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Septembre 2018
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe PCF-FG relatif au maintien de postes dans le service public des sports. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2018


 

Mme Afaf GABELOTAUD, adjointe, présidente. - Nous examinons les v?ux n° 112 et n° 112 bis relatifs au maintien de postes dans le service public des sports.

La parole est à M. Sergio TINTI.

M. Sergio TINTI. - Madame la Maire, mes chers collègues, trois déclarations en introduction à cette présentation de v?ux. Déclarations provenant de trois grands sportifs français. Kevin MAYER : "On veut des grands champions, mais on ne se donne pas les moyens". Mélina ROBERT-MICHON : "Pourquoi avoir bataillé pour obtenir les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 si c'est pour réduire les moyens ?" Teddy RINER : "Il faut mettre de l'argent pour préparer les Jeux olympiques".

Mes chers collègues, l?enjeu est bien celui-là. Alors que Paris et la France accueilleront les Jeux olympiques et paralympiques en 2024, le Gouvernement a encore une fois raboté le budget sport de 30 millions d'euros. Heureusement, cela n'est pas le cas pour notre Ville. Nous continuons à accompagner le Mouvement sportif parisien, et les subventions que nous votons aujourd'hui nous le confirment.

Nous sommes tous au courant du lancement de la pétition du Comité national olympique sportif français pendant la Fête du sport pour plus de moyens aux sports de proximité. Mon ami, Nicolas BONNET-OULALDJ, dont vous connaissez l'implication sur ces questions, lançait également ce week-end un appel aux élus locaux pour soutenir les mobilisations du Mouvement sportif.

Par ce v?u, chers collègues, nous demandons l'union sacrée derrière le Mouvement sportif. Nous demandons au Ministère des Sports de maintenir les 1.600 postes qu'il voudrait supprimer. Nous demandons que le projet de loi de finances prévoie un budget à la hauteur de l'ambition olympique et, enfin, nous voulons interpeller à nouveau le Gouvernement sur la nécessité d'un grand plan de rattrapage des équipements sportifs de proximité et de soutien aux associations sportives.

Je vous remercie.

Mme Afaf GABELOTAUD, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur TINTI.

M. Jean-François MARTINS pour répondre.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Madame la Maire, merci, Monsieur le Président TINTI.

Je vais faire quelque chose d'assez inhabituel, je vais à la fois émettre un avis favorable à votre v?u et vous soumettre un v?u de l'Exécutif, parce que l'actualité est très riche sur le sujet, à la fois la mobilisation du Comité national olympique et sportif français, le représentant des fédérations, notre partenaire dans l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques, une motion adoptée par l'Association nationale des élus au sport, qui regroupe des élus au sport de toutes tendances politiques - je dois dire qu'une majorité de ces élus n'est plutôt pas de la même couleur que la majorité municipale - mais tous s'alarment des signaux très inquiétants.

Autant j'ai pu dire sur l'intervention précédente que c'était un sujet national et que chacun était libre, là, c'est un sujet profondément municipal : depuis la rentrée sportive 2018, Monsieur TINTI, comme vous, le nombre de clubs qui m'ont dit être passés d'une subvention de C.M.D.S. de 6.000 euros à 1.000 euros, le nombre de clubs qui m'ont dit avoir perdu des emplois et des éducateurs en moins, parce que ces emplois n'ont pas de réalité marchande. Si les éducateurs sont financés à compte public, on peut avoir des sections supplémentaires, du soutien scolaire dans les clubs, mais s'ils ne sont pas là, ils n'existent plus.

Donc il y a une situation de grande tension, une baisse annoncée du budget des sports de 6,2 % et une nouvelle gouvernance du sport qui, en tant que telle, est une vraie belle intuition, celle de mieux associer le monde fédéral plus autonome, les collectivités locales, mais sur lequel aujourd'hui, il y a un flou absolu. Cette annonce de Bercy de vouloir supprimer 1.600 postes de conseillers techniques, les fameux C.T.S. dont on ne sait pas aujourd'hui vers qui ira la charge.

Monsieur TINTI, vous savez comme moi que les fédérations n'ont pas les moyens, que les clubs n'ont plus.

Par ailleurs, j'ai la petite et la mauvaise intuition de me dire qu'à un moment ou à un autre, c'est nous que l'Etat va espérer faire passer à la caisse, comme il le fait déjà, et comme nous le faisons d'ailleurs depuis déjà deux ans. Nous avons sanctuarisé le budget du sport de proximité, et c'est grâce à cette sanctuarisation que nous avons pu un peu compenser les différentes baisses tant du C.N.D.S. que des emplois aidés. Vous avez employé un terme très juste, "l'union sacrée". Il faut qu'on l'ait, le Mouvement sportif, les responsables politiques quelle que soit leur couleur, pour dire que nous ne pourrons pas être dignes d'accueillir les Jeux olympiques si nous ne donnons pas les moyens au sport amateur d'être au rendez-vous.

Mme Afaf GABELOTAUD, adjointe, présidente. - L'Exécutif a déposé le v?u n° 112 bis.

Je mets aux voix, à main levée, dans un premier temps le v?u n° 112 du groupe Communiste - Front de Gauche avec un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2018, V. 486).

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 112 bis de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le v?u est adopté. (2018, V. 487).

V?u déposé par Mme SIMONNET