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Septembre 2018
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Conseil Municipal
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roupe Ecologiste de Paris relatif à l'extinction des enseignes lumineuses la nuit.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2018


 

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Nous passons à l'examen de v?ux non rattachés. Le v?u référencé n° 20 est relatif à l'extinction des enseignes lumineuses la nuit. La parole est au président BELLIARD, pour deux minutes.

M. David BELLIARD. - Merci, Monsieur le Maire.

Elle n?aime pas ou plus la nuit. Elle n?aime pas cette respiration sans lumière, elle qui installe partout des éclairages qui font que 80 % de la population mondiale vit dans une lumière constante et, dans une écrasante majorité des cas, artificielle.

Cette lumière permanente a un coût financier bien sûr puisque cette énergie est chère. Elle a aussi un coût écologique puisque la lumière permanente a des conséquences négatives sur le cycle de certaines espèces. Tant et si bien que 84 % des Françaises et Français sont favorables à une extinction des éclairages la nuit.

Depuis le 1er juillet de cette année, les publicités et enseignes lumineuses doivent être éteintes entre 1 heure et 6 heures, avec à la clé une économie énergétique qui correspondrait à la consommation de 340.000 ménages. Or, cette nouvelle mesure n?est pas respectée car encore méconnue des professionnels. C?est tout l?objet du v?u que nous déposons aujourd?hui que de lancer d?abord une campagne d?information auprès des professionnels et de mettre progressivement les sanctions qui s?imposent pour que cette mesure, salutaire sur un plan budgétaire autant qu?environnemental, soit respectée.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci beaucoup Monsieur BELLIARD.

Pour vous répondre, la parole est à Mme Célia BLAUEL.

Mme Célia BLAUEL, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire et merci au président du groupe Ecologiste pour ce v?u qui effectivement nous permet de nous arrêter quelques instants sur cette pollution, quelquefois oubliée des enjeux urbains et pourtant omniprésente, cette pollution lumineuse et particulièrement celle liée aux enseignes commerciales.

Vous l?avez rappelé, cette pollution pose des problématiques diverses : celle de l?impact en termes sanitaires puisque les lumières artificielles viennent en interaction négative avec le cycle biologique des êtres vivants ; celle de l?impact très important sur la biodiversité ; celle enfin de l?impact sur notre planète puisque ces enseignes ont tant un poids énergétique fort qu?un poids carbone loin d?être négligeable. Il s?agit donc d?aller radicalement vers plus de sobriété.

Nous partageons ces enjeux et je ne peux que partager votre v?u.

Oui, nous allons vers cette campagne d?information à l?ensemble des commerçants ; c?est déjà au c?ur du travail entre la Direction de l?Urbanisme et la DPSP. Nous allons nous rapprocher de la Préfecture pour organiser nos actions sur ce sujet. Bien sûr, nous aurons l?occasion d?en reparler devant la 3e Commission, sans aucun problème.

C?est donc un avis favorable.

M. Jean-François MARTINS, adjoint, président. - Merci, Madame BLAUEL.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe Ecologiste de Paris, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée à l?unanimité. (2018, V. 446).