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Mai 1998
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Conseil Général
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15- 1998, ASES 54 G - Subvention d'investissement à l'association " Institut français de formation et de perfectionnement professionnels pour jeunes aveugles et amblyopes " (14e). - Montant : 35.000 F.

Débat/ Conseil général/ Mai 1998



M. CHÉRIOUX, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération ASES 54 G accordant une subvention d'investissement à l'association " Institut français de formation et de perfectionnement professionnels pour jeunes aveugles et amblyopes ". - Montant : 35.000 F.
La parole est à Mme TROSTIANSKY.
Mme Olga TROSTIANSKY. - Monsieur le Président, mes chers collègues, le mémoire ASES 50 G concerne le handicap et notamment l'attribution d'une subvention de 1,5 million pour le seul centre d'activité de jour pour jeunes autistes, existant à Paris.
Je ne m'étends pas sur ce sujet particulier.
Je suis déjà intervenue en début d'année sur ce thème. Je voudrais vous rappeler que le nombre d'adultes autistes pris en charge dans le secteur de la psychiatrie reste souvent élevé, par manque de places dans des structures adaptées.
L'autre projet de délibération porte sur une subvention attribuée à l'Institut de formation professionnelle pour jeunes aveugles : nous y sommes également favorables. Mais à propos d'insertion professionnelle pour personnes handicapées, quelle contribution d'ensemble porte le Département en la matière ?
En effet, depuis 1995, il existe des plans départementaux d'insertion professionnelle des personnes handicapées. Or, à Paris, il semble que ce plan d'insertion n'ait toujours pas vu le jour. Sa mise en oeuvre paraît primordiale.
Le Plan départemental devrait notamment veiller à une meilleure coordination des différents acteurs impliqués. A travers ces deux exemples, on peut apercevoir une partie de l'enjeu du handicap à Paris, mais cette présentation est nettement insuffisante compte tenu de ce qui nous est promis depuis deux ans, aux élus ainsi qu'aux associations, c'est-à-dire la présentation du Schéma départemental des personnes handicapées qui doit fixer les orientations des personnes handicapées parisiennes, des 5 à 10 années à venir.
D'ailleurs, à ce propos, la Préfecture de Paris s'est étonnée de ne pas avoir été saisie sur ce futur schéma. Il serait cohérent que cette concertation préalable soit conduite sur ce sujet. Nous sommes inquiets car depuis 1996, au moins un état des lieux formalisé a permis de mettre en lumière le fait que les personnes handicapées ne pouvaient pas vivre dignement à Paris.
Sans rentrer trop dans le détail aujourd'hui, on sait bien que Paris est impraticable en transports en commun, et que les logements sont inadaptés aux personnes handicapées.
Ces reports successifs ne leur donnent que peu d'espoirs, seules les orientations ou actions concrètes leur permettant d'envisager une vie meilleure.
En attendant, Monsieur le Président, nous ne souhaitons pas que les personnes handicapées soient les victimes de la crise parisienne. Il faut agir vite et concrètement ; sur un exemple, je voudrais attirer votre attention, notamment sur les difficultés que rencontrent les associations de transports spécialisées.
Je vous rappelle que ces transports spécialisés constituent à Paris une offre substitutive aux transports collectifs, et contribuent au maintien dans la vie active des personnes handicapées.
Je vous signale qu'à partir du 1er septembre, les appelés mis à disposition pour conduire les véhicules, dont certaines associations bénéficiaient, ne seront pas renouvelés. Par conséquent le fonctionnement de ces associations est gravement compromis. Les trajets quotidiens domicile-travail pour les personnes handicapées vont être interrompus en partie. Nous vous demandons de prendre rapidement les dispositions financières et humaines afin de maintenir cette prestation aux personnes handicapées.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, du Mouvement des citoyens et communiste).
M. CHÉRIOUX, président. - La parole est à M. LAFAY pour répondre à l'intervenante.
M. Philippe LAFAY, vice-président, au nom de la 5e Commission. - Monsieur le Président, je déplore cette intervention à propos d'un projet de délibération concernant une subvention spécifique qui a fait l'objet d'un grand développement certes intéressant sur le Plan départemental d'insertion des handicapés. Ceci est en effet une question importante. Je ne pense pas qu'on doive, en ce lieu, et sur un projet de délibération portant sur une subvention à une association bien connue, discuter sur le fond, notamment sur le Plan départemental d'insertion aux handicapés, sur le handicap à Paris, sur le Schéma départemental sur les transports spécialisés, etc.
Je pourrais envoyer à Madame une synthèse sur l'élaboration du Schéma directeur des handicapés, point d'étape au 22 mai 1998. Elle y trouvera tous les éléments nécessaires sur les travaux préparatoires sur la création des plates-formes, sur le développement des transports spécialisés, et sur la sensibilisation au grand public.
Je préfère, Monsieur le Président, si vous en êtes d'accord, que nous en revenions à l'ordre du jour.
Mme Olga TROSTIANSKY. - Vous n'avez pas répondu sur le transport.
M. CHÉRIOUX, président. - Le texte sur lequel vous étiez inscrite portait sur les aveugles et amblyopes. Vous avez développé votre exposé comme vous le souhaitiez. Vous avez très largement débordé du sujet, c'est votre droit le plus absolu. Permettez au moins qu'il vous soit répondu dans le cadre du texte dont nous délibérons aujourd'hui.
Je vais mettre aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 54 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1998, ASES 54 G).
Je vous remercie.
Vous aurez, Madame, les éléments fournis par M. LAFAY.
M. Philippe LAFAY, vice-président, rapporteur. - Madame, j'ai regretté, mercredi dernier, que vous ne soyez pas en Commission.