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Decembre 1998
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76 - 1998, CABRI 29 - Subvention à l'Institut d'études politiques de Paris (7e). - Montant : 50.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1998


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération CABRI 29 accordant une subvention à l'Institut d'études politiques de Paris.
Je donne la parole à M. HUBIN.
M. Jean-Philippe HUBIN. - En politique, quand on ne veut pas se contredire, il faut se répéter. Je pense que vous devriez être très attentif à ce que je vous dis là à nouveau parce que je suis persuadé que vous allez enfin savoir où on peut faire des économies. Vous allez pouvoir faire des économies sur le projet qui suit et celui qui est juste avant et celui d'après. Je vais vous parler uniquement de celui là parce que je ne vous parlerai pas du tango. Tout à l'heure je vous ai déjà parlé d'un sport étrange, je pourrais vous parler longuement du tango également subventionné, un jour on finira peut-être par parler du cha-cha-cha.
Le problème numéro un de l'Institut d'études politiques est que nous avons une délégation internationale qui ne sait pas quoi faire de l'argent qu'on lui donne, ou qu'elle imagine qu'on peut lui donner. Aussi a-t-elle décidé de subventionner un peu n'importe quoi et concernant l'Institut d'études politiques, voilà de quoi il retourne.
Dans toutes les écoles de France et de Navarre, et dans toutes les universités il y a des échanges inter-universitaires avec les pays étrangers. Ce n'est pas propre à l'Institut d'études politiques, dont je suis d'ailleurs un ancien élève.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Union pour la Démocratie à Paris ", " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
Merci. Et c'est vrai, à SUP de CO, en Droit, n'importe où. Si vous commencez à subventionner les échanges inter-universitaires c'est sans limite.
On a décidé de nous proposer de subventionner des échanges inter-universitaires entre la France et les pays asiatiques. C'est sympathique mais tout à fait hors des compétences normales de la Ville de Paris. Nous n'avons pas vocation à subventionner de tels échanges et les contribuables parisiens n'ont pas à être sollicités pour cela.
Voilà, chers amis, ce que je voulais vous dire. Vous avez tort de ne pas prendre la chose au sérieux parce qu'il n'est pas normal de demander à des contribuables de financer ce genre de chose.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - La parole est à M. PICOURT pour vous répondre.
M. Patrick-Olivier PICOURT, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Monsieur HUBIN, vous avez votre position, mais je voudrais repositionner le débat. A l'occasion des pactes d'amitié que nous signons avec les grandes villes, nous organisons des échanges de jeunes. Nous essayons d'envoyer des jeunes Parisiens visiter d'autres capitales, découvrir autre chose que Paris et de recevoir des jeunes étrangers pendant quelque temps à Paris pour leur faire découvrir notre Capitale.
Plutôt que de prendre en charge la totalité des voyages, nous avons cherché à nous appuyer sur des organismes auxquels nous apportons notre aide pour essayer de déplacer un maximum de jeunes à un moindre coût. Il est vrai que vous pouvez avoir une " vision libérale extrême passéiste " qui consiste à dire que la Ville n'a aucune volonté ou n'a aucun rôle à jouer dans toute opération d'échange de jeunes ou d'animation. Vous vous répétez, comme vous l'avez dit. Je me répéterai en vous disant que nous avons une autre conception.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération CABRI 29.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe " Union pour la démocratie à Paris ", Mmes TAFFIN, SCHERER, SILHOUETTE, BILLARD, MM. DUMAIT, MESMIN et BLET ayant voté contre, Mme SCHNEITER s'étant abstenue. (1998, CABRI 29).