Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Decembre 2002
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

5 - 2002, ASES 263 G - Lancement d'un appel à projets pour la création de structures d'accueil temporaire et d'accueil de jour pour personnes âgées

Débat/ Conseil général/ Décembre 2002


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au projet de délibération ASES 263 G pour lequel un amendement technique a été déposé. Il s'agit du lancement d'un appel à projets pour la création de structures d'accueil temporaire et d'accueil de jour pour les personnes âgées.
La parole est à Mme HOFFMAN-RISPAL.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, au nom de la 6e Commission. - L'amendement est très technique. Les documents annexes qui sont très importants pour cet appel à projets avaient été envoyés à tous les Conseillers de Paris. La mention "conformément aux annexes nos 1 et 2 jointes" n'était pas signalée à l'article unique. Tel est l'objet de cet amendement technique.
Merci.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au vote sur l'amendement technique.
Madame BARANDA, vous étiez inscrite, mais je vous rappelle qu'il était prévu que la séance reprenne à 22 heures, elle a repris à 22 heures 30. Je regrette que les élus inscrits n'aient pas été présents, ce qui nous oblige à chambouler l'ordre de présentation des projets de délibération.
Madame BARANDA, vous avez la parole !
Mme Violette BARANDA. - Merci, Madame la Présidente.
Nous avions une réunion de groupe très importante et des décisions à prendre.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Chers collègues, nous avons une vingtaine de projets de délibération à examiner. Je pense que nous pouvons terminer raisonnablement à minuit, au plus tard, si chacun se discipline. Bien évidemment s'il y a du chahut, je pense que nous irons au-delà.
Mme Violette BARANDA. - Je pense que ce projet de délibération ASES 263 G est important. Il porte sur les personnes âgées, or nous savons tous que, quels que soient nos partis respectifs, dès que l'on parle de personnes âgées malheureusement ce sont les parents pauvres de la politique. Il me paraît important de le défendre !
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Conseillers et Conseillères, voilà des années que les "Verts" tirent la sonnette d'alarme quant à la situation des personnes âgées dépendantes, des années qu'ils cherchent des solutions pour faire face au nombre croissant de personnes dépendantes et aux problèmes humains et sociaux qui se posent. Dans ce sens, cet appel à projets, pour les structures d'accueil temporaire, d'accueil de jour pour personnes désorientées, ne peut que répondre à nos attentes. Nous le voterons sans hésitation.
(Brouhaha).
Vous pensiez le contraire peut-être ?
Le cahier des charges, s'il n'est pas très moderne en soi ni innovant, est cependant en évolution positive quand on regarde la majorité des lieux d'accueil existants. Ce peut-être un soulagement indispensable pour les familles ; elles en ont souvent bien besoin. Cependant, n'oublions pas que si l'aide et le soutien, tant moral que matériel aux familles, sont indispensables, ce ne peut être qu'un des volets de notre politique vis-à-vis des personnes dépendantes. En effet, toutes les études montrent que ceux qui gardent leurs parents désorientés ou "Alzheimeriens" à domicile voient leur espérance de vie diminuer de manière importante.
C'est en effet une situation extrêmement pénible à vivre, souvent pendant de longues années, autant psychologiquement que physiquement. Ceci montre que s'il faut aider les familles, celles-ci ne doivent pas être le centre de notre politique car en aucun cas elles ne sauraient et ne pourraient suppléer à cet immense besoin qui se développe rapidement.
Tous les indicateurs montrent que la politique que nous devrons développer est celle de la création d'un grand nombre de lieux d'accueil à dimension humaine, c'est-à-dire pas 200 places, conviviaux et de proximité, ouverts sur l'extérieur et les familles, et avec un personnel qualifié et en nombre. Nous devons le faire le plus vite possible si nous ne voulons pas être confrontés, d'ici une dizaine d'années, à une réelle catastrophe sanitaire. C'est sans doute vers cette programmation volontariste que les prochains budgets devront évoluer pour la mise en place de ces structures à l'horizon 2010-2015. Ceci aura un coût important.
Il faudra y mettre les moyens nécessaires et au besoin, faire que l'Etat joue pleinement son rôle envers nos anciens qui sont souvent malheureusement délaissés.
Il est clair que les solutions financières à ce nouveau problème de société ne sauraient reposer uniquement sur les collectivités locales.
A ce propos, Monsieur le Président, notre Assemblée a fait voter lors de l'adoption de notre premier budget, et sur notre proposition, 500.000 F de crédits d'études pour connaître les besoins précis de la Ville pour répondre à l'augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes dans les prochaines années.
Le groupe des "Verts" et d'autres élus, j'imagine, souhaiteraient savoir où en est cette étude et si possible quelles sont les conclusions afin que nous puissions avoir, à ce sujet, une politique cohérente à long terme.
Il serait quand même regrettable que les générations futures nous reprochent notre manque de clairvoyance.
Merci.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci, Madame BARANDA.
Je pense qu'il s'agit de notre génération. Le sujet est tout à fait essentiel. Chacun l'aura compris.
Madame HOFFMAN-RISPAL, vous avez la parole.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, au nom de la 6e Commission. - Je ne reprendrai pas mes deux interventions précédentes où je répondais déjà à un certain nombre des propos de Mme BARANDA.
Simplement, sur les 500.000 F de crédits d'études, j'avais répondu à l'époque à Mme BARANDA que d'une part il existait une étude de la D.A.S.E.S. qui s'appelait "vieillir à Paris" qui date de l'année 2000, et que d'autre part, la vraie étude sur les besoins en matière de dépendance porte sur l'allocation personnalisée d'autonomie.
Nous sommes aujourd'hui à 22.000 dossiers demandés, ce qui est énorme. Nous avons les chiffres de demande d'A.P.A. en établissements et les chiffres de demande d'A.P.A. à domicile. Nous serons capables, en analysant cette forte demande, d'avoir non pas une étude mais la réalité des chiffres.
Je m'étais personnellement opposée à ces crédits d'études à l'époque. Encore trop de familles ne répondent pas aux études et c'est peut-être d'ailleurs ce besoin qui nous a amenés à créer ces places d'accueil de jour dont vous vous félicitez.
Le cahier des charges est une base de travail, ce qui n'empêche pas que nous puissions aller plus loin.
Sur ces accueils de jour, temporaires, nous avons aujourd'hui 45 places à Paris, alors même que nous savons que c'est une solution indispensable pour les personnes et leurs familles.
Nous avons essayé, à un bout de la chaîne, de construire des E.H.P.A.D. et d'humaniser nos résidences santé. De l'autre côté de la chaîne, nous mettons l'accent sur le service de proximité avec l'A.P.A.
Au milieu, ce sont les centres d'accueil de jour et les centres d'accueil temporaires qui permettent l'hébergement pour un temps restreint. Cela peut être 90 jours mais cela permet aussi une aide aux familles... Cela constitue en fait un apprentissage des familles vis-à-vis du comportement à avoir face à certaines maladies.
Nous mettons, cette année, un million d'euros pour cet appel à projets concernant des structures innovantes. Nous n'en avions pas à Paris. Je considère que ce sera déjà un gros progrès.
Merci.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci, Madame HOFFMAN-RISPAL.
Nous avions eu un débat autour d'une communication sur ce sujet au mois de mars. Vous pouvez vous y référer. Nous passons au vote.
Je mets tout d'abord aux voix, à main levée, l'amendement technique qui est répertorié au fascicule sous le n° 2.
Qui est pour?
Contre ?
Abstentions ?
L'amendement est adopté.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 263 G ainsi amendé.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération amendé est adopté. (2002, ASES 263 G).