Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

139 - Vœu déposé par MM. Jean-Bernard BROS, Gilles ALAYRAC et les membres du groupe socialiste et radical de gauche relatif aux règles protocolaires face à la guerre en Irak

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2003


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous allons examiner, toujours dans cette 9e Commission, les v?ux n° 20 et 21 du fascicule qui ne se rattachent à aucun projet de délibération.
Pour le v?u n° 20 qui a été déposé par le groupe socialiste et radical de gauche, je donne la parole à Jean-Bernard BROS.
M. Jean-Bernard BROS, adjoint. - Merci, Madame la Maire.
Chers collègues, la décision unilatérale des Etats-Unis d'Amérique d'attaquer l'Irak, leur réticence à voir la communauté internationale jouer un rôle dans la reconstruction de ce pays meurtri par la dictature et la guerre, ont mis en péril l'avenir même de l'institution garante du droit international, l'organisation des Nations Unies.
Certes, la guerre est aujourd'hui finie, mais l'impréparation et l'entêtement des puissances occupantes semblent plonger le peuple irakien dans une crise humanitaire et politique. Contrairement à la production de pétrole, la distribution d'électricité et d'eau potable ne sont pas encore totalement rétablies à Bagdad comme dans de nombreuses villes du pays. La situation sanitaire comme celle des hôpitaux sont très préoccupantes. Enfin, la sécurité des Irakiens n'est toujours pas assurée.
Les armes parlent encore, les bombes tuent encore, l'anarchie s'installe et le fondamentalisme religieux s'épanouit sur le terreau fertile des ranc?urs est du désespoir. Certes la guerre a mis fin au régime sanglant de Saddam HUSSEIN, ce dont nous nous réjouissons tous. Les anciens dignitaires de la dictature du parti Baas vont devoir répondre de leurs crimes. Pour que justice soit faite, ils ne doivent pas être soumis au droit des vainqueurs, ils doivent être jugés devant l'ensemble de la communauté internationale. Quant au peuple irakien souverain il doit pouvoir choisir démocratiquement son avenir.
Certes, jeudi dernier, la France a voté pour la résolution américaine présentée devant le Conseil de sécurité de l'O.N.U. ; encore faut-il que cette résolution soit réellement appliquée et le plus vite possible. Pour toutes ces raisons, par solidarité avec le peuple irakien, il est nécessaire d'affirmer notre volonté de voir la diplomatie et le droit international revenir au premier plan.
En soutien à une institution indispensable au triomphe des idéaux de justice et de paix nous émettons le v?u de placer symboliquement le drapeau des Nations Unies au fronton de l'Hôtel de Ville, dans le respect des règles protocolaires en usage, aux côtés des couleurs de la République et de celles de l'Union européenne.
Je vous remercie.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BROS.
La parole est à Pierre SCHAPIRA...
M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. - Je voudrais intervenir...
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je vais donner la parole à Pierre SCHAPIRA, vous voulez ajouter un point sur ce v?u ?
M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. - C'est une explication de vote donc c'est à la fin, excusez-moi.
M. Christian SAUTTER, adjoint. - Il ne veut pas de la parole.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Vous intervenez ?
M. Alain RIOU. - Le groupe "Les Verts" donnera une explication de vote après que Pierre SCHAPIRA se soit exprimé.
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Madame la Maire, je ne vais pas me lancer dans un grand discours. Simplement je fais mien le v?u de Jean-Bernard BROS, Gilles ALAYRAC et du groupe socialiste et radical de gauche pour qu'effectivement compte tenu du caractère unilatéral qu'a revêtu la décision américaine d'intervenir par la force, le rôle politique et diplomatique primordial de l'organisation des Nations Unies, comme la place qui lui est faite dans la phase de reconstruction de l'Irak doivent être réaffirmés et soutenus.
C'est pourquoi, il me semble utile d'exprimer notre soutien à l'O.N.U. en adoptant ce v?u et qu'à l'unisson les frontons des mairies d'arrondissement et de l'Hôtel de Ville arborent, au côté du drapeau français et de celui de l'Union européenne, le drapeau des Nations Unies selon les règles protocolaires en usage.
Je ne vois aucun inconvénient à ce que l'Exécutif s'associe totalement à ce v?u.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, Pierre SCHAPIRA. Donc le groupe "Les Verts" pour une explication de vote, Jacques BOUTAULT.
M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. - Je souhaite apporter une petite précision qui ne figure pas dans le v?u. L'association "Les casques bleus citoyens" vient de lancer une pétition pour que les mairies d'arrondissement arborent le drapeau de l'O.N.U. et pas uniquement l'Hôtel de Ville de Paris. Je voudrais m'associer à cette initiative, à cette démarche, et souhaiter, ainsi que l'ont déjà fait mes collègues du 11e, du 13e et du 20e, que toutes les mairies d'arrondissement arborent le drapeau de l'O.N.U. dans le cadre des règles protocolaires, en signe de paix dans le monde et de gouvernance mondiale.
C'était la précision que je voulais apporter.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - C'est ce que Pierre SCHAPIRA a dit.
M. Jacques BOUTAULT, maire du 2e arrondissement. - Je suis complètement d'accord avec Pierre SCHAPIRA. Mais les mairies d'arrondissement ne figurent pas dans le v?u, c'est la précision que je voulais apporter, sans aller jusqu'à amender le v?u, c'est un souhait que j'émets au nom du groupe "Les Verts".
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Comme d'habitude je suis d'accord avec Jacques BOUTAULT. J'avais bien associé les mairies d'arrondissement. Je l'ai dit clairement.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - C'est une très belle unanimité qui vient de se créer sur ce v?u.
Je mets aux voix, à main levée, ce voeu.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le v?u est adopté. (2003, V. 78).
(Applaudissements).