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2018 DAE 240 - Budget participatif "Plus de commerces dans les quartiers populaires". - Appel à projets "Coup de pouce Commerce" relatif aux projets d'investissement des commerces des quartiers populaires.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2018


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le projet de délibération DAE 240 porte sur le budget participatif "Plus de commerces dans les quartiers populaires".

Jérôme DUBUS à nouveau.

M. Jérôme DUBUS. - Très rapidement, Monsieur le Maire, puisque c'est la prolongation d'une première expérience qui a été lancée dans les années précédentes, qui est une bonne expérience. Simplement, une remarque très rapide pour dire que j'ai regardé un peu les chiffres du 17e sur cette opération qui concerne l'amélioration des commerces dans les quartiers sensibles, et je constate que l'opération n'a pas prise.

Pourquoi ? Parce que la communication n'a pas été suffisante, parce que les relais par les associations de commerçants, par peut-être les chambres de commerce et par les mairies d'arrondissement, n'a pas été suffisante.

En tout et pour tout sur le 17e que je connais un peu mieux que les autres arrondissements, mais j'ai l'impression que c'est à peu près la même chose, on n'a que deux commerces qui ont bénéficié de l'opération. Deux commerces ! C'est quand même d'une extrême faiblesse.

Je veux bien que l'on renouvelle parce que, sur le fond, on est parfaitement d'accord et qu'il y a des besoins. Sauf qu'on a du mal à identifier les besoins. On sait qu'ils existent et on a du mal, que ce soit les mairies d'arrondissement - je suppose qu'à la mairie centrale, c'est encore pire - à entrer en contact avec ceux précisément qui en ont besoin.

Je veux bien que l'on renouvelle, mais il va falloir au niveau de l'information être beaucoup plus performants, parce qu'on aura les mêmes résultats. Deux commerces qui ont été aidés dans le 17e sur des centaines potentiels, avouez que ce n'est quand même pas très réjouissant et un peu inquiétant.

Il ne faudrait pas que la deuxième édition réédite les manques et les absences de la première. Je pense qu'il faut une campagne de communication beaucoup plus importante - je sais que cela coûte de l'argent - et surtout des contacts avec les commerçants potentiels qui pourraient en avoir besoin, car c'est une aide très intéressante.

Sur le fond, on est tous d'accord. On a des commerces qui sont en difficulté, notamment dans notre arrondissement mais pour d'autres raisons avec l'arrivée du T3, etc., mais structurellement, on a des commerces qui ont du mal à se développer, qui ont du mal à être entretenus. On connaît le cercle vicieux : quand vous ne l'entretenez pas, les gens ne viennent plus, les chiffres d'affaires baissent, et vous avez encore moins de moyens pour faire les travaux. C'est une bonne opération, mais je crois que, sur l'information et sur la communication, nous avons encore beaucoup à faire pour faire en sorte que ce soit un succès. J'aimerais bien qu?au lieu de deux commerces, on en ait au moins 10 ou 15 qui aient pu en bénéficier sur cette seconde opération. Mais je crois qu'avec Mme l'adjointe nous sommes à peu près d'accord sur ce sujet.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Christian HONORÉ.

M. Christian HONORÉ. - Monsieur le Maire, nous allons voter ce projet de délibération "Plus de commerces dans les quartiers populaires". Bien. J'attire simplement votre attention sur ce constat simple. Si, en effet, il est nécessaire et urgent de soutenir le commerce et l'artisanat de proximité avec "Vital'Quartier", le contrat "Paris Commerces", le label "Fabriqué à Paris", c'est ce que nous disons depuis des années avec Pierre-Yves BOURNAZEL.

Certes, encore faudrait-il que vous fassiez preuve de plus de détermination et de cohérence. Je fais référence au dispositif "Paris Respire" que vous avez annoncé comme la solution pour le quartier Château-Rouge et qui est malheureusement loin d'atteindre pleinement son objectif. Je vais souvent sur place, et je rencontre les commerçants et les riverains.

Je souhaite saisir cette occasion, Monsieur le Préfet ou son Représentant, pour vous féliciter pour le travail remarquable effectué par la police dans le secteur et salué par les riverains. Je dois aussi relever que beaucoup reste à faire de la part de la Mairie et je considère qu'elle est un peu en retrait par rapport à ce que les habitants de ce quartier attendent.

C'est bien de mobiliser des moyens financiers, un peu moins bien de donner l'impression de communiquer avec des pétitions de principe. Ce serait plus efficace et beaucoup plus apprécié si le quartier de Château-Rouge connaissait enfin le calme, sans qu?il soit nécessaire de mobiliser les forces de l'ordre en permanence.

Les riverains nous le disent, ce quartier a besoin plus que jamais que les commerces de proximité qui existent puissent travailler sereinement en offrant des produits diversifiés et de qualité. Beaucoup de travail reste encore à entreprendre pour que commerçants et habitants aient satisfaction.

Je voudrais saisir l'occasion de faire référence au kiosquier qui est à Barbès, Samir LEBCHER, et de dire qu'il est désolant, désespérant qu'il soit contraint de quitter ses activités parce qu'il n'en peut plus de travailler dans les conditions d'insécurité que connaît le quartier.

Je crois qu'il y a un effort indispensable à faire, que les commerçants ne peuvent pas exercer leur activité sous la protection de la police. Ce n'est pas possible. Je demande à ce que la Mairie de Paris fasse des efforts supplémentaires pour que ces quartiers recouvrent la sérénité et la tranquillité publique.

Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Olivia POLSKI pour répondre, en tout cas sur l'aspect commerces.

Mme Olivia POLSKI, adjointe. - Pour vous répondre, je veux en profiter pour vous rappeler l'engagement très fort de la Maire de Paris, justement pour les commerces dans les quartiers populaires, puisque depuis le début de la mandature, ce que nous avons lancé, ce sont beaucoup d'opérations dans les quartiers populaires. Cela a été évoqué. Le contrat "Paris Commerces" aujourd'hui est situé dans le 18e, le 19e, le 20e, le 11e, le 12e, le 13e, le 14e, un peu du 15e, et un petit peu du Centre encore. Mais on a vraiment eu cette volonté très forte, et là c'est une action dans le parc privé.

Avec la création du G.I.E. "Paris Commerces", nous avons aussi maintenant la volonté d'agir et d'attribuer différemment et plus qualitativement les pieds d'immeuble. Tout cela vient d'être complété par cette action qui s'appelle "Coup de pouce Commerces". S'il vous plait, il y a un petit brouhaha, c'est désagréable. Merci.

On a doté cette opération d'un budget de 2,5 millions d'euros, d'abord pour intervenir dans les locaux des bailleurs et faire des rénovations chez les commerçants des bailleurs sociaux, et maintenant grâce au budget participatif, avec le concours de ma collègue Pauline VÉRON et mon autre collègue Colombe BROSSEL, nous voulons, chez les commerces qui sont installés dans des immeubles de bailleurs privés, pouvoir maintenant intervenir, parce que l'on sait que le commerce, c'est la qualité de vie - cela a été évoqué - mais c'est aussi de la sécurité dans les quartiers. C'est là où il peut y avoir encore des lieux de lien social, et nous y tenons très fortement.

Donc, là, nous avons effectivement une deuxième opération. La première a été quand même plutôt un succès. J'entends que ce n'est jamais suffisant, mais nous avons eu tout de même 102 candidatures. Nous travaillons avec les équipes de développement local pour qu?elles aillent voir les différents commerçants qu'elles connaissent, et évidemment ce succès dépend aussi peut-être d'une campagne de communication meilleure, mais surtout de l'engagement des mairies d'arrondissement. Par exemple, je sais que la mairie du 18e était extrêmement impliquée, on a eu plus de 15 candidatures pour le 18e arrondissement. Je compte très fortement sur l'implication des mairies pour qu?elles puissent elles aussi, à nos côtés, aller voir et discuter avec les commerçants pour que ce dispositif dans l'avenir continue de croître, c'est ce que nous souhaitons aussi.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAE 240.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2018, DAE 240).