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Mai 2003
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Conseil Municipal
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104 - QOC 2003-406 Question de Mme Claude-Annick TISSOT et des membres du groupe U.M.P. à M. le Préfet de police concernant les troubles occasionnés par l'activité de commerces de textile en gros dans le quartier "Popincourt" (11e), et l'action à mener en matière de respect de la réglementation

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à la question 406.
La parole est à Mme TISSOT.
Mme Claude-Annick TISSOT. - Elle s'adresse au représentant du Préfet de police et concerne le quartier "Popincourt" dont on a parlé depuis quelques jours.
Depuis de nombreuses années, le commerce de textile en gros ne cesse de s'étendre dans le quartier "Popincourt", rue Bréguet, boulevard Voltaire, et ces activités engendrent malheureusement des livraisons incessantes. Je tiens à souligner qu'actuellement, la réglementation veut que ces livraisons puissent avoir lieu même la nuit, c'est-à-dire que jour et nuit des camions dans ce quartier travaillent et livrent. Y compris le week-end. Avec pour conséquence des blocages de la circulation le jour, des occupations de trottoirs, des bateaux, des sorties de parking. Le non-respect de la réglementation en matière de circulation, de livraisons ainsi que les troubles nocturnes liés à ces activités font que, nous l'avons vu récemment, les habitants sont de plus en plus exaspérés.
Là encore, permettez-moi de vous dire que pendant de très nombreuses années, Monsieur le Préfet, aucune mesure spécifique n'a été prise pour essayer d'enrayer ces débordements. Je vous demande s'il est possible aujourd'hui d'envisager dans ce secteur une action spécifique et d'envergure qui permette de faire respecter la réglementation.
Ce serait un minimum. Elle pourrait d'ailleurs répondre aux nombreuses plaintes. Pendant des années en effet, les habitants ont téléphoné souvent au commissariat sans que leurs plaintes n'aient eu une suite.
Je souhaite aujourd'hui que le Préfet de police soit plus attentif à ces habitants qui, aujourd'hui, encore une fois, sont de plus en plus exaspérés.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur le Représentant du Préfet de police, vous avez la parole.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - L'existence de nombreux commerces, essentiellement des commerces de textile en gros, suscite un problème de véhicules de livraison, d'embouteillages, de stationnements illicites que les riverains de la rue Sedaine, la rue Popincourt constatent quotidiennement.
Afin de lutter contre les nuisances, les services de police locaux - je puis vous l'assurer - exercent des contrôles tout à fait soutenus dans ce secteur. Des opérations journalières d'enlèvement de véhicule sont réalisées. Je puis vous indiquer qu'un véhicule d'enlèvement est uniquement dédié à la rue Sedaine et à la rue Popincourt pour au plus vite pouvoir dégager la voie publique quand un véhicule s'y arrête de façon illicite. De nombreuses opérations de verbalisations sont organisées. Une équipe permanente de trois policiers est affectée à cet axe routier pour verbaliser toute la journée dans ces rues. Les résultats ont été observés. Sur la période de quelques mois, nous avons réalisé en 2002 6.360 procès-verbaux sur cette rue. En 2003, nous en sommes à 13.122. Je puis vous assurer une nouvelle fois que la police demeure très vigilante.
Afin de compléter l'action des services de police, nous avons organisé ce que nous appelons des opérations ciblées. Elles réunissent à la fois les services de police, mais aussi les services en charge de la protection du public, des établissements recevant du public, l'U.R.S.S.A.F., le service des douanes également - très important -. En quelques mois, nous avons contrôlé 34 commerces, 10 procès-verbaux de contraventions ont été établis, essentiellement pour des infractions aux règles de sécurité et du travail ou des infractions aux règles relatives à la sécurité incendie qui, en général, donnent lieu à une fermeture administrative.
Bien entendu, notre action - soyez en assurée - sera poursuivie et même amplifiée.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame Claude-Annick TISSOT, vous avez la parole.
Mme Claude-Annick TISSOT. - Je voudrais ajouter qu'il s'agit d'une question extrêmement grave comme on l'a vu récemment dans la presse. Je sais que c'est traité ce soir un peu dans une salle vide. Cela étant dit...
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Attendez, nous sommes dans une séance de questions. Les élus ont posé leurs questions, ils ne sont pas restés. Désolé.
(Mouvements divers dans l'hémicycle).
Mme Claude-Annick TISSOT. - Il s'agit d'une question en tous les cas extrêmement grave. Je remercie le Représentant du Préfet de police de m'avoir répondu de cette façon d'autant que je vais relayer les informations qu'il m'a livrées ce soir et je me propose, dans quelques mois, de refaire le point avec vous en séance de la même façon pour faire le point sur encore une fois une situation devenue extrêmement grave.
Je vous remercie.