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Conseil Municipal
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2018 DEVE 120 - Classement du site du cimetière de Montmartre (18e) au titre du code de l'environnement (art. L 341-1 et suivants).

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2018


 

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Nous passons maintenant aux dossiers DEVE et nous examinons le projet de délibération DEVE 120 relatif au classement du site du cimetière de Montmartre.

La parole est à M. HONORÉ, puis à M. JULIEN.

M. Christian HONORÉ. - Madame la Maire, nous allons voter ce projet de délibération visant le classement du site du cimetière de Montmartre.

Je voudrais toutefois apporter une information. Lors de la séance du Conseil du 18e arrondissement, le 10 septembre, nous avons appris par hasard, que l'ouverture d'un nouvel accès au cimetière côté rue Ganneron ne se ferait pas.

C'est une demande très ancienne, qui remonte à des années, formulée par les habitants, portée par les membres du Conseil de quartier Grandes-Carrières-Clichy, toujours avec l'appui des élus de l'équipe en place, dans le 18e arrondissement.

Le 10 février 2014, le Conseil de Paris à l'unanimité a adopté un v?u à l'initiative du Conseil de quartier Grandes-Carrières-Clichy, v?u relatif à l'ouverture d'un accès supplémentaire et à la mise en valeur du cimetière de Montmartre. Le 10 septembre, des raisons ont été avancées pour dire que l'ouverture ne se ferait pas. Il faudrait premièrement déplacer des tombes et il y a un problème de gardiennage. Or, l'atelier parisien d'urbanisme, l'A.P.U.R., dans un document de 45 pages, a identifié le lieu où peut être ouvert le mur. Pour ceux qui connaissent, il est au niveau délimité par la rue Fauvet et la villa Saint-Michel, sans avoir à déplacer une tombe, bien entendu, ce qui serait inacceptable. Pour ce qui concerne la surveillance, je ferai référence au cimetière du Père-Lachaise où, sur les cinq ou six entrées, seules deux sont gardées. Donc, tout cela, ce sont de faux arguments. Mais au-delà de la création de l'ouverture, en fait, de quoi s'agit-il sur le fond ? Il s'agit du respect de la parole donnée. Il s'agit du respect dû aux conseillers de quartier qui travaillent depuis des années sur ce projet, avec l'assentiment, je le répète, pensaient-ils des élus. On ne peut pas à longueur de temps vanter les mérites des conseillers de quartier qui s'investissent pour améliorer la qualité de vie dans leur quartier et ne pas leur manifester, dans les faits, la considération qui leur est due. Ces personnes ne sont pas dupes. Elles voient bien que, trop souvent, derrière les belles déclarations de principe, il y a une réalité qui n'est pas, je suis désolé de le dire, à votre avantage. Donc, je souhaite que soit effectivement étudiée la création d'un nouvel accès au cimetière de Montmartre rue Ganneron, tel qu'il est envisagé et promis depuis des années par la mairie du 18e arrondissement. Je vous remercie.

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Merci.

La parole est à M. Pascal JULIEN, pour 5 minutes.

M. Pascal JULIEN. - Le patrimoine funéraire du cimetière Montmartre souffre de deux maux.

Le premier, c'est la dégradation des tombes, qui s?effritent parce qu?elles ne sont pas entretenues à partir de la deuxième, troisième, quatrième génération. Elles sont abandonnées et elles tombent en ruine. Il est très difficile d'empêcher cette dégradation. C'est très long, c'est très lent, ce sont des propriétés privées.

Le deuxième mal dont souffre le patrimoine funéraire, c?est le fait que de nouvelles tombes, qui sont établies, sont des tombes toutes plates, du marbre de Chine en général et à bas coût. Ainsi, on assiste à une sorte d'aplanissement du cimetière, en quelque sorte, à la fois par le haut et par la nouveauté.

Quand j'étais adjoint au maire du 18e, pour lutter contre cela j'avais obtenu de la Ville le classement de quelques tombes à l'inventaire des monuments historiques, ce qui avait le mérite d'obliger les nouvelles tombes qui arrivent dans le secteur, dans le rayon concerné, à faire un effort d'architecture. Voilà pourquoi je me réjouis de ce projet de délibération, qui va bien au-delà de là où nous étions allés et qui, je l'espère, contribuera à préserver ce patrimoine et à obliger une certaine harmonie entre les nouvelles tombes et les anciennes.

Et puisqu'il me reste une minute, je voudrais répondre à Christian HONORÉ qu'il y a un aspect qu'il n'a pas vu : c'est celui de la différence d'altitude qu'il y a entre la rue Ganneron et le cimetière. Elle est importante, de telle sorte que si on fait une porte, il faut qu'elle soit accessible aux handicapés. Il faut donc, côté rue, une pente à 3 % maximum, extrêmement longue, qui empiète sur le trottoir ; c'est un autre aspect technique.

A l'endroit cité, que je connais bien, il y a les tombes et il ne s'agit pas de déplacer les tombes. On ne peut pas y toucher, c?est une propriété privée, c'est une procédure extrêmement longue. Une procédure a été engagée à l'époque, déjà, dans le mandat précédent pour qu?il n'y ait plus de nouvelles tombes installées à cet endroit, quand l'échéance de celles-ci sera arrivée. Je crois donc que l'idée n'est pas morte, si je puis dire en l'espèce, mais cela prend forcément du temps. Voilà, merci.

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Pénélope KOMITÈS.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe. - Merci beaucoup.

Effectivement, ce projet de délibération, dont je me réjouis, fait suite à une demande de classement à l'initiative de la Ville de Paris, il faut le souligner. Il a fait l'objet pendant de longs mois d'une instruction par les services de la D.R.I.E.E. qui ont rendu un avis favorable. Désormais, nous allons engager la procédure formelle de classement avec une enquête publique qui va être engagée par le Préfet et, bien évidemment, une saisine de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites, pour un classement qui devrait intervenir par un arrêté du ministre chargé des sites. Je me félicite de l'avancement de ce dossier. Monsieur JULIEN, je partage vos inquiétudes et nous cherchons aujourd'hui des procédures juridiques qui permettent effectivement de pouvoir entretenir des tombes qui tombent en désuétude. J'ai bon espoir que, sur ce dossier, nous puissions enfin commencer à discuter. Concernant l'entrée sur la rue Ganneron, Monsieur HONORÉ, pas de faux arguments, pas de faux procès. C'est un dossier que je suis depuis maintenant un bon moment et je sais que c'est un sujet important pour la vie du quartier. J'ai bien évidemment l'étude de l'A.P.U.R. Comme l'a très bien dit M. JULIEN et vous connaissez encore mieux que moi cette rue, elle est effectivement très en pente. Je ne suis absolument pas opposée à la construction de cette porte, j'ai demandé la relance de ce dossier et j'espère que nous allons aboutir à la création d'une porte à un endroit dédié, sans impact sur les tombes et en tenant compte de la pente de cette rue en 2019.

Mme Célia BLAUEL, adjointe, présidente. - Merci, Madame la Maire.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 120.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DEVE 120).