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Decembre 1998
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72 - 1998, DLH 420 - Approbation du principe de réalisation de l'opération de réhabilitation de " La Forge " qui prévoit la remise en état de plusieurs bâtiments à usage d'ateliers d'artistes et les aménagements extérieurs des accès aux bâtiments sis 23-25, rue Ramponeau et 18, rue de Belleville (20e). - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché de maîtrise d'oeuvre relatif à cette opération

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 1998


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DLH 420 concernant la réalisation de l'opération de réhabilitation de " La Forge " qui prévoit la remise en état de plusieurs bâtiments à usage d'ateliers d'artistes et les aménagements extérieurs des accès aux bâtiments sis 23-25, rue Ramponeau et 18, rue de Belleville, dans le 20e. Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché de maîtrise d'oeuvre relatif à cette opération.
La parole est à M. BRET.
M. Bertrand BRET. - Merci, Monsieur le Maire.
Il y a des moments où dans la vie d'un élu, on a quelques satisfactions et quelques envies de ne pas bouder son plaisir.
Je dois dire que ce moment fait partie de cela.
En 1990, vous nous présentiez, Monsieur le Maire, un projet de Z.A.C. sur Belleville qui a été adopté d'ailleurs ici même en 1994 ensuite, où les occupants du site de " La Forge " étaient considérés comme des squatters devant être expulsés sur le champ et d'ailleurs, condamnés par la Ville à des astreintes financières lourdes et où le bâtiment même de " La Forge " situé au coeur de Belleville, était considéré comme une vieillerie sans intérêt devant être détruite elle aussi sur le champ.
Quatre ans après, ceux qui étaient des squatters devant être expulsé sont devenus des peintres reconnus et devant être valorisés dans leur métier et à qui on va confier la gestion d'un site qui devient par ailleurs lui-même valorisé, réhabilité et si j'ai bien lu le projet de délibération, une sorte de pôle d'exception industrielle et architecturale du Bas-Belleville. Pourquoi pas ? Nous avons été ici dans ces rangs, mais singulièrement que de ce coté-ci de l'Assemblée, quelques uns à le reconnaître dès le début.
Alors, Monsieur le Maire, nous approuverons ce projet de délibération puisque cela fait 10 ans que nous souhaitons qu'il voit le jour.
Reste que le problème lié au fonctionnement même de ce bâtiment de " La Forge " et la gestion du site qui va maintenant voir le jour dans cette partie de la rue Ramponeau, me semble tout aussi important que la réhabilitation architecturale du bâtiment.
Or au jour d'aujourd'hui, malheureusement, et je le regrette, nous n'avons pas d'éléments précis qui nous permettent de pouvoir envisager l'avenir en toute quiétude. C'est l'objet, et vous l'avez bien compris, de mon interrogation du moment. Rassurez-vous, une fois encore le plaisir reste entier.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
La parole est à M. Michel BULTÉ.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Merci, Monsieur le Maire. Il est agréable de terminer une séance sur une note optimiste.
Je suis sur un projet de délibération qui, sans aucun doute traduit un travail considérable et une volonté de dialogue et de concertation avec les élus, les associations, les habitants du quartier, pour une réalisation comme le soulignait Bertrand BRET, exemplaire.
Le projet de délibération n'évoque pas le devenir ultérieur mais le mode de fonctionnement de " La Forge ". Nous ferons en sorte que la concertation, qui a lieu d'une manière intense et remarquable, puisse, dans le sens que nous avons voulu définir et mettre en place pour ce projet, correspondre à l'attente des habitants du quartier, des gens qui y vivent, et que le mode de fonctionnement soit accepté par toutes et tous.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 420.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1998, DAUC 420).