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Mai 2003
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Conseil Municipal
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100 - QOC 2003-402 Question de M. Michel BULTÉ et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police sur le lancement d'une campagne d'information sur les problèmes de circulation à Paris

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2003


Libellé de la question :
"La coexistence indispensable entre les piétons, les cyclistes, les motocyclistes, les automobilistes est mise à mal à Paris depuis quelques temps...
Si l'on tient compte également de l'espace nécessaire aux utilisateurs de rollers, il convient de réfléchir désormais aux "pratiques citoyennes" à mettre en place pour faciliter la vie de nos concitoyens.
S'il faut parfois en revenir aux sanctions prévues par le Code de la route pour ramener à la raison ceux des membres des diverses catégories énumérées qui se laissent aller (cyclistes brûlant les feux rouges, prenant les sens interdits), il faut envisager aussi, des campagnes de sensibilisation auprès du grand public.
M. Michel BULTÉ et les membres du groupe U.M.P. souhaitent savoir si M. le Préfet de police et M. le Maire de Paris envisagent de lancer une campagne d'information à Paris sur tous les problèmes de circulation en site urbain ?"
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"La cohabitation des différents modes de transport est d'autant plus difficile à Paris que l'espace public est très fréquenté par de multiples usagers et par conséquent très convoité. Par ailleurs, les comportement inciviques sont effectivement très fréquents. Les statistiques parisiennes de sécurité routière reflètent, hélas, cette situation. On peut d'ailleurs constater que l'accroissement récent des contrôles de police a rapidement fait chuter ces mauvais chiffres, comme pourra l'attester la Préfecture de police.
En plus de ces contrôles, des solutions complémentaires resituant chaque mode de transport à sa juste place dans la rue doivent être recherchées.
Jusqu'à peu, l'espace occupé par la voiture ainsi que les modes de gestion de la circulation donnaient une suprématie absolue à ce mode de déplacement. C'est pour cette raison que l'on observe que les Parisiens éprouvent parfois des difficultés dans leurs déplacements à vélo et sont tentés d'adopter des comportements en infraction (circulation sur les trottoirs, non respect des sens uniques....).
Il faut donc à la fois sensibiliser et sanctionner les usagers inciviques mais aussi adapter les règles aux spécificités de ce mode de déplacement et tranquilliser les modes les plus agressifs. Mais sur le long terme, seul un nouveau partage de la voirie, au bénéfice de circulations douces sécurisées, sera de nature à "pacifier" la coexistence entre tous les usagers de l'espace public.
C'est donc en poursuivant dans ces directions, en concertation étroite avec la Préfecture de police, que la Ville de Paris espère retrouver plus de civilité sur l'espace public."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Face à l'émergence de nouveaux modes de déplacement en ville, la Préfecture de police mène des actions de répression et de sensibilisation à l'égard des personnes se déplaçant en rollers, des conducteurs de véhicules à deux roues et de l'ensemble des usagers de la voie publique.
En ce qui concerne les rollers, je puis vous indiquer tout d'abord que les rollers sont considérés comme des piétons et sont donc à ce titre soumis aux dispositions de l'article R. 412-34 du Code de la route qui prescrit à ces usagers l'obligation de circuler sur les trottoirs.
Ils doivent également circuler à une allure compatible avec la sécurité des piétons. Faute d'observer ces règles, en cas d'accident leur responsabilité pourrait être engagée.
En outre, la Préfecture de police a proposé, dans le cadre du groupe de réflexion interministériel mis en place par le Ministère de la Jeunesse et des Sports d'assimiler les patineurs à roulette aux cyclistes avec les droits et obligations de ces derniers, notamment, celle de se déplacer sur la chaussée ou les pistes cyclables, en leur interdisant, corrélativement, l'usage des trottoirs.
Par ailleurs, en liaison avec la Préfecture de police, les services de la Mairie de Paris étudient la réalisation de sites spécialement adaptés a l'apprentissage du patin à roulettes et à la pratique acrobatique, hors voie publique, de cette activité.
S'agissant des véhicules à deux roues motorisés les agents chargés du contrôle du stationnement ont reçu pour instructions de verbaliser strictement tout véhicule dont la circulation ou le stationnement entravent le cheminement des piétons sur les trottoirs, dès lors qu'il ne s'agit pas pour ces véhicules de rejoindre un emplacement réservé.
Je vous précise à titre indicatif que durant les trois premiers mois de l'année 2003, 1.496 procès-verbaux ont été dressés a l'encontre des véhicules à deux roues motorisés ou non motorisés pour stationnement et pour circulation sur les trottoirs de la capitale, 3.225 pour franchissement de feux tricolores et 652 pour circulation en sens interdit.
De plus, une plaquette réalisée par mes services intitulée "deux roues motorisés : conseils pour votre sécurité" rappelle notamment les règles de circulation auxquelles les conducteurs de ces véhicules sont soumis.
Ces consignes sont évoquées au cours des réunions organisées avec les représentants des associations parisiennes concernées pour qu'elles soient retransmises aux utilisateurs.
Enfin, parallèlement à cette action répressive, des campagnes de sensibilisation sont régulièrement menées sur les dangers encourus par la circulation en site urbain. Des opérations dans les collèges et lycées ou lors de manifestations auxquelles la Préfecture de police participe, telles que la semaine nationale de sécurité sur la route, les journées "ados", qui ont lieu chaque mois de mai sur l'esplanade du Château de Vincennes et lors du salon mondial du deux-roues sont organisées aux fins de sensibilisation.
Pendant les congés scolaires, 7.302 enfants fréquentant les centres de loisirs de la Ville reçoivent une formation à la sécurité routière.
Le 29 avril dernier, une mascotte nommée "Pop le chat" destinée aux enfants de 6 à 10 ans a été présentée. Elle a pour but de sensibiliser tous les usagers et futurs usagers de la route aux dangers qu'ils peuvent rencontrer.
En outre, des opérations ponctuelles sont organisées de type : "la route et les jeunes", "24 heures pour sauver 24 vies", "partageons la route". Ces opérations insistent sur la notion de responsabilité et de respect des autres usagers sur la voie publique."