, et authentique.

C'est pourquoi j'ai souhaité un audit qui fasse l'objet d'un cahier des charges, qu'il y ait une réponse et que nous puissions suivre ensemble les résultats de cet audit sur la sécurité, qui nous renseignera et renseignera les Parisiens sur la situation, et je pense que la situation est très positive du point de vue du travail effectué entre la Préfecture de police et la Ville de Paris, que la loi de février 2017... Nous sommes en juillet 2018. Depuis que cette loi a été appliquée, nous avons mis en ?uvre un certain nombre de mesures.

J'ai souhaité que l'on puisse y compris réexaminer ces mesures et voir comment faire évoluer le dispositif de sécurité au profit des Parisiens, mais en ne rentrant pas par la question des institutions ou de "je suis pour, je suis contre, j'y crois, j'y crois pas", ce n'est pas très intéressant.

Ce qui nous intéresse, c'est ce que cela peut produire comme effets positifs pour les Parisiens, et l'audit sera une base, je pense, extrêmement solide, y compris pour renseigner les Parisiens sur la situation qui est la leur au regard de la sécurité, puisqu'il y aura aussi des comparaisons avec d'autres grandes villes, des comparaisons internationales qui nous seront extrêmement utiles.

Je pense que c'est une bonne façon, très rationnelle, de travailler, en tous les cas j'ai souhaité que ce soit dans notre espace commun et pas simplement une étude faite pour le compte de telle ou telle formation partisane. Ce sera plus utile pour les Parisiens. Je redonne la parole à chacun des orateurs. Le premier, c'était M. DUBUS, puis Mme BERTHOUT, et puis M. HÉLARD.

M. Jérôme DUBUS. - Merci, Monsieur le préfet, pour les indications que vous nous avez données. J'ai bien noté le démarrage de la campagne "Partez tranquille", qui donne des résultats tout à fait intéressants et éloquents chaque année. J'ai bien noté l'augmentation du taux d'élucidation des cambriolages, c'est important bien évidemment. Je crois que dans le cadre de l'audit de la sécurité dont vous venez de parler, Madame la Maire, il sera important de mettre un focus sur ce qu'il se passe en période estivale, parce que nous aurons les résultats au mois de septembre ou octobre, on verra bien. Vous démarrerez, j'ai l'impression, cet audit que nous avons voté ce matin à cette époque-là. Il sera important d'en prendre compte. Quant à Mme BROSSEL, je suis désolé de vous dire que si nous avons envie de déposer une question à nouveau au mois de septembre sur l'affaire des cambriolages et des incivilités à Paris, nous le ferons, et il est fort probable que nous le fassions pour avoir les résultats.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Vous êtes le bienvenu.

Madame BERTHOUT ?

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Madame la Maire, j'ai eu peu de réponses aux questions que j'ai posées, donc je redis que je m'opposerai lors des prochaines questions d'actualité au fait que nous fassions des réponses communes.

D'abord, je ne l'ai pas fait dans mon propos, je voudrais rendre hommage à l'engagement extrêmement professionnel de nos forces de l'ordre qui sont très mobilisées, très mobilisées aussi et surtout sur l'alerte terroriste.

Redire que sur les quais bas, Monsieur le Préfet, je vous remercie d'organiser prochainement une réunion, je vous en suis reconnaissante. Votre prédécesseur avait dit que Paris réglerait l'affaire, et depuis deux ans et demi, on nous renvoie à des études qui sont faites pour simplement une question qui est une question de gros sous : qui va payer les aménagements à un moment donné pour sécuriser l'accès à ces quais bas ? Le compte n'y est pas.

Concernant la question des stationnements illicites de véhicules dans des quartiers sensibles, problème qui n'est pas spécifiquement du 5e, j'ai bien noté, Madame BROSSEL, qu'on allait vous appeler. Je crains de vous appeler tous les jours. Il y a un vrai souci, chère Colombe BROSSEL, de coordination. On ne le dit pas uniquement pour vous ennuyer.

Quand il y a une voiture pleine de bonbonnes de gaz qui dans le même secteur a failli exploser, il faut se poser la question d'une coordination qui est défaillante, puisqu'il y a un problème de compétences, comme je vous l'ai dit et explicité dans ma question, avec beaucoup de précision.

Concernant la vidéo-protection, je n'ai évidemment eu aucune réponse. Je rappelle, c'est plutôt pour les Parisiens, que Paris, avec un peu plus de 2.000 habitants par caméra est bien loin de villes comme Strasbourg ou Lyon qui disposent d'une caméra pour 1.000 habitants et que c'est pour les policiers un outil indispensable.

D'ailleurs, Monsieur le Préfet, je me permets de vous signaler que sur les quais bas, nous avons des caméras qui sont juste en hauteur. Les quais bas n'ont aucun dispositif de caméras de vidéo-protection, ce qui fait qu'il y a des angles morts.

Je terminerai sur une remarque personnelle, je crois que la réforme sur le statut de Paris s'est arrêtée au milieu du gué, prisonnière sans doute de votre majorité. Vous dites qu'il ne peut pas y avoir de dogme, de côté partisan sur cette question. Je suis tout à fait de votre avis.

Je suis sûre, Madame la Maire, qu'avant 2020 vous reviendrez sur cette question de la police municipale, que vous n'appellerez pas comme cela, mais que vous remettrez après cet audit sur le métier. Je l'espère en tout cas, parce qu'elle viendrait soulager la police nationale, qui a beaucoup à faire avec la délinquance du quotidien. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Je confirme que si nous faisons un audit, c'est pour en reparler et pour élaborer bien évidemment des solutions, pas pour faire un rapport que l'on classerait dans un placard. Vous êtes très perspicace en disant que nous en reparlerons ici avant 2020, bien avant 2020. Monsieur HÉLARD, vous avez la parole.

M. Eric HÉLARD. - Merci, Madame la Maire.

Nous notons avec satisfaction que le rapport sur l'armement des agents de la DPSP va être rendu public.

En revanche, si j'ai bien compris, à l'issue de l'audit, ou au moins avant la fin de l'année, à l'automne prochain, nous aurons bien un débat au Conseil de Paris sur le sujet, ou je n'ai pas bien compris ?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - D'ici la fin d'année, bien sûr. Très bien, je vous remercie pour ces questions, ces réponses et ce débat.