Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Decembre 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

15 - 2002, ASES 197 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer une convention pluriannuelle avec l'association "Août secours alimentaire" dont le siège social est situé 81, rue Haxo (20e), relative à son action estivale annuelle de distribution de colis-repas aux personnes et aux familles parisiennes démunies. - Fixation de la part allouée par le Département de Paris au titre de 2002. - Montant : 40.000 euros

Débat/ Conseil général/ Décembre 2002


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au projet de délibération ASES 197 G qui concerne une convention pluriannuelle avec l'association "Août secours alimentaire".
Mme Catherine GÉGOUT est inscrite et Mme STAMBOULI lui répondra.
Madame GÉGOUT, vous avez la parole.
Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Madame la Présidente.
Face à l'ampleur des problèmes de la misère et des sans-abri, la Municipalité a pris ses responsabilités pour multiplier les distributions de repas et pour en améliorer la qualité alimentaire. Cela a été constaté par tous les acteurs.
Je voulais souligner quelques points : l'association "Août secours alimentaire" a distribué, cet été, 290.000 repas et il est tout à fait normal et très bien que cette subvention soit augmentée. Je voulais souligner, comme je l'avais fait à l'époque du vote de leur subvention pour cette année, qu'ils font une distribution de repas dans quatre églises et trois de ces quatre lieux sont des cryptes en sous-sol.
Cela ne posait pas de problème à l'origine, mais vu la quantité des personnes qu'ils reçoivent et la quantité de denrées qu'ils sont obligés de manipuler, le fait de faire cela dans des cryptes d'église est compliqué. Je pense que ce serait bien de voir avec eux s'il n'y aurait pas des possibilités pour le mois d'août de trouver des locaux en rez-de-chaussée pour arriver à assurer cette prestation.
Concernant les "Restos du coeur", on ne peut que se réjouir puisque l'effort de la Ville est régulièrement conséquent, mais en plus cette année il y a eu une aide importante pour arriver à aménager ces locaux provisoires dans le 13e. Je pense qu'il faudrait arriver à terme, pour eux, à ce qu'ils aient des locaux plus stables parce que ce n'est pas très facile à vivre et cela génère des coûts d'installation répétés. Là aussi l'effort de la Ville est très important.
J'ai une demande qui est très modeste, mais à laquelle je tiens : le Comité des sans-logis a demandé à pouvoir bénéficier tous les jours de 50 sachets repas. Ils ont des locaux qu'ils ont eu récemment grâce à la Ville, dans lesquels ils reçoivent des sans-abri et ils voudraient pouvoir faire manger ces personnes dans ces locaux pour qu'ils prennent leurs repas dans les meilleures conditions. Ils demandaient à pouvoir bénéficier de 50 sachets repas du "Coeur de Paris" qu'ils agrémenteraient pour faire des repas sur place ensuite.
Pour l'instant, ils n'ont pas obtenu cela et je pense que ce serait quand même quelque chose de modeste mais qui irait dans le sens de ce que l'on recherche, à savoir des lieux où les gens puissent prendre des repas assis et en étant entourés.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.
La parole est à Mme STAMBOULI.
Mme Mylène STAMBOULI, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Merci de souligner l'importance des projets de délibération qui sont votés aujourd'hui sur l'aide alimentaire puisque nous avons à la fois une subvention "Août secours alimentaire"" qui est en augmentation de 30 % par rapport aux subventions données les précédentes années, une subvention aux "Restos du coeur" qui est également en augmentation puisque ce sont 167.000 euros, soit 40 % de plus, qui sont proposés aujourd'hui.
Et enfin, le plan alimentaire, sur lequel nous avons participé avec la D.D.A.S.S., qui a permis ainsi que la crise traditionnelle de l'été ne soit pas vécue de façon aussi violente par les personnes à la rue qui voient les associations traditionnelles se fermer.
En ce qui concerne les "Restos du coeur" et suite à des interventions, ou des v?ux, et un travail de l'Exécutif, effectivement nous pouvons confirmer que le 13e arrondissement verra un nouveau lieu s'installer d'ici le début de l'année pour les "Restos du coeur" le midi, ce qui permettra ainsi la reprise de la distribution de repas.
Je vous réponds en ce qui concerne le comité des sans-logis car il s'agit bien sûr d'une demande dont nous avons été destinataires Mme STIEVENARD et moi-même, et à laquelle nous avons été obligées de répondre négativement d'abord parce que "Coeur de Paris", qui a aujourd'hui déménagé dans de nouveaux locaux, nous a indiqué ne pas être en capacité - vous savez qu'ils distribuent plus de 1.000 sachets repas tous les soirs - de préparer 50 repas supplémentaires. Il est donc difficile pour eux, et vous le savez c'est une équipe de jeunes qui travaillaient dans des conditions difficiles jusqu'à aujourd'hui, de préparer ces 50 sachets complémentaires.
Par ailleurs, vous avez vu que dans le budget que nous voterons demain nous avons décidé de privilégier, vous en serez d'accord, la restauration assise. Nous lancer dans une distribution de sachets repas, à travers des lieux différents des trois sites actuellement pris en charge par "Coeur de Paris", nous poserait des difficultés logistiques et privilégierait une distribution que nous ne souhaitons pas développer. Des associations comme les "Restos du coeur" où nous étions encore tout à l'heure effectueront ce travail avec les bénévoles de façon satisfaisante, en tout cas c'est l'objet de leur "camion du c?ur".
Voilà pourquoi nous avons été obligés de répondre négativement à cette demande en espérant, et c'est bien indiqué dans notre budget, pouvoir ouvrir dans quelques mois des lieux de restauration assise qui soient plus conformes à nos souhaits en la matière.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente, au nom de la 6e Commission. - Le comité des sans-logis se manifeste très régulièrement auprès de nous. Il a eu la possibilité d'obtenir un local. Or, nous sommes sollicités par des centaines d'associations qui demandent des locaux. Une demande de subvention est à l'étude concernant le comité des sans-logis. Nous verrons dans ce cadre-là une façon complémentaire de les aider dans leur activité.
Mme Catherine GÉGOUT. - Si j'insiste là-dessus ce n'est pas que 50 sachets repas soient grand-chose, ils peuvent venir les chercher, mais c'est quand même une association où ce sont des démunis qui s'occupent de démunis ; ils s'occupent d'eux-mêmes. Sur quelque chose comme cela où ils arrivent à finalement obtenir un lieu grâce à la Ville, à pouvoir mener leur activité, ce n'est quand même pas une demande exorbitante que de les aider à faire cela. C'est pour cela que je le demandais.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente, rapporteur. - C'est aussi un problème d'équité : à partir du moment où on le fait pour une association, on est fondé à répondre positivement aux autres associations qui peuvent nous solliciter de la même façon. Comme l'a dit Mme STAMBOULI, le service n'est pas formaté pour pouvoir répondre à une demande extensive.
Je crois que le "C?ur de Paris" fait le maximum. Il a ses limites. C'est pourquoi nous réfléchissons justement à un mode de restauration assise. On a conscience des limites de ce service.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 197 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, ASES 197 G).