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Septembre 2018
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Conseil Municipal
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2018 DDCT 25 - Subventions (180.800 euros) à 12 associations dans le cadre de l’appel à projets sur l’apprentissage du français à destination des réfugi.é.e.s parisien.ne.s résidant en centres d’hébergement.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2018


 

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Nous rentrons maintenant dans le champ de la délégation de Colombe BROSSEL.

Je donne la parole à Philippe DUCLOUX pour s?exprimer sur le projet de délibération DDCT 25, qui est une subvention à 12 associations dans le cadre de l?appel à projets sur l?apprentissage du français à destination des réfugié-e-s Parisiennes et Parisiens résidant en centres d?hébergement. Philippe DUCLOUX, vous avez la parole.

M. Philippe DUCLOUX. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, effectivement, un beau projet de délibération, et je voudrais commencer mon propos par saluer Anne HIDALGO, la Maire de Paris, qui mérite tout notre soutien, parce qu?elle a eu le courage de prendre des initiatives humaines, là où l?Etat a renoncé, et ce renoncement, nous le regrettons tous. Ce projet de délibération que nous allons adopter, je l?espère, reste une priorité majeure que la Municipalité parisienne développe en direction des réfugié-e-s.

Ce projet incarne vraiment les valeurs que nous portons : les valeurs d?humanisme, d?accueil, de respect des personnes qui fuient la guerre, la misère, et qui viennent dans notre pays pour être mises à l?abri. Notre Ville s?est engagée avec conviction et détermination à accueillir les réfugié-e-s, les femmes, les hommes, les enfants qui arrivent en Europe, et plus particulièrement en France et à Paris. En 2015, la Municipalité a présenté un plan de mobilisation pour l?accueil des réfugié-e-s. Ce plan de mobilisation est un magnifique élan de solidarité. Il a été élaboré avec le concours des acteurs institutionnels, associatifs et citoyens, consacrant dans ce domaine 18 engagements appelant à la mobilisation collective.

Un petit mot en dehors du projet directement pour saluer le travail que mène "le Casnav" pour justement scolariser les enfants dans les centres d?hébergement parisiens, que ce soit au CHU d?Ivry, au CHU du Bastion de Bercy, pour justement favoriser aussi pour les enfants la scolarisation et pour les adultes, à travers une autre initiative, "ouvrir l?école aux parents", l?apprentissage du français.

Pour revenir à notre projet de délibération, l?engagement 8 du plan comporte des mesures visant à intensifier l?offre d?apprentissage de la langue française auprès des réfugié-e-s afin de développer leur intégration républicaine au sein de notre société. L?apprentissage du français est la première étape dans l?intégration de toutes et de tous à Paris, parce qu?il s?agit d?un élément essentiel au bien vivre à Paris. Notre langue commune est la clef de voûte pour une intégration réussie. Notre Ville y consacre chaque année près de 7 millions d?euros, au bénéfice de plus de 20.000 personnes.

L?appel à projets "REFUG" dont il s?agit dans ce présent projet se déroule pour la troisième année. Il concerne des associations qui proposent des cours de français aux personnes récemment arrivées en France et qui vivent dans les centres d?hébergement, comme je le disais tout à l?heure. Pour cette édition de l?A.A.P., ce sont 12 structures, comme vous l?avez rappelé, Monsieur le Maire, qui ont été retenues et se partageront plus de 180.000 euros.

Les actions proposées sont courtes, six mois en moyenne, et semi-intensives, c?est-à-dire que les apprenants recevront entre 10 et 20 heures de cours par semaine. Ces cours sont une première étape dans un parcours d?apprentissage du français et permettent à ceux qui les reçoivent de communiquer à l?intérieur de leur lieu d?hébergement, mais aussi à l?extérieur, lors de rendez-vous administratifs ou médicaux, par exemple.

Plusieurs de ces structures, dont le C.E.F.I.L., le Centre d?études, de formation et d?insertion par la langue, et "Langues Plurielles", travaillent en lien avec le Palais de la femme, le centre d?hébergement que tout le monde connaît dans mon arrondissement, le 11e arrondissement. L?ensemble des projets permettront aux refugiées parisiennes résidant en centres d?hébergement de bénéficier de cours semi-intensifs de français, qui seront dispensés par des intervenants expérimentés.

Mes chers collègues, compte tenu de tous ces éléments et de leur utilité locale dans le domaine de l?apprentissage de la langue française auprès des réfugié-e-s, de tous bords, je vous invite évidemment à approuver à l?unanimité et avec enthousiasme ce projet de délibération entre notre Collectivité et les structures qui participent pleinement au rayonnement de notre ville, et à qui je tiens particulièrement à rendre hommage.

Je vous remercie.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Philippe DUCLOUX. Pour vous répondre, je donne la parole à Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci beaucoup, Monsieur le Maire, merci beaucoup, Philippe DUCLOUX, pour votre intervention.

J?avais envie de vous répondre sur deux points, rapidement : à l?heure où une fois de plus se joue ce feuilleton atterrant de parties de ping-pong absolument désolantes, si ce n?est déshonorantes, pour savoir si oui ou non, 58 personnes, dont 20 enfants, aujourd?hui, en ce moment même à bord de l?Aquarius, peuvent ou non être mises à l?abri en France, alors oui, je suis fière que la Ville de Paris soit une ville qui, vous le savez, soutient bien entendu SOS Méditerranée, mais également?

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Excusez-moi, Colombe BROSSEL. Est-ce que vous pouvez faire un peu de silence au fond de la salle, parce que Colombe BROSSEL dit des choses importantes.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - ? mais également s?engage concrètement sur le territoire de Paris, et notamment dans le cadre de l?appel à projets "REFUG", vous l?avez dit, Monsieur DUCLOUX. C?est en effet la volonté de la Ville que de proposer, dans cet interstice administratif où il n?existait rien, puisque dans l?attente du traitement de la demande d?asile, il n?existait rien, notamment aucun accompagnement en matière d?apprentissage du français? Nous avons souhaité proposer justement que les personnes dont la demande était en cours d?examen puissent elles aussi rentrer dans un parcours d?apprentissage de la langue, d?abord pour répondre à des besoins élémentaires, vous l?avez dit, mais également pour pouvoir sortir des centres d?hébergement, aussi par le biais d?activités culturelles, notamment pouvoir commencer ce parcours d?intégration dont vous avez parlé.

Donc, oui, c?est un appel à projets que nous sommes très fières, avec Dominique VERSINI, d?avoir initié, de continuer à améliorer, et je remercie le Conseil de Paris pour son soutien dans ce cadre-là, parce que c?est aussi comme cela que nous faisons en sorte que notre Ville ne se paye pas uniquement de grands mots, mais derrière les grands mots, mette en ?uvre des actions très concrètes, très opérationnelles, et qui font qu?aujourd?hui, je suis très fière de pouvoir vous présenter avec Dominique VERSINI ce projet de délibération, comme je suis très fière que la Maire de Paris ait appelé à ce que l?Aquarius puisse être accueilli à Marseille.

M. Patrick BLOCHE, adjoint, président. - Merci, Madame la Maire, merci, Colombe BROSSEL.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDCT 25.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DDCT 25).