Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 2018
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

2018 DASES 95 G - Subvention (15.000 euros) et convention avec l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (I.N.S.E.R.M.). - Délégation régionale Paris 11 (13e).

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2018


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DASES 95 G. C'est une subvention de 15.000 euros et une convention avec l'I.N.S.E.R.M., la délégation régionale Paris 11.

La parole est à David BELLIARD, pour 5 minutes.

M. David BELLIARD. - Merci, mes chers collègues, Madame la Maire, les politiques concernant la régulation des drogues et la prévention des risques figurent actuellement en bonne place, vous l'avez tous noté dans les débats de notre Assemblée.

Il est bon de rappeler que face à l'ampleur que prend la consommation de "crack" dans notre ville, les politiques basées sur la répression et la stigmatisation sont inefficaces, il faut comprendre le phénomène dans toutes ses dimensions par une approche au plus près des besoins et autant que possible sans violence.

C'est en cela que l'étude de l'I.N.S.E.R.M. sur laquelle porte ce projet de délibération est très utile. En effet, l'I.N.S.E.R.M. produit des expertises destinées à accompagner les pouvoirs publics dans la prise de décision sur des problèmes très sensibles basés sur des données objectives issues de recherches scientifiques.

Le projet de délibération qui nous est proposé concerne l'extension d'un projet de recherche sur les problématiques liées à la diffusion du "crack" à Paris et en Seine- Saint-Denis. Le Département de Paris soutient, par ce projet de délibération, le volet "Usagers, trajectoires et besoins" de l'étude. Cette recherche permet de mieux connaître tous les aspects de la consommation de "crack", que ce soit le parcours de vie des usagers et les différentes catégories de publics, jeunes, semi-insérés fréquentant les structures de réduction des risques ou non, leurs besoins spécifiques, les types et la localisation des dispositifs d'accueil et de prise en charge, sans oublier l'épineuse question de la cohabitation avec les riverains habitants et commerçants.

Un volet marché et produits permettra de préciser la connaissance de l'état général du marché en termes d'accessibilité et de disponibilité des produits, ceux méconnus pour le moment, comme l'origine du "crack" et le lien avec le trafic régional et supra régional, le processus de production du "crack" en Ile-de-France, les profils des dealers, le mode de gestion de ce trafic, la composition des produits qui circulent, etc.

Les résultats de cette étude et les préconisations concernant l'amélioration des dispositifs seront abordés lors des comités de suivi trimestriels où siégeront des représentants de notre Ville.

Parce que nous voulons enrayer l'ampleur du phénomène des troubles à l'ordre public provoqués par le "crack" et que pour vaincre notre ennemi il faut apprendre à le connaître, je me réjouis que notre Ville adopte, en cohérence avec la politique de réduction des risques menée par l'adjointe à la santé Anne SOUYRIS, ce projet de délibération.

Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup.

La parole est à Anne SOUYRIS pour vous répondre.

Mme Anne SOUYRIS, adjointe. - Merci, Madame la Maire, merci, Monsieur le Président de groupe, de participer à ce débat, parce qu'il est très important effectivement d'avoir des études scientifiques qui nous permettent de mener une politique à la hauteur des enjeux.

Il y a souvent, en matière de drogue, trop d'idéologies et de croyances, et le fait de continuer à participer à ce financement, qui je le rappelle est tripartite puisque la MILDECA Ile-de-France, l'A.R.S. Ile-de-France et nous-mêmes participons à ce financement, permet à l'Inserm de continuer une étude qui nous permet vraiment d'avoir une politique au plus près des besoins des usagers de drogue, mais également des besoins des riverains, puisque dans cette étude il est également fait mention du fait que la pacification et la cohésion sociale dans les quartiers sont des sujets majeurs. L'Inserm étudie aussi les moyens et la réalité de terrain sur cette question.

Je ne vais pas aller beaucoup plus loin, car David BELLIARD vous a fait à peu près le panoramique de ce que nous recherchions dans l'étude et des premières données. J'espère que nous pourrons dès l'année prochaine, en tout cas rapidement, vous donner les résultats pour appuyer la suite de notre politique de réduction des risques qui doit continuer d'être mise en ?uvre et nous y veillerons, par la Ville de Paris.

Merci beaucoup.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci à vous.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 95 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DASES 95 G).