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Septembre 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le GEP relatif au 77, avenue du Docteur-Netter.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2018


 

Mme LA MAIRE DE PARIS. - V?u n° 106 relatif au 77, avenue du Docteur-Netter.

Je donne la parole à David BELLIARD pour le groupe Ecologiste de Paris.

M. David BELLIARD. - Merci, Madame la Maire.

Nous sommes là sur un v?u qui concerne une friche urbaine au 77, avenue du Docteur-Netter dans le 12e arrondissement, et sur lequel un projet de réaménagement et de construction de cette friche est prévu.

Il y a là un domaine intercalaire, qui aujourd'hui est animé par un collectif dénommé "Le Clocher", qui valorise cette friche qui appartient à la R.A.T.P., en articulant des espaces de créations artistiques, de rencontres notamment avec les habitants, d'autres acteurs du quartier, et valorise les espaces naturels : jardins partagés, plantation d'espèces médicinales et culinaires, végétalisation des façades, apiculture.

Ce collectif d'artistes souhaite continuer son travail, soit sur cette parcelle dans le cas où les travaux seraient retardés, soit dans un autre endroit où il pourrait continuer à agir.

En outre, la parcelle contient des arbres centenaires, notamment un cèdre de l'Himalaya que nous ne souhaitons pas voir abattre.

Notre v?u porte sur plusieurs points :

- que notre Conseil se rapproche de la R.A.T.P. afin qu?elle propose une solution de relogement qui soit adaptée au collectif "Le Clocher" ;

- que nous sensibilisions le maître d'ouvrage, futur propriétaire du site, afin que dans l'attente des travaux une nouvelle convention d'occupation soit proposée au collectif ;

- que la R.A.T.P. fournisse la preuve de son incapacité à proposer au collectif une solution de relogement adaptée ;

- que dans le cas échéant, nous tentions tous les moyens pour trouver un autre site ; - enfin, que nous nous engagions à ce que les arbres centenaires, particulièrement le cèdre de l'Himalaya, ne soient pas abattus.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur BELLIARD.

Jean-Louis MISSIKA ?

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Merci beaucoup pour cette intervention. Vous savez que l'occupation temporaire est un sujet très important et que nous portons ensemble ce sujet dans différents sites parisiens, et d'ailleurs nous travaillons avec le groupe Ecologiste de Paris à un projet de charte de l'occupation temporaire.

Les projets prennent du temps. Il est important que dans le temps intercalaire, des occupations puissent prendre place. D'ailleurs, dans les "Réinventer Paris", c'est un sujet que nous mettons au c?ur de nos préoccupations. Sur cette parcelle, le collectif est en dialogue avec la R.A.T.P., qui a prolongé sa convention jusqu'au 8 octobre, date du démarrage des travaux de démolition. Il peut y avoir un dialogue avec la R.A.T.P. pour voir si ce collectif peut trouver un autre emplacement pour ses activités. J'en viens au cèdre de l'Himalaya, il est localisé à l'emplacement de la crèche et ne peut être conservé. Nous avons demandé à la R.A.T.P. et fait expertiser par la DEVE la transplantation de cet arbre. Ces expertises ont montré que cet arbre ne pouvait être transplanté sans subir des séquelles, qui le condamneraient dans un délai d'un an ou deux après sa transplantation. Ce n'est donc pas la solution. En revanche, je vous rejoins sur le fait qu'il est indispensable que dès lors que des arbres sont impactés par un projet, d'autres soient replantés. Sur cette opération, le bilan est positif puisque 36 arbres sont abattus, 119 sont replantés à l'échelle du projet dans son ensemble.

C'est pourquoi je vous propose d'émettre un avis favorable à votre v?u s'il est amendé, amendement que vous avez par écrit et qui concerne le dernier attendu.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Monsieur BELLIARD ?

M. David BELLIARD. - Tout à fait, nous acceptons l'amendement.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci.

Je donne la parole à M. BONNET-OULALDJ pour une explication de vote.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Nous suivrons l'avis de Jean-Louis MISSIKA, mais je voudrais revenir sur cette histoire parce que l'interprétation que fait le président BELLIARD me semble un peu erronée.

Tout d'abord, il ne s'agit pas d'une friche, mais d'équipements sportifs que la R.A.T.P. avait, qui étaient utilisés depuis de longues années par des habitants du 12e, et il s'agit d'un terrain de pétanque et aussi d'une opération que nous menons sur laquelle il y a eu énormément de concertation, de dialogue, pour créer une crèche, un jardin, des logements sociaux, et qui a été occupée de façon illégale par des personnes. Evidemment, ensuite on en fait quelque chose d'intercalaire. Ne disons pas qu'il s'agit d'une friche et que l'on est sur un domaine intercalaire. Il s'agit d'une opération bloquée par des personnes et occupée d'abord illégalement, et sur laquelle dans le dialogue entre la Ville de Paris et la R.A.T.P., on arrive à un système intercalaire. Je souhaite qu'on ne réécrive pas l'histoire, et au passage, les perdants, ce sont les habitants du 12e et les sportifs qui pour l'instant ont des créneaux, parce que la maire et les élus du 12e sont intervenus pour avoir des créneaux en attendant.

Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur BONNET-OULALDJ.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 106 du groupe Ecologiste de Paris, avec un avis favorable, amendé et accepté par le groupe Ecologiste de Paris.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u amendé est adopté. (2018, V. 483).