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Mai 1998
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Conseil Général
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21- II - Question du groupe du Mouvement des citoyens.

Débat/ Conseil général/ Mai 1998



QOC 98-1003 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, à propos du dépistage gratuit du cancer du sein.
M. Philippe LAFAY, président. - Nous passons à la question orale posée par le groupe du Mouvement des citoyens.
Elle est ainsi libellée :
" M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens attirent l'attention de M. le Président du Conseil de Paris sur les mesures de dépistage du cancer du sein gratuit à Paris.
Actuellement, toutes les femmes de la tranche d'âge à risque résidant dans les départements qui ont, en partenariat avec les acteurs de la santé, mis en place des campagnes de dépistage, se voient proposer gratuitement une mammographie.
Le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer chez la femme et provoque, chaque année en France, près de 11.000 décès.
Le dépistage systématique reste le meilleur moyen de lutter contre cette maladie, car plus elle est diagnostiquée rapidement, plus le traitement a de chances de réussir.
C'est pourquoi M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Président du Conseil de Paris de leur préciser la politique du Département de Paris en matière d'action de prévention et de dépistage de cette maladie, en collaboration avec le Ministère de la Santé.
M. le Président de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris entend-il promouvoir cette nécessaire politique de prévention avec les acteurs concernés par l'édition d'un guide spécifique disponible dans les structures de santé parisiennes ? "
Je vous donne les éléments de réponse.
" Aux termes de la loi du 22 juillet 1983, le Département de Paris est chargé du dépistage précoce des affections cancéreuses et de la surveillance, après traitement, des anciens malades.
Afin de remplir cette mission, la collectivité parisienne a mis en place des consultations de cancérologie dans les centres médico-sociaux (centres Saint-Marcel, Ridder et Boursault).
L'essentiel de cette activité est cependant assuré par le Service de prévention et de dépistage des tumeurs, installé au 44, rue Charles-Moureu (Paris 13e) : une part importante de son activité (63,2 % en 1997) concerne les consultations de gynécologie qui permettent d'effectuer des examens de dépistage complets et systématiques (cancers du sein, col et corps utérin). Dans ce cadre, le service mène également des actions d'éducation sanitaire des consultantes, une attention particulière étant portée à celles présentant de hauts risques carcinologiques.
Tous les Parisiens et, notamment, les populations les plus démunies, peuvent bénéficier de ces prestations, gratuites, auxquelles participent le Service central d'imagerie médicale, implanté également au 44, rue Charles-Moureu, et le laboratoire d'analyses médicales du centre Saint-Marcel. En 1997, près de 7.000 consultations médicales individuelles, dont 3.800 de gynécologie, ont été assurées dans ces établissements : le Service de prévention et de dépistage des tumeurs a accueilli 5.500 personnes, dont 3.500 pour la gynécologie.
Il importe de noter qu'une partie des consultantes est constituée par les personnels de la Ville qui sont dépistées dans le cadre de la médecine du travail. Ainsi, une campagne de dépistage du cancer du sein a été mise en ?uvre en 1993 et 1996, à l'intention des femmes âgées de 50 à 65 ans.
De plus, en partenariat avec la Ligue nationale contre le cancer, une plaquette d'information intitulée " parlez du cancer avant qu'il ne prenne la parole ", et visant plus particulièrement le dépistage des cancers du sein et du col de l'utérus, a été largement distribuée à Paris, dans les centres de P.M.I., les centres médico-sociaux et le service de gynécologie obstétrique de l'A.P.-H.P. "